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ISBN : 2228909165
Éditeur : Payot et Rivages (02/05/2013)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 234 notes)
Résumé :
Rentré aux États-Unis au milieu des années 1990 après avoir longtemps vécu en Angleterre, le désopilant Bill Bryson nous avait raconté les péripéties de son quotidien dans American Rigolos (Payot, 2001).
Outre observer la faune de ses concitoyens, il a voulu redécouvrir aussi son pays par un retour à la nature. Alors il s’est courageusement attaqué à l’Appalachian Trail, un sentier qui serpente à travers les montagnes sur 3 500 kilomètres, du Maine à la Géorg... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (63) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  25 juillet 2016
....pour voir si l'ours n'y est pas? Drôle d'idée avant de décider de parcourir le plus long sentier de randonnée des États Unis, alors qu'on n'est pas du tout familier de cette activité, de commencer par se documenter sur les attaques d'ours, les façons de les prévenir (rien n'est efficace, à part de pas marcher là où ils sévissent ) ou de les contrer (même commentaire que précédemment). C'est néanmoins décidé : Bill s'équipe. Et c'est la première d'une série d'occasions d'apprécier le comique de la situation. le sac à dos à 250 dollars qui nécessite des accessoires pour être pleinement fonctionnel (protection pour la pluie, cordes ... Bill demande au vendeur si le fond du sac est en option ou inclus dans la facture ! )
Une fois équipé, le recrutement d'un compagnon de souffrance. Personne? Si, de façon inespérée, un vieil ami pas vu depuis longtemps est prêt pour l'aventure. Belle surprise lors des retrouvailles : l'ami a considérablement augmenté son volume!
Les statistiques le disent clairement : une grande majorité des partants pour les 3400 et quelques kilomètres de l'Appalaches Treck y renoncent dans les premiers kilomètres et à peine 10 pour en viennent à bout. On parierait volontiers pour un cuisant échec pour notre couple de débutants. Et pourtant .... Certes, les premières étapes donnent lieu à des situations plutôt comiques, mais le récit ne se limite pas à cela, loin s'en faut. Les rencontres sont souvent riches sur le chemin. Et puis et c'est une part importante des confidences que nous livre l'auteur, c'est aussi un constat sans appel de la dégradation progressive des ressources naturelles de la planète : certes il est sans doute impossible d' en établir un bilan in vivo au cours d'une marche si attentive fut-elle à l'état des végétaux ou à la présence d'animaux : ce que nous livre Bill Bryson résulte d'un travail de documentation parallèle. Peu importe c'est suffisamment bien intégré dans le texte pour être informatif sans donner l'impression de copié-collé.
C'est aussi l'histoire d'une amitié improbable entre deux gars pas si assortis que ça. C'est aussi cela la magie du parcours, créer des liens sur lesquels on n'aurait pas parié 10 cents.
Un récit parfait peut tous ceux qui rêvent de faire le premier pas (GR 20, diagonale des fous, ou chemin de Compostelle) et qui peuvent en attendant souffrir avec nos deux compères et en rire avec eux. Même un chemin de mille lieues commence par un pas, dit le sage.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Marple
  03 décembre 2016
Comme son titre l'indique, 'Promenons-nous dans les bois' nous invite à un tour en forêt, plus précisément à un très grand tour de presque 3000 km dans les forêts des Appalaches, et plus précisément encore sur l'Appalachian Trail, AT pour les intimes.
Comme son titre le laisse deviner aussi, 'Promenons-nous dans les bois' est plein d'humour et de clins d'oeil, de références à la culture ou à l'histoire. Car les marcheurs qu'on suit ne sont pas n'importe quels marcheurs. Ce sont Bill Bryson, auteur talentueux de documentaires et de récits de voyages, et son ami d'enfance, le loser attachant Stephen Katz.
On suit leurs péripéties de randonneurs, des angoisses nocturnes aux égarements sur le sentier en passant par les ampoules ou les blizzards. Surtout, on suit l'évolution de leur état d'esprit : excitation, émerveillement, ennui, épuisement, colère, tristesse, angoisse, sérénité, plaisir, bien-être, solidarité...
