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EAN : 9781401258023
176 pages
Éditeur : DC Comics (12/01/2016)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
When his newest business associate is murdered on the doorstep of Wayne Manor, Bruce Wayne finds himself at the center of the GCPD’s investigation. Batman’s own detective work uncovers a much more devious plot: a city-wide conspiracy involving corrupt politicians, rival gangs and a deadly designer drug known as Icarus flooding Gotham’s streets.

But a personal stake has Detective Harvey Bullock coming hard after the man he believes to be behind the da... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  10 octobre 2016
Ce tome fait suite à Gothtopia (épisodes 25 à 29) qu'il n'est pas indispensable d'avoir lu avant. Il contient les épisodes 30 à 34, ainsi que le numéro annuel 3, initialement parus en 2014, coécrits par Brian Buccellato et Francis Manapul. Manapul a dessiné les épisodes 30 à 34, avec une mise en couleurs de Buccellato. le numéro annuel a été dessiné par Werther Dell'edera, Jorge Fornes, Scott Hepburn, avec une mise en couleurs de Lee Loughridge.
Deux nouvelles citoyennes viennent de s'installer à Gotham : Elena Aguila (une femme qui milite pour l'amélioration des conditions de vie des plus démunis), et sa fille Annie (championne de motocross à 18 ans). Elles contemplent l'océan depuis une jetée. Par la suite, Elena Aguilla convainc Bruce Wayne d'investir des centaines de millions de dollars dans la réhabilitation d'un quartier défavorisé. Annie Aguila gagne un championnat de cross en indoor à Gotham.
À Gotham, la drogue Icarus est de nouveau disponible, après avoir disparu pendant plusieurs années. Jonny Loman est le frère de Mister Squid et il aimerait bien mettre la main sur un stock d'Icarus. Son frère estime que Jonny n'est pas très compétent, ni à la hauteur de ses ambitions. Holter (le chef de gang qui approvisionne le marché) n'apprécie pas trop que Jonny ait essayé de le doubler. Harvey Bullock se souvient qu'il a perdu son partenaire lors de l'apparition d'Icarus. L'inspectrice Nancy Yip serait prête à faire équipe avec Bullock.
A priori, le lecteur apprécie de voir arriver le duo de créateurs Buccellato & Manapul sur la série Detective Comics, reconnus pour leur solide travail sur la série Flash, et pour leur approche visuelle soignée. Effectivement, c'est ce qui frappe d'abord le lecteur. Cela commence dès la couverture avec une déclaration brutale par l'utilisation d'un jaune aussi pétant que franc. La première page est très sympathique avec Elena Aguila donnant à manger aux mouettes sur la jetée (sauf que la hauteur de la jetée ne correspond pas à la réalité). le lecteur est impressionné par la mise en couleurs qui porte une bonne partie du dessin. En bonus, le lecteur découvre 3 pages de crayonnés qui attestent d'une construction assez légère au crayon, qui va être plus détaillée par l'application d'aplats de noir, et d'encre délayée apportant des formes dans les contours, donnant du volume et du relief à chaque surface. Il comprend que le metteur en couleurs intervient par la suite pour compléter ces dessins déjà fort texturés et ombrés.
Les pages 2 & 3 sont occupées par un dessin unique montrant Batman en train de prendre appui sur une gargouille d'un bâtiment de Gotham, tout en poursuivant son mouvement au bout d'un filin. le lecteur est sous le choc de la position dominante de Batman. Tout du long de ces épisodes, il sera tenté de jouer au jeu des influences de Manapul & Buccellato, allant de Jim Lee à Tim Sale, en passant par l'ombre de Frank Miller. Pour autant, ce tandem conserve sa propre personnalité. C'est visible dès les 2 pages suivantes, où Buccellato réalise des compositions chromatiques assez risquées, avec des couleurs pastel dans les tons roses, qui fonctionnent très bien.
Tout du long de ces 5 épisodes, le lecteur prend grand plaisir à découvrir des images pleine page saisissantes, comme un individu plongé dans un immense aquarium où le guette une pieuvre géante, Annie Aguila assise sur la jetée au lever du soleil avec Batman juste derrière elle, ou encore Batman au milieu d'un groupe de porte-flingues le tenant en joue. Parfois, l'artiste se laisse entraîner par sa fougue et le résultat est un peu forcé telle Annie Aguila s'arrêtant en dérapage contrôlé aux pieds de sa mère et Bruce Wayne parlant affaire. le savoir-faire de l'artiste ne se limite pas aux beaux dessins frappant l'imagination. Il réalise également des compositions de page saisissantes. Ainsi dans le deuxième épisode, Batman se retrouve enfermé dans un conteneur maritime, dans le noir. Il allume une capsule éclairante qui révèle le visage d'un tigre, dans une mise en scène à couper le souffle.
Dans le premier épisode, un individu s'injecte une dose d'Icarus ce qui a pour effet qu'il se consume de l'intérieur, avec un effet horrible très bien réussi. Lors des apparitions de Batman, le lecteur peut aussi détecter l'influence de David Mazzuchelli (ou un hommage qui lui est rendu) dans la manière l'artiste joue avec l'ombre et l'éclairage pour plonger Batman dans la pénombre. Globalement Francis Manapul sait conserver la part de ténèbres de Batman, lui donner cet aspect brutal et rentre dedans initié par David Finch dans la série, avec une bonne densité d'informations visuelles.
