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Julie Sibony (Traducteur)
ISBN : 2228904155
Éditeur : Payot et Rivages (01/04/2009)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 74 notes)
Résumé :

Grandir ne fut pas compliqué. Cela ne requérait ni réflexion ni effort de ma part puisque de toute façon ça devait arriver... Et pourtant ce fut de très loin la période la plus terrifiante, palpitante, intéressante, instructive, ébouriffante, lubrique, enthousiaste, agitée, paisible, confuse, sereine et troublante de ma vie.

Par le plus grand des hasards, il se trouve que c'était aussi tout ça à la fois pour l'Amérique.

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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  12 août 2013
Bon, c'est vrai je ne serai pas objective du tout dans cette critique car je voue une admiration sans borne ou presque à Bill Bryson, cet auteur qui a réussi tout autant à m'intéresser aux sciences dans son ouvrage « Une histoire de tout, ou presque » qu'à la politique australienne (Nos voisins du dessous) ou qu'aux chemins de grandes randonnées du Maine (Promenons-nous dans les bois) !
J'ai lu et relu je ne sais combien de fois « Motel Blues » son récit de voyage dans tous les patelins paumés d'Amérique.
Avec l'humour qui le caractérise, Bill Bryson nous raconte son enfance américaine dans l'Iowa des années 50. Cet auteur américain, qui nous régale habituellement avec ses récits de voyages, revient cette fois avec nostalgie sur ses prôpres souvenirs d'enfance.
Il nous raconte l'apparition de la télévision, des frigos avec distributeurs de glaçons, des broyeurs à ordures, des escalators dans les grands magasins, les recettes tout à fait improbables de sa mère, les week-ends chez ses grands-parents à la ferme, la radinerie légendaire de son père...mais il évoque aussi la politique américaine, Cuba, la Baie des cochons, la guerre de Corée tel qu'il les a perçus avec ses yeux d'enfant...
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fannyvincent
  25 mars 2014
Bill Bryson nous offre avec ce livre une évocation assez joyeuse de son enfance dans les Etats-Unis des années 50, digne du feuilleton « Happy Days » (souvenez-vous, “Sunday, Monday, Happy Days. (etc)”).
Il a passé son enfance à Des moines, capitale de l'Etat de l'Iowa, état agricole du Middle West des États-Unis (pour vous donner une idée approximative, l'Iowa se situe sous le Minnesota, état frontalier du Canada, et à l'ouest de Chicago). Son père est chroniqueur sportif au Des Moins Register, sa mère rédactrice en chef de la rubrique Décoration dans le même journal.
Bill Bryson traite dans cette chronique de son enfance en général, c'est-à-dire (notamment) de l'école, des copains, du baseball (on est aux states !), des filles bien entendu. On rit beaucoup des bêtises racontées, avec une mention spéciale pour les matinées au cinéma… les gamins ne manquent décidément pas d'imagination!
Il y aborde aussi des aspects plus intimes liés à sa sphère familiale (la pingrerie de son père, l'incapacité de sa mère à servir un aliment qui ne soit pas brûlé,…) dont il nous parle avec humour et tendresse.
Si le ton est globalement léger, parfois potache, ceci n'empêche pas l'auteur d'aborder avec lucidité des sujets plus graves ayant marqué cette période, comme par exemple, les essais nucléaires, menés sans réelle préoccupation de l'impact sur l'environnement et la population, ou le maccarthysme. En matière de ségrégation, Bill Bryson donne également quelques effrayants exemples concrets des crimes impunis commis envers les noirs.
En dépit des aspects plus sombres de cette époque, c'est globalement un sentiment de joyeuse insouciance qui prédomine à la lecture de cette tranche de vie, l'impression d'un enfant vivant une époque que l'on pourrait juger bénie.
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Lirio
  22 septembre 2012
Avec un humour décapant, Bill Bryson raconte la merveilleuse aventure quotidienne d'être un petit garçon américain dans la ville moyenne de Des Moines, Iowa, dans les années 50. Ces années d'insolente prospérité, où le pouvoir d'achat en constante augmentation était soutenu par une économie florissante, ou tout le monde avait un travail, où l'industrie produisait en rafales des équipements ménagers sensés simplifier la vie des consommateurs... Une époque d'insouciance, de bonne humeur généralisée, où rien ne faisait véritablement peur : fumer était sans danger, la viande rouge consommée en abondance rendait plus fort, les glaces donnaient des os solides aux bambins et pas du cholestérol...