On s'amuse avec eux des rencontres qu'ils peuvent faire, de leurs tentatives désespérées d'échapper aux boulets par la fuite ou la vengeance, de leurs conversations loufoques ou de leurs petits rituels. On apprend des choses sur l'Appalachian Trail, son histoire, son entretien, ses mythes ou ses paysages grâce aux nombreux passages documentaires.
C'est probablement le récit de voyage à pied que j'ai préféré, peut-être simplement parce qu'il ne se prend pas du tout au sérieux, échappant par là-même au mysticisme ou au drame, et laissant beaucoup de place à l'humour et à l'autodérision.
Pas de doute, je retournerai bientôt me promener avec Bill Bryson, en Australie, à la découverte de presque tout ou sur d'autres chemins...
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Gwen21
  19 janvier 2018
Un grand merci à Marple qui a eu le gentillesse de m'envoyer ce livre l'année dernière. Que ne l'ai-je ouvert avant ! Il fait désormais partie des rares lectures à m'avoir fait pleurer... de rire. J'ai tellement ri, notamment quand Bryson se prépare à entreprendre l'un des trails les plus audacieux au monde : le Sentier des Appalaches qui traverse treize Etats de la Côte Est américaine sur plus de 3 500 km de forêts et de zones sauvages préservées, que j'ai été aphone pendant plusieurs heures, du jamais vu.
Bien équipés et peu entraînés, Bryson et son compère Katz - plus ou moins fiable - se lancent donc à la découverte de la vie sauvage : le Wild. Tout en redoutant de croiser en chemin ours et pumas - dont la population américaine est bien supérieure à la pyrénéenne -, ils relèvent le défi de marcher plusieurs dizaines de kilomètres chaque jour, sacs de vingt kilos et tente dite imperméable sur le dos, canif et Snikers en poche. Péripéties et fous rires garantis.
Ce récit n'est pas un roman mais il se lit absolument comme un roman. A la fois témoignage autobiographique et information généraliste sur la faune, la flore et l'histoire de la préservation (ou pas) de l'environnement de cet immense pays aux paysages contrastés que constituent les Etats-Unis. Derrière un abord burlesque, ce sont de vraies connaissances que l'on acquiert ; c'est à une sympathique initiation que nous sommes conviés.
Les Etats-Unis comptent peu voire pas du tout de chemins de pèlerinage vers des lieux saints ou sacrés mais ils ont aménagé depuis presque deux cent ans des itinéraires "pleine nature" très ambitieux, moins pour les promeneurs du dimanche (rares, étant donné que l'immense majorité des Américains (plus de 90%) ne parcourt pas dix mètres sans sa voiture) que pour les randonneurs de l'extrême. Ces derniers sont prêts à affronter dénivelés, rivières en crues, nouilles gluantes cuites au réchaud, hypothermie et animaux sauvages pour le bonheur de ne faire qu'un avec Dame Nature.
Etant moi-même randonneuse et pèlerin, c'est donc avec autant de plaisir que de curiosité que j'ai suivi les pérégrinations de Bryson et Katz, souffrant avec eux à chaque crissement de lombaire et à chaque ampoule enflammée. Toutefois, les beautés naturelles minutieusement décrites, une fois mises en balance avec ce que l'auteur révèle de la mentalité de ses concitoyens, ne m'engagent toujours pas à franchir le pas (huit heures d'avion et l'Atlantique) pour aller physiquement à leur rencontre.

Challenge MULTI-DÉFIS 2018
Challenge Petit Bac 2017 - 2018
Challenge USA
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Ambages
  20 décembre 2017
« Tu sais cuisiner autre chose que des nouilles ? »
Quel bon moment de lecture !
