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EAN : 9782253000068
Le Livre de Poche (15/11/1986)
3.14/5   32 notes
Résumé :
Conserver Staboraugh Cassie est devenu un luxe que Sir Richard. et Lady Mary ne peuvent plus se permettre. Ils se voient dans l'obligation de. vendre. Un acheteur s'est présenté, un Américain qui se propose de transformer le château en musée. La solution est digne du passé de cette demeure qui accueillit pendant cinq siècles les rois d'Angleterre avant d'être cinq autres siècles durant la résidence des Sedgeley.
Ce que n'avaient compris ai Sir Richard ni Lady... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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Quelle drôle de surprise de trouver ce roman gothique, empli de mystères et de fantômes, sous la plume de Pearl Buck ! Bien loin de ses « romans chinois », l'auteure s'adonne à la littérature fantastique, pour son plus grand plaisir comme elle l'explique en préambule, et pour le nôtre.

Branle-bas de combat au château de Staboraugh Cassie, ses propriétaires Sir Richard et Lady Mary, reçoivent ce jour un éventuel repreneur. Malheureusement pour eux, leurs moyens ne leur permettent plus de conserver leur patrimoine, et c'est le coeur serré qu'ils s'apprêtent à le céder à un jeune esthète américain fortuné pour faire aboutir un projet d'un musée.
Les négociations tournent rapidement court lorsque les châtelains comprennent que le jeune homme a l'intention folle mais ferme de démonter le château pierre par pierre pour le reconstituer à l'identique au Connecticut pour y installer sa collection de tableaux. Comment réussir à sauver ce qui peut encore l'être ?
Les seules sources de revenus du domaine étaient à ce jour les productions des fermes attenantes et les visites de touristes. En effet, comme tout château anglais, et encore plus, avec plus de 1 000 ans d'existence, le château de Staboraugh regorge d'anecdotes et d'histoires, notamment en lien avec les rois et les reines qui y ont séjourné.
Et si les occupants des lieux faisaient appel à ces derniers, devenus avec le temps les hôtes mystérieux du château, apparaissant seulement à ceux qui veulent bien y croire, pour sauver la demeure en dévoilant un trésor caché ? Quête éperdue ou fantasme exalté, les temps à venir risquent d'être éprouvants pour tous…

Ce n'est pas le roman du siècle je l'accorde mais la promesse de passer un joli moment au coeur de ce château millénaire anglais typique et avec ses occupants. On y trouve tous les ingrédients d'une lecture douce, agréable, et légèrement piquante avec ses histoires de fantômes, de demeure mystérieuse et d'amourette.
C'est l'occasion également pour l'auteure de dresser les portraits quelque peu caricaturaux mais surtout savoureux de la noblesse britannique en opposition à la nouvelle élite américaine : deux époques, deux manières de vivre ; mais aussi d'illustrer la fin d'une époque pour les premiers et une forme d'avènement pour les autres. Un passage de relais en quelque sorte…

Plaisant.
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Ce roman de Pearl Buck nous plonge dans une atmosphère particulièrement étrange.
Tout commence relativement bien. Même si Sir Richard et son épouse, Lady Mary, n'ont plus les moyens d'assumer les frais d'entretien de leur château, Starborough Castle, les deux vieux aristocrates forment un beau couple : très unis (malgré le fait qu'ils n'ont pas d'enfant), ils apprécient beaucoup la compagnie l'un de l'autre. Ils sont également très sympathiques avec leurs domestiques, le vieux Wells et sa petite-fille, Kate. Cette dernière occupe d'ailleurs une place mal définie dans le château, entre fille de la famille et femme de chambre.
Afin de régler définitivement leurs problèmes d'argent, Sir Richard a décidé de vendre Starborough Castle à John Blayne, un jeune Américain qui souhaite transformer le château en musée. Seulement, une fois Blayne arrivé, Sir Richard et Lady Mary comprennent que l'Américain ne veut pas faire traverser l'Océan Atlantique à la collection de tableaux de sa mère décédée. Blayne souhaite plutôt transporter Starborough Castle jusqu'aux Etats-Unis...

Tout cela semble promettre un roman très terre à terre, traitant des problèmes d'entretien des grandes propriétés. Et pourtant, une fois bien plongé dans le roman, on se rend compte que l'intrigue va être bien plus compliquée que prévu : Lady Mary croit aux fantômes et se lance dans une chasse au trésor qui devrait lui permettre de régler ses problèmes d'argent sans vendre son château ; Sir Richard semble souffrir de troubles de la personnalité ; et Kate semble avoir un passé plus compliqué que celui d'une simple femme de chambre.
Mais ces complications ne sont pas désagréables pour autant. Au début, on se demande un peu ce qu'il se passe et de nombreux agissements des personnages paraissent un peu farfelus. Mais le dénouement du roman permet de réellement comprendre le but poursuivi par Pearl Buck tout au long du Roi fantôme : petit à petit, elle distille certains indices nous permettant de comprendre que .
La plume de Pearl Buck est toujours aussi agréable que dans Vent d'Est, vent d'Ouest et son récit délicat et presque poétique nous plonge véritablement dans le monde des vieilles demeures anglaises qui tombent presque en ruine par manque d'entretien. On finit par réellement plaindre Sir Richard et Lady Mary, ce vieux couple qui doit se séparer du château dans lequel ils ont passé leurs meilleures années.
Les vieux murs du château deviennent eux-mêmes très attachants au fur et à mesure de la lecture. Pearl Buck décrit tellement bien l'atmosphère de ce château et son histoire, que l'on s'y attache autant que ses propriétaires.

