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ISBN : 2253010170
Éditeur : Le Livre de Poche (01/03/1992)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 125 notes)
Résumé :
Au mois d'avril 1852, soixante jeunes filles appartenant aux meilleures familles mandchoues sont convoquées au palais de l'empereur de Chine, Hsien Feng, afin qu'il choisisse ses épouses. Seule sera impératrice celle qui lui aura donné un fils, aussi ne suffit-il pas d'être élue, encore faut-il ne pas se laisser oublier…

Yehonala ne l'ignore pas. Elle a rusé pour se faire distinguer par l'empereur, mais se souviendra-t-il encore d'elle demain? Ambitie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  31 mai 2019
Ainsi que je l'ai signifié dans ma liste publiée sur des ouvrages de Pearl Buck, je suis en « phase relecture » de ceux-ci et j'ai choisi « Impératrice de Chine » (« Imperial Woman « traduction de Lola Tranec. En chinois : 中国皇后 : Zhōngguó huánghòu).
L'auteure, de son vrai nom Pearl Sydenstricker (épouse Buck) est née aux États-Unis (en Virginie Occidentale) mais a vécu en Chine ainsi qu'au Japon avant de retourner dans son pays natal.
J'avais commencé, toute jeune, par  « La Mère » et c'est ainsi que je suis devenue une grande admiratrice de Pearl Buck et une passionnée de ses récits. Je dois avouer qu'au départ, je croyais que Pearl était chinoise….
Il ne faut pas oublier qu'avec « La Terre Chinoise », elle avait obtenu le prestigieux prix Pulitzer (en 1932) et qu'elle a également obtenu le prix Nobel de Littérature pour l'ensemble de son oeuvre (en 1938).
Si, au départ, je pensais ne faire que parcourir certains chapitres de ce livre pour me les remettre en mémoire, le charme a opéré de nouveau et je l'ai relu entièrement avec plaisir. Cela heureusement car j'ai redécouvert certains détails.
On y voit Orchidée/Yehonala, une très jeune fille, convoquée au palais de l'Empereur de Chine, Hsien Feng, dans la Cité Interdite. Elles sont une soixantaine de jeunes filles mandchoues, triées sur le volet à « courir la chance » d'être choisies comme épouse ou concubine. Yehonala, use de maints subterfuges (avec également sa grande beauté) pour se faire remarquer et ça marche !
Si elle n'est pas choisie comme épouse (à cause de son air fier), elle est désignée comme concubine et attend son heure pour agir. Elle connaît ses atouts mais son caractère n'est pas celui d'une femme soumise et son ambition est sans limites. Un de ses dévoués eunuques lu dit : « Ce corps de femme abrite un cerveau d'empereur » (p. 213).
Dans ce livre, Pearl Buck nous fait revivre tout le faste de cette Ville Interdite aux multiples palais – la vie - les nombreuses coutumes – la beauté….
Le destin de Yehonala change quand elle arrive à ses fins, lorsqu'elle donne à l'Empereur un fils qui est donc son successeur sur le trône. du rang de Nouvelle Favorite, puis de princesse consort, après la mort de l'Empereur (qui décède jeune) ainsi que celle de son fils, elle est désormais Impératrice du Palais Occidental.
Elle va régner d'une main de fer tout en sachant jouer de sa majesté. Mais s'il y a du charme, on trouve aussi de l'horreur dans les intrigues qui sont punies d'une cruelle façon, sans aucune pitié à part pour certains personnages qui ont droit à un peu de bienveillance.
Pearl Buck a changé le nom de Yehonala pour le transformer en Tseu-hi (慈禧 : pinyin ou Tzu Hsi), ce qui évoque immédiatement le personnage de Cixi, une véritable Impératrice et cela donne au récit la forme d'une biographie romancée, bien complète où on nous immerge entièrement dans cette ancienne Chine, celle des cerisiers en fleur, des pivoines et des orchidées.
Dans ces nombreuses pages, tout n'est que délicatesse, raffinement, plaisir, faste – le tout mêlé à des scènes de rage folle de l'Impératrice et de son pouvoir de dissimulation ou de calculs. C'est ainsi qu'elle va régner pendant cinquante ans, toujours coquette et sachant utiliser son charme.
On trouve aussi le respect profond des coutumes ancestrales et de l'amour fou (qui est le fil conducteur).
Au fur et à mesure que l'on tourne les pages, on voit des complots - des rebondissements – de la haine – l'arrivée « d'étrangers « - de nombreuses descriptions qui ne m'ont jamais lassée (quand on aime on se laisse entraîner).
C'est donc à merveille que Pearl Buck a su décrire l'Histoire, mais aussi la vie tout simplement et nous démontrer combien est difficile la vie d'une Impératrice, aussi douée soit-elle.
C'est un voyage passionnant à faire ou à refaire, car enrichissant et que je me félicite d'avoir refait.
💕💕💕💕💕
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kateginger63
  17 juin 2018
Un voyage au coeur de la Cité Interdite !
*
Merci aux Editions l'Archipel pour avoir réédité ce roman publié en 1956 par Pearl Buck, d'origine américaine mais ayant vécu une grande partie de sa vie en Asie. Cette auteure a reçu le prix Nobel .
Je n'ai jamais lu une de ses oeuvres. Il m'en aura fallu du temps.....
Il y a quelques années, j'avais lu Mémoires d'un eunuque dans la Cité Interdite de Shi Dan. L'histoire se passant à l'époque des dernières années de règne de l'impératrice Cixi. J'avais déjà un aperçu des moeurs et rites de la Chine Impériale.
*
Une biographie romancée de Cixi; d'abord appelée Yehonala, une des centaines de concubines de l'Empereur puis devenue impératrice douairière car mère du fils régnant.
Cette ascension au pouvoir s'est faite lentement, petit à petit, par la ruse et la manipulation. Un destin prodigieux mais aussi mélancolique.
Dans ce récit, on se rend compte que Cixi n'a pas toujours été heureuse ni comblée. du moins au niveau sentimental. Une recherche éperdue de l'amour....
*
Une lecture très agréable, fluide et bien documentée sur la vie secrète à la Cour, ses fastes, ses richesses. Une plongée dans le temps et l'espace. Quelle envie de vouloir visiter cette Cité à Pékin !
Une plongée également dans les arcanes du pouvoir, un spectateur muet devant les intrigues politiques ( moi aussi j'ai écouté derrière le paravent, comme Cixi :) .
*
Dans mes cours d'histoire, j'ai appris que l'impératrice était cruelle, égoïste, calculatrice et rancunière mais ici, l'auteure nous la dépeint comme une femme sensible et pleine de bonne volonté. Qui a raison? Impossible de le savoir. Personne n'a pu entrer dans l'intimité de cette femme.
En tout cas, pour moi, ce fût une belle expérience de lecture tant par les connaissances historiques que les émotions suscitées. Un beau voyage enrichissant sans sortir de son canapé :)
PS: Ma fille a également fait sa chronique, allez la lire sur notre blog.

