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EAN : 978B084ZWHY2F
308 pages
Éditeur : Gallimard (12/03/2020)

Note moyenne : 4.3/5 (sur 5 notes)
Résumé :
« À déambuler quotidiennement avec ma chapka et mon sceptre, je deviendrai bientôt l'original de Malakoff, celui dont on prend soin de préciser qu'il n'est pas méchant. D'ici quelques semaines, les riverains se mettront à colporter de petites rumeurs à mon sujet : paraît qu'il vit dans les combles du centre d'art, paraît qu'il s'imagine en Russie, paraît qu'il se prend pour un personnage de roman. »

En résidence de création à Malakoff, Gregory Buchert... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
fanfanouche24
  23 juillet 2020
Un véritable OLNI…dans le sens le plus flatteur qui soit… [ Objet littéraire non identifié !!]
En tout premier chef… un immense Merci à l'ami , aleatoire, qui m'a fait connaître l'existence de ce premier roman pour enrichir une de mes listes,
« Des écrivains parlent d'art »… Enthousiaste je me me suis empressée de l'acquérir, en sachant que cette publication fait partie de « ces malchanceux » publiés au moment du confinement…Alors tentons de réparer un peu de ces circonstances défavorables…
« Tout a commencé l'année de mes seize ans, en découvrant une monographie dédiée à l'un des plus grands pastellistes du XXe siècle qui avait à Malakoff son atelier, et l'a peut-être encore. de lectures en relectures, l'ouvrage a rapidement fait office de drogue douce pour l'ado que j'étais, notamment par ce que ce nom, Malakoff, jamais vu ailleurs et dès l'abord si pittoresque à mes yeux, ce nom qui revenait à chaque page, m'inspirait toutes sortes de rêveries géographiques au réveil desquelles j'étais systématiquement perdu- parachuté quelque part sur le plateau central de Russie. J'avais beau pressentir que la commune se trouvait en France, je la soupçonnais de contenir un ailleurs plus vaste, plus romanesque. » (p. 15)
Une sorte de carnet de bord –jeu de piste de cet artiste plasticien qui se plonge dans la ville d'un des artistes qui l'ont marqué : Sam Szafran ; entre histoire de la cité, origines historiques de l'appellation de la ville renvoyant à la guerre de Crimée, évocations d'autres artistes, digressions diverses, souvenirs familiaux… ses lectures, ses transformations intérieures au fil de sa résidence temporaire au centre d'art, une sorte d'esprit d'autodérision, de malice et de fantaisie ; je ne peux résister à la transcription du passage suivant, donnant le ton ; un ton sympathique, foutraque où notre jeune artiste plasticien ne se prend surtout pas au sérieux :
« Puisque les fous sont depuis longtemps cachés derrière des murs, on peut penser que si tant de municipalités invitent aujourd'hui des artistes à intervenir sur leur territoire, c'est parce qu'elles ont un besoin inconscient de remplacer l'idiot du village- fonction essentielle à toute communauté. Je suis notamment rémunéré pour ça, promener l'excentricité de mon costume dans Malakoff. » (p. 76)
Une des obsessions de notre écrivain en résidence, est de débusquer Sam Szafran, dans un de ses lieux familiers, au sein de MalakoffGrégory Buchert espionne les endroits où il pourrait croiser et rencontrer le pastelliste, Sam Szafran
On espère, on attend avec impatience… et puis finalement , il nous suffit que le fil conducteur et rassembleur soit cet artiste original , en dehors des courants et des modes… pour sentir une vraie présence… Entraînés que nous sommes dans le carnet de bord de "Grégory B." autour de Sam Szafran , où se déploient mille détails du parcours, des élucubrations, rêveries, souvenirs d'enfance, questionnements sur l'art, la littérature, les lieux où l'on vit, etc. de notre jeune artiste ! Et bien sûr cette admiration pour ce créateur, taiseux, prolifique dans ses oeuvres picturales mystérieuses et poétiques... ayant représenté un vrai déclic chez le jeune Grégory ! Une belle preuve de reconnaissance que ce premier texte... !

