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ISBN : 2253010170
Éditeur : Le Livre de Poche (01/03/1992)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 97 notes)
Résumé :
Au mois d'avril 1852, soixante jeunes filles appartenant aux meilleures familles mandchoues sont convoquées au palais de l'empereur de Chine, Hsien Feng, afin qu'il choisisse ses épouses. Seule sera impératrice celle qui lui aura donné un fils, aussi ne suffit-il pas d'être élue, encore faut-il ne pas se laisser oublier…

Yehonala ne l'ignore pas. Elle a rusé pour se faire distinguer par l'empereur, mais se souviendra-t-il encore d'elle demain? Ambitie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
frandj
  06 mars 2015
J'ai lu ce livre au cours de mon enfance. Mais mon souvenir reste vivace. le sujet du roman est sérieux: il retrace la vie vraiment extraordinaire de Tzu-Hsi (Cixi) qui exerça la réalité du pouvoir en Chine de 1861 à sa mort (en 1908, c'est-à-dire seulement trois ans avant l'instauration de la République !); son titre était impératrice douairière. Pendant tout ce temps, les empereurs de la dynastie mandchoue étaient des marionnettes entre ses mains. L'auteur décrit la rapide montée en puissance de Tzu-Hsi parmi les concubines de la cour impériale, puis son accession au pouvoir suprême, ensuite les innombrables intrigues dans la Cité interdite, les luttes intestines pour le pouvoir, qui sont féroces, la politique conservatrice adoptée par Tzu-Hsi, les révoltes à l'intérieur de l'Empire, les démêlés avec les "diables étrangers" qui imposent au pays de terribles humiliations… Evoquer cette impératrice douairière, c'est raconter tout un pan de l'histoire de la Chine. En outre, Pearl Buck décrit avec minutie les us et coutumes de la cour impériale, ce qui fait également l'intérêt du livre.
C'est passionnant. le roman, qui ne se présente pas du tout comme un livre d'histoire, se lit très facilement. Il semble bien que Pearl Buck ait été scrupuleuse dans son respect de la vérité historique: pour moi, c'est très important. La seule réserve que je ferai, c'est que l'héroïne - si impitoyable et cruelle qu'elle ait été - est présentée sous un jour plutôt favorable par l'auteur. A son corps défendant, le lecteur se retrouve en empathie avec Tzu-Hsi: le mérite-t-elle ?
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Ladybug
  19 septembre 2014
Pearl Buck nous fait entrer dans le monde secret et fermé de la Cité Interdite. On est spectateur de la vie quotidienne dans ces palais et notamment dans le monde des concubines dont fait partie cette jeune femme ambitieuse, qui rêve d'occuper une situation élevée.
Elle va arriver à ses fins à force de manipulation et de manigance et se révéler une Impératrice cruelle et sans limite, aussi bien dans sa vie privée que dans la vie politique. Car on est également au coeur des intrigues politiques qui sont nombreuses à cette époque, le royaume faisant face à la fois à des troubles intérieurs et à des tentatives de colonisation.
J'ai trouvé passionnant d'avoir accès à la vie privée, culturelle, les secrets de cour, les petites mesquineries, les luttes de pouvoir, enfin tout ce qui se trame derrière les murs de cette Cité Interdite.
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MmeButterfly
  10 décembre 2014
En 1852, soixante jeunes filles des plus prestigieuses familles mandchoues sont convoquées au palais de l'empereur de Chine, afin qu'il choisisse ses futures épouses.
Seule sera impératrice celle qui lui aura donné un fils. Les autres resteront des concubines, plus ou moins délaissées.
Yehonala est encore jeune.
Très belle, elle est ambitieuse et intelligente et laisse le temps faire son oeuvre pour devenir la favorite de l'Empereur qu'elle n'aimera jamais. Elle lui donne un fils et devient donc Impératrice de Chine, sous le nom de Tzu-Hsi.
A la mort de l'Empereur encore jeune, Tzu-Hsi devient régente de son jeune fils. A ce titre, elle détient intégralement tous pouvoirs, gérant les dossiers politiques avec beaucoup de clairvoyance, d'intelligence et d'intérêt, mais pas sans orgueil parfois.
Cet orgueil, qui lui permet d'être forte en toutes circonstances, lui donne également une dureté qui la dessert.
Alors que j'avais lu "La Mère", qui décrit le quotidien miséreux d'une campagnarde et de ses enfants, à travers le roman "Impératrice de Chine", Pearl Buck recrée pour nous la Cité interdite dans son faste et sa beauté.
C'est un régal de détails, de luxe, de raffinement ; que ce soit relatif à l'aménagement des palais, aux bijoux de l'Impératrice ou pour tout ce qui concerne les jardins du palais, remplis de fleurs et de parfums.
Un beau dépaysement.
