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ISBN : 2253005509
Éditeur : Le Livre de Poche (01/08/1974)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 167 notes)
Résumé :
"La Terre Chinoise" a obtenu le Prix Pullitzer 1932.

Premier roman d'une trilogie qui retrace de façon magistrale la vie et les mœurs de la Chine au XIXe siècle, La Terre chinoise est dominée par le personnage d'O-Len, laide, taciturne et courageuse, tout entière dévouée à son devoir. Admirable personnage de femme au silence héroïque, à l'abnégation totale. Un grand roman, une figure inoubliable.

Quelle aide serait pour un paysan pauvre... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
mimifasola
10 juillet 2013
« La Terre chinoise » de Pearl Buck. Un roman magnifique qui retrace la vie et les moeurs de la chine rurale du XIX siècle, et ce à travers la vie de Wang Lung agriculteur très attaché à sa terre et très respectueux des liens de famille, sa femme 0-Len jadis esclave dans une grande maison (maison de riche propriétaire de la ville), une femme courageuse travailleuse et surtout entièrement dévouée à sa famille te à ses devoirs. le couple connait la pauvreté, la faim, la misère mais parviens comme même à les surmonter et connaitre ainsi la vie aisée avec tout ce qu'elle rapporte de bien et de mauvais. S'ajoute à cela d'autres personnages tout aussi intrigants tels que l'oncle et sa famille, les enfants avec leurs caractères différents, les belles filles, et les servantes.
Un roman avec des personnages très attachants, des histoires d'amour (amour de la terre, de la femme et de l'argent), et surtout une figure inoubliable.
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Woland
31 mai 2008
The Good Earth
Traduction : Théo Varlet
A vingt ans, j'étais passée, je m'en rends compte aujourd'hui, complètement à côté de ce roman qui est un grand roman, un roman fort. Son auteur s'y est en outre essayée à un style à la fois simple et rythmé, un peu lancinant parfois, plus en rapport, selon elle, avec la culture chinoise qui constitue le thème central de l'ouvrage.
Ce livre est le premier tome d'une trilogie, communément appelée "Trilogie de la Terre chinoise" en français et destinée à retracer l'histoire d'une famille d'origine paysanne sous trois générations.
Aux racines, ainsi qu'on le constate dès la première page, Wang Lung, le héros, n'est qu'un pauvre paysan qui, orphelin de mère, s'occupe activement de son vieux père, désormais trop peu valide pour aller cultiver avec lui le maigre champ qu'il possède près de leur maison en terre.
Mais, pauvre ou pas, dans la Chine ancienne, un fils se doit de procréer à son tour au moins un fils, afin que le culte des ancêtres soit sauvegardé. Et Wang Sr s'est entremis auprès de la grande famille Hwang afin que son fils puisse obtenir comme épouse l'une des esclaves de cuisine de la vaste demeure. Il l'a exigée laide car, selon lui, un paysan n'a pas besoin d'une jolie femme qui ne se préoccuperait que de ses toilettes et de sa beauté là où il lui faudrait plutôt tenir la maison, faire la cuisine, etc ... enfanter, bien sûr, et même travailler la terre aux côtés de son mari. Après un court moment de révolte, Wang Lung s'est incliné et, le jour où débute le roman, il s'apprête pour aller chercher sa future femme.
Celle-ci, O-Len, hommasse, courageuse et taciturne, constitue l'autre pilier de ce livre. En elle, Pearl Buck a amassé tous les malheurs susceptibles de s'abattre en Chine sur les femmes, surtout si elles ne pouvaient compter sur leur beauté pour s'en sortir. Pourtant, dans la première moitié du roman, Wang Lung se montre bon pour sa femme qui, il faut bien le dire, le soutient dans les épreuves telles que la misère, la famine et l'exil avec un courage exemplaire. C'est même grâce à sa connaissance des us et coutumes des riches qu'il parviendra à acquérir suffisamment d'argent pour acheter sa première terre.
