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EAN : 9782228911061
608 pages
Éditeur : Payot et Rivages (07/05/2014)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 81 notes)
Résumé :
Ayant découvert que ce qui s'était passé dans le monde depuis deux siècles s'était retrouvé sous forme d'objets et de rituels quotidiens dans notre intérieur, le plus drôle des écrivains voyageurs américains fait le tour de sa maison pour nous raconter cette grande aventure du génie humain - de l'invention de la tapette à souris à la conception de la tour Eiffel, de la saga des acariens à celle des milliardaires. Une histoire de l'envers du décor.
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Nadouch
  06 juin 2017
Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce livre porte bien son titre : il s'agit effectivement de l'Histoire du monde à partir de la visite des pièces de la maison de l'auteur, ancienne demeure de pasteur. Histoire de la vie quotidienne, plutôt, mais aussi des inventions majeures qui font de notre quotidien ce qu'il est, et explications de l'origine de ce qui nous entoure : vêtements, architecture, nourriture, mais aussi histoire des maladies, des congés, des énergies fossiles, du téléphone, que sais-je encore...
Sous des airs de joyeux fourre-tout, cet essai qui se lit véritablement comme un roman recèle des pépites. C'est drôle (plein d'ironie, comme dans l'excellent "Promenons-nous dans les bois" du même auteur), intelligent (quelles recherches et quelle érudition, sans prétention en plus !), passionnant et rafraîchissant. Seul bémol : l'histoire est centrée sur la Grande-Bretagne, forcément quand on est français on est parfois un peu frustré.
J'avoue ne pas l'voir lu d'une traite mais par petits morceaux quand le coeur m'en disait, et ce fut un vrai plaisir !
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Cigale17
  01 juillet 2019
En 2003, Bill Bryson s'est installé avec sa famille dans un vieux presbytère du Norfolk. L'auteur utilise sa maison, qu'il nous fait visiter pièce par pièce, pour nous raconter des moments d'une histoire de l'architecture, des sciences, etc., mais surtout une histoire sociale. Dire que c'est une histoire du monde me semble quand même très exagéré : il est essentiellement question de l'Angleterre et des États-Unis, même si, parfois, on fait une incursion dans d'autres pays.
L'année de construction du presbytère (1851) est pour Bill Bryson l'occasion de nous présenter l'aventure du Crystal Palace ainsi que certaines innovations ou ratages spectaculaires que l'on doit à de plus ou moins talentueux architectes… ou à un jardinier ! Nous passerons ensuite en revue toutes les pièces de la maison, du hall au grenier, et chacune d'entre elles servira de prétexte à raconter avec beaucoup d'humour nombre d'anecdotes amusantes ou dramatiques, dont le rapport avec la pièce visitée n'est pas toujours d'une évidence absolue... Il n'est bien sûr pas question d'énumérer les thèmes chapitre par chapitre. Je voudrais pourtant signaler quelques sujets qui m'ont particulièrement intéressée, étonnée ou troublée. La vie des domestiques dans l'Angleterre du XVIIIe et du XIXe siècle est particulièrement révoltante. Évidemment, on sait déjà qu'ils étaient mal payés, qu'ils n'avaient à peu près pas de congés et qu'ils trimaient du soir au matin. J'avoue que, pour ma part, je ne m'étais jamais attardée sur quantité de détails pratiques qui faisaient de la vie de ces serviteurs un enfer. Ce sont aussi les détails pratiques qui rendent si intéressant un chapitre qui ne traite pas d'une pièce. Intitulé « le tableau électrique », il raconte l'histoire de l'arrivée de l'électricité dans les rues et dans les maisons, mais il s'attarde aussi sur la vie d'avant, celle qui se déroulait à la faible lueur des chandelles ou bougies, ou à la pauvre lumière de lampes puantes ; il faut aussi imaginer les dangers que de tels moyens d'éclairage représentent. Ailleurs, l'auteur laisse libre court à son ironie pour nous raconter que les mariages entre riches héritières américaines et rejetons d'une prestigieuse, mais impécunieuse, noblesse anglaise étaient devenus fréquents à la fin du XIXe et même au début du XXe siècle. Ajoutons que j'ai terminé ce livre allongée dans mon lit, en mesurant sans doute pour la première fois son grand confort et en réalisant les incroyables progrès techniques qu'il a subis…
Comme dans L'Été où tout arriva que j'avais bien aimé aussi, Bill Bryson retient son lecteur grâce à une multitude d'anecdotes qui touchent la plupart de temps, dans le cas de ce livre, à la vie quotidienne, à l'histoire de l'habitat, de l'habillement, etc. Il prend, avec d'autres, le contrepied des thèses de Philippe Ariès sur la façon dont on considérait les enfants sous l'Ancien Régime, et il cite à plusieurs reprises un auteur dont j'avais adoré les livres lus à leur sortie (soupir) : Daniel Boorstin qui a publié chez Seghers en 1986 Les Découvreurs et Les Créateurs en 1994, dont certains sujets rejoignent ou recoupent ceux de Bill Bryson. Encore une fois, un gros bouquin suffisamment bien construit pour pouvoir se lire facilement et parallèlement à autre chose, sans en perdre le fil. Une chose est sûre : personne, après avoir lu ce livre, ne peut plus dire : « C'était mieux avant » !
