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ISBN : 225300975X
Éditeur : Le Livre de Poche (18/01/1975)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 53 notes)
Résumé :
Afin que son fils Yuan puisse, après lui, conduire ses hommes à la victoire, M'ang le Tigre l'a envoyé dans une école de guerre où l’on apprend les méthodes importées d’occident.

Là-bas, Yuan apprend aussi les idées nouvelles. A bas les traditions et la tyrannie familiale, vive la liberté » - c'est le mot d'ordre de la jeunesse. Par deux fois, Yuan s'enfuit pour se soustraire à la volonté de son père.

Sa seconde fugue le met en contac... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
Woland
  31 mai 2008
A House Divided
Traduction : S. Campaux
Ici, le foisonnement réapparaît - ce qui soulage le lecteur - et même s'universalise. Car le héros du dernier volume de la trilogie, Yuan, fils unique et bien aimé de Wang le Tigre et de sa concubine, est destiné à voir du pays.
Dénoncé comme révolutionnaire communiste par une jeune condisciple qui était tombée amoureuse de lui, il est en effet contraint à l'exil aux Etats-Unis. Il y restera six ans, assez pour réaliser que si tout, dans la civilisation occidentale, n'est pas à rejeter, lui-même sera à tout jamais un Chinois. Moderne, certes mais chinois avant tout. Pearl Buck profite d'ailleurs de l'occasion pour apprendre au lecteur ce qu'elle pensait du désir forcené de convertir le peuple de l'Empire du Milieu qui caractérisa tant de missionnaires - et sans doute ses propres parents.
Mais "La Famille dispersée", c'est avant tout la peinture d'un monde en pleine mutation, dans lequel, peu à peu, les anciennes coutumes se voient mises à l'encan par une génération qui rêve de connaître enfin la liberté : liberté de penser, liberté de ressentir, liberté d'aimer, liberté de vivre pour soi sans avoir à se préoccuper de l'opinion du clan familial. Pour atteindre à ce résultat, certains, parmi ces jeunes gens, fanatisés à mort par la politique maoiste, iront jusqu'à tuer de leurs mains leur père ou leur mère, voire les deux.
Au passage, sont révélées au grand jour les magouilles de Wang le Marchand, qui n'a cessé de prêter en suffisance à son frère cadet jusqu'à ce que le vieux seigneur de guerre ne puisse pas le rembourser. Ainsi, Yuan, diplômé de l'université étrangère et, en tant que tel, fort coté désormais sur le marché du travail chinois, sera l'esclave de son oncle et sera en quelque sorte contraint de se sacrifier pour sa famille.
Dans l'esprit de Wang le Marchand, ce n'est là que justice mais Yuan ne va pas l'entendre de cette oreille ...
Même s'il retient mieux l'attention du lecteur, ce troisième et dernier opus n'atteint pas la puissance de "La Terre Chinoise." A ne réserver donc, là encore, qu'aux inconditionnels. ;o)
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ADAMSY
  24 août 2015
Yuan a toujours craint son père, seigneur de guerre. Il est lui-même envoyé à l'école de guerre mais il n'a pas l'âme du guerrier. Quand il rentre chez lui, il s'oppose à son père qui selon les traditions, veut le marier contre son gré. Il part un moment dans la maison de son grand-père où il découvre la beauté de son pays. Mal accueilli par les paysans, oppressés de taxes par sa famille, il s'enfuit à la ville où la seconde femme de son père s'est réfugiée. Il reprend les études et découvre un nouveau monde, influencé par les étrangers. Il côtoie les milieux révolutionnaires. Yuan est partagé. Il est pour l'abolition des anciennes coutumes mais ne se voit pas combattre son propre père. Finalement emprisonné, il réussit à sortir mais doit passer quelques années en Amérique. Là aussi, il découvre un autre monde que le sien. Quand il revient en Chine, le pays est en train d'évoluer mais il ouvre enfin les yeux sur la pauvreté existante qui le choque. Il se demande quelle est l'utilité de la révolution. de plus, il tombe amoureux mais la jeune fille ne veut pas se prononcer avant d'avoir fini ses études. Il en veut alors aux révolutionnaires et aux étrangers qui ont mis des nouvelles idées en tête aux femmes, alors qu'il veut lui-même une femme instruite ! Il est ainsi plein de contradictions, pris entre l'ancien et le nouveau monde.
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grasshopers
  02 juillet 2014
Suite et fin de la trilogie... on voit le fils de Wang le Tigre s'émanciper et assister à l'aube de la révolution et voir le monde en pleine mutation.
Sur les 3 volumes, le premier captive vraiment par rapport aux autres. Il faut être absolument fan de l'histoire pour s'y plonger dedans.
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mariech
  16 avril 2011
Merveilleuse Pearl Buck qui m'a tant fait rêvé.
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Citations & extraits (2) Ajouter une citation
ADAMSYADAMSY   24 août 2015
Et Yuan, en général, n'avait confiance en aucune cause pour remédier à tous ces maux. Il ne pouvait pas non plus haïr violemment et entièrement un homme riche comme le faisait Meng. La graisse qui recouvrait le corps d'un riche, l'anneau qu'il portait au doigt, la doublure de fourrure de son manteau, les bijoux aux oreilles de sa compagne, la peinture et la poudre sur son visage, pouvaient enraciner Meng plus violemment et plus profondément dans ses idées. Mais, contre son gré, Yuan ne pouvait s'empêcher de trouver un air bienveillant au visage d'un homme riche, un regard de pitié dans les yeux de la femme peinte qui faisait l'aumône d'une petite pièce d'argent à un mendiant, même si elle portait un manteau de satin ; et Yuan aimait le rire, qu'il vint des riches ou des pauvres. Meng, lui, devait haïr ou aimer les hommes selon qu'ils étaient Noirs ou Blancs ; mais Yuan, lui, ne pouvait pas dire : "Cet homme est riche donc mauvais et celui-là est pauvre donc bon." Aussi n'était-il guère apte à servir aucune cause, quelques grande fût-elle.
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grasshopersgrasshopers   02 juillet 2014
Mais vous êtes comme tous les autres, toutes ces vieilles gens qui voudraient nous tenir à jamais attachés - attachés par notre corps... nous forçant à accepter les femmes qu'ils nous choisissent... nous forçant d'avoir des enfants.... eh bien je ne me laisserai pas attacher !... je ne vous laisserai pas vous servir de mon corps pour attacher ma vie à la vôtre... je vous déteste !
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Video de Pearl Buck (1) Voir plusAjouter une vidéo

André Bay
- André BAY : ses goûts, ses croyances, son livre "Des mouches et des hommes" ; sa carrière de directeur littéraire aux Editions STOCK et HACHETTE, son travail de directeur littéraire ; sa rencontre avec Pearl BUCK, sa découverte d'Anaïs NIN ; ses écrivains préférés ; ses traductions ; le rôle de l'éditeur et du directeur littéraire ; anecdote sur Isaac Bashevis SINGER et sur Roger...
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