AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2702431976
Éditeur : Le Masque (27/06/2003)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Un monde de légende où le chevalier errant n'est qu'un pion livré à la toute puissance des dieux anciens...
Un monde où l'épée affronte les sortilèges des premiers âges... Un monde où la pierre parle, l'arbre voit, le dragon veille... Il y a ceux que la pluie tue... et ceux qu'elle ressuscite. Ceux qui meurent entre les mâchoires des dragons et ceux qui dorment du sommeil de la roche pour oublier le feu du désert. Il y a les dieux-nains dont les manipulations... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
book-en-stock
  20 février 2018
Où deux mondes se partagent alternativement le même milieu, tous les six mois : le peuple du soleil avec ses êtres hydrophobes et hydrovores, et le peuple de la pluie qui se change en statue durant la saison chaude.
Nath appartient au peuple du soleil et devient chevalier-quêteur. Accompagné de son écuyère Boa, il part avec la mission de tuer le maximum de créatures du peuple de la pluie afin de protéger les siens. Mais le temps lui est compté car la saison des pluies approche. Il va découvrir qu'on lui a caché certains faits et que le monde n'est pas exactement comme on le lui a appris.
Un récit sous forme de conte fantastique aux allures de légende. Peu d'action sinon celles répétées inlassablement par les chevaliers-quêteurs, de nombreuses descriptions des paysages, des personnages avec leurs caractéristiques spécifiques, des états d'âme de Nath qui ressasse son passé puis se pose bien des questions.
Si j'ai trouvé quelques longueurs au démarrage, ensuite j'ai apprécié pleinement ce récit qui met le lecteur lui-même en quête d'en savoir davantage sur cet espace et les créatures qui y vivent. Le style est très soigné, affiné, les mots sont pesés.
Cette lecture n'entre pas dans mes lectures habituelles, j'ai donc peu de point de comparaison. J'aime l'écriture de l'auteur, et je vais poursuivre l'exploration de son oeuvre avec plaisir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          272
Beatson
  04 mai 2018
Contrairement aux apparences ce livre est à classer dans la SF. On apprend que les hommes, arrivés sur cette planète (dont on ne connaîtra pas le nom) ont tenté des manipulations génétiques pour créer des descendants capables de lutter, au gré des saisons, contre des chaleurs sèches extrêmes et également contre une humidité envahissante. En fait ils n'ont réussi qu'à créer deux races opposées, chacune adaptée à un seul type de conditions climatiques. Mais l'atmosphère du roman est, c'est vrai, plutôt celle d'un roman de fantasy.
Le roman est court mais bien structuré : le début peut paraître un peu long (le roman étant court, c'est très relatif) mais c'est une bonne introduction pour présenter l'ambiance de cette planète, le peuple des hydrophobes (ceux qui ne supportent pas l'humidité) et la mission que va tenter Nath, le chevalier-quêteur héros de cette histoire avec neuf autres de ses coreligionnaires. La narration de cette mission constitue la deuxième partie du récit.
Comme d'autres, j'avais vu le film « Les enfants de la pluie » avec les dessins de Caza. Ce film reprend l'histoire de base en y ajoutant plus de détails y compris dans le scénario. La fin du roman m'a paru un peu abrupte comparée à celle du film. Mais avec du recul je trouve que le déroulement du roman est vraiment bien maîtrisé ; la fin laisse l'espoir d'une résolution du conflit alors que le film va jusqu'à cette résolution.
C'est vrai que Brussolo est très éclectique mais ici, l'univers est cohérent, bien décrit, les personnages sont bien caractérisés et rien n'est superflu. Etant dans une période où je fuis les gros pavés, j'ai vraiment apprécié cette lecture.
La seule réserve que je ferai est que sur le plan de la biologie, les caractéristiques des 2 races de mutants sont peu crédibles. Mais voilà, si on lit de la littérature imaginaire, il faut savoir concéder quelques aberrations.
Ah aussi, le choix du titre m'a paru peu représentatif (par exemple celui du film serait plus approprié).
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          137
ibon
  16 février 2013
le futur est bien sombre: l'homme a muté en 2 espèces qui s'affrontent, l'une se nourrissant de chaleur et de lumière, l'autre, de pluie.
Le début: ces deux humanités sont séparés par un désert. Et chaque année des chevaliers en armure ont plusieurs jours de marche pour porter la mort chez l'autre qui est si différent.
Brussolo décrit une société cruelle et repliée sur elle-même qui a peur de l'autre.
Du suspense, une construction sans temps morts et des aventures m'ont donnés envie de lire la suite. Mon premier Brussolo est très satisfaisant.
Commenter  J’apprécie          150
Fab72
  05 août 2014
Ce roman d'heroic fantasy se situe largement au-dessus de la moyenne du genre. Et pour cause, il est signé Serge Brussolo, auteur singulier s'il en est. Connaissant le bonhomme, il n'est pas étonnant de trouver dans cette histoire de quête une multitude d'idées plus folles les unes que les autres.