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hnida
  18 octobre 2013
La dernière impératrice de Chine était toute jeune quand elle a été invitée a se présenter avec une soixantaine d'autres jeunes filles devant l'empereur, qui cherchait de nouvelles concubines.
Elle fut choisie , surveillée de prés par les eunuques , isolée , sans amis …contrainte a tout un tas d'intrigues et d'aventures , pour finalement devenir Impératrice douairière ,s'ensuit une lutte acharné pour le pouvoir : ne reculant devant rien ; Elle en sort toujours victorieuse..
Ce roman a été inspiré de la biographie de Tzu-Hsi, impératrice mandchoue qui régna sur le dernier Empire de Chine, jusqu'en 1908, date de sa mort. …( le contexte historique ou évolua cette impératrice Hors norme : fin de la dynastie mandchou, guerres , révolte des boxers … )-Au début du récit l'auteur nous embarque dans l'intimité de cette femme d'exception , aussi belle que rusée et aussi courageuse que cruelle , femme très ambitieuse et douée d'une immense volonté ; oeuvrant pour un empire qu'elle voulait tout puissant …; puis Pearl Buck nous détache de l'héroïne pour nous ouvrir au monde extérieur ; de par les invasions étrangères qui menacent le pays, les rebelles chinois, les relations conflictuelles entre les ministres de l'impératrice … elle nous livre un tas de détails sur la vie dans la cité interdite que Tzu Hsi gouverna d'une main de fer , sur les fastes de la cour impériale et sur les problèmes politiques auxquels se sont trouvés confrontés les empereurs .
Ecrit dans un style très simple, une histoire passionnante et facile à lire.
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CaroGalmard
  29 mai 2017
Parce que les premiers grands émois littéraires sont inoubliables, comme un premier amour...
Pearl Buck était très présente dans les bibliothèques féminines de ma famille et je suis donc tombée dessus/dedans à plusieurs reprises. Ce volume est une merveille littéraire, mais aussi et surtout il nous ouvre les portes de la Cité Interdite et nous fait découvrir la mère du Dernier Empereur.
C'est fascinant, envoûtant, glaçant. La vie à la cour sans pitié. Version chinoise.
J'ai adoré et c'est un des rares livres que j'imagine relire un jour.
Je crains que cette auteure ne tombe un peu dans l'oubli. Hélas. D'où ma critique aujourd'hui pour entretenir sa notoriété.
Alors, faut-il le lire ? Oui un grand oui. Idéalement, prévoyez de regarder le Dernier Empereur de Bernardo Bertolucci juste après ; vous aurez ainsi les images et la suite historique de ce récit.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
nina2loinnina2loin   21 mars 2012
C'était au mois d'avril, à Pékin, le quatrième mois de l'année solaire 1852, soit le troisième mois de l'année lunaire de la deux cent huitième année de la dynastie mandchoue, la grande dynastie des Ch'ing. Le printemps se faisait attendre et les vents du nord, chargés de l'impalpable sable jaune du désert de Gobi, soufflaient sur les maisons comme en hiver. Le sable s'engouffrait dans les rues, s'envolait en tourbillons et s'infiltrait sous les portes et les fenêtres. Il s'accumulait dans les coins, s'amoncelait sur les tables et les chaises, ainsi que les plis des vêtements. Il séchait sur les joues des enfants en larmes et s'incrustait dans les rides des vieilles gens.
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hnidahnida   18 octobre 2013
Elle se retira et monta les quelques marches de son palais. Immobile, les gouttes d’eau tombant de sa robe sur le sol dallé, elle se laissa essuyer par ses dames d’honneur et rit de leurs doux reproches. « je n’ai jamais été aussi heureuse depuis mon enfance, leur dit elle. Je me rappelle maintenant que j’aimais alors courir sous la pluie.
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hnidahnida   18 octobre 2013
Le prince Kung la regardait de côté, toujours frappé par sa beauté puissante qu’éclairait un esprit plein de vivacité. Comment pourrait-il façonner ses qualités dans l’intérêt de la dynastie ? elle était trop jeune encore et hélas ! Toujours femme. Pourtant elle n’avait pas sa pareil.
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hnidahnida   18 octobre 2013
« De tous les dangers, le plus grand est de sous-estimer son ennemi. »
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Video de Pearl Buck (1) Voir plusAjouter une vidéo

André Bay
- André BAY : ses goûts, ses croyances, son livre "Des mouches et des hommes" ; sa carrière de directeur littéraire aux Editions STOCK et HACHETTE, son travail de directeur littéraire ; sa rencontre avec Pearl BUCK, sa découverte d'Anaïs NIN ; ses écrivains préférés ; ses traductions ; le rôle de l'éditeur et du directeur littéraire ; anecdote sur Isaac Bashevis SINGER et sur Roger...
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