Le roi fantôme est un très beau récit, qui se lit rapidement et forme une belle parenthèse entre des lectures plus contemporaines.
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Pearl Buck, souvent croisée jamais lue, je m'imaginais des aventures plutôt asiatiques. Or ici, il n'en est rien, l'action se situe en pleine campagne anglaise dans les années soixante. Une étrange histoire mêlant un vieux château, des américains voulant le ramener aux États-Unis, des fantômes, des histoires d'amour passées et actuelles.
Ça se lit bien, un peu fleur bleue mais pas vraiment passionnant non plus.
Vieillle noblesse anglaise et traditions attachées contre modernisme américain, l'ensemble semble un peu désuet de nos jours.
Le principal intérêt est la description de ce vieux couple, propriétaire du château, très attachant, témoin d'une époque révolue et que l'on sent dépassé par l'évolution du monde.
Je trouve quand même ça très léger pour un prix Nobel de littérature mais ce livre doit être une oeuvre mineure de cette auteure.
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Challenge Nobel 2013/2014
Le Prix Nobel de littérature n'excuse pas tout... Comment avaler une telle accumulation de clichés , la jeune fille pauvre-mais-belle-et-intelligente, le lord anglais désargenté-et-flegmatique, le majordome discret-mais-qui-connaît-tous-les-secrets, sans oublier le château (hanté), l'Américain (riche,intelligent et beau: que croyez-vous qu'il arriva avec la jeune fille pauvre-etc ? oui, oui, deviné juste...), le trésor caché...
Rien de commun avec les romans "chinois" de Pearl Buck, un roman à laisser à une fillette désoeuvrée un jour d'été, pourquoi pas (très convenable, aurait dit ma grand-mère), mais passé l'âge de 12 ans, à peine de quoi occuper deux heures de train!
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Sir Richard et lady Mary ne peuvent plus assumer les frais de Starborough Castle, leur château. Ils décident donc de le vendre. La seule personne à se présenter est un américain qui propose de le tranformer en musée. Mais Sir Richard et Lady Mary n'ont pas tout compris, John Blayne (l'américain) veut le démonter pierres par pierres et le reconstruire dans le Connecticut. Sacrilège pour les deux châtelains, mais comment trouver l'argent?
A travers ce livre, l'auteure reproduit bien l'atmosphère de ces vieux châteaux que l'on dit hantés, mais elle décrit bien aussi le désespoir de certains propriétaires, pour pouvoir garder et entretenir leurs biens.
Cette histoire est remplie de mystères, à chaque page on a l'impression qu'un fantôme va apparaître.
Un livre qui se lit vite avec beaucoup de plaisir, emprûnt de fantaisie, de nostalgie, de mystère et de souvenirs.

Challenge 15 Nobels: 3/15
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Mais, en dépit de cet immense orgueil, il n'était pas libre. Il avait ses fermiers et ils dépendaient de lui!Semblables en cela à la plèbe du monde entier ils affirmaient non leur indépendance, mais leur dépendance. La puissance des faibles! C'étaient des enfants qui exigeaient sans songer à rien donner. Les rois étaient leurs esclaves, comme tous les dirigeants étaient les esclaves de ceux qu'ils gouvernaient. Le peuple, voilà le tyran, le peuple toujours mécontent, insatisfait, avide et stupide.
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She said she was glad he had gone first, because she could bear better being alone than he could ; because women are stronger about some things, she said. Men want so much, she told me - but we women ask very little, really. Just someone to give us a little affection, someone to talk to - and a hand to hold.
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Ils sont envahissants, n'est-ce pas? Les Américains ont une santé tellement insolente: ils sont repus d’œufs au bacon, je suppose, de biftecks et de ces vitamines qui portent toutes les lettres de l'alphabet.
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Video de Pearl Buck (1) Voir plusAjouter une vidéo

André Bay
- André BAY : ses goûts, ses croyances, son livre "Des mouches et des hommes" ; sa carrière de directeur littéraire aux Editions STOCK et HACHETTE, son travail de directeur littéraire ; sa rencontre avec Pearl BUCK, sa découverte d'Anaïs NIN ; ses écrivains préférés ; ses traductions ; le rôle de l'éditeur et du directeur littéraire ; anecdote sur Isaac Bashevis SINGER et sur Roger...
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