Lien : https://red2read.wordpress.c..
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Bislys
  13 avril 2018
En donnant un fils à l'empereur de Chine, Yehonala, une de ses concubines accède au pouvoir. Pendant des décennies, dans l'ombre des souverains, elle va administrer le pays d'une poigne de fer et faire face aux rebellions internes ainsi qu'à l'invasion des Occidentaux. Seule contre les hommes, elle va devoir s'imposer.
La lecture d'un livre écrit par un prix Nobel de littérature m'impressionne toujours un peu. J'avais peur de trouver le style trop compliqué, et finalement, pas du tout. L'écriture est très accessible et je n'ai eu aucun mal à me glisser dans les coulisses du pouvoir impérial. J'y ai découvert un personnage que j'ai trouvé dès les premières pages très antipathique. Yehonala est déterminée à faire ce qu'elle veut et tant pis pour les conséquences. Elle multiplie minauderies, traitrises et manipulations pour arriver à ses fins, sous couvert de préserver l'Empire pour son fils. Ce n'est clairement pas un personnage historique que j'aurais aimé rencontrer. On ne peut cependant qu'être admiratif de tout ce qu'à accompli cette femme dans une société et une époque où les femmes sont considérés comme insignifiantes. Pearl Buck nous propose un portrait dur et sanglant d'une femme qui a marqué l'histoire de la Chine.
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frandj
  06 mars 2015
J'ai lu ce livre au cours de mon enfance. Mais mon souvenir reste vivace. Le sujet du roman est sérieux: il retrace la vie vraiment extraordinaire de Tzu-Hsi (Cixi) qui exerça la réalité du pouvoir en Chine de 1861 à sa mort (en 1908, c'est-à-dire seulement trois ans avant l'instauration de la République !); son titre était impératrice douairière. Pendant tout ce temps, les empereurs de la dynastie mandchoue étaient des marionnettes entre ses mains. L'auteur décrit la rapide montée en puissance de Tzu-Hsi parmi les concubines de la cour impériale, puis son accession au pouvoir suprême, ensuite les innombrables intrigues dans la Cité interdite, les luttes intestines pour le pouvoir, qui sont féroces, la politique conservatrice adoptée par Tzu-Hsi, les révoltes à l'intérieur de l'Empire, les démêlés avec les "diables étrangers" qui imposent au pays de terribles humiliations… Evoquer cette impératrice douairière, c'est raconter tout un pan de l'histoire de la Chine. En outre, Pearl Buck décrit avec minutie les us et coutumes de la cour impériale, ce qui fait également l'intérêt du livre.
C'est passionnant. le roman, qui ne se présente pas du tout comme un livre d'histoire, se lit très facilement. Il semble bien que Pearl Buck ait été scrupuleuse dans son respect de la vérité historique: pour moi, c'est très important. La seule réserve que je ferai, c'est que l'héroïne - si impitoyable et cruelle qu'elle ait été - est présentée sous un jour plutôt favorable par l'auteur. A son corps défendant, le lecteur se retrouve en empathie avec Tzu-Hsi: le mérite-t-elle ?
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MadameTapioca
  19 avril 2018
J'ai enfin lu Pearl Buck !
Elle a été la première Américaine à obtenir le prix Pulitzer, en 1932 pour La Terre chinoise et a reçu le prix Nobel de littérature en 1938 .
Je crois donc que l'on peut dire que c'était une lacune (parmi beaucoup d'autres d'ailleurs).
Merci aux editions de l'archipel qui viennent de rééditer en format poche son roman «Impératrice de Chine» paru initialement dans les années 50.

