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ISBN : 2377351239
Éditeur : Archipoche (07/03/2018)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 115 notes)
Résumé :
Au mois d'avril 1852, soixante jeunes filles appartenant aux meilleures familles mandchoues sont convoquées au palais de l'empereur de Chine, Hsien Feng, afin qu'il choisisse ses épouses. Seule sera impératrice celle qui lui aura donné un fils, aussi ne suffit-il pas d'être élue, encore faut-il ne pas se laisser oublier…

Yehonala ne l'ignore pas. Elle a rusé pour se faire distinguer par l'empereur, mais se souviendra-t-il encore d'elle demain? Ambitie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
kateginger63
  17 juin 2018
Un voyage au coeur de la Cité Interdite !
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Merci aux Editions l'Archipel pour avoir réédité ce roman publié en 1956 par Pearl Buck, d'origine américaine mais ayant vécu une grande partie de sa vie en Asie. Cette auteure a reçu le prix Nobel .
Je n'ai jamais lu une de ses oeuvres. Il m'en aura fallu du temps.....
Il y a quelques années, j'avais lu Mémoires d'un eunuque dans la Cité Interdite de Shi Dan. L'histoire se passant à l'époque des dernières années de règne de l'impératrice Cixi. J'avais déjà un aperçu des moeurs et rites de la Chine Impériale.
*
Une biographie romancée de Cixi; d'abord appelée Yehonala, une des centaines de concubines de l'Empereur puis devenue impératrice douairière car mère du fils régnant.
Cette ascension au pouvoir s'est faite lentement, petit à petit, par la ruse et la manipulation. Un destin prodigieux mais aussi mélancolique.
Dans ce récit, on se rend compte que Cixi n'a pas toujours été heureuse ni comblée. du moins au niveau sentimental. Une recherche éperdue de l'amour....
*
Une lecture très agréable, fluide et bien documentée sur la vie secrète à la Cour, ses fastes, ses richesses. Une plongée dans le temps et l'espace. Quelle envie de vouloir visiter cette Cité à Pékin !
Une plongée également dans les arcanes du pouvoir, un spectateur muet devant les intrigues politiques ( moi aussi j'ai écouté derrière le paravent, comme Cixi :) .
*
Dans mes cours d'histoire, j'ai appris que l'impératrice était cruelle, égoïste, calculatrice et rancunière mais ici, l'auteure nous la dépeint comme une femme sensible et pleine de bonne volonté. Qui a raison? Impossible de le savoir. Personne n'a pu entrer dans l'intimité de cette femme.
En tout cas, pour moi, ce fût une belle expérience de lecture tant par les connaissances historiques que les émotions suscitées. Un beau voyage enrichissant sans sortir de son canapé :)
PS: Ma fille a également fait sa chronique, allez la lire sur notre blog.

Lien : https://red2read.wordpress.c..
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Bislys
  13 avril 2018
En donnant un fils à l'empereur de Chine, Yehonala, une de ses concubines accède au pouvoir. Pendant des décennies, dans l'ombre des souverains, elle va administrer le pays d'une poigne de fer et faire face aux rebellions internes ainsi qu'à l'invasion des Occidentaux. Seule contre les hommes, elle va devoir s'imposer.
La lecture d'un livre écrit par un prix Nobel de littérature m'impressionne toujours un peu. J'avais peur de trouver le style trop compliqué, et finalement, pas du tout. L'écriture est très accessible et je n'ai eu aucun mal à me glisser dans les coulisses du pouvoir impérial. J'y ai découvert un personnage que j'ai trouvé dès les premières pages très antipathique. Yehonala est déterminée à faire ce qu'elle veut et tant pis pour les conséquences. Elle multiplie minauderies, traitrises et manipulations pour arriver à ses fins, sous couvert de préserver l'Empire pour son fils. Ce n'est clairement pas un personnage historique que j'aurais aimé rencontrer. On ne peut cependant qu'être admiratif de tout ce qu'à accompli cette femme dans une société et une époque où les femmes sont considérés comme insignifiantes. Pearl Buck nous propose un portrait dur et sanglant d'une femme qui a marqué l'histoire de la Chine.
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frandj
  06 mars 2015
J'ai lu ce livre au cours de mon enfance. Mais mon souvenir reste vivace. Le sujet du roman est sérieux: il retrace la vie vraiment extraordinaire de Tzu-Hsi (Cixi) qui exerça la réalité du pouvoir en Chine de 1861 à sa mort (en 1908, c'est-à-dire seulement trois ans avant l'instauration de la République !); son titre était impératrice douairière. Pendant tout ce temps, les empereurs de la dynastie mandchoue étaient des marionnettes entre ses mains. L'auteur décrit la rapide montée en puissance de Tzu-Hsi parmi les concubines de la cour impériale, puis son accession au pouvoir suprême, ensuite les innombrables intrigues dans la Cité interdite, les luttes intestines pour le pouvoir, qui sont féroces, la politique conservatrice adoptée par Tzu-Hsi, les révoltes à l'intérieur de l'Empire, les démêlés avec les "diables étrangers" qui imposent au pays de terribles humiliations… Evoquer cette impératrice douairière, c'est raconter tout un pan de l'histoire de la Chine. En outre, Pearl Buck décrit avec minutie les us et coutumes de la cour impériale, ce qui fait également l'intérêt du livre.
C'est passionnant. le roman, qui ne se présente pas du tout comme un livre d'histoire, se lit très facilement. Il semble bien que Pearl Buck ait été scrupuleuse dans son respect de la vérité historique: pour moi, c'est très important. La seule réserve que je ferai, c'est que l'héroïne - si impitoyable et cruelle qu'elle ait été - est présentée sous un jour plutôt favorable par l'auteur. A son corps défendant, le lecteur se retrouve en empathie avec Tzu-Hsi: le mérite-t-elle ?
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MadameTapioca
  19 avril 2018
J'ai enfin lu Pearl Buck !
Elle a été la première Américaine à obtenir le prix Pulitzer, en 1932 pour La Terre chinoise et a reçu le prix Nobel de littérature en 1938 .
Je crois donc que l'on peut dire que c'était une lacune (parmi beaucoup d'autres d'ailleurs).
Merci aux editions de l'archipel qui viennent de rééditer en format poche son roman «Impératrice de Chine» paru initialement dans les années 50.

