AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 225317274X
Éditeur : Le Livre de Poche (02/06/2003)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 107 notes)
Résumé :
Pourquoi les Vikings ont-ils traversé les mers pour enlever Marion, l’ymagière qui sculpte des vierges de pierre au fond d’une abbaye de la côte normande ? Pourquoi les guerriers de la mer sont-ils terrifiés par cette jeune femme, au point de lui emprisonner les mains dans des gantelets d’acier ? C’est un univers gouverné par d’étranges superstitions qui attend Marion au-delà des glaciers. Là, elle doit veiller sur les divinités du clan au péril de sa vie, et se déf... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
domisylzen
  23 janvier 2018
Au début de ce roman j'ai vraiment eu l'impression de lire une bande dessinée. Peut-être parce que l'image sur la page de couverture incite à ce genre littéraire. Et que les premières pages invitent le lecteur à se construire des images mentales maintes fois vues et revues dans quelques BD de renom.
Marion est ymagière, elle sculpte des statues de pierre dans une abbaye normande. Elle est très douée donnant à la pierre une vérité, une vie, une réalité. Cette terre reçoit, à cette époque, la visite très régulière de guerriers venus du froid, pillant, rasant, troussant, brulant tout sur leur passage. Et ce qui inquiète la population locale c'est que leur dernière visite remonte à loin, paraît-il que les vikings se sont assagis, certains auraient été baptisés.
A l'abbaye Marion se tient à l'écart des prêtes et des moines qui auraient bien aimé … enfin bon.
Bientôt de mauvais présages se succèdent et c'est la petite Perrine qui les aperçoit en premier.
Un drakkar ! S'exclame-t-elle.
Marion s'attend à être violée et tuée. Mais contre toute attente elle est enlevée. Quand elle reprend connaissance elle vogue vers le nord les mains enserrées dans des gantelets en fer.
Svénia, qui est bilingue, lui explique que les vikings ne sont venus que dans un seul but : la ramener au pays.
Dès le début du livre, nous sommes emmenés dans un tourbillon d'évènements rendant la lecture addictive. Après un replat au premier tiers du livre, l'histoire s'emballe de nouveau et nous volons de rebondissements en rebondissements. Même si on entrevoit la fin assez vite, l'auteur use de trésors d'inventivité pour que le chemin ne soit pas rectiligne.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          490
brigittelascombe
  13 mai 2011
Chronique "A vous de lire 2011"
Salut bas M'sieur Brussolo
J'me présente, le pote à Dard. Savez le Fred, pas un intello illuminé à la Rimbaud, encore que les grands manitous j'y crache pas dessus, non un polarophile et dans le genre polar vous trempez pas la pointe bic dans l'eau bénite pas vrai?
Vos papelards c'est du costaud. Vous vous tarabiscotez les méninges c'est sûr!
Moi ce qui me botte c'est les gonzesses et votre captive de l'hiver elle me branche pas mal. C'est pas du pipeau cette souris là. Ca crèche dans un monastère genre Astérix chez les grecs, ça croise des vikings à la barbiche en friche, des baraqués,durs de durs qui zigouillent à tout va, ça se fait enlever comme une Angélique marquise des anges, ça s'embarque plus cool en tant que faiseuse de miracles à la Madame Irma dans des drakkars- dragons briseurs de mer aux proues fantasques et ça se condamne à porter des gantelets d'acier sur ses paluches maigrelettes. Elle m'a fendu l'âme votre pépé avec ses gantelets, si, si je vous assure! Comme quoi la sculpture faut parfois pas trop y tater! Ca craint !
Ouais et ce qui flashe chez vous en plus des gonzesses hot de hot c'est votre gamberge. Ah Serge! Vous permettez que je vous donne du Serge? Chapeau! Vous surfez sur les vagues du fantastique comme un TGV qui se planterait pas! Car les vagues de la Marion c'est de la glace, de la vraie des glaciers, pas de la gélatimotta et elle cette glace là, si j'ai bien tout capté,elle te la taille, te la tournicote, te la bichonne pour que vos vickings, se mettent à la bonne avec leurs divinités à la con ficheurs de trouille bleue!
Et hop, le suspense in the pocket ! Votre suspense pour moi, c'est du bath de bath. Car y a aussi le fantome qui rode! Pas un à la famille Adams aux crocs sanguinolents, pas non plus un écossais pur jus de navet, non un qui sème l'angoisse aux portes de la folie d'une caverne mi cromagnon-mi igloo, celle de la belle Wanaa. Ô fan de chichourle votre Wanaa, elle m'a travaillé la nuit, un coffre, waouh!!! Dommage que vous l'ayez clampsée. Bon une souris bien conservée tout de même! A la fraiche, si j'ose vous servir une once de rire gras. Une gonzesse fatale, une magicienne charmeuse de serpents. Pas la tailleuse d'ex votos, gentil petit lot de votre "Pélerins des ténèbres", pas non plus l'une des pépés bien roulées du harem des "Prisonnières du pharaon fou". Non de la Femme avec un grand F.
Bref on tape pas le carton chez vous à la Marius et César, non ça décoiffe grave, on fait gaffe à ses os. Vos maccabés et vos sales lopes c'est pas des endoffés de première classe. Ouais, le berserkr, le fou de guerre c'est pas de la gnognotte, non plus, faut composer avec, enfin, y a le Knut qui sauve la mise!
Alors chapeau le ramasseur de prix, t'as pas de la guimauve dans les biscottos. Tu permets que je te donne du "tu"? T'es un dur, un grand, un vrai, un bon. Entre Stephen et Mary, vas y pousse toi que je m'y mette.
Chapeau bas le génial scribouillard t'as de l'or noir dans les tripes et ça me plait ça, ouais ça me plait.
Alors à la revoyure l'ami, ne m'oublie pas je suis un pote à Dard!
Le gros Béru
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
helhiv
  10 août 2018
Adepte du qui ? quand ? où ? j'ai eu beaucoup de mal à répondre au quand ? avant de me rendre compte que ça n'avait manifestement aucune importance pour l'auteur : le cadre de l'intrigue n'est que vaguement historique.
Quelques indices tout de même difficilement compatibles : la référence de l'héroïne à Gilles de Rais (donc après 1440) et à l'armure intégrale d'un chevalier qui y aurait été cuit par des Vikings (donc après le XIIe voire le XIIIe siècle) s'opposent aux Vikings eux-mêmes dont la civilisation disparaît avant le XIIIe siècle et dont les derniers raids sur les côtes du royaume de France datent du XIe siècle. Bref oublions l'histoire, la graphomanie et le style enlevé de Serge Brussolo s'accommodent très bien des anachronismes. Sa vision des vikings est aussi à prendre avec des pincettes. Les vikings du roman relèvent de l'image d'Épinal ou de la mythologie (nordique évidemment) : brutes blondes colossales n'aspirant qu'à mourir glorieusement ... pour faire court.
J'en viens enfin à l'intrigue ou plutôt à l'idée de l'intrigue : une tailleuse de pierres est enlevée pour ses dons manuels supposés magiques dans le but de rapprocher un clan viking non christianisé de ses dieux ancestraux. Marion, le personnage principal (déjà héroïne de Pèlerins des ténèbres mais ce n'est pas rédhibitoire de ne pas l'avoir lu), a du caractère et est finalement très moderne dans l'approche de son propre destin. le récit est haletant et on se laisse entraîner volontiers dans ses aventures, avec cependant l'impression que celles-ci se sont dessinées pour l'auteur au fur et à mesure de l'écriture. du coup, les rebondissements (parfois téléphonés) manquent d'amplitude et certains tombent même vraiment à plat. Bref, ça avance vite mais ce n'est pas très fouillé. Au delà de l'idée de départ (excellente à mon avis) tout le roman est basé sur une relance systématique d'un suspens qui se dégonfle toujours très vite.
La dernière partie du roman est caractéristique : le grand moment tant attendu est expédié en quelques lignes dans la facilité. Quant à la toute fin du roman ... il n'y en a pas (ce qui est encore plus facile) puisque les dernières lignes ouvrent sur une suite possible, sans conclure la présente intrigue ; suite qui n'a jamais été écrite, comble du suspens effectivement (le livre date de 2001).
Malgré toutes ces critiques, la lecture de la captive de l'hiver est facile et divertissante, ce qui doit être le but recherché par l'auteur même si on se sent flouée par la non-fin. L'ambiance m'a aussi beaucoup fait penser, par certains côtés, aux mystères médiévaux de Peter Tremayne avec Soeur Fidelma, cependant plus solides historiquement parlant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Northanger
  31 décembre 2015
Avec une telle couverture, je ne pouvais pas résister. Il s'agit de l'un des plus célèbres tableaux de John William Waterhouse, La Dame de Shalott !
Comme tous les récits médiévaux que j'ai lus de cet auteur, l'histoire débute en Bretagne, terre de légendes et de mystères. p.10 « La lande est pleine des âmes errantes de tous ceux qu'on a massacrés sur ces rivages. Il ne faut pas s'y risquer à la nuit tombée. »
Marion, ymagière dans la mythique abbaye de Thélème, sculpte les visages des saints dans la pierre, au milieu de la défiance des moines et de la concupiscence des artisans. Mais un jour, l'abbaye est mise à sac par l'arrivée des Vikings, et Marion enlevée... Mené par Rök, il s'agit d'un clan qui vit selon des rites ancestraux alors que les autres se sont christianisés. Ils vivent dans la crainte constante d'un ennemi qui les traque sans relâche, les obligeant à vivre sur les hauteurs enneigées, dans un froid extrême. Marion comprend vite que Rök la prend pour une puissante sorcière, et se retrouve chargée de sculpter dans la glace les visages des dieux. Mais ces statues ont bien sûr un caractère sacré, et si Marion commet la moindre maladresse, elle subira le même sort. Elle est guidée dans sa tâche par Svenia, une Français enlevée comme elle mais maîtrisant la langue des Vikings, au rôle ambivalent.
Marion était déjà l'héroïne d'un premier tome, Pèlerins des ténèbres, que je n'ai pas lu (mais dont le titre est tout à fait prometteur). Je la découvre donc maintenant. C'est une jeune femme courageuse et sensée à laquelle on s'identifie facilement, pour laquelle on tremble et on s'inquiète.
Moins fascinant peut-être que le manoir des sortilèges, La Captive de l'hiver n'en pas moins un récit addictif et original. Superstitions, sorcellerie, nécropole de glace, moeurs barbares des Vikings... Comme toujours, Serge Brussolo excelle dans l'art de mêler détails historiques et fiction et les pages se tournent toutes seules.
Seule ombre au tableau, le récit s'interrompt brutalement, laissant le lecteur en plein doute, mais apparemment il n'y a pas de suite, dommage...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
books2heaven
  12 janvier 2011
Lire un roman de Serge Brussolo est toujours un plaisir pour moi. Qu'il s'agisse d'un thriller, d'un roman de science-fiction, un roman fantastique ou un de ses romans se passant au Moyen-Age comme c'est le cas de celui là.
Et donc quand Livraddict et le livre de Poche ont proposé La captive de l'hiver en partenariat, j'ai sauté sur l'occasion car Serge Brussolo est pour moi une valeur sûre et je savais que je ne pouvais qu'aimer.
L'un de mes premiers livres de cet auteur avait été La princesse noire et je garde un excellent souvenir de ce roman qui comme La captive de l'hiver met en scène les Vikings et leur mythes.
Néanmmoins, si je devais comparer avec d'autres romans, je dirais que La captive de l'hiver n'est pas mon préféré. Peut-être parce que je préfère les thrillers ? Peu importe. Si on prends ce livre - et qu'on essaye d'oublier la looooooongue bibliographie de l'auteur - il est très bon et se lit très vite.
Serge Brussolo arrive parfaitement à nous transporter dans ses intrigues, il trouve toujours des personnages attachants ou effrayants, des personnages qui ne sont plats comme Marion.

J'ai aussi beaucoup aimé l'utilisation des Vikings dans ce roman. le clan qui enlève Marion n'est pas un clan comme un autre. Contrairements à leurs compatriotes qui se sont convertis au christianisme, ceux là croient encore aux divinités anciennes. Ils ont gardé l'esprit originel des Vikings : celui d'être toujours fort, de mourir en pleine gloire, de ne jamais déchoir. Et comme le dit Marion dans le roman, ces Vikings - malgré le fait qu'ils soient des barbares - sont très humains. Après tout, n'est ce pas un peu le souhait de chacun, de ne connaître que la jeunesse et la force ?
Enfin, je ne peux que vous conseiller cette lecture, en particulier si vous aimez les romans qui se passent au Moyen-Age, il n'y a pas de temps pour s'ennuyer, le rythme est rapide, les personnages construits ... Et en plus, la fin laisse envisager une suite dans les aventures de Marion.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
LeManegeDePsylookLeManegeDePsylook   19 juillet 2013
-Que veut-il? s'impatienta l'ymagière.
-C'est assez flatteur pour toi, ricana la vieille. Il dit que si tes mains pourrissent, il se charge de t'amputer lui-même, très proprement. Il a déjà fait ça. Il te prie de croire qu'il sait s'y prendre... Quand tu seras manchote, il s'occupera de toi. Tu n'auras pas à redouter d'être abandonnée aux loups. Il te prendra pour femme, même sans mains. Il dit que ça n'a pas d'importance... et même qu'il préfère ça, car sinon il n'aura jamais aucune chance d'être ton maître. Il te veut. Il dit encore qu'il 'est réjoui quannd il t'a vue plonger les mains dans la neige glacée du matin, car il a pensé que tu te perdais. Il connaît le pouvoir du froid. Il est persuadé que tes doigts vont pourrir dans les jours qui viennent. Il te supplie de ne pas tarder à faire appel à lui pour l'amputation. Il ne faut surtout pas attendre, sinon la gangrène remonte au cœur, et tout est perdu. Il te coupera les poignets avec un sabre bien tranchant et te cautérisera à l'huile bouillante. Il assure que c'est la meilleure méthode. Après, quand tu auras cicatrisé, il te donnera des bracelets d'argent pour cacher tes moignons. Un vrai Viking n'est pas rebuté par les mutilations. Il remercie les dieux de lui avoir donné cette chance de t'avoir.
Svénia cligna de l'oeil.
-En fait, je crois que c'est une déclaration d'amour, caqueta-t-elle.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
laulauttelaulautte   10 août 2018
Ils avaient coutume de dire que la forêt récupérait ce qu'on lui avait volé dès qu'on cessait de la surveiller. Il en allait de même ici, au cœur des solitudes glacées de l'éternel hiver. Tout se passait comme si la nature refusait la présence de l'homme, où qu'il s'avisât de poser le pied.
Commenter  J’apprécie          90
NorthangerNorthanger   31 décembre 2015
Elle aimait ce travail solitaire, difficile. Le tap-tap du ciseau écaillant le bloc, creusant son sillon dans la résistance de la pierre. Elle adorait déployer des stratégies : ne jamais lutter contre le matériau, mais utiliser les obstacles pour générer de nouvelles formes. Ruser, contourner, rester souple.
Commenter  J’apprécie          40
NorthangerNorthanger   31 décembre 2015
Une femme empoisonnée, une morte en sursis à qui la fièvre ouvrait les portes mystérieuses des choses écrites sur le livre de l'avenir. Une demi-déesse qui acceptait de mourir à petit feu pour sauver ses semblables...
Commenter  J’apprécie          30
NorthangerNorthanger   31 décembre 2015
Pour avoir accès aux secrets de l'au-delà, elle se faisait mordre par des vipères sacrées qu'elle conservait dans un pot. Le venin, courant dans ses veines, lui donnait la fièvre. Alors venait la révélation, au milieu des suées, des cauchemars.
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Serge Brussolo (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Serge Brussolo
Chronique animée par Fabien Delorme, consacrée aux grands noms de la littérature policière, dans le cadre de l'émission La Vie des Livres (Radio Plus - Douvrin).
autres livres classés : vikingsVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Peggy Sue et les fantômes

Quel est le nom de famille de Peggy Sue ?

Fairway
Trueway
Fairpath
Farewell

10 questions
14 lecteurs ont répondu
Thème : Peggy Sue et les Fantômes, tome 1 : Le Jour du chien bleu de Serge BrussoloCréer un quiz sur ce livre
.. ..