AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2744310034
Éditeur : Vauvenargues (10/03/2004)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 60 notes)
Résumé :
C'était une prison sans barreaux, sans geôliers. On n'y rencontrait qu'un seul interlocuteur : un distributeur de sandwiches blindé comme un coffre-fort et plus intelligent qu'un ordinateur.
Un distributeur de sandwiches qui n'acceptait de vous donner à manger qu'en échange d'un petit sacrifice : recevoir une décharge électrique à travers le corps, par exemple.
C'était une curieuse machine, à la fois dieu et diable, conçue pour vous rendre ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
CasusBelli
  17 janvier 2020
Lire un "Brussolo" est toujours un plaisir anticipé, j'aime son style et la garantie que je ne vais pas lire quelque chose que j'ai déjà lu, cet auteur arrive systématiquement (et jusqu'à présent) à m'intéresser et m'intriguer.
Et pourtant j'ai parfois l'impression (tenace) que l'écriture manque de précision et de rigueur et ne sert pas forcément au mieux une histoire pourtant originale, comme si le potentiel n'en était que survolé, c'est un peu dommage.
En attaquant cette histoire cela m'a un peu évoqué le film "Cube" pour le concept (je précise tout de suite que le livre pour sa première parution est sorti 10 ans avant le film...).
Pour l'histoire, des prisonniers n'ayant rien à perdre se voient proposer de participer à une expérience d'incarcération dans une tour à plusieurs niveaux dont le but est d'atteindre le sommet.
Une tour remplie de pièges parfaitement létaux, cela va sans dire ;)
Expérience qui se double d'une étude comportementale et psychologique, c'est sur ce point que je tique un peu car un peu survolé, mais bon...
Ce qui m'importe c'est qu'une fois de plus Mr Brussolo aura répondu à mon attente, il m'aura intrigué et intéressé, je n'ai pas vu ma lecture passer ;)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          6616
thimiroi
  30 octobre 2019
Bienvenue en enfer !
Mais attention, pas l'enfer dont on a tous entendu parler, mais un enfer original, dont la conception a été particulièrement soignée par maître Brussolo
Le site choisi ? Une tour qui comprend une vingtaine d'étages et dont « la base plonge dans un lac boueux » ; comme elle s'enfonce périodiquement sans prévenir, les condamnés doivent faire fissa pour franchir la petite ouverture qui conduit à l'étage supérieur : certains n'y parviendront pas…
Les condamnés ? Des prisonniers qu'on a persuadés de faire une « expérience scientifique » en échange d'une amnistie ; parmi eux, le narrateur, élevé par une mère complètement barge, il a été violé par son employeur quand il avait dix-sept ans et il s'est vengé en le mettant à mort d'une manière passablement cruelle…
Les créatures infernales ? Pas de diablotins hilares qui vous piquent les fesses avec leurs fourches ou qui vous font cuire dans des marmites avec jubilation, non, mais une « grosse armoire cubique » en acier de couleur rouge à chaque étage, dont vous dépendez totalement pour la nourriture et dont vous devez subir les caprices cruels et meurtriers…
Une « expérience » cauchemardesque qui ne laisse aucun répit aux condamnés… ni au lecteur !
P.-S. : une première version légèrement plus courte de ce roman a été publiée sous le titre d'Enfer vertical en approche rapide.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          483
brigittelascombe
  22 août 2011
Un thriller haletant oui, mais bien d'autres choses!
Un monde déshumanisé, dans lequel les machines parlent ("Bonne chance pour la suite du programme!) qui pourrait être celui de L'enquête de Philippe Claudel qui tend vers la folie mais qui ne l'est pas, car ici, les anonymes ont le crane tondu,sont des"détenteurs politiques, artistes subversifs arrogants,escrocs, tueurs rouleurs de mécaniques",psychopathes( dernière étiquette qui scotche le front de David Sarella qui en a pris pour perpet') et vont tester un programme de réinsertion (avec à la clef une remise de peine) dans un enfer vertical, une tour de vingt étages "cylindre chaud aux allures de fusée interplanétaire qui paraissait jaillir du bassin marécageux trouant le centre de la cave".
Des expériences?
Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley alors où la liberté est conditionnée et où la sexualité et tout autre initiative sont sous l'emprise de médicaments?
Pas du tout!
