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Jean-Marie Saint-Lu (Traducteur)
EAN : 9782020132268
672 pages
Seuil (30/05/1991)
3.77/5   22 notes
Résumé :
Il arrive qu'un écrivain, sans jamais parler de l'enfance directement, nous jette droit dans l'atrocité avec un roman sur l'âge adulte, qui étrangement ne dit que l'enfance, la course effrénée vers un paradis à l'envers.

Il est très difficile de chroniquer l'énorme roman de Bryce-Echenique (plus de 670 pages). Il a l'impétuosité des torrents et l'analyser serait aussi audacieux que d'arrêter le cours de l'eau.

Il faudrait dire mai 6... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
lautre_magda
  10 janvier 2021
C'est un roman inclassable.
Un jour lointain, une femme me l'a offert en me disant que le titre lui avait fait penser à moi.
Ce qui m'avait laissée pantoise.
(Aujourd'hui, connaissant mieux les histoires de normotypiques et surdoués et autres atypiques, je comprends mieux !).
Quoiqu'il en soit, ce fut une bonne idée.
J'ai adoré ce gros roman et l'ai lu et relu plusieurs fois depuis.
C'est extrêmement vivant, vibrant, et tout y est ressenti avec une très forte acuité.
L'histoire est multiple et va au-delà du récit premier.
La lucidité extrême, alliée à une intelligence hors norme et à une sensibilité exacerbée du héros comme de l'écriture, font de ce roman unique, une histoire fascinante et un récit absolument remarquable de la vie, des rencontres, des difficultés à composer avec soi, les autres, le fait d'être en vie, lorsqu'on réfléchit beaucoup sans y '' penser'', de façon absolument spontanée.
Mais je dois aussi souligner l' humour de l'auteur, son ironie brillante qui fait que ce roman, sans devenir léger est vraiment une pépite.
Impossible de ne pas plonger dans la tête et les affres de l'écrivain en pleine psychanalyse.
L'exil, Mai 68, le milieu Latino-américain à Paris dans les années 70,les voyages, l'amour et ses doutes, sa sensualité et la sexualité aussi, voici ce sur quoi va broder avec grand talent @Alfredo Bryce Etchenique cet auteur péruvien très reconnu et effectivement brillant.
Un livre que j'ai reçu par hasard et que j'ai lu et relu avec plaisir et intérêt.
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Livretoi
  23 avril 2015
Un jeune écrivain latino-américain raconte sa vie étudiante dans le Paris de mai 68, ses aventures amoureuses et ses voyages. Intellectuel pacifique, il fréquente des milieux latino-américains communistes et révolutionnaires bien qu'il ne partage pas leurs convictions.
Aventures tumultueuses autour de personnages excessifs. Beaucoup de dialogues et d'hystérie. Pavé de 650 pages qui aurait gagné à être réduit à 300 pour mettre en valeur l'excellent humour, ici dilué, dont l'auteur ne manque pas. Dommage !
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Souram
  16 novembre 2020
671 pages. Bcp aimé. Drôle enlevé mélange de dérision, d'ironie, d'humour, ce roman-fleuve revisite mai 68, voyage de Paris en Italie puis en Espagne, drames, vaudeville, idéaux politiques, amours, désamours, le matériau qui attend quiconque le lira est abondant. le fauteuil Voltaire est le lieu où le narrateur opère la remémoration d'une partie de sa "vie exagérée".
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
LivretoiLivretoi   23 avril 2015
Je décidai de m’endetter par amour, en achetant une petite embarcation à voiles, à moteur et à tout ce qui serait nécessaire : je me mourais pour Inès et il m’était absolument indispensable de la maintenir dans son état de bouleversement sur le littoral de Lima. Il était inutile d’emprunter de l’argent à la banque où travaillait mon père. Sa terreur du népotisme, qu’on puisse le croire népotiste, était si grande qu’il n’aurait pour rien au monde lâché un centime à ses enfants. Si bien que je me rabattis sur une autre banque, où j’expliquai au directeur, l’inoubliable don Carlos Ayala y Ayala, qui j’étais, de quoi il s’agissait et par qui j’étais recommandé. Ce monsieur était trahi par ses boutons de manchettes. Trop d’or pour qu’il s’agisse de boutons de manchettes en or. Le reste, il l’avait assez bien appris, sans aucun doute, bien que, depuis le début, le petit sourire nerveux avec lequel il me reçut dénonçât quelque chose du même style que ses boutons de manchettes. Ayala y Ayala fut ému par l’histoire du jeune étudiant en droit qui n’en pouvait plus d’impatience de naviguer avec sa fiancée, couvert de dettes, le long du littoral de Lima. Et l’amabilité dont il faisait montre augmentait à mesure qu’il me racontait comment lui-même, au même âge que moi, étudiant en droit comme moi, avait eu besoin d’un prêt. Bien sûr, sa situation était différente alors, son père venait de mourir, il était le seul enfant majeur, le soutien de sa mère et de ses sœurs. Bref, ou bien on l’aidait économiquement ou il devrait abandonner ses études et se mettre à travailler. Il était allé trouver mon grand-père, qui lui aussi était banquier.
Moi, j’étais déjà en train de naviguer avec Inès. J’avais commencé à naviguer dès qu’Ayala y Ayala m’avait raconté que mon grand-père l’avait accueilli avec la même amabilité dont il désirait faire preuve à mon endroit. J’étais pratiquement en haute mer et il poursuivait son histoire, assis face à mon grand-père, un gentleman comme il n’en existe plus, un homme inoubliable, M. Romana. Ce fut en naviguant avec Inès que j’appris comment mon grand-père lui avait demandé s’il était le fils d’untel, le petit-fils de tel autre : ce fut en naviguant que je sus que parce qu’il était le fils d’untel et le petit-fils de tel autre, don Carlos Ayala y Ayala n’avait besoin de présenter nulle garantie pour obtenir un prêt, son nom suffisait, il recevrait l’argent et pourrait continuer ses études et aider sa mère veuve. Il rembourserait avec le temps. Après m’avoir raconté qu’il avait remboursé jusqu’au dernier centime, avec le temps, et que c’était grâce à mon grand-père qu’il en était là où il en était, don Carlos Ayala y Ayala finit par ruisseler de sueur et me refusa la prêt.
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