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Streala
  30 janvier 2019
Encore une somme du pétulant Bill Bryson.
En parcourant les pièces de son antique maison en Angleterre ,l intarissable Bill nous parle de tout ce qui a rapport avec l économie domestique
Intéressant chapitres sur les « gens de maison » serviteurs travaillant souvent plus de 12 heures par jour ‘(monter les brocs d eau chaude sur plusieurs étages à pied pour le baignoire des maîtres pour les redescendre ensuite (inutile de dire qu ils n avaient nul besoin de fréquenter une salle de sport ou de faire du jogging en fin de journeé!) levés à l aurore ,couchés tard après avoir nettoyé la cuisine ,la salle à manger etc .;;certains maîtres ne levaient même pas le petit doigt pour étaler la pâte centrifuge sur la brosse
Un esclavage qui ne disait pas son nom ,ils n étaient certes pas battus mais humiliés ,oui,violés parfois ,méprisés toujours .(payés chichement tout de même :des « gages »)
Autre chapitre parmi d'autres sur le clergé de campagne ,les maisons les plus grandes et les plus folles ... le tout dans la perfide Albion
Pour les amateurs de la brit astmosphère et culture
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chriskorchi
  08 septembre 2014
C'est le titre qui m'a tout d'abord attiré, c'est bien tentant d'apprendre l'histoire du monde en restant chez soi. Puis, j'ai aimé le style, la manière qu'à l'auteur complètement loufoque de nous faire partager l'étendue de son savoir dans divers domaines. C'est totalement décalé, inattendu et ça me plaît.
Une bien sympathique manière de revisiter l'Histoire la grande et les petites histoires des inventions qui apparaissent souvent sur un malentendu. L'auteur a de sérieux talents de conteurs et de vulgarisateur, avec lui on est pas obligé de garder le dictionnaire à coté, il sait comment captiver avec des mots simples.
Au risque d'en offusquer certains je n'avais jamais rien lu de cet auteur et je vais me rattraper tant ce livre m'a enchantée.
VERDICT
Vous voulez en apprendre plus sur les inventions de notre siècle sans trop d'effort ? Alors, précipitez vous dans la plus proche librairie et achetez ce livre rafraîchissant.
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volubilae
  09 février 2017
Ayant lu et adoré « Promenons-nous dans les bois » et « Nos voisins du dessous » du même auteur, je n'ai pas hésité à entamer ce livre malgré son épaisseur.
C'est une histoire de l'évolution des pièces qui constituent nos maisons, nos lieux d'habitations , mais aussi l'histoire de leur fonctions, du personnel qui y a évolué, des habitants, des matériaux de construction et fabrication, de l'architecture, des meubles et objets, de l'évolution de l'industrie pour notre confort quotidien (électricité, frigidaire, …). Les sujets sont passionnants et abordé avec le filtre du monde anglo-saxon principalement (bien que nos histoires se recoupent évidemment) ainsi que par le regard humoristique et sarcastique typique de l'auteur.