« Malakoff, lundi 11 avril 2016
Cher Sam,
(...) Pour ma part, je ne vous demande pas audience, cher Sam. A quoi bon ? puisque vous n'êtes pour moi qu'un personnage de fiction (ne voyez aucune offense dans ce "vous n'êtes que"), un nom ailé et mélodieux qui n'a besoin d'aucune incarnation pour vivre sa vie. Je me doute qu'en vous rencontrant je ne trouverai pas, du moins pas tout à fait, le Sam Szafran auquel je pense, pas plus d'ailleurs que je n'ai trouvé la Russie en arrivant à Malakoff. Non, ce dont je rêve c'est de voir votre atelier, furtivement, c'est tout. Robinson Crusoé n'existe pas lui non plus, mais son île oui, elle se trouve dans l'archipel de Juan Fernandez au large de Valparaiso. Eh bien disons que cette île, c'est un peu votre atelier, et cette lettre, une demande d'autorisation de survol. Mais là encore je ne me fais guère d'illusions- je reprends cette fois les mots de Jean Clair: l'atelier a été son premier et son dernier refuge, le locus solus précaire où nul n'est admis à pénétrer s'il n'est un ami, et d'autant plus inexpugnable qu'avant d'être une possession matérielle, il est devenu une clôture spirituelle. » (p. 134)

Un roman-carnet de bord dense , insolite, et rempli à ras-bord…comme une sorte de « cabinet de curiosités »… ou tel un chapeau de magicien… d'où surgissent les « choses » les plus hétéroclites.. Ce qui doit expliquer ma lecture différente, faite en plusieurs temps, avec une autre lecture en parallèle…comme une lecture-promenade buissonnière…comme lorsque qu'on déambule dans un musée, une exposition, où l'on s'arrête, on revient en arrière…on regarde à nouveau un détail, une oeuvre inconnue, surprenante…on rêve, on réfléchit, on s'évade dans mille directions...
Bravo et un grand Merci à l'auteur pour ce temps de lecture…si différent, rendant un hommage aussi insolite que communicatif…à Sam Szafran. Notre écrivain-plasticien ira, hormis ses trois mois à Malakoff, à la Fondation Gianadda,[ où Szafran a un espace qui lui est réservé] pour achever son immersion !
…Cela ravive mon envie de très longue date d'aller visiter cette Fondation, à Martigny [Suisse ]
***Sans omettre un remerciement supplémentaire à l'ami, « aleatoire » qui m'a signalé ce premier roman… je lui en sais largement gré, car sa lecture a été un vrai réjouissement , ayant nourri joyeusement ma double passion pour la littérature et l'Art… !!... Et ce pastelliste , Szafran était en bonne place dans mon petit musée personnel !!
[ le 23 juillet 2020-@Soazic boucard @ ]

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***voir liens vers l'artiste, Sam Szafran
https://www.connaissancedesarts.com/peinture-et-sculpture/quand-sam-szafran-nous-ouvrait-son-atelier-111069/
https://www.gianadda.ch/240_espaces/247_pavillon_szafran/
http://www.domaine-chaumont.fr/fr/centre-d-arts-et-de-nature/archives/saison-d-art-2017/sam-szafran