Une randonnée dans l'Appalachian Trail (AT) sous le froid, le chaud, la neige ou la pluie et en compagnie de Bill Bryson et son ami Katz, ces deux randonneurs du dimanche qui se transforment au fil des kilomètres. Et puis il y a aussi les autres : les mordus ou thru-hikers, les perdus -spécialement Chicken John-, les touristes, la faune et la flore, et même peut-être avec un ou deux ours… J'ai beaucoup appris pendant cette lecture, découvert des petits morceaux de l'histoire de ce pays aux paysages magnifiques. Réellement ce livre est non seulement écrit avec humour mais aussi avec beaucoup d'amour pour cette terre et ses habitants (tous, même les moucherons). On y découvre que les associations pour la défense de la nature n'ont pas toujours été très actives, que des villes brûlent pendant des décennies, que des gens meurent sur l'AT (randonneurs ou habitants, suivant les époques) mais aussi que la vie peut être belle avec un sneaker et un paquet de nouilles un soir en compagnie de nouveaux arrivants, sous le petit refuge lors d'une halte bien méritée après plusieurs cols enquillés les uns derrière les autres en une journée de galère.
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colka
  09 décembre 2018
"Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup y est pas...". En fait de loup, s'il vous vient la fantaisie de vous lancer sur l'Appalachian Trail, c'est plutôt des ours noirs ou des grizzlys que vous risquez de rencontrer si par un malheureux concours de circonstances vous venez à croiser leur chemin. Mais rassurez-vous cette fâcheuse aventure n'est pas monnaie courante, pas plus que le fait de rencontrer de dangereux psychopathes. Seuls 9 randonneurs depuis 1974 ont connu le triste sort de tomber sur l'un d'entre eux !
Si tout cela ne vous a pas découragé(e), alors faites comme moi, ne sautez pas dans vos chaussures de rando mais installez-vous plutôt confortablement sur votre canapé pour suivre les pérégrinations de Bill Bryson (l'auteur du livre) et de son compère Stephen Katz, pas le compagnon idéal mais le seul qui ait accepté de le suivre dans cette folle équipée.
Jugez plutôt : l'Appalachian Trail (AT) longe la côte Est des Etats-Unis sur près de 3500 kilomètres de la Géorgie au Maine et traverse quatorze Etats américains. Une pointure du trek, à côté duquel notre GR 20 corse fait figure de débutant -;) Mais nos deux héros ne manquent pas de courage et d'humour non plus, surtout Bill Bryson qui nous fait le récit de cette équipée donquichottesque. Et l'on rit beaucoup à la lecture des déboires de nos deux trekkeurs amateurs qui se battent non pas avec les ours mais plutôt avec les nombreux parasites qui les assaillent quand ils ne sont pas aux prises avec une tempête de neige tardive, avec des cartes topographiques illisibles ou très sommaires ou enfin lorsque, épuisés, ils échouent dans des refuges on ne peut plus spartiates et dont les conditions de confort ne sont guère plus enviables que celles des camps de travail en Sibérie ou tout autre endroit sympathique du globe...
Mais l'on ne rit pas seulement à la lecture de ce récit. Bryson évoque avec beaucoup de justesse et de précision tous les ressentis du trekkeur ou du randonneur. Bien sûr l'éblouissement qui frappe celle ou celui qui se trouve tout à coup devant un spectacle de "début du monde". Mais ces moments de grâce sont comptés, il faut souvent affronter une nature primitive, inhospitalière qui ne fait pas de cadeau aux orgueilleux humains venus la défier ! Et au bout d'un certain temps, on devient autre à son contact : on acquiert une autre perception du temps, de l'espace, les ressentis corporels ne sont plus les mêmes sans parler de ces difficiles moments, où proches de l'épuisement, on ne doit son salut qu'au mode de "pilotage automatique" qui prend les commandes et nous permet d'avancer encore...
Intéressantes et inquiétantes aussi, sont toutes les informations qui touchent aux menaces qui pèsent sur cet environnement exceptionnel. Créé en 1921, non sans difficulté, l'Appalachian Trail connaît toutes les menaces écologiques qui planent sur ce genre de lieu : attaques parasitaires qui déciment certaines espèces d'arbres, fragilisation de la faune et de la flore en raison de la pollution et autres facteurs. Ce n'est là qu'un bref aperçu de tout ce qui se dégrade au niveau de cet écosystème.