A deux doigts du quatre étoiles, le trois étoiles est dû au fait que cet ouvrage manque un peu rigueur dans la construction, le sujet étant très (trop) vaste pour un si petit ouvrage malgré son épaisseur, Bill Bryson a coupé ci et là arbitrairement, il a fait des choix quoi.
Maintenant c'est un ouvrage très riche et beaucoup de l'évolution de ce que l'on croit stable et acquis depuis longtemps (notre mobilier, notre espace vital, les règles sociales, … ) est pour le moins surprenant.
Aux petits et grands curieux du monde : Allez-y sans hésiter
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critiques presse (2)
LeSoir   15 juillet 2014
«Une histoire du monde sans sortir de chez moi», de Bill Bryson, est une encyclopédie vivante.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Bibliobs   26 juin 2014
De l'office au grenier, du couloir au cellier, ce récit de voyage en chambre est un petit régal.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
volubilaevolubilae   02 février 2017
Être humilié avec désinvolture faisait partie de la vie des domestiques. Il arrivait notamment qu'on les oblige à changer de patronyme pour que, par exemple, le deuxième valet de la maison s'appelle toujours Johnson. Cela épargnait à la famille l’ennui d'avoir à apprendre un nouveau nom chaque fois qu'un employé prenait sa retraite ou tombait sous les roues d'une voiture. Le problème du majordome était particulièrement délicat. Il était censé avoir le maintien et le comportement d'un gentleman, et s'habiller en conséquence, mais on exigeait souvent de lui qu'il commette une maladresse vestimentaire intentionnelle, par exemple qu'il porte un pantalon non assorti à la veste, afin que son infériorité saute immédiatement aux yeux.
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grandcaffegrandcaffe   16 septembre 2014
Rien peut-être, n'illustre mieux la distance qui nous sépare du passé que l'inefficacité ahurissante des traitements d'autrefois-sans compter que beaucoup étaient bigrement déplaisants. Comme les médecins étaient complètement perdus face à la plupart des maladies, leur remède étaient souvent pire que le mal. Par bien des aspects, les gens qui avaient le plus de chance étaient ceux qui souffraient chez eux et guérissaient sans intervention médicale.
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Cigale17Cigale17   01 juillet 2019
Afin que les pauvres ne vissent jamais leur paresse récompensée, on s'arrangea pour que les nouvelles workhouses fussent le plus strictes et le plus sinistres possible. On sépara les maris de leurs femmes, les enfants de leurs parents. Certaines maisons obligeaient leur pensionnaires à porter des uniformes semblables à ceux des prisonniers. La nourriture y était mauvaise à dessin. (« En aucun cas le régime alimentaire ne doit surpasser ni égaler l'ordinaire des classes laborieuses du voisinage », avait décrété la commission.) Il y était interdit de parler au réfectoire ou pendant le travail. Tout espoir de bonheur y était impitoyablement étouffé dans l’œuf. (p. 550)
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volubilaevolubilae   02 février 2017
Au cours de l'histoire, celles-ci {les toilettes} n'ont pas toujours été des lieux privés, tant s'en faut. Les Romains, en particulier, combinaient volontiers évacuation et conversation. Leurs latrines publiques comportaient d'ordinaire une vingtaine de sièges très proches les uns des autres, et ils les utilisaient avec aussi peu d'embarras que nous autres prenons le bus.
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luocineluocine   19 juillet 2014
De toutes façon, le christianisme a toujours été curieusement mal à l'aise avec la propreté, et la tradition a très tôt assimilé sainteté et saleté. Quand Saint Thomas Becket rendit l'âme en 1170, ceux qui firent sa toilette notèrent en termes approbateurs que ses sous-vêtements «grouillaient de vermine». Au Moyen Age, faire le vœu de ne jamais se laver était un moyen quasi infaillible de s'assurer une gloire éternelle . Beaucoup de gens, par exemple, faisaient à pied le pèlerinage d'Angleterre en Terre sainte, mais un certain moine Godric, qui l'effectua sans se débarbouiller une seule fois, ne pouvait que devenir saint Godric- c'était couru d'avance.
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Videos de Bill Bryson (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bill Bryson
Bande annonce du film RANDONNEURS AMATEURS (A Walk in the Woods), adaptation du livre de Bill Bryson.
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