Il décrit aussi toutes les fantastiques activités qui occupaient les enfants du soir au matin, sans qu'ils aient besoin d'internet ou de jeux vidéos : les premiers programmes de télévision, la lecture passionnée de bandes dessinées de super-héros, les déambulations dans les rues commerçantes avec que les immenses centres commerciaux ne les réduisent à néant, les longues explorations à vélo avec une bande de copains, les diverses expériences à base d'aiguilles enfoncées sous la peau et de batailles d'allumettes enflammées qui auraient fait hurler d'horreur les parents...s'ils l'avaient su!
Certes, il serait facile de tomber dans une douce nostalgie guimauve, et de brosser un tableau idyllique de ses souvenirs d'enfance, mais Bill Bryson est sauvé de cet écueil par un humour ravageur, acquis lors de nombreuses années passées en Angleterre. Il est de plus sans complaisance sur les travers de cette époque et de sa famille, qu'il a pourtant beaucoup aimées. C'est à la fois un livre de souvenirs et un livre d'ambiance, très divertissant, et qui fait à chaque page éclore un sourire sur le visage du lecteur
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liberliger
  21 septembre 2013
Quand on connaît déjà Bryson, on ne lit plus ses bouquins par hasard mais parce que l'on sait que l'on va passer un bon moment, s'amuser, voire éclater de rire au détour d'une page. D'accord ce n'est pas de la grande littérature, c'est un style très bien adapté aux transports en commun ou quand vous cherchez une lecture un peu légère mais pas que.
Bryson est de ces auteurs qui sous couvert d'ironie ou d'une jolie formule bien sentie parviennent aussi à faire passer quelques idées et réflexions bien senties. En racontant sa jeunesse américaine dans les années 50, Bryson aurait pu céder à une nostalgie bien cucul ou au contraire nous décrire une enfance dramatique bien glauque, mais rien de tout cela. Même si une certaine nostalgie perce ici ou là (surtout dans l'avant-dernier chapitre) tout cela est décrit de manière agréable, drôle évidemment, et même de ce côté ci de l'Atlantique je me suis retrouvé dans quelques aspects de son enfance. Je conseille vivement aux aficionados de Bryson, quand à ceux qui ne connaissent pas l'auteur, cet ouvrage pourrait constituer une bonne introduction.
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iarsenea
  14 mai 2014
Tout livre de Bill Bryson est une valeur sûre pour moi, et celui-ci ne fait pas exception. Pour une fois, Bryson ne parle pas vraiment de ses voyages, mais plutôt de son enfance. Un changement qui, je le croyais, allait me déranger, mais qui a pourtant apporté une fraîcheur inattendue au texte.
Avec beaucoup d'acuité, Bryson nous raconte des souvenirs de son enfance à Des Moines en Iowa dans les années cinquante. Beaucoup de fierté, beaucoup de nouvelles inventions, peu de variété dans les repas, beaucoup de fierté, le rêve américain, les jeux d'enfants, le cinéma Hollywoodien sont toutes des caractéristiques de cette époque qu'il nous raconte avec une bonne dose d'humour. Tout cela à travers les yeux d'enfant de Bryson. Et comme d'habitude, le tout est parsemé d'anecdotes personnelles et ou pigées dans des journaux de l'époque.
La version audio que j'ai entendu a cet avantage non négligeable d'être lu par l'auteur en personne. J'ai beaucoup aimé écouter Bryson, surtout lorsqu''il raconte comment il ne se croyait pas le fils de ses parents, ni même un enfant de cette planète. Il faut dire que son imagination était bernée par tous ses comics books qu'il lisait... Il n'y a pas que les jeux vidéos qui aient cet effet sur les enfants !
The Life and Times of the Thunderbolt Kid est donc un autre bel opus de cet auteur sans pareil qu'est Bill Bryson. Je le recommande chaleureusement, même si pour vous mettre dans l'ambiance de ses livres, il vaut peut-être mieux débuter avec American Rigolos ou Nos voisins du dessous...
Lien : http://lecturesdisabelle.blo..
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
patatarte2001patatarte2001   04 août 2018
Je passais énormément de temps à suivre mon grand père partout....Il s'appelait Pitt Foss Bryson... Il y avait toujours un moment dans l'après-midi où ma grand-mère passait la tête dehors et lançait :
- P'pa ! J'ai besoin que tu ailles en ville m'acheter des rutabagas.
