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ISBN : 2226256008
Éditeur : Albin Michel (03/03/2014)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 14 notes)
Résumé :
« La légende de la fin des temps raconte qu’après la mort de Sakurako le monde n’était plus que désolation. Pourtant, sur la terre désertée, s’éleva bientôt un arbre à l’endroit même où la jeune fille s’était éteinte, frappée par le sabre de son père. À la fin du monde, ne subsista plus qu’un cerisier blanc, gardé par un serpent. »

Empreint de mystère et d’étrangeté, ce roman à la lisière du conte initiatique nous ouvre à la magie des bonsaïs pour rév... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
ATOS
  16 mars 2014
La structure d'un bonsaï n'est que conception de beauté. Équilibre meurtri.
Connaissez vous votre arbre ?
Connaître un arbre ce n'est pas retenir son nom, ni y graver un prénom, ni recevoir ses fruits. Connaître son arbre est affaire de mémoire.
Savez vous quel est votre arbre ?
L'éternité quelque soit sa nature est affaire de mémoire.
Êtes vous sûr de reconnaître votre arbre?
Il faut connaître son tronc, son écorce, sa chair, sa floraison, son bourgeon, sa sève, il faut connaître sa main qui plonge dans la terre.
Le pays de ses racines porte l'envergure de son esprit.
Arbre tordu, rompu, arbre soumis, arbre silence, arbre sabre, arbre larmes, arbre rabattu sur la mémoire du monde.
Ce livre est un Bonsaï.
Le Règne dit que c'est un livre mais j'écoute ce que le maître dit.
Ce livre est un arbre qui se déplie.
Rendre la mémoire d'une histoire c'est rendre la liberté aux arbres.
Sur la bascule de l'écrit, Maître Bonsaï entend la nature de son arbre.
L'espace est petit, les mots sont à leurs places, et leur douleur infinie.
La structure d'un homme n'est que la conception de sa propre vie.
Poussez la porte de la boutique du Maître Bonsaï.
Portez lui votre mémoire ou venez retrouver celle que vous avez perdue.
L'homme est habile à contenir la vie, mais l'homme est beau lorsque qu'il sait ce que contiennent les mots.
Astrid Shriqui Garain
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Florel
  28 mars 2014
Ce livre est complètement dingue ! J'avoue que j'ai du mal à rentrer dedans, trouvant le début un peu long, mais passé quelques dizaines de pages, j'ai trouvé que ce livre commençait à avoir de l'intérêt tout en devenant inquiétant. En effet que ça soit Bonzi ou la jeune fille, faut dire que niveau personnage ça vogue dans l'étrange. Entre questionnements, convictions, incompréhensions et découvertes (et quelles découvertes !) je vous assure que je suis tombée dans du jamais vu.
Bien sûr si on lit le résumé on ne voit rien d'extraordinaire en dehors de l'extrait d'une légende, et il est vrai de par ses bonzaïs que l'auteur à jouer la carte du naturelle et de l'équilibre, et de par ses personnages les cartes de la folie et de l'incompréhension, ce qui à première vue ne ressemble pas à un bouleversement. Pourtant dans ces pages l'histoire prend une dimension tellement hallucinante, que j'avoue rester encore étonnée par la finalité du roman, au point que je ne sais d'ailleurs toujours pas si c'est l'histoire du gars ou de la fille qui me marque le plus. Car celle du premier m'a donnée à la fin envie de vomir tellement elle est horrible, et celle de la seconde m'a littéralement époustouflée vu qu'elle se trouve hors du commun des mortels.
Non franchement là, alors que ça fait bien plus d'une semaine que j'ai fini ce livre, j'ai réellement un sentiment d'incompréhension qui me saisit à l'égard de ce livre que je n'arrive toujours pas à déchiffrer
Mais au-delà de l'histoire qui parle de mort et de renaissance, les personnages sont sans doute ce qui a de plus marquant dans ce roman. En effet, on a du mal à croire qu'un certain rapprochement va se faire entre ces deux-là, puisqu'à première vue tous les opposes. Et si on voit que quelque chose ne va pas et qu'on peut ressentir un certain agacement contre l'inertie de l'un et la détresse de l'autre, ils n'en restent pas moins des personnages agréables à découvrir et à suivre. J'ai d'ailleurs un faible pour la jeune fille, sa préoccupation sur la sauvegarde de la planète, m'a énormément plu, et je vous avouerai que parfois j'avais l'impression de m'entendre penser, comme dans cet extrait : « Avant faire des enfants c'est synonyme de vie ! Maintenant c'est synonyme de mort ! C'est ça que les gens ne comprennent pas ! Parce qu'ils sont pas informés ! Alors ils gardent leurs réflexes d'avant. Qui vont tous nous tuer. Parce qu'on grouille comme des cafards et que la terre n'en peut plus. Parce qu'une espèce ne peut pas proliférer comme ça. Un écosystème est un équilibre. Et si on n'arrête pas de se reproduire le rééquilibrage va être violent ! Quand je vois une femme enceinte, j'ai la haine ! Parce que c'est un monstre d'égoïsme, de conformisme et d'ignorance ! Pour son petit bien-être personnel, pour faire comme tout le monde elle participe à la fuite en avant ! Sans se poser de question, après moi le déluge, connasses ! Et même vos enfants, vous y pensez, connasse ?! Au monde dans lequel vous allez les jeter ?! Non pas du tout !... » Bref. C'est un personnage qui m'a énormément plu, mais « Bonzi » a aussi un côté agréable, le fait qu'il soit lointain de tout et ne semble pas en être très gêné n'est pas mal non plus.
Enfin pour résumer, c'est un roman que j'ai beaucoup apprécié malgré le début un peu difficile. A lire pour la découverte et les personnages.
Lien : http://voyagelivresque.canal..
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Melopee
  13 mai 2014
Quel étrange roman que celui-ci ! Ce qui frappe en premier lieu, c'est son style saccadé, fait de phrases courtes, d'expressions simples. En second lieu, la surprise vient du personnage central qui s'autoproclame maître bonsaï mais dont on apprend finalement peu de choses sinon qu'il est vieux, seul et qu'il vit dans le silence au milieu de ses bonsaïs. Alors certes il les taille, il les façonne, leur donne la direction à prendre, mais il semble être complètement perdu dans un monde imaginaire, "le règne de l'Ordre", où tout doit filer droit.

Un jour où une jeune femme vient bousculer son quotidien, l'homme est complètement désarçonné par l'intrusion dans son magasin et encore plus dans sa vie. Elle est dynamique, bavarde, impulsive et d'une curiosité forcément déplacée. Vous vous doutez bien qu'une rencontre pareille ne peut qu'amorcer une relation explosive. le vieil homme est rebaptisé "Bonzi" par sa visiteuse quotidienne. Elle vient apprendre l'art de tailler des bonsaïs et ainsi s'approcher du savoir-faire ancestral du maître bonsaï.
C'est assez déstabilisant car lorsqu'on pense qu'