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ISBN : 225300622X
Éditeur : Le Livre de Poche (01/07/1971)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 486 notes)
Résumé :
La vie quotidienne d'une paysanne chinoise avant la Révolution.
Avec les mots du cœur, et un sens aigu du détail, Pearl Buck nous retrace cette existence pathétique où s'affirme à travers la souffrance et le désespoir la noblesse secrète des pauvres et des humiliés.

4e de couverture Le livre de Poche 1978 :
"Dans un petit village dé Chine, que n'a pas encore touché la tourmente politique et sociale, une femme, jeune encore, s'est résign... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
KATE92
  27 mai 2012
Magnifique roman. Difficile de faire un résumé tant j'ai été émue. Une histoire touchante dont la mère est le pilier : paysanne chinoise, ni belle ni laide, au corps vigoureux et qui aime enfanter. Pour elle, donner la vie, il n'y a rien de plus beau au monde. Cependant son jeune mari est trop beau et trop avide des belles choses de la ville pour rester prisonnier de cette existence morne. Il choisit donc de fuir sa famille. Elle reste seule et doit travailler la terre et se charger de tous les travaux que son mari accomplissait.
Je ne révélerai pas toute l'histoire mais les thèmes tournent autour de la vie paysanne, de l'ignorance, la superstition, l'avènement du communisme et la joie de mettre au monde une nouvelle vie qui vient réconforter de la perte d'êtres chers.
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Krout
  05 mars 2016
Il ne se passe rien dans ce roman, et pourtant il se passe tout, tout ce qu'il y a d'important. Tout quoi ? La vie. La vie d'une mère. Et cette vie se déroule devant mes yeux, morne et répétitive. Apre aussi, dans cette Chine féodale. le dur travail aux champs, toujours pareil, rythmé par les saisons. Jour après jour, rien ne se passe hormis les petites joies, les petites querelles, les petits drames. Et tout se passe, au rythme de ces autres saisons, les élans passionnés, les naissances entre deux travaux des champs, le tarrissement du lait, les enfants qui grandissent, le mari qui fuit cette vie trop étroite, déjà l'ainé le remplace, puis se marie... Et aussi un moment d'égarrement, le corps qui exhulte une dernière fois, et l'erreur que l'on ne se pardonne pas. Mais la vie reprend son cours inlassablement, dure, âpre et morne à la fois... le mariage de la fille, nouvelle séparation, et le plus jeune quitte la maison, et ce petit-fils qui ne vient pas... Avec la fille qui meurt, voilà venir la dernière saison. Et bientôt c'est le plus jeune des fils qui meurt aussi, hâpé par la grande Histoire. Mais qu'est-ce que L Histoire à coté de cette vie qui raconte toutes les vies ? Enfin le petit-fils arrive comme une rédemption...
En refermant avec délicatesse ce petit livre, je suis profondémment touché. La mère... du coup, il me semble un peu mieux comprendre une moitié de l'humanité. Il ne s'est donc rien passé, si ce n'est un morceau de tendresse ancré à jamais dans un coin de mon coeur.
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sagesse66
  23 janvier 2014
On ne s'ennuie pas une seconde à la lecture de ce chef d'oeuvre;*presque pas de dialogues mais on est tenu en haleine jusqu'au bout de cette histoire vraie et tellement poignante que l'on peut à peine respirer. L'histoire d'une vie en apparence ordinaire, en réalité une vie d'héroïsme dans le dur labeur du quotidien...
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Vianna
  20 février 2015
Déjà, adolescente ce récit m'avait marquée, et j'étais curieuse de le relire à plus de trente ans d'intervalle. Paru en 1933, ce roman révèle un portrait de femme qui par bien des aspects, reste encore très actuel. La Mère, puisque c'est ainsi qu'elle est nommée se retrouve seule en charge de ses deux jeunes enfants et de sa vieille belle-mère. Son bel époux, attiré par la ville et ses mirages l'a quittée. Enceinte du troisième, elle va assumer les travaux des champs pour subvenir aux besoins des siens.
La Mère incarne un personnage de femme courageux, qui allie subtilement les deux aspects masculin, féminin : mère nourricière, femme aimante de son homme (dans une certaine limite, il ne faut pas exagérer tout même !) ardente dans le désir, combative pour garder sa dignité et son indépendance.
Le roman dessine, au fil des saisons, le temps qui passe, les épreuves, les accalmies, le cycle de la vie…
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LiliGalipette
  16 août 2012
Dans un village de Chine, une femme est heureuse. Elle est mère de deux enfants, son mari est beau et la vie, bien que rude, lui offre un grand contentement. Les grossesses ajoutent un surcroît de peine aux journées de travail. « Cependant elle était heureuse, plus heureuse que jamais, lorsqu'elle se trouvait enceinte et débordante de vie. » (p. 20) La mère est efficace, vaillante, vigoureuse, tendre avec sa belle-mère, affectueuse avec ses enfants et son époux. Elle incarne l'alma mater épanouie et radieuse. Dans une existence immuable, la mère vit un labeur heureux.
