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ISBN : 9791022603010
Éditeur : Métailié (19/05/2015)

Note moyenne : 2.92/5 (sur 6 notes)
Résumé :
La dynastie des De Ontañeta règne depuis longtemps sur Lima, figures de l'aristocratie péruvienne, propriétaires de terres immenses et de richesses infinies, dépensiers, frivoles et étrangers au pays dans lequel ils vivent. Alfredo Bryce-Echenique nous raconte ici leur fin et explore leur arbre généalogique. Au fil du temps les situations scabreuses se multiplient dans la famille : suicides, crimes, mariages incestueux. Les dernières années du patriarche Tadeo sont ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
jimpee
  15 février 2015
Il y a longtemps que je n'ai pas lu de romanciers sud-américains et j'avais oublié ce que pouvait être une écriture baroque ; j'ai eu du mal à commencer ce livre, reprenant les phrases plusieurs fois pour en saisir tous le sens mais au bout de quelques pages, je me suis laissé emporté par cette vague de fantaisie.
Ce roman raconte la saga d'une famille péruvienne qui traverse le XXe siècle. On commence par évoquer don Tadeo, le bisaïeul, vieillard indigne de 104 ans. C'est le créateur de la fortune basée sur la mine, l'agriculture et la banque mais le récit ne s'attarde pas tellement sur lui, il permet juste de mettre en place les relations familiales assez complexes avec des branches Bassombrío, Wingfield ou Gastañeta.
On s'attarde beaucoup plus sur son fils, don Fermìn Antonio de Ontañeta Tristàn et son épouse doña Madamina. Ce caballero est un financier puissant mais aussi un coureur impénitent qui a les clés de presque toutes les villas de Lima et doit parfois s'enfuir piteusement pour échapper aux maris jaloux. Chef de clan, plus gros contribuable de son pays, il veille sur ses cousins et amis désargentés, donne du travail aux uns, héberge les autres et régente tout.
Père de deux filles, il se prend d'affection pour son neveu José Ramón de Ontañeta Wingfield qui est tout son opposé. José Ramón a roulé sa bosse comme marin, rejette la particule et le luxe mais finit par épouser María Magdalena et travailler à la banque où il devient l'adjoint de son beau-père. A la suite d'une histoire un peu sordide où deux de leurs cousins sont tués, un conflit violent les oppose et Fermìn Antonio veut accaparer son petit-fils.
La situation se dénoue rapidement, avec la mort du patriarche. José Ramón reprend les rênes des affaires qui ne sont plus si florissantes et se consacre tout entier à la banque. Il assure la prospérité de sa famille élargie et prend notamment en charge sa belle-soeur María Isabel mariée à l'incapable et alcoolique Klaus Hans von Schulten Canavaro. Ce couple sombre peu à peu dans une folie renforcée par les méfaits de leur fils adoptif surnommé Ordure, puis Dépotoir.
La génération suivante ne brillera pas : si Rosa María est équilibrée, le fils de José Ramón et María Magdalena, Federico, devient un parasite inactif et noceur, un coureur qui se tue accidentellement en fuyant un mari trompé ; Magdalena est dépressive, raciste et méchante, jalouse de sa mère et finit par épouser un basque un peu louche et gauchiste. La famille est ruinée par la nationalisation de la banque et José Ramón meurt octogénaire à Paris où il s'est réfugié avec son épouse.
Les personnages hors du commun, les situations parfois loufoques apportent le sel à ce roman qui nous fait vivre une famille assez extraordinaire, la fin d'une aristocratie désuète. le style peut sans doute désorienter et il faut le lire au calme (ce n'est pas un livre pour le métro !) mais il vaut vraiment la peine d'insister si les premières pages déroutent.
Lien : http://jimpee.free.fr/index...
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jonask54
  11 mars 2015
Merci beaucoup à Babelio et aux éditions Metailie qui m'ont permis de gagner ce roman lors de la dernière "Masse critique". Etant un amoureux de la littérature latino-américaine, en particulier les auteurs Carlos Fuentes et Gabriel Garcia Marquez, je viens de découvrir ce grand romancier péruvien qu'est Alfredo Bryce Echenique. "Une infinie tristesse" est un grand roman de cette littérature du sud de l'Amérique. L'auteur est extrêmement brillant, cette satire corrosive de la société aristocratique péruvienne est magistrale. Les personnages sont extrêmement marquants et ils sont un des points forts du roman, tout comme les relations qui nous sont dépeintes au sein de cette famille. J'ai aimé la nostalgie qui se dégage de l'oeuvre, l'humour grinçant de l'auteur et tout simplement son écriture baroque. Un roman qui rappelle" le Guépard" de Lampedusa ou "Les Budenbrook" de Thomas Mann en ce qui concerne la thématique principale qui est la présentation du déclin d'une famille d'aristocrates. Un gros coup de coeur !!!
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DD78
  21 février 2015
Cette "Infinie tristesse" a surtout pour moi été d'une infinie longueur... Je n'ai en effet pas du tout accroché avec le style de l'auteur, phrases à rallonge partant dans tous les sens, il est où déjà mon sujet, ah oui, mais alors mon verbe, et c'est qui qui parle au fait, bref, ce fût un peu laborieux. Pourtant le sujet au départ avait tout pour me plaire : le déclin d'une famille de la haute aristocratie péruvienne du XXème siècle, qui passe en 270 pages des sommets du pouvoir aux désenchantements de la normalité, tout ça sur fond de cruauté, vices et autres suicides. Cependant, malgré l'écriture plus que baroque déjà décrite ci-dessus, à un moment le charme a opéré, et je me suis attachée à ces personnages si imparfaits et pourtant si humains. Bref, une lecture mitigée.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
SophieChalandreSophieChalandre   28 novembre 2016
Et toi non plus, Ofelita… Ne sois jamais archivieille, ce qui s’appelle jamais… Et encore moins archivieux, comme moi. Archivieux, comme moi. Archivieux pour de bon comme moi seul peut l’être. Archivieux, comme moi seul, ça alors non, jamais, jamais, jamais, Elenita.
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DD78DD78   21 février 2015
Sur la pierre tombale de José Ramon de Ontaneta Wingfield, 1897-1980, Maria Magdalena fit graver cette épitaphe :
"Il a vécu. Il a navigué. Il a chanté. Il s'est tu. Il a aimé. Il a travaillé. Il a perdu. Il a trop tardé à mourir."
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DD78DD78   21 février 2015
Eh bien, mon garçon, comprends une fois pour toutes que dans mes étés s'accumulent les printemps et dans ces derniers les automnes et les hivers. Mais que ce sont toujours les hivers, infailliblement, qui finissent par l'emporter.
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DD78DD78   21 février 2015
... elle lui disait qu'elle désirait rester définitivement dans cette clinique, oui, définitivement, Federico, pour la simple raison que je ne supporte pas toute la méchanceté qu'il y a dans ce monde.
- Comment ? Et tu as déjà oublié toute la méchanceté qu'il y a en toi, petite sœur ?
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Video de Alfredo Bryce-Echenique (1) Voir plusAjouter une vidéo

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