Enfin, Bill Bryson s'en donne à coeur joie, lorsqu'il s'agit de critiquer l'american way of life. Qu'il s'agisse de dénoncer la sédentarité de ses compatriotes ou leur manque d'appétence pour la nature, il ne ménage pas sa plume et se livre à une satire sociale en règle. de même pour l'urbanisme galopant, qui lié à la folie consumériste, frappe dans les coins les plus reculés des Etats-Unis.
Quid de nos deux héros et de leur folle équipée ? Certes, ils ne font pas partie du podium final et ne parcourront que 1400 kilomètres, soit le tiers du parcours. Mais je laisserai le mot de la fin à Stephen : "En ce qui me concerne, j'ai fait le sentier des Appalaches. J'ai randonné dans la neige, j'ai randonné dans la canicule. J'ai randonné au sud, j'ai randonné au nord. J'ai randonné jusqu'à ce que mes pieds saignent. J'ai fait le sentier des Appalaches, Bryson."
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critiques presse (1)
Lexpress   11 avril 2012
Sous l'hilarant périple de deux quadragénaires, une satire de l'Amérique.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (83) Voir plus Ajouter une citation
MarymaryMarymary   17 avril 2015
"Dieu merci je t'ai retrouvé !" a-t-il soupiré avant de prendre place en face de moi dans le box.
Il transpirait abondamment.
"Il y a un type qui me cherche.
- De qui tu parles ?
- Du mari de Beulah.
- Beulah a un mari ?
- Je sais. C'est un miracle. Il ne peut pas y avoir plus de deux gars sur cette planète qui aient envie de coucher avec elle et nous sommes tous les deux dans la même ville."
Ça allait un peu trop vite pour moi.
"Je ne comprends pas. Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Je me tenais devant la caserne des pompiers, tu sais, comme convenu, quand un pick-up rouge s'est arrêté en faisant hurler ses pneus. Ce type en est sorti l'air superénervé et m'a dit qu'il était le mec de Beulah et qu'il voulait me parler.
- Alors qu'est-ce que t'as fait ?
- J'ai couru. Qu'est-ce que tu crois ?
- Et il ne t'a pas rattrapé ?
- Il pèse à peu près 270 kilos. Et il n'est pas du genre sprinter. Plus le genre à t'exploser les couilles. Il a fait des tours en voiture pendant une demi-heure pour me mettre la main dessus. J'ai filé à travers des arrière-cours, je me suis pris dans des fils à linge et tout le merdier. J'ai fini par avoir aux fesses un autre gars qui pensait que j'étais un rôdeur. Putain, qu'est-ce que je vais faire, Bryson ?
- OK. D'abord, tu arrêtes de brancher des grosses dans les lavomatics.
- Ouais, ouais, ouais, ouais.
- Ensuite, je sors d'ici pour voir si la voie est libre et je t'adresse un signe par la fenêtre.
- Ouais ? Et après ?
- Tu marches le plus vite possible jusqu'au motel avec les mains devant les couilles en priant pour que le type ne te repère pas."
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JcequejelisJcequejelis   11 novembre 2013
Harpen Ferry est (...) une ville factice, gracieusement enchâssée entre deux colline abruptes, au confluent de la Shenandoah River et du fleuve Potomac.
Si elle est classée « national historical park », c'est qu'il s'agit bien sûr d'un lieu historique. C'est là que l'abolitionniste John Brown décida de libérer les esclaves d'Amérique et de fonder une nation dans la nord-ouest de la Virginie – un projet plutôt ambitieux si l'on considère que son armée ne comptait qu'une vingtaine de soldats. Dans la nuit du 16 octobre 1859, ils s'introduisirent furtivement dans la ville et s'emparèrent du dépôt d'armes fédéral sans rencontrer de résistance (il n'était garder que par un seule homme); ils réussirent cependant à tuer un malheureux passant, lequel, manque de bol, était un esclave noir affranchi. Quand la nouvelle éclata qu'un arsenal de 100 000 fusils et une quantité importante de munitions se trouvaient aux mains d'un petite bande d'illuminés, le président James Buchanan délégua le lieutenant-colonel Robert E. Lee – qui était toujours à l'époque un fidèle soldat de l'armée de l'Union – pour régler le problème. Il fallut moins de trois minutes de combat à Lee et ses hommes pour venir à bout de la malheureuse rébellion. Brown fut capturé vivant, rapidement jugé et condamné à mort.