Vingt étages et deux portes, une entrée et une sortie.Entre ces deux portes une série d'épreuves(inondation de boue,le bouton nourriture transformé en charbon ardent ou en coupe doigt...) régies par la loi du plus fort(,celle de la survie,des tactiques de la ruse et des stratégies.
Et là survient tout le talent de Serge Brussolo car en plus d'un thriller il nous donne à voir comme dans l'excellent Sa majesté des mouches de William Holding (l'un groupe d'enfants isolés sur une ile qui va tourner au pugilat) l'étude d'un groupe,d'une dynamique groupale,de l'émergence d'un leader et d'affinités, de la force du mental et de l'impact de la préparation psychologique,des techniques de manipulation,des comportements adaptés ou non,de la notion de communication,de perte de repères et de controle,de la maitrise et de la confiance en soi, de l'individualisation,de la société,il aborde des notions de communication de psychologie et de sociologie dignes d'un très bon cours de fac.
David Sarella,lui a choisi de se déconnecter des autres pour gagner sa liberté.
Mais quel est donc cet Enfer vertical? Un cercueil?Une tombe?Un sarcophage?Une boite de Pandore qui risque de lui exploser au nez? Ou tout simplement une boite noire celle de l'inconscient?
Serge Brussolo, maître du suspense et du roman noir psychologique, est né en 1951, doté d'une imagination hors normes, a reçu le prix du roman d'aventures 1994 pour le chien de minuit et le prix RTL-Lire pour La Moisson d'hiver.
Inconditionnelle de cet auteur, j'ai lu TOUS ses livres... ce qui fait pas mal de chroniques en perspective!!!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
hellza24
  05 décembre 2016
David Sarella est en prison depuis des années, et y restera jusqu'à sa mort : ce jeune homme a tué un homme dans une crise de rage. Il a massacré son violeur.
Son enfance difficile ne joue pas en sa faveur : il est catalogué comme fou dangereux, et comme il a refusé d'expliquer les motivations de son geste, David a été condamné à perpétuité.
Pour survivre en milieu carcéral, il a entretenu cette image de psychopathe, s'est enfermé en lui même, ne communiquant pas, s'abîmant dans ses rêves d'une vie "normale", à l'extérieur, qui lui est à jamais refusée.
Un jour, il entend des détenus parler d'une expérience à laquelle certains d'entre eux seraient invités : une nouvelle prison surnommée "l'enfer vertical". David n'est pas étonné quand on lui propose de rejoindre ce programme vu qu'il fait partie de ceux qui n'ont "rien à perdre": il s'agit d'épreuves de survie, et s'il les surmonte, il pourra être libéré, réhabilité.
Ce roman est le récit de la traversée de l'enfer vertical. On y trouve un questionnement intéressant autour de ce qu'un être humain est prêt à faire pour survivre : quel mal peut-on s'infliger ? à quoi peut-on renoncer ? à quel point peut-on se mentir ?
La façon dont réagit un individu et la façon dont un groupe réagit : des intérêts contradictoires qui éclosent, se parasitent.
Ce court roman m'a plu. Il est délirant et oppressant à la fois. Il n'y a pas d'espoir, juste la notion d'expérience qui fait de l'être humain quelques chiffres dans une base de donnée, une enveloppe de chair interchangeable et inintéressante en tant qu'individu particulier.Et quand Serge Brussolo mêle des machines implacables à ses histoires, l'être humain a du souci à se faire en général...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
arzak
  25 mars 2019
Il faut qu'on le sache, 12 ans avant le film culte « The cube », du réalisateur Vincenzo Natali (1997), Serge Brussolo avait déjà tout écrit. le huis clos qui se déroule dans un univers carcéral high-tech envisagé comme instrument de torture, jusqu'à preuve du contraire, il est le premier à y avoir pensé. Ce roman est l'oeuvre d'un sadique, d'un écrivain mi-génie mi-fou qui aime se jouer de ses personnages comme de ses lecteurs. Une plongée en enfer ? Non, une ascension vers l'enfer, ce qui est encore plus troublant.