L'auteur nous décrit un monde désertique dominé par la chaleur six mois durant puis par la pluie l'autre moitié de l'année. Durant la saison des pluies, le désert se couvre d'une végétation luxuriante en très peu de temps. La pluie sonne le réveil des Dragons (espèce de crocodiles mutants) et des Caméléons (le peuple de la pluie) transformés en pierre pendant leur hibernation afin d'échapper à la chaleur. C'est alors une triste période qui débute pour le peuple du feu (les Hydrophobes). En effet, leurs corps se nourrissent des rayons du soleil. Au contact des gouttes de pluie, les Hydrophobes subissent d'horribles transformations et meurent. Réfugiés dans leurs grottes, ils s‘exposent au moindre éclat de lumière pour éviter de s'alimenter par la bouche comme les êtres immondes qui se nourrissent par le haut et se vident par le bas… Ils sont alors menacés par les dragons qui s'aventurent près des grottes.
Nous suivons l'un des dix jeunes chevaliers Hydrophobes dans son périple à travers le désert avant l'arrivée de la pluie comme le veut la coutume. Notre chevalier est accompagné d'une esclave Hydrovore, un être aux particularités physiques étonnantes (les seins hypertrophiés remplis d'eau comme des outres…). le but du voyage est d'atteindre les cités des Dragons et des Caméléons, pour l'heure endormis et d'en détruire un maximum. le problème est qu'il s'avère quasiment impossible de différencier les vraies statues de pierre qui fleurissent dans ces villes des monstres figés en état d'hibernation. Là, l'auteur a imaginé toute une stratégie. L'ouïe de l'esclave Hydrovore et d'anciens explosifs d'origine extraterrestre entrent en action. Ces derniers doivent être utilisés avec parcimonie car ils restent, pour les Hydrophobes, l'unique moyen de détruire l'ennemi. Serge Brussolo s'attarde sur le fonctionnement presque poétique de ces armes... Mais où va-t-il chercher tout cela ?