« Impératrice chinoise » est la biographie très romancée de l'impératrice Cixi.
Au mois d'avril 1852,Yehonala est convoquée au palais de l'empereur de Chine, Hsien Feng. Elles sont une soixantaine, et l'empereur va choisir parmi ces jeunes filles mandchoues son épouse et ses concubines.
Yehonala sera choisie mais comment se distinguer des autres ? comment ne pas se faire oublier ? Car seule sera impératrice celle qui lui aura donné un fils.
Ambitieuse et intelligente, elle prépare avec soin les voies de son succès et trouvera très vite comment devenir indispensable à l'empereur. A la naissance de l'Héritier, un décret la proclame impératrice sous le nom de Tzu-Hsi. La mort précoce de l'empereur et le jeune âge de leur fils, lui ouvre les portes du pouvoir après une âpre bataille pour la régence.
A moins de trente ans, elle est la femme la plus puissante de Chine et tient en main le destin de son pays – elle règnera pendant près d'un demi-siècle.

Si je dois avouer ma crainte en commençant cette lecture de me retrouver face à un style un peu suranné, j'ai très vite dû me rendre à l'évidence : le talent ne vieillit pas.

Pearl Buck est une conteuse virtuose et c'est tout un univers inconnu qui apparaît dans ces pages : impératrices et concubines dans leurs palais, jeunes esclaves, eunuques et espions.
Elle recrée magnifiquement le faste et la beauté de la cour et c'est toute la chine traditionnelle, avec son charme et ses horreurs, ses luttes de pouvoirs et ses complots qui apparait sous les yeux du lecteur.
« Impératrice chinoise » est un livre captivant par la complexité des intrigues, impressionnant par la qualité des descriptions et romanesque à souhait.
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Ladybug
  19 septembre 2014
Pearl Buck nous fait entrer dans le monde secret et fermé de la Cité Interdite. On est spectateur de la vie quotidienne dans ces palais et notamment dans le monde des concubines dont fait partie cette jeune femme ambitieuse, qui rêve d'occuper une situation élevée.
Elle va arriver à ses fins à force de manipulation et de manigance et se révéler une Impératrice cruelle et sans limite, aussi bien dans sa vie privée que dans la vie politique. Car on est également au coeur des intrigues politiques qui sont nombreuses à cette époque, le royaume faisant face à la fois à des troubles intérieurs et à des tentatives de colonisation.
J'ai trouvé passionnant d'avoir accès à la vie privée, culturelle, les secrets de cour, les petites mesquineries, les luttes de pouvoir, enfin tout ce qui se trame derrière les murs de cette Cité Interdite.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
nina2loinnina2loin   21 mars 2012
C'était au mois d'avril, à Pékin, le quatrième mois de l'année solaire 1852, soit le troisième mois de l'année lunaire de la deux cent huitième année de la dynastie mandchoue, la grande dynastie des Ch'ing. Le printemps se faisait attendre et les vents du nord, chargés de l'impalpable sable jaune du désert de Gobi, soufflaient sur les maisons comme en hiver. Le sable s'engouffrait dans les rues, s'envolait en tourbillons et s'infiltrait sous les portes et les fenêtres. Il s'accumulait dans les coins, s'amoncelait sur les tables et les chaises, ainsi que les plis des vêtements. Il séchait sur les joues des enfants en larmes et s'incrustait dans les rides des vieilles gens.
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hnidahnida   18 octobre 2013
Elle se retira et monta les quelques marches de son palais. Immobile, les gouttes d’eau tombant de sa robe sur le sol dallé, elle se laissa essuyer par ses dames d’honneur et rit de leurs doux reproches. « je n’ai jamais été aussi heureuse depuis mon enfance, leur dit elle. Je me rappelle maintenant que j’aimais alors courir sous la pluie.
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hnidahnida   18 octobre 2013
Le prince Kung la regardait de côté, toujours frappé par sa beauté puissante qu’éclairait un esprit plein de vivacité. Comment pourrait-il façonner ses qualités dans l’intérêt de la dynastie ? elle était trop jeune encore et hélas ! Toujours femme. Pourtant elle n’avait pas sa pareil.
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SuzyBessSuzyBess   16 avril 2018
- On dit parfois de Wang Wei qu'il est plus poète que peintre. Quant à moi, je trouve que ses poèmes sont des peintures, ses peintures des poèmes, et que là réside l'art. Peindre un état d'âme et non pas une réalité, c'est introduire l'idéal dans l'art.
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hnidahnida   18 octobre 2013
« De tous les dangers, le plus grand est de sous-estimer son ennemi. »
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La Terre Chinoise de Pearl Buck.
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