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YANCOU
  31 août 2020
J'ai été fasciné, intéressé, amusé aussi, par ce récit véritablement oblomovien, qui tend du journal mélancolique et foutraque à la Vila-Matas mais qui rappelle aussi parfois l'esprit et les tournures de génie d'un Toussaint, c'est dire (que cela ne vous dira rien si vous n'avez jamais lu ni Vila-Matas ni Toussaint). Récit d'une résidence d'artiste, enquête (ratée) sur un aquarelliste (Szafran, celui-là même dont une oeuvre orne un livre de W.G.Sebald Les Émigrants ; si ça vous donne pas envie ça!), crise de la créativité et créativité de la crise, voyage à la fondation Gianadda à Martigny qui en prend plein la poire (bien fait), etc. ce ne sont que quelques perles thématiques de ce livre qui en recèle de quoi faire un beau et long collier. Une révélation pour qui aime l'errance et les livres et le temps qui passe.
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Anso218
  26 juillet 2020
Après @Sigma, de @Juila Deck, voici un second livre qui me parle (d'art contemporain )
J'ai passé un très bon moment avec le héros, le suivant dans ses hésitations, ses coïncidences, ses surprises.
Un Grégory qui pourrait être très vite agaçant, mais qui se contente de frôler les limites.
Un écrivain raté, mais un artiste réussi. J'ai particulièrement aimé sa description du Musée, et de sa résidence d'auteur. Qui n'a jamais rêvé de déambuler dans un musée la nuit ?
Sa recherche d'un Malakoff, ses hasards qui tombent si bien : l'artiste qu'il a tant aimé, les villes d emalakoff....
Raremtn personnage ne tombe aussi mal et ne s'en tire aussi bien, avec il faut le dire, l'immense bienveillance de sgens qui l'entourent.
Un grand coup de coeur
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
aleatoirealeatoire   29 juillet 2020
Dehors s'était mis à flotter un étrange crachin qui n'arrivait pas à trouver la direction du sol. Il fallait que je retourne au "Merzbau" (𝒄'𝒆𝒔𝒕 𝒂𝒊𝒏𝒔𝒊 𝒒𝒖𝒆 𝒍'𝒂𝒖𝒕𝒆𝒖𝒓 𝒏𝒐𝒎𝒎𝒆 𝒍'𝒂𝒑𝒑𝒂𝒓𝒕𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒖𝒏 𝒑𝒆𝒖 𝒇𝒐𝒖𝒕𝒓𝒂𝒒𝒖𝒆 𝒅𝒆 𝒔𝒂 𝒎𝒆̀𝒓𝒆, 𝒆𝒏 𝒓𝒆́𝒇𝒆́𝒓𝒆𝒏𝒄𝒆 𝒂̀ 𝒍'𝒐𝒆𝒖𝒗𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝑲𝒖𝒓𝒕 𝑺𝒄𝒉𝒘𝒊𝒕𝒕𝒆𝒓𝒔) boucler mes bagages. J'ai replié le sac sur les contours du livre, rabattu les ailerons de ma chapka, et agrippé le bâton qui a rendu un tintement minéral en cognant le pavé. J'ai mis vingt minutes à rentrer, bifurquant ici ou là dans des ruelles imprévues pour essayer de me surprendre, tentatives perdues d'avance puisque en déambulant dans Hawenau, c'est à l'intérieur de moi-même que je marche. Mes trajets ici ressemblent à de longues anamnèses, j'avance de déjà-vu en déjà-vu, de sorte que le présent ne trouve jamais sa place, et que tout ce que je pense ou entreprends n'est que le reflet démultiplié d'une existence révolue. Voilà sans doute pourquoi cette ville, la seule où je me sente vraiment chez moi, est aussi la seule où je suis sûr de ne pouvoir vivre.[...]

Tout à l'heure en observant la région par la fenêtre du train, m'est revenu ce vers de T.S. Eliot placé en exergue d'un livre que je n'ai jamais pris la peine d'approfondir, sa première page suffisant amplement à mon bonheur: Le chez-soi, c'est l'endroit d'où l'on part.
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aleatoirealeatoire   08 août 2020
Szafran me suivait du regard en fumant sa cigarette. Un mètre avant de toucher au but, j'ai marqué une courte pause pour éprouver le poids de l'instant : tu vas maintenant retourner le gant, ai-je pensé, et habiter cette Arcadie qui t'a elle-même si longtemps habité, plus encore que l'île de Robinson Crusoé, que la forêt du Baron perché ou le Mezbrau de Kurt Schwitters.[...]

Là se trouvaient les oeuvres en cours, exécutées sur des papiers rares maintenus à plat par une étrange collection de fers à repasser. Autour, les outils, les mémentos et les rebuts dégringolaient des tables jusqu'au centre de la pièce, où trônaient plusieurs rangées de pastels secs supportées par de fins tréteaux. Cet aménagement aux allures d'embarcadère, qui enjambait sur cinq ou six mètres le capharnaüm de l'atelier, déclinait un répertoire de couleurs comptant - selon Szafran - plus de mille huit cents tons. Résultat de l'incessante manipulation des pigments, une poussière veloutée aux nuances kaki s'accumulait au pied de la structure, et permettait de reconstituer sans peine les déplacements du peintre en suivant les traces déposées par ses semelles sales.
L'un des parcours ainsi ébauchés parvenait au seuil d'un grand escalier hélicoïdal, dissocié du bâti et placé là en guise de modèle.[...]

Szafran a posé une main sur mon épaule pour me raccompagner, avec la compassion qu'éprouve le shérif à l'égard du bandit en fin de cavale. En route vers la sortie, j'ai pu apprécier le paysage une dernière fois : nature et culture, alcools et tabac. Devant la masse d'images simultanément mises en chantier, j'ai pressenti le cauchemar de travail qui enchaîne le peintre. Son entêtement à polir depuis si longtemps la même poignée de motifs, l'extrême lenteur qu'il manifeste à la tâche - bousier minuscule au milieu d'une forêt immense - le condamnent à maintenir son effort sans la moindre inflexion, et de plus en plus drastiquement à mesure que l'âge avance. Pourtant, si l'impossible conclusion de son oeuvre provoque en lui un tel sentiment d'urgence, elle est aussi une façon de ralentir le temps, de le capturer en le faisant tourner en rond à l'intérieur d'une besogne infinie. Ainsi, frôlant une aquarelle d'escalier en colimaçon, j'ai compris que cette structure qui préoccupe tant le peintre pouvait aussi être perçue comme le goulet d'étranglement d'un sablier.
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fanfanouche24fanfanouche24   14 juillet 2020
cf- Verticales éditeur