Mais avec l'opulence, vient l'oisiveté. Certes, Wang Lung, paysan avant tout, voue à la terre une passion telle qu'il ne peut s'en éloigner plus d'une demi-journée mais comme son ascension sociale le contraint à avoir désormais plus d'ouvriers agricoles qu'il n'en peut compter, il arrive qu'il soit abandonné à lui-même. Et c'est alors que, regardant pour la première fois son humble épouse comme un homme regarde une femme, il se prend de dégoût pour elle et se met en tête d'avoir une concubine.
Cette concubine, Lotus, il va la chercher là où, à l'époque, se recrutaient en général beaucoup de "secondes épouses" : la maison de thé la plus proche. Très vite, il l'installe chez lui mais - il en loue le ciel lui-même - elle n'a pas d'enfant susceptible de créer des bisbilles avec ses enfants du premier lit et s'enfouit douillettement dans le confort de sa vie de femme mariée et honorable.
Wang Lung ne saisira la profondeur des liens qui l'unissaient malgré tout à O-Len que lorsque celle-ci, rongée par une "maladie d'entrailles" qui fait penser au cancer, s'éteindra. Il la fera enterrer somptueusement, ainsi qu'il convient à la Première épouse d'un propriétaire foncier, en compagnie de son vieux père, décédé peu après sa belle-fille.
Et c'est alors que l'ancien paysan pauvre et timide, devenu, par la puissance de son travail et une bonne dose de chance, le nouveau propriétaire de l'ancienne maison des Hwang, prend conscience du temps qui s'écoule, lent, inexorable ...
Même si l'on connaît déjà l'histoire - notamment si l'on a vu le film "Visages d'Orient", avec Paul Muni et Luise Rainer - on ne décroche pas un instant de ces pages où l'action se déroule sans un seul temps mort et pourtant sur un rythme paisible n'ayant rien à voir avec nos habitudes. Au premier plan, bien sûr, l'ascension de Wang et des siens, une histoire somme toute intimiste. Mais en arrière-plan, planté de manière à nous restituer la manière qu'avait un paysan chinois de cette époque de se représenter le monde qui l'entourait, un décor social où germent et tremblent les grands bouleversements qui vont transformer la Chine à jamais.
Signalons que "La Terre Chinoise" a obtenu le Prix Pullitzer 1932.
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KATE92
18 avril 2012
Un magnifique roman sur la destinée décousue d'un paysan chinois et de sa famille au 19ème siècle.Je me suis "transportée" avec délectation au sein de cette histoire tout en ne souhaitant pas la vivre personnellement .
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aouatef79
26 novembre 2016
Pearl Buck est une grande romancière américaine qui a pas-
-sé son enfance et une partie de son adolescence en Chine
en compagnie de ses parents missionnaires . Ces derniers
sont en Chine pour une mission évangélique .Elle a appris le
chinois avant d' apprendre l' anglais .Plus tard, elle, aussi se
mariera avec le missionnaire, John Buck avec qui elle par-
-court la Chine du nord pendant cinq ans .
Tout ça pour dire que que la romancière connaît bien la
Chine et la société chinoise avant la révolution menée par
Mao Tsé Toung.
"La Terre chinoise"est le premier livre de la trilogie éponyme
qui comprend " Les Fils de Wang Lung" et " La Famille
dispersée" .
Ce roman raconte une histoire simple mais fort belle . Il
s' agit d' un père pauvre mais sage qui pense à marier son
fils .Ce paysan travaille dans une rizière .Il marie son fils ,
Wang Lung à une esclave "ni jeune ni belle" .
La jeune esclave O-len est laide, parlant peu, mais
robuste et courageuse c' est-à dire une battante .
Elle est aux côtés de son mari car dès qu' elle termine les
travaux ménagers, elle rejoint son mari aux champs
pour l' aider . Toutes ses journées sont des journées de
labeur et n' arrête son travail qu' au moment de l' accou-
-chement c' est à dire" le labeur biologique" !
Travaillant de cette façon , la prospérité est au rendez-vous !
Dans ce célèbre et beau roman, Pearl Buck retrace de
manière extraordinaire la vie et les moeurs de la Chine
au XIXe Siècle .
Un très beau roman à lire et faire lire .
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Epictete
22 janvier 2014
Lecture de jeunesse, dans le "livre de poche" et qui m'a bien accompagné.