Au lendemain de la petite aventure de Brown, le chaos s'installa. Des abolitionnistes du Nord firent de notre homme un martyr tandis que les loyalistes du Sud montaient au créneau, songeant qu'il s'agissait peut-être du début d'un mouvement. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, la nation sombrait dans la guerre civile.

1309 - [PBPayot n° 922, p. 228-229]
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michfredmichfred   06 septembre 2017
En Amérique, hélas, la beauté implique un trajet en voiture et la nature est affaire de tout ou rien : soit vous la domptez sans ménagement comme au barrage de Tocks ainsi que dans un million d'autres endroits, soit vous la déifiez, la traitez comme quelque chose de sacré, de distant, tel le sentier des Appalaches. On ne veut pas croire que les gens et la nature puissent cohabiter pour leur bénéfice mutuel : un pont sur le Delaware aurait pu mettre en valeur la splendeur qui l'entoure; l'AT aurait pu être plus gratifiant s'il n'était pas que nature sauvage mais vous emmenait de temps en temps , à dessein, à la rencontre d'une vache dans son pré.
J'aurais préféré de loin que le guide de l'AT dise: "Grâce aux efforts de l'Appalachian Trail Conférence, l'agriculture a été réintroduite dans la vallée du Delaware ; le sentier a été détourné pour inclure 25km de parcours au bord de l'eau parce que, ne nous voilons pas la face, il y a des moments où les arbres, ça commence à bien faire!"
Néanmoins, voyons les choses positivement. Si le corps des ingénieurs de l'armée était arrivé à ses fins, je serais en train de nager jusqu'à ma voiture à l'heure actuelle.
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leluezleluez   03 août 2012
À un certain moment, vous atteignez une hauteur dépassant le faîte des plus hauts arbres et se détachant sur un ciel clair ; alors votre esprit chancelant s’agite : « Voilà, nous y sommes ! », mais ce n’est qu’une misérable déception. Ce sommet illusoire s’éloigne continuellement, peu importe la distance que vous franchissez, de sorte que chaque fois que la voûte du feuillage s’ouvre pour vous permettre de voir au loin, vous vous apercevez que les cimes des arbres sont aussi éloignées et inaccessibles qu’auparavant. Vous continuez encore en titubant. Que pouvez-vous faire d’autre ?
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JcequejelisJcequejelis   20 octobre 2013
Malgré sa taille imposante, un arbre est un être remarquablement fragile. Sa vie repose sur trois couches de tissus internes superposés, épais comme des feuilles de papier : le phloème, le xylème et le cambium. Situés juste sous l'écorce, ils forment ensemble une enveloppe humide autour du cœur plus sec. Quelle que soit la hauteur atteinte par l'arbre, ces couches ne représentent que quelques kilos de cellules vivantes chichement réparties des racines aux feuilles : avec zèle, elles réalisent tout le processus scientifique et mécanique sophistiqué indispensable à la survie du végétal. L'efficacité avec laquelle elles accomplissent leur mission est une des merveilles de la nature ; en silence, l'air de rien, chaque arbre de la forêt draine de ses racines à ses feuilles d'énormes volume d'eau, plusieurs centaines de litres dans le cas d'un gros individu par une chaude journée. Cette eau s'évapore ensuite dans l'atmosphère. Imaginez la débauche de machinerie nécessaire à une brigade de pompiers pour propulser verticalement autant de liquide. Et phloème, xylème et cambium ont encore bien d'autres talents à leur actif.

1210 - [PBPayot n° 922, p. 173]
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Videos de Bill Bryson (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bill Bryson
Bande annonce du film RANDONNEURS AMATEURS (A Walk in the Woods), adaptation du livre de Bill Bryson.
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