[MALAKOFF
Grégory Buchert
Verticales Roman ---12 mars 2020 ]

"Prévenu de l'opportunité d'une résidence à Malakoff (92) par un collectionneur influent - natif comme lui de Haguenau en Alsace -, le trentenaire Gregory Buchert, plasticien en mal d'inspiration, va tenter sa chance. Devant le jury, il explique combien l'exotisme slave du nom « Malakoff » l'avait subjugué dès son enfance provinciale et que, étant tombé, adolescent, sur un catalogue du peintre Sam Szafran, oeuvrant à Malakoff, il se proposait de visiter cette ville russe limitrophe de Paris et de rencontrer ce grand maître du pastel. Le jury, tombé sous le charme d'un exposé déroutant de sincérité, tout en ignorant l'existence dudit Szafran, retient sa candidature. Sitôt quitté un petit boulot de gardien d'exposition à Lille, Gregory s'installe pour trois mois dans le centre d'art. Quant à son projet, on s'aperçoit qu'il est déjà en cours : tenir le journal de son errance suburbaine. Au fil d'un voyage souvent rétrospectif, revenant sur les traces de cette ville réelle et fantasmée, il devra se contenter d'une fresque en trompe-l'oeil de la fameuse « tour de Malakoff » - en hommage au siège de Sébastopol de 1856 -, peinte sur la façade d'un petit hôtel. Quant à Sam Szafran, le prétexte initial de son séjour, il s'avère d'une approche délicate, malgré maintes tentatives du jeune admirateur pour visiter son atelier, qu'il n'aura jamais vu qu'en photo dans le catalogue d'une fondation suisse où il ira poursuivre son enquête déceptive. Mais ces demi-échecs à répétition, loin de décourager Gregory, lui fournissent la matière d'une esthétique du rapprochement hasardeux et de la pensée magique, dont nous suivons par le menu les drolatiques mésaventures dans son carnet parsemé d'images et documents glanés in situ. "
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fanfanouche24fanfanouche24   23 juillet 2020
Malakoff, lundi 11 avril 2016
Cher Sam,

(...) Pour ma part, je ne vous demande pas audience, cher Sam. A quoi bon ? puisque vous n'êtes pour moi qu'un personnage de fiction (ne voyez aucune offense dans ce "vous n'êtes que"), un nom ailé et mélodieux qui n'a besoin d'aucune incarnation pour vivre sa vie. Je me doute qu'en vous rencontrant je ne trouverai pas, du moins pas tout à fait, le Sam Szafran auquel je pense, pas plus d'ailleurs que je n'ai trouvé la Russie en arrivant à Malakoff. Non, ce dont je rêve c'est de voir votre atelier, furtivement, c'est tout. Robinson Crusoé n'existe pas lui non plus, mais son île oui, elle se trouve dans l'archipel de Juan fernandez au large de Valparaiso. Eh bien disons que cette île, c'est un peu votre atelier, et cette lettre, une demande d'autorisation de survol. Mais là encore je ne me fais guère d'illusions- je reprends cette fois les mots de Jean Clair: l'atelier a été son premier et son dernier refuge, le locus solus précaire où nul n'est admis à pénétrer s'il n'est un ami, et d'autant plus inexpugnable qu'avant d'être une possession matérielle, il est devenu une clôture spirituelle. (p. 134)
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fanfanouche24fanfanouche24   16 juillet 2020
Entre le monde et lui, Schweitzer [Le libraire ] a patiemment érigé des digues de papier dont l'épaisseur atténue la clarté du jour et ouate les sons du monde extérieur. Sa boutique est envahie par des piles de livres qui s'enracinent dans les fentes du parquet, s'appuient sur le dos des présentoirs et s'élèvent ensuite vers le plafond, selon un processus qui évoque la sédimentation des stalagmites. Et tout ça paraît s'épanouir en liberté, à la lumière de quelques néons poussiéreux, indépendamment des humains en général. Comme si les nombreux invendus, en se décomposant avec le temps, produisaient ici un humus à la surface duquel germent de nouveaux livres que personne n'a eu besoin d'écrire pour qu'ils existent. (p. 54)
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