Il faut préciser une chose, j'ai lu « Enfer vertical », la réédition augmentée parue chez Vauvenarges et non « Enfer vertical en approche rapide », le roman originellement paru dans la collection anticipation. La seule chose qui différencie fondamentalement ces deux livres est le remaniement de certaines tournures de phrases et l'ajout d'un prologue et d'un épilogue. Mais il faut savoir que ces deux-là modifient considérablement l'oeuvre. Dans la version de 1985, le sadique Brussolo nous laissait dans l'inconnu. Dans celle de 2004, il nous en dit plus sur le sort du héros mais ajoute un mystère de plus. Les deux versions sont intéressantes mais résolument différentes ! le première est la plus démoniaque, la seconde un peu plus subtile. Entre les deux, mon coeur balance. Préférez néanmoins la lecture de la version de 2004, dans la mesure ou elle « contient » l'autre.
Dernière remarque : le thème de l'enfermement est un thème majeur dans l'oeuvre de Brussolo et il prendra encore cette forme high-tech dans les derniers chapitres du délirant « Sécurité absolue », dont la lecture est elle aussi chaudement recommandée.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
bastet84bastet84   28 février 2016
Il dut s'avouer toutefois que l'armoire écarlate trônant au centre de la salle dégageait une étrange impression de force. On la devinait d'une inertie de pachyderme, d'une solidité d’écueil qu'aucune tempête ne déracinera jamais. On discernait en elle les signes distinctifs de la lignée des coffres-forts inviolables.
Commenter  J’apprécie          10
hellza24hellza24   05 décembre 2016
Ces commentaires intérieurs l'agaçaient, mais c'était hélas une habitude contractée dans la solitude des cellules. Au moment où l'on croyait avoir atteint la parfaite grisaille cérébrale, le ronronnement d'inintelligence zéro requis pour survivre,la pensée jaillissait en flèche intolérable, témoignant de son insupportable obstination à ,ne pas mourir. il aurait voulu avoir le crâne peuplé d'ombres papillonnantes dont il aurait épié les assemblages sans y chercher malice. Il se serait hypnotisé des subdivisions de néant comme un chat fasciné par un rayon de soleil.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
hellza24hellza24   05 décembre 2016
La prison lui avait appris l’hypnose des objets, l'exploration interminable des territoires fascinants offerts par une tâche d'humidité sur un mur.
L'ivresse de la fixité pouvait agrandir le moindre débris. Des univers fabuleux dormaient, tapis dans les rainures d'une table. il suffisait de regarder d'assez près et assez longtemps pour que le vision atteigne au microscopique et voyage à travers mille royaumes fantasmagoriques. tous les prisonniers avaient ce don.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
hellza24hellza24   05 décembre 2016
David ne veut pas monter plus haut. Monter c'est descendre. Grimper à l'échelle de la tour c'est tomber au fond de la barbarie. Ils pressent des stratégies d'horreur empilées au-dessus de sa tête. pour l'instant, il n'a pas vraiment souffert, le pire est à venir, le pire dort encore au grenier. L'espoir est un leurre, un piège.
Commenter  J’apprécie          00
hellza24hellza24   05 décembre 2016
David discernait à présent les mobiles des scientifiques qui avaient conçu cette série d'épreuves. pour eux il s'agissait d'évaluer le temps nécessaire à une communauté moyennement intelligente pour régresser du cartésianisme à l'animisme, pour accepter tout naturellement de vivre à l'ombre d'un totem et d'un sorcier...
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Serge Brussolo (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Serge Brussolo
ATG#94 : le Retour de Brussolo
Serge Brussolo fut l’un des premiers invités de l’ATG ! Pratiquement 7 ans plus tard, Serge écrit toujours d’excellents romans mais c’est pour une plongée dans un passé plus lointain qu’il est de retour : la Rome antique !
Misteur D, encadré par L.U.D.M.I. et Lord Ton Père, ont écouté religieusement le professeur Serge Brussolo qui nous a emporter vers les rives du Tibre.
J’espère que vous serez aussi passionnés que nous le fûmes et merci encore à Serge pour ce moment de pur bonheur !
autres livres classés : expérienceVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Peggy Sue et les fantômes

Quel est le nom de famille de Peggy Sue ?

Fairway
Trueway
Fairpath
Farewell

10 questions
18 lecteurs ont répondu
Thème : Peggy Sue et les Fantômes, tome 1 : Le Jour du chien bleu de Serge BrussoloCréer un quiz sur ce livre