Elle l'appelait toujours P'pa, bien qu'il eût un prénom magnifique et ne fût pas son père. Je n'ai jamais compris pourquoi. Et elle avait toujours besoin qu'il aille lui acheter des rutabagas. Je n'ai jamais compris non plus car je n'ai aucun souvenir d'en avoir vu à table. Peut -être était-ce un nom de code pour les préservatifs ou quelque chose comme ça.
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patatarte2001patatarte2001   30 juillet 2018
L'un des plus grands mythes de la vie consiste à dire que l'enfance passe vite. En réalité, parce que le temps s'écoule plus lentement au Pays des Petits - cinq fois plus lentement dans une salle de classe par un après-midi d'été, huit fois plus lentement lors de n'importe quel trajet en voiture de plus de dix kilomètres, jusqu'à quatre-vingt-six fois plus lentement en traversant le Nebraska ou la Pennsylvannie dans la largeur, et si lentement pendant la semaine précédant un anniversaire, Noël et les grandes vacances que ça en devient matériellement inchiffrable-, l'enfance dure des décennies en unités de mesure d'adultes.
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liberligerliberliger   21 septembre 2013
Nous entrions dans une ère où l'on décidait des choses parce qu'elles offraient un meilleur profit, pas un monde meilleur. Les gens étaient plus riches que jamais, pourtant la vie semblait beaucoup moins marrante. L'économie était devenue une machine infernale [...]Mais ce que l'on trouvait absolument formidable autrefois commençait à devenir insuffisant. Les gens découvraient que le consumérisme effréné était un système de rendements décroissants.
Vers la fin des années 1950, la plupart des familles (en tout cas dans les classes moyennes) possédaient déjà à peu près tout ce dont elles avaient rêvé et n'avaient donc plus grand chose à faire de leur argent à part acheter en double ou en plus gros des biens de consommation dont elles n'avaient pas réellement besoin : une deuxième voiture, un frigo à deux portes, une télévision et un téléphone supplémentaires, des gadgets de cuisine, un canon à neige, j'en passe et des meilleures...
[...]Bientôt, des millions de personnes se trouvèrent prises dans une spirale infernale où elles travaillaient plus pour pouvoir s'offrir des appareils ménagers qui leur faisaient gagner un temps dont elles n'auraient pas eu besoin si elles avaient travaillé moins.
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patatarte2001patatarte2001   31 juillet 2018
Le Dr Brewster était le dentiste le plus terrifiant de toute l'Amérique. Déjà, il avait au moins cent huit ans et ses mains tremblantes dénotaient un signe très clair de parkinsonisme aigu. Rien chez lui n'inspirait confiance. Il était constamment surpris par la puissance ce de son propre matériel.
- Ouah ! s'exclamait-il en activant brièvement un appareil strident. Il y a de quoi faire de sérieux dégâts avec ce truc, je te parie !
Qui plus est, il ne croyait pas à la novocaïne. Il disait que c'était dangereux et que son efficacité n'était pas prouvée. Quand le Dr Brewster, tout en fredonnant nonchalamment, vous fraisait une molaire branlante et touchait la masse pulpeuse du nerf à l'intérieur, vous pouviez avoir les orteils qui sortaient par le devant de vos chaussures.
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pasiondelalecturapasiondelalectura   09 mai 2013
En 1950 les Américains n’étaient pas du tout téméraires en matière culinaire ( euphémisme élégant pour ne pas dire qu’ils étaient ignorants, Ndlr) et le plus grand critique gastronomique de l’époque, Duncan Hines, auteur d’un immense best-seller Adventures in Eating, déclara avec fierté qu’il ne mangeait jamais de plat dont le nom avait une consonance française, sauf s’il pouvait l’éviter. En revanche, les habitants de l’Iowa avaient les plus savoureuses pâtisseries, le poulet frit le plus croustillant, les travers de porc les plus charnus et délicieusement salissants, la meilleure junk food et les meilleurs pets après coup de burger au chili con carne de chez George, car le burger ne durait que quelques minutes, mais les pets, eux, ne s’arrêtaient jamais…
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Videos de Bill Bryson (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bill Bryson
Bande annonce du film RANDONNEURS AMATEURS (A Walk in the Woods), adaptation du livre de Bill Bryson.
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