Mais la douce sérénité et l'apaisante continuité des jours ne suffisent pas à contenter l'époux qui quitte la maison pour ne plus y revenir, abandonnant enfants et femme. « Elle restait là avec les trois enfants et la vieille femme et lui était parti ! » (p. 64) L'espoir du retour de l'époux diminue chaque jour, mais la mère maintient les apparences tant qu'elle le peut. « Je suis une pauvre femme bien malheureuse, car je n'ai, en fait d'homme, que celui que je me forge avec des mots et des tromperies. » (p. 102) Désormais seule pour assumer la charge de la famille, elle endure sans se plaindre un labeur bien plus grand. Mais cette femme faite pour être mère souffre de la solitude et de ne plus pouvoir concevoir. À mesure que les années passent, la mère reporte sur ses enfants toute l'attention dont elle dispose, elle sacrifie sa propre vie pour expier. Derrière cette mère de douleur se cache une faute qu'elle mettra toute une vie à effacer.
J'ai aimé ce roman sans prénom où chacun n'est représenté que par sa place dans la famille. Pearl Buck sublime la femme : elle peut être beaucoup de choses, mais elle n'est accomplie que si elle est mère. C'est un discours très dépassé pour aujourd'hui, mais qui porte une certaine part de vérité immuable. Face à son homme ou à la richesse, la mère fait toujours passer ses enfants. Plus qu'un sacrifice, c'est un choix serein qui comprend sa part de peine.
Ce récit très lent et mélancolique est le premier texte de Pearl Buck que je découvre. Ce ne sera certainement pas le dernier. La plume de cette auteure est belle, très tendre pour une Chine qu'elle aime en dépit de ses défauts.
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Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
dedansodedanso   07 août 2018
"Il m'a affirmé que c'étaient des peaux de mouton", murmura la mère, le regard fixé sur le colis.
(...)
Mais il n'y avait que des livres : beaucoup de livres, petits, et imprimés en noir, puis un grand nombre de feuilles de papier dont quelques-unes étaient illustrées d'étranges scènes de mort et de sang ; on voyait des géants battre de petits hommes, trancher leurs membres avec une lame de couteau. Devant ce spectacle, ils restèrent bouche bée et se regardèrent tous les trois sans comprendre, ils se demandaient quelle raison peut entraîner un homme à voler et à cacher du simple papier marqué d'encre.
Ils avaient beau considérer ces livres, ils n'en découvraient pas le sens ; aucun d'entre eux n'était capable d'en lire un mot, ni même de savoir ce que signifiaient ces illustrations ; ils voyaient simplement qu'il s'agissait de tueries, d'hommes poignardés et mourants, de gens coupés en morceaux et de ces spectacles sanglants et atroces comme il n'en existe que chez les brigands.
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CarosandCarosand   21 octobre 2014
Ensuite, après que le grain avait été mesuré dans le village, il fallait encore préparer un festin pour l'homme d'affaires, et chaque maison devait fournir un plat. Même par cette année de solitude, la mère prit une poule, la tua et l'accommoda pour ce grand souper. Elle la fit mijoter à petit feu, à la vapeur, jusqu'à ce qu'elle se trouvât à point. S'imaginer la saveur de cette volaille, respirer son odeur pendant les longues heures de cuisson, c'était plus que les enfants ne pouvaient supporter ; ils ne quittaient pas les abords de la cuisine, et le petit garçon s'écriait : "Je voudrais que ce soit pour nous ! Je voudrais qu'une fois au moins nous puissions manger un poulet nous-mêmes !"
Mais la mère répondit, aigrie par la fatigue : "Qui peut manger de cette viande-là, sinon un homme riche ?"
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KATE92KATE92   25 mai 2012
Elle savourait sa vie : enfanter, travailler la terre, manger, boire et dormir, balayer et mettre un peu d'ordre dans sa maison, s' entendre louer par les autres femmes pour son adresse au travail, ses talents de couture, et même se quereller avec son mari, ce qui aiguisait leur amour, autant de jouissances pour elle ; c'est pourquoi, chaque matin, elle se réveillait avec entrain.
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   08 janvier 2013
Sa mère, debout, la regardait partir, le coeur souffrant d'une douleur impossible à concevoir ; les pleurs coulaient de ses yeux et cependant elle ne voyait pas de quelle autre manière elle aurait pu agir. Elle demeura immobile jusqu'à ce que la montagne s'élevât entre sa fille et elle, la cachant à ses yeux.
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LaMounLaMoun   13 février 2016
"Toutefois, lorsqu'elle eut travaillé la terre un moment, la douce brise d'automne souffla dans son coeur agité et le rafraîchit a son insu. Les feuilles qui tombaient, le flanc brun des montagnes, dépouillé de la verdure de l'été, le ciel gris et le cri lointain des oies sauvages volant vers le sud, le pays paisible, toute la tranquille mélancolie de l'année finissante pénètrèrent son âme sans qu'elle s'en doutât et la rendirent de nouveau bonne. Et pendant que sa main éparpillait le blé d'hiver dans la terre molle et bien cultivée, elle redevint sereine et se souvint qu'elle aimait cet homme, dont le visage rieur lui apparut et l'émut."
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La Terre Chinoise de Pearl Buck.
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