« Impératrice chinoise » est la biographie très romancée de l'impératrice Cixi.
Au mois d'avril 1852,Yehonala est convoquée au palais de l'empereur de Chine, Hsien Feng. Elles sont une soixantaine, et l'empereur va choisir parmi ces jeunes filles mandchoues son épouse et ses concubines.
Yehonala sera choisie mais comment se distinguer des autres ? comment ne pas se faire oublier ? Car seule sera impératrice celle qui lui aura donné un fils.
Ambitieuse et intelligente, elle prépare avec soin les voies de son succès et trouvera très vite comment devenir indispensable à l'empereur. A la naissance de l'Héritier, un décret la proclame impératrice sous le nom de Tzu-Hsi. La mort précoce de l'empereur et le jeune âge de leur fils, lui ouvre les portes du pouvoir après une âpre bataille pour la régence.
A moins de trente ans, elle est la femme la plus puissante de Chine et tient en main le destin de son pays – elle règnera pendant près d'un demi-siècle.

Si je dois avouer ma crainte en commençant cette lecture de me retrouver face à un style un peu suranné, j'ai très vite dû me rendre à l'évidence : le talent ne vieillit pas.

Pearl Buck est une conteuse virtuose et c'est tout un univers inconnu qui apparaît dans ces pages : impératrices et concubines dans leurs palais, jeunes esclaves, eunuques et espions.
Elle recrée magnifiquement le faste et la beauté de la cour et c'est toute la chine traditionnelle, avec son charme et ses horreurs, ses luttes de pouvoirs et ses complots qui apparait sous les yeux du lecteur.
« Impératrice chinoise » est un livre captivant par la complexité des intrigues, impressionnant par la qualité des descriptions et romanesque à souhait.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   16 février 2019
C'était au mois d'avril, à Pékin, le quatrième mois de l'année solaire 1852, soit le troisième mois de l'année lunaire de la deux cent huitième année de la dynastie mandchoue, la grande dynastie des Ch'ing. Le printemps se faisait attendre et les vents du nord, chargés de l'impalpable sable jaune du désert de Gobi, soufflaient sur les maisons comme en hiver.
P.7
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nina2loinnina2loin   21 mars 2012
C'était au mois d'avril, à Pékin, le quatrième mois de l'année solaire 1852, soit le troisième mois de l'année lunaire de la deux cent huitième année de la dynastie mandchoue, la grande dynastie des Ch'ing. Le printemps se faisait attendre et les vents du nord, chargés de l'impalpable sable jaune du désert de Gobi, soufflaient sur les maisons comme en hiver. Le sable s'engouffrait dans les rues, s'envolait en tourbillons et s'infiltrait sous les portes et les fenêtres. Il s'accumulait dans les coins, s'amoncelait sur les tables et les chaises, ainsi que les plis des vêtements. Il séchait sur les joues des enfants en larmes et s'incrustait dans les rides des vieilles gens.
+ Lire la suite
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Annette55Annette55   05 novembre 2018
" La vraie sagesse de la vie
Consiste à voir
L'extraordinaire
Dans l'ordinaire ...."
Commenter  J’apprécie          353
nadiouchkanadiouchka   01 juin 2019
Les Chinois sont comme des chats, ils s’introduisent par les moindres interstices, en flairant tout sur leur passage. P.371
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hnidahnida   18 octobre 2013
Elle se retira et monta les quelques marches de son palais. Immobile, les gouttes d’eau tombant de sa robe sur le sol dallé, elle se laissa essuyer par ses dames d’honneur et rit de leurs doux reproches. « je n’ai jamais été aussi heureuse depuis mon enfance, leur dit elle. Je me rappelle maintenant que j’aimais alors courir sous la pluie.
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La Terre Chinoise de Pearl Buck.
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