Il s'agit d'une écriture simple, facile, explicite et qui vous captive, parce qu'en tant qu'occidental, vous entrez dans un monde totalement nouveau.
Ce livre m'avait tellement marqué que j'avais décidé à l'époque de ne lire que cet auteur. (Péché de jeunesse). Heureusement, on ne tiens pas toujours ses promesses....
Je ne l'ai pas relu, et le fait d'écrire ce texte m'en donne l'envie. Mais ne l'ai-je pas un peu idéalisé ? C'est le risque. On verra bien.
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Citations & extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
stcyr04stcyr0410 octobre 2012
Elle travaillait maintenant tout le jour et l’enfant restait couché à terre sur une vieille couverture ouatée, endormi. Quand il pleurait, la femme s’interrompait et s’asseyant à même le sol découvrait son sein pour donner à téter à l’enfant. Le soleil tombait sur eux deux, le soleil tardif de la fin de l’automne qui renonce à la chaleur de l’été que contraint et forcé par le froid de l’hiver proche, et sous ses rayons la femme et l’enfant, aussi bruns que la glèbe, ressemblaient à des statues de terre. La poussière des champs saupoudrait les cheveux de la femme et la tendre tête noire de l’enfant.
Mais du grand sein brun de la femme le lait giclait pour l’enfant, et quand l’enfant tétait à un sein, le lait blanc comme neige coulait de l’autre tel une fontaine. Elle le laissait couler. Tout gourmand qu’était l’enfant, il y en avait plus qu’assez pour lui, assez pour nourrir plusieurs enfants, et dans l’orgueil de son abondance O-len le laissait couler insoucieusement. Il en venait toujours de plus en plus. Parfois, soulevant son sein, elle le laissait couler sur le sol pour éviter de salir son vêtement, et il se perdait dans la terre et faisait dans le champs une tache plus foncée, molle et onctueuse. L’enfant était gras et bien portant et absorbait la vie inépuisable que sa mère lui versait.
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KATE92KATE9211 avril 2012
« C'était le dernier matin qu'il lui faudrait allumer du feu. Il l'avait allumé depuis six ans que sa mère était morte. Il avait allumé le feu, fait bouillir et versé l'eau dans un bol qu'il portait dans la chambre où son père, assis sur son lit, toussait et cherchait à tâtons ses chaussures sur le plancher. Chaque matin depuis six ans, le vieillard avait attendu que son fils lui portât de l'eau chaude. Désormais le père et le fils pourraient se reposer. Il allait venir une femme à la maison. Jamais plus Wang Lung devrait se lever hiver comme été à l'aube, pour allumer le feu. Il resterait tranquillement dans son lit, et à lui aussi on apporterait un bol d'eau, et si la terre était féconde, il y aurait des feuilles de thé dans l'eau… »
+ Lire la suite
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mimifasolamimifasola17 juin 2013
Quelle avait été son existence, cette existence qu'elle ne partageait pas avec lui? Il ne parvenait pas à la comprendre. Et puis il avait honte de sa curiosité et de l'intérêt qu'il prenait à elle. Ce n'était, après tout, Qu'une femme. (page 39)
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aouatef79aouatef7926 novembre 2016
Le Nouvel An approchait et dans toutes les maisons du village on faisait des
préparatifs. Wang Lung se rendit en ville à la boutique du cirier et il acheta
des carrés de papier rouge qui portaient tracés à l' encre d' or les uns le carac-
-tère du bonheur et d' autres le caractère de la richesse , et ces carrés il les
colla sur ses instruments aratoires pour lui porter chance pendant la nouvelle
année .
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genougenou09 septembre 2013
Chaque matin depuis six ans, le vieillard avait attendu que son fils lui apportât de l'eau chaude. Désormais le père et le fils pourraient se reposer. Il allait venir une femme à la maison. Jamais plus Wang Lung ne devrait se lever hiver comme été à l'aube, pour allumer le feu. Il resterait tranquillement dans son lit, et à lui aussi on apporterait un bol d'eau, et si la terre était féconde, il y aurait des feuilles de thé dans l'eau...
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