Le lecteur se laisse donc entraîner dans une narration visuelle personnelle, percutante, et recelant des nuances inattendues. Il découvre l'intrigue du point de vue de Batman (& Bruce Wayne), ainsi que du point de vue d'Harvey Bullock, avec quelques scènes complémentaires montrant les trafiquants et revendeurs de drogue essayant de se doubler et d'éviter de se faire doubler. Dès la première page, le lecteur se demande comment les coscénaristes vont réussir à gérer de manière originale un nouveau personnage féminin (Elena Aguila). En effet dès que Bruce Wayne commence à lui prêter attention, le lecteur aguerri sait qu'il s'agit d'un personnage en sursis, aux choix comme otage, ou comme amour passager et dramatique de Wayne. Les auteurs réussissent à surprendre le lecteur avec l'évolution d'Elena Aguila, tout en le laissant sur sa faim, légèrement frustré de ne pas pouvoir en apprendre plus sur elle. En effet il y a finalement très peu de pages consacrées à développer sa personnalité, ou ses motivations. Il en va de même pour sa fille.
De la même manière, Jonny Loman semble un personnage prometteur, avec son côté un peu imposteur, sa relation avec son frère beaucoup plus professionnel. Là encore, les auteurs restent à la surface des choses, sans en tirer la substantifique moelle. Ils consacrent plus de temps à Harvey Bullock, à la fois pour son histoire personnelle (la mort de son premier partenaire), ses préoccupations du moment (les rebuffades vis-à-vis des avances de Nancy Yip, le message de sa mère sur son répondeur, s'inquiétant de sa santé), et sa relation tumultueuse et conflictuelle avec Batman (certainement l'aspect le mieux rendu). le lecteur ne peut qu'espérer qu'ils continueront dans cette direction dans le prochain tome.
Le lecteur se rabat donc sur l'intrigue proprement dite comme intérêt principal de la lecture. Les coscénaristes ont imaginé une enquête bien retorse dans laquelle Batman et Bullock progressent chacun de leur côté, des fois se croisant, des fois se ratant de peu. Étrangement plusieurs fils narratifs semblent prometteurs, mais débouchent sur pas grand-chose. L'attitude d'Annie Aguila se révèle très étrange au point d'en devenir peu crédible, en particulier son absence à l'enterrement d'un parent proche. La rivalité entre les frères Loman et le gang d'Holter ne sert qu'à intégrer à intervalle régulier un peu d'action. Finalement seule la révélation sur le secret de fabrication d'Icarus s'avère original et surprenant.
Au bout de ces 5 épisodes, le lecteur se dit qu'il a passé un bon moment grâce aux visuels du récit, au travail personnel de Manapul & Buccellato, pétri de références décelables, sans jamais tomber dans le travers du copiage ou du plagiat. Il y a un vrai plaisir de lecture à voir Batman bénéficier ainsi d'une approche graphique soignée. Il se dit également qu'il a rencontré des personnages sympathiques qui gagneraient à être plus développé, pour ne pas rester à l'état de simple dispositif narratif, et que l'intrigue bien construite au début ne délivre pas autant de surprises et d'action qu'elle promettait. 3 étoiles pour un récit accrocheur, mais qui ne réalise pas son potentiel.
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- Annual 3 – Matches Malone s'apprête à casser la gueule de Julian Day dans les toilettes d'un bar. Les bâtards de Blackgate s'apprêtent à s'approprier une cargaison d'Icarus, laissant Dante (un ex-junkie) la surveiller. Peu de temps auparavant, Julian Day décroche un uppercut à l'estomac à Julian Loman pour lui apprendre à vivre. Peu de temps auparavant, Dante essaye de convaincre Annie Aguila de l'accompagner à la Nouvelle Orléans en laissant sa mère Elena à Gotham (et contre son avis). Ailleurs Batman attaque un groupe de Bâtards de Blackgate et reçoit l'aide d'un jeune adolescent.
Il faut un peu de temps au lecteur pour situer ces événements par rapport à ceux de l'histoire principale. Une fois qu'il a compris le principe, il éprouve quelques difficultés à s'impliquer pour une histoire dérivée de celle dans laquelle il n'a pas réussi à s'impliquer. Les coscénaristes ont imbriqué plusieurs fils entre eux, de manière astucieuse, dont certains déclenchent l'empathie du lecteur (la situation du jeune adolescent) et d'autres font écho au manque d'épaisseur de certains personnages (Annie Aguila, toujours prometteuse, en vain). Les artistes réalisent un travail compétent, avec quelques beaux visuels comme le dépôt de sel de Gotham, sans réussir à déclencher l'enthousiasme du lecteur.
Le tout se lit avec plaisir, mais sans laisser de trace une fois fini. 3 étoiles pour un récit secondaire bien ficelé, sans prétention, avec quelques moments savoureux.
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critiques presse (1)
ActuaBD   26 juin 2019
Un nouvel opus calibré et rayonnant dont la qualité graphique voyage clairement entre du haut niveau et de l'approximatif.
Lire la critique sur le site : ActuaBD

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