Le récit est ponctué de flash-back sur la jeunesse de la « femme-éponge » (surnom des Hydrovores à cause de leur rôle auprès des Hydrophobes) et celle de son maître. L'auteur fournit tout au long du roman des informations sur les étonnantes coutumes des deux peuples mais aussi sur leurs ennemis. Au bout de l'aventure, il est question de la perte de la foi, du doute et de la peur de mourir au moment du sacrifice. Au risque de perdre toutes ses certitudes (les méchants ne sont peut-être pas ceux que l'on croit), la curiosité prend le dessus. le lecteur va de surprise en surprise jusqu'à la fin (le rôle dévolu à chacun au moment crucial, la vérité sur la nature du peuple de la pluie, les dieux-nains et leurs expériences génétiques etc.). Et c'est le début d'un nouvel espoir au bout d'un voyage encore très long...
Voilà un roman court mais intense avec des personnages profonds et intéressants.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
cheyenne-tala
  27 octobre 2018
Oyez ! Oyez !
« A l'image du dragon » est mon tout premier roman fantasy.
Je n'ai jamais été attirée par ce genre littéraire… les fées, sorcières, dragons, chevaliers et tous les machins imaginaires improbables ne me disent rien.
Alors pourquoi avoir lu ce roman de Serge Brussolo ? Et bien encore une fois sur les conseils d' Avin Moganex du blog « le long des parallèles » qui m'a dit « essaie de lire Brussolo, il crée des univers improbables mais totalement addictifs, tu verras ! »
Oui, Avin, tu avais raison. Je me suis laissée happer par cette histoire. Ce petit monde fantastique a éveillé mon imaginaire d'enfant, l'a fait remonter en pleine lumière et me donne envie d'en lire encore.
Le récit met en évidence les différences entre les peuples - et même au sein d'un même peuple-, les craintes, les incompréhensions, l'endoctrinement qui engendre la violence, mais aussi l'émancipation, le désir de paix et d'harmonie.
Une dichotomie qui caractérise notre monde bien réel également.
La plume est précise, cohérente, imaginative et parfois perturbante dans ses descriptions (cf. les esclaves aux gros seins bourrés de paillettes)
Un bon premier pas de 200 pages dans le monde de la fantasy ;-)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          42
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
ArlenoneArlenone   05 avril 2016
Nous n'aimons pas détruire. Nous avons choisi, pour survivre à vos incursions, le seul moyen non violent envisageable: la défense passive, le camouflage. Ce n'est pas toujours efficace car vous devenez de plus en plus habiles, mais réalises-tu qu'aucun d'entre nous n'a jamais encore réclamé qu'on organise une expédition punitive contre vous? Personne encore n'a exigé de représailles, et les lézards ne sont qu'une piètre punition lorsqu'on songe aux pertes que vous nous infligez! Tu n'as jamais réfléchi à cela, n'est-ce pas? C'est dommage car j'ai peur qu'il n'en aille pas toujours ainsi. Un jour la patience et l'abnégation du peuple des averses s'épuiseront. Un jour viendra un chef plus vindicatif que les précédents... Alors la guerre sera totale, et vous la perdrez, car vous êtes les plus faibles, les plus exposés en combat direct. Vous n'avez aucune protection naturelle contre la pluie alors que nos carapaces nous isolent du soleil, de la sécheresse. Vous êtes les moins adaptés, et pourtant, curieusement, les plus vindicatifs. Vous voulez la destruction préventive d'une race qui vous laisse en paix! L'ardeur belliqueuse de vos dirigeants ne masquerait-elle pas un complexe d'infériorité?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
bgnbgn   24 décembre 2012
Tout de suite après, un coup de tonnerre fit trembler le mausolée sur ses bases, puis un clapotis que Nath identifia aussitôt comme celui de la pluie. Quand le premier hurlement de Rodos éclata, Nath se boucha les oreilles, mais ses paumes n'étaient pas assez épaisses pour étouffer les feulements de douleur qui, une heure durant, s'élevèrent à l'extérieur en une insupportable chanson d'agonie.
Commenter  J’apprécie          30
BeatsonBeatson   04 mai 2018
Vous êtes les moins adaptés, et pourtant, curieusement, les plus vindicatifs. Vous voulez la destruction préventive d’une race qui vous laisse en paix !
L’ardeur belliqueuse de vos dirigeants ne masquerait-elle pas un complexe d’infériorité ?
Commenter  J’apprécie          50
ArlenoneArlenone   05 avril 2016
Alors qu'il n'était qu'un néophyte, le prêtre lui avait dépeint un monde solidement structuré qui n'avait jamais existé que dans son imagination: d'un côté il y avait les bons (les chevaliers!), de l'autre les mauvais (les Caméléons). Aucune confusion possible, le blanc et le noir, le positif et le négatif... Sur le terrain, par malheur, les choses se révélaient moins simplistes et il était difficile de savoir à qui décerner l'étiquette d'adversaire.
Qui assassinait qui?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
ArlenoneArlenone   05 avril 2016
Je ne sais pas pourquoi je me fatigue à te raconter ça, grommela-t-il entre ses dents, tu es endoctriné jusqu'aux moelles. Razza s'est appliqué à développer tes facultés de haine, c'est tout. Il a fait de toi une machine à détruire... Une simple machine.
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Serge Brussolo (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Serge Brussolo
Chronique animée par Fabien Delorme, consacrée aux grands noms de la littérature policière, dans le cadre de l'émission La Vie des Livres (Radio Plus - Douvrin).
autres livres classés : science-fictionVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Peggy Sue et les fantômes

Quel est le nom de famille de Peggy Sue ?

Fairway
Trueway
Fairpath
Farewell

10 questions
14 lecteurs ont répondu
Thème : Peggy Sue et les Fantômes, tome 1 : Le Jour du chien bleu de Serge BrussoloCréer un quiz sur ce livre
.. ..