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Germaine Delamain (Autre)
ISBN : 2253005304
Éditeur : Le Livre de Poche (15/10/1990)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 66 notes)
Résumé :
Un jardin américain au cœur d'une cité chinoise sur le bord du fleuve Yangtsé et, dans ce jardin, celle qui l'a créé de ses mains Carie, la femme du pasteur Stone. Pourquoi cette Américaine vit-elle en Chine ? Héritière d'une solide tradition puritaine, elle s'était inquiétée de son goût pour la joie et la beauté et avait décidé de se consacrer aux missions. Quand Andrew, sur le point de partir évangéliser les Chinois, l’a demandée en mariage, elle a accepté avec en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
grasshopers
  29 juin 2014
Pour autant que je me souvienne, c'est grâce à ce livre qu'est né mon intérêt pour ce grand et vaste pays qu'est la Chine. Alors même si je ne cautionne pas que les européens se soient encore mêlés d'aller porter l'étendard de leur religion à des peuples qui ne l'avaient pas demandé, cette lecture fut un choc culturel !
Pearl Buck nous raconte l'histoire de sa famille, plus précisément de sa mère, qui après avoir épousé un homme qui se destinait à être missionnaire le suivit en Chine, et y fonda sa propre famille. Que d'obstacles allaient ils devoir surmonter ! les déménagements incessants au gré des pérégrinations du père, la perte de leurs enfants en bas âge, et leur découverte de cette nouvelle culture aux antipodes de la leur ! Et c'est cette dernière qui fut une découverte pour moi....
Madame Pearl Buck était une grande dame et un grand auteur.
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Marcellina
  11 juin 2013
J'ai découvert Pearl Buck à l'adolescence et j'ai alors dévoré ses livres sans pour autant y revenir par après ; par manque de temps, par attrait pour d'autres écrits qui chaque jour viennent agrandir ma PAL. Je suis donc bien contente dans le cadre du challenge Nobel de replonger dans l'oeuvre de l'auteure, pour redécouvrir cette Chine du début du vingtième siècle, pour découvrir un roman biographique que je n'avais jamais lu.
Ce n'est pas vraiment un roman, ce n'est pas non plus une biographie classique, c'est juste la vie de la mère de l'auteure racontée avec beaucoup d'humilité et d'amour. Des souvenirs d'enfance aux écrits retrouvés, Consolation ou plutôt Pearl Comfort nous décrit la vie de sa maman dans cette Chine où les femmes sont des esclaves, dans cette Amérique presbytérienne où les femmes, finalement, ne comptent pas vraiment.
L'auteure nous chante une femme forte, instruite, pleine de joie et de beauté qui donne son amour sans compter. Une femme qui souffre pour ses enfants, une femme qui pleure pour les miséreux, une femme qui se bat contre l'injustice et enfin, une femme seule et déchirée par son impuissance à trouver Dieu alors qu'il est manifestement présent, à chaque instant, en « Elle ».
C'est une écriture riche en émotions où l'on perçoit, à travers les différentes épreuves de la mère, l'amour de sa fille. C'est un ouvrage de réflexion où l'auteure met clairement en parallèle le Dieu des âmes, froid et droit, de son saint « père » et l'engagement chrétien, le don de vie et d'amour, de sa « Sainte » mère. C'est un livre bien écrit qui m'a beaucoup émue et fait pleurer aussi...
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Leoniee
  28 janvier 2017
L'histoire de Carie, Américaine expatriée en Chine pour suivre la mission évangélique de son mari, pourrait sembler être une fiction tant elle est parsemée de malheurs et d'abnégation. En réalité, l'auteure est la narratrice très discrète, presque cachée, de la biographie de sa propre mère.
Consolation raconte, à travers ses souvenirs d'enfant et les récits qu'on lui a rapporté. Carie est décrite comme un personnage haut en couleur. Elle a franchi un océan par devoir envers son mari, Andrew, droit et froid, et par désir d'interpeller Dieu, dont elle regrette l'absence dans sa vie. De cette relation avec cet homme, on n'en sait pas grand chose, sinon les naissances d'enfants, nombreux, qui meurent parfois, une épreuve intolérable pour la jeune femme qui avait enfin découvert la vie à travers eux. Néanmoins, elle continue de se donner, chaleureusement, aux plus miséreux de son pays d'adoption.

Ce roman nous apporte une image de la condition de la femme occidentale à la fin du XIXième, sensée vivre dans l'ombre d'un mari, même s'il est souvent absent et pris dans des idéaux absolutistes. Il nous offre aussi une peinture d'une Chine parfois brutale mais aussi ouverte à la main tendue de cette femme courageuse qui refuse de se cantonner à la bonne tenue de son foyer. Cependant, si elle perçoit l'humanité qui la lie à ce peuple de moins en moins étranger, Carie défend aussi avec force les valeurs de l'Amérique dont elle entretient le souvenir auprès de ses enfants.
De ce livre, je retiens la tristesse de ces absolus non vécus comme ces missions religieuses inflexibles ou ce mariage non partagé, mais aussi l'engouement de la découverte des autres, en particulier de ceux qui nous sont différents qui permettent une communion plus vraie, et belle.
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Lutopie
  03 janvier 2019
Une réflexion sur l'exil intéressante dans ce destin de femme, de mère profondément attachée à la terre et qui entretient un jardin en Chine étant nostalgique de son Eden perdu, l'Amérique. Cette femme de missionnaire devient le symbole de son pays pour ceux qu'elle réconforte, une figure du Christ en actes et au féminin alors que son mari, souvent ailleurs, prêche par une parole qu'elle estime, elle, aride. La condition des femmes en Chine reste problématique et dans ce roman, c'est intéressant d'avoir le point de vue d'une femme occidentale sur la question, qui agit à son échelle pour améliorer la condition de vie des autres, en parallèle du travail de son mari, mais le discours était trop tranché pour que je puisse me faire ma propre opinion, du conflit entre les hommes et les femmes, entre les traditions, entre les croyances, les cultures. J'ai trouvé le style du roman décevant pour un Prix Nobel et les mots de Pearl Buck ( traduits j'entends) n'ont pas su me convertir à ce genre de texte. J'ai trop nettement senti les élans patriotiques et l'esprit colonialiste propres à cette époque d'évangélisation, et je n'ai pas retrouvé le charme de la Chine dans ce texte au style désuet. C'est un roman qui a vieilli ne serait-ce que par l'emploi des termes " indigènes" ou " race" mais c'est à recontextualiser, la normalité n'étant plus ce qu'elle était alors. Il n'empêche que la Chine est mise à mal, qu'elle n'est décrite que par son côté effrayant, par l'humidité, les maladies propagées, la misère humaine et lorsque Carie s'y sent bien, c'est lorsqu'elle est dans une maison qui lui rappelle l'Amérique. Autrement dit, passez votre chemin si vous vous attendez à découvrir la Chine sans le prisme de l'exilée regrettant sa patrie perdue.
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roksinatra
  19 avril 2013
Encore une fois, c'est un chef-d'oeuvre ! J'ai eu du mal a le lire, ou plutôt a cerner l'histoire au début a cause des drames qui ont touchés le personnage principale, j'ai trouvé tragique ce que le destin lui infligeait surtout la perte de ses enfants, car je ne concevais pas que de tels choses puissent arriver à une femme aussi bonne et brave, pour faire court, elle ne méritait pas ce qui lui arrivait… ! Mais j'ai fini par comprendre ; enfin je crois ; ou l'auteur voulait en venir : ces choses si difficiles, émotionnellement et humainement parlant, qui arrivent a certaines personnes ne leur tombent pas sur la tête parce qu'elles le méritent ou non, mais pour le simple fait que la vie est ainsi, faite de bonheur mais aussi de malheur ! On peut être une bonne personne et être confronter aux pires choses qui résident en ce bas monde…
Donc pour conclure, je pense que l'épreuve de Carie n'était pas dans la perte de ses enfants, ou bien dans sa vie pénible en chine loin de sa patrie qu'elle chérissait tant qui plus-est vivant avec un homme qui ne l'a jamais aimé…Mais sa véritable épreuve fut dans son courage à faire face à ces instants tragiques et en se surpassant sans jamais s'abandonner à ses peines, et en se relevant a chaque fois dignement, le coeur fort jusqu'à sa mort .
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
grasshopersgrasshopers   30 juin 2014
Une partie de sa gaieté lui venait de son âme débordante de vie, mais il y avait aussi, chez elle, une volonté réfléchie de protéger ses enfants de la vie orientale qui les entourait, car elle la trouvait trop belle et trop triste pour ces cœurs d'enfants. Elle s'est toujours sentie oppressée par le trop d'humanité de l'Orient ; l'acceptation de la souffrance humaine. Elle ne voulait pas que ses enfants apprissent cela trop tôt, cependant elle leur montrait les beautés à leur portée. Elle soulevait son bébé à la fenêtre pour lui faire entendre le joli tintement argenté des clochettes de la pagode, mais elle avait garni la vitre du bas d'un rideau plissé afin de cacher à Edwin la vue du mendiant assis tout le jour en dessous, le nez et les joues rongés de lèpre.
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genougenou   10 mai 2013
Plus tard, lorsque ses enfants écoutaient le récit de cet incident, ils s'écriaient : « Maman, l'as-tu vraiment retrouvée à cause des prières de papa? »

Un éclair de malice passait dans les yeux vifs de Carie tandis qu'elle répondait : « Peut-être, mais on ne l'aurait pas vue si je n'étais pas retournée. C'est très bien de prier, naturellement

mais il vaut toujours mieux essayer aussi soi-même, une fois de plus! ”
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rkhettaouirkhettaoui   21 février 2013
Dans toute ma vie je n’ai jamais rencontré personne qui prêtât attention à une seule de mes paroles ou de mes larmes. Mon père ne m’aimait pas car j’étais une fille ; mon mari ne tenait pas à moi ; mon fils me méprise. On m’a toujours dédaignée parce que je suis une femme laide et ignorante. Cependant, vous vous êtes intéressée à moi, bien que vous soyez une étrangère, une Américaine, aussi votre foi sera la mienne. Vous devez avoir la vraie religion puisqu’elle vous rend bonne – même envers moi. 
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MarcellinaMarcellina   11 juin 2013
« Dès l'instant où je vis Carie vaincue, je me mis à haïr saint Paul, de tout coeur, et il me semble que toute femme doit le haïr comme moi, à cause de ce qu'il a fait dans le passé à des femmes comme Carie, des femmes nées libres et fières, et néanmoins d'avance condamnées en raison même de leur féminité. »
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rkhettaouirkhettaoui   21 février 2013
Elle finit par se dire, presque désespérée, que seule la beauté pourrait la guérir ; la splendeur tranquille des brumes au-dessus des vallées dont elle gardait le souvenir, les cimes des monts, les petites rangées de fleurs, qu’elle avait cultivées dans chacune de ses demeures ; la musique et la poésie, car elles aussi procurent une sorte de paix.
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Video de Pearl Buck (2) Voir plusAjouter une vidéo
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La Terre Chinoise de Pearl Buck.
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