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EAN : 9782253171423
318 pages
Le Livre de Poche (23/08/2000)
3.83/5   154 notes
Résumé :
Que faire quand on se retrouve prisonnière d'un harem perdu aux confins du désert, encerclée par les tempêtes de sable et les mirages trompeurs ?
Comment échapper aux pièges de cet univers clos où le crime rôde chaque nuit, cherchant une victime parmi les dormeuses du sérail ?
Comment rester en vie quand on est livrée, pieds et poings liés, à un prince reclus, dont les fièvres ont ravagé l'esprit ?

Grand maître du mystère, Serge Brussolo... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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Quel conteur que ce Serge Brussolo ! quelle imagination débridée et quel talent pour planter un décor et restituer une atmosphère.

On se laisse embarquer avec délectation dans cette ahurissante histoire ! Tous les ingrédients sont là pour provoquer chez le lecteur de délicieux frissons d'angoisse !

Pensez donc !

Un improbable harem dans une forteresse quasi ensablée et donc invisible, au sein d'un désert aride où les tempêtes de sable se déchaînent presque sans interruption.

Un mystérieux seigneur masqué

Des captives terrorisées et dépérissant d'ennui

Des chiens féroces errant dans les couloirs la nuit

Des babouins-tueurs chargés de garder les meurtrières et d'empêcher toute tentative d'évasion

Et je ne vous dis pas tout .... et si vous voulez tout savoir, vous savez ce qu'il vous reste à faire !

Certes, c'est de l'exotisme en toc. Mais, ne soyez pas tatillon et ne renâclez pas devant les invraisemblances et approximations.

Ne cherchez pas d'amours impossibles ou contrariées, pas plus que de serments dégoulinants de mièvrerie.

Non, nous sommes dans l'aventure et vous ne trouverez ici rien d'autre que de la sueur, du sang et des larmes, comme l'a dit Churchill dans d'autres circonstances !

Cette histoire, vous allez non pas la lire .... mais la dévorer, tout comme les molosses la nuit dévorent les imprudents qui osent quitter leur cellule. Brrrrrrrrr

Car c'est avant tout une très agréable lecture de pure détente !

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C'est une plaisanterie ? Ça doit l'être forcément, parce que si c'est écrit en pleine conscience, et assumé, alors c'est très inquiétant ! Brussolo devait avoir le nez farci lorsqu'il a écrit ça, il ne voyait pas, ni ne comprenait ce qu'il faisait ! Ou alors, comme je le pense, on a le produit de ce qu'on mérite quand on a, si on me pardonne l'expression, « le melon aussi gros que les couilles ». C'est bien simple, RIEN NE VA dans cette histoire, que ce soit dans le prétexte de scénario fourni par l'auteur, l'Égypte antique, mais qu'il abandonne directement (on ne verra pas plus de pharaon que de choses potables), aux allusions scabreuses et volontairement violentes (on reparle des vieilles femmes et des enfants de la caravane qui sont tous cruellement violés dès le début ?), aux mentions racistes et misogynes glissées de manière inopinée, parce que oups !, c'est un roman orientaliste…

Écrire un roman historique, ce n'est pas uniquement se lever un matin et décider qu'on va écrire un truc sur un univers arabisant hors du temps et de l'espace (oui, parce qu'on vous voit, Brussolo, à choisir un thème antique, juste pour ne pas parler d'islam…), l'histoire n'a jamais été un open bar, on ne prend pas ce qu'on veut pour laisser ce qui nous déplait. Ou alors, on risque juste de passer pour un incompétent qui a oublié ses cours de 6e. Parce que très honnêtement, l'historienne en moi a effectivement froncé les sourcils, mais la plupart des erreurs sont détectables pour qui connait simplement ses repères chronologiques du Brevet des Collèges !! Une héroïne de l'Égypte antique, donc de l'Âge du Bronze, qui a la bouche « comme du carton » (inventé au XVIIIe siècle), dont les bains lui rappellent ce qui se fait à Rome (??????) et qui pose des questions sur des boutons de vêtement (qui n'existent pas encore)… Cela semble des détails, mais quand on rajoute à ça le fait qu'on navigue parmi les sultans, titre qui n'apparait que dans le XIe siècle musulman, alors que les personnages vénèrent Anubis en périphérie du pays de Pharaon, et que la plupart des personnes au sein du harem portent des titres du Maroc contemporain, on a juste l'impression que l'auteur se paie notre tête. Et peut-être est-ce bien le cas ?

Je préfèrerais personnellement, cela me permettrait d'expliquer pourquoi l'héroïne se fait traiter de « négresse » plusieurs fois, pourquoi l'univers que déploie Brussolo est si enclin au gore et à la cruauté, lui donnant l'allure d'avoir été écrit par un ado prépubère parce que c'est la « RéALitÉ HistoRIQUEUH ! »… la réalité historique ? Sérieusement ? Venant de quelqu'un qui ne sait pas replacer Rome et les sultans sur une frise chronologique, je trouverais ça très fort de café qu'on me ressorte tout ça. Et je ne parle pas du scénario tout aussi insipide et illogique : l'héroïne navigue en eaux troubles, mais surtout troubles dans le cerveau de Brussolo : les déductions qu'elle fait sont si capillotractées que je retenais à grande peine des ricanements à chaque fois. Pourtant, elle n'est pas mauvaise Anouna, elle a du mérite, puisqu'elle parait avoir sensiblement plus de bon sens que son écrivain, mais dommage, c'est lui aux manettes, donc il met dans sa bouche et dans ses pensées tous les poncifs misogynes et de culture du viol qu'il peut sortir de sa petite tête.

Sincèrement, je n'ai jamais été une grande fan de Brussolo, mais je me suis dit « pourquoi pas » en voyant ce livre, puisqu'au final, il est un auteur reconnu. Aujourd'hui je sais que je vais fuir sa prose systématiquement. « le maître du mystère » n'est qu'un paresseux sans vergogne, tout juste bon à étirer une trame lourde et sans saveur, à promener son héroïne d'illogisme en illogisme sous le saint patron du « mystère », à offenser tous les historiens de la planète rien qu'en réfléchissant son intrigue et à répéter un vocabulaire qu'il trouvait peut-être intéressant, mais qui à la longue devient très embarrassant (je ne sais pas combien de fois j'ai pu lire le mot « coudées »… il est au courant, Serge, que y a d'autres unités de mesure, qu'on pouvait VARIER ?). le tout pour un final ennuyeux à mourir, digne d'une série B, où je n'ai passé mon temps qu'à soupirer (« Tiens, il est encore en vie, lui ? Mais ça finit quand, cette histoire ? »). Un conseil pour Brussolo, qu'il continue ses bouquins merdeux de base, mais qu'il ne s'embarrasse plus à écrire de l'historique, parce que c'est autrement plus complexe qu'utiliser le vocabulaire et les souvenirs de sa croisière sur le Nil avec Bibiche dans les années 90…

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Egypte, Antiquité. Anouna, la parfumeuse, fait partie d'une expédition qui trnasporte des chats pour la déesse Bastet. Mais la caravane est arrêtée par des hommes d'Abou Assim qui la recherche pour faire d'elle son espionne au sein du harem de son maître, le malik Idriss.

Celui-ci s'est constitué un palais perdu dans le désert pour échapper à son père qui veut le tuer afin d'éviter la malédiction des sultans tués par leur fils.

Anouna se déplace dans cet étrange palais où chacun est un peu prisonnier. Elle y croise les filles du harem, les nourrices du sultan et d'autres personnages tous plus bizarres les uns que les autres. Elle essaie de percer les mystères des gens et des lieux.

Un bon Brussolo plein de mystères et de rebondissements. Si certains éléments sont peu crédibles ou très rocambolesques, cela ne m'a pas gêné pour adhérer à l'ensemble du récit.

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Anouna, parfumeuse réputée, se retrouve prisonnière dans une cité perdue et cachée au milieu du désert. C'est Abou-Assim qui a organisé son enlèvement. Il a besoin d'elle comme parfumeuse des femmes du harem et pour recréer les odeurs de différents paysages qu'a connu le prince Malik dans son enfance et qui sont peints sur les murs. Abou-Assim lui donne un autre mission : découvrir l'ennemi envoyé par Nazine. Ce dernier est le père de Malik. Il a peur de la malédiction dont il est victime : il mourra par la main de l'un de ses fils. C'est pouruoi il les a tous massacrés, à part Malik, sauvé par Abou-Assim... Anouna n'est pas au bout de ses peines. Elle va de découverte en découverte, prend beaucoup de risques et comprend notamment que Malik reproduit ce qu'a fait son père : il tue ses fils, ne laissant en vie que les petites filles. On va ainsi de rebondissement en rebondissement, jusqu'à la chute finale qui n'est pas sans surprise. Un roman qu'on dévore et qui représente bien la vie des femmes dans un harem.

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Aucune longueur dans ce roman à énigme policière qui nous replace dans une Egypte pharaonique. le scénario de Brussolo est comme à son habitude très original. Une lecture très distrayante.

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Citations et extraits (3) Ajouter une citation

Pendant qu'elle débouchait ses flacons, répandait ses poudres, Anouna ne cessait d'examiner les choses autour d'elle. De nombreux enfants trottinaient à travers les salles et les corridors, menant parfois un beau tapage. La parfumeuse ne leur avait tout d'abord prêté qu'une attention distraite, à présent elle était en train de réaliser qu'ils étaient tous de sexe féminin. Il n'y avait que des filles. Des gamines dont les age s'échelonnaient jusqu'à dix ans, et qu'on avait paré de bijoux de grande valeur. Des filles...pas un seul fils. C'était étrange.

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Ce furent les miaulements qui réveillèrent Anouna.

Les miaulements chats, et l'odeur du sang.

D'instinct, dans les brumes du sommeil, elle sut qu'on attaquait la caravane à la faveur des ténèbres. Elle demeura figée sur sa natte, emmitouflée dans la couverture qui la protégeait fort mal du froid glacial de la nuit du désert. Sa première réaction fut l'incrédulité, et elle essaya de se convaincre qu'elle rêvait. Pourquoi s'en prenait-on à eux alors que les chameaux ne transportaient que des chats dans des paniers ? Une centaine de félins aux prêtres zélateurs de la déesse Bastet à Boukaris ? C'était absurde. Généralement, les pillards convoitaient des marchandises autrement plus précieuses.

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Ma position est fragile, mais je le protégerai jusqu'à son dernier souffle, parce qu'il se croit devenu très fort alors qu'il n'est qu'un colosse aux pieds d'argile !

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Videos de Serge Brussolo (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Serge Brussolo
ATG#94 : le Retour de Brussolo
Serge Brussolo fut l’un des premiers invités de l’ATG ! Pratiquement 7 ans plus tard, Serge écrit toujours d’excellents romans mais c’est pour une plongée dans un passé plus lointain qu’il est de retour : la Rome antique !
Misteur D, encadré par L.U.D.M.I. et Lord Ton Père, ont écouté religieusement le professeur Serge Brussolo qui nous a emporter vers les rives du Tibre.
J’espère que vous serez aussi passionnés que nous le fûmes et merci encore à Serge pour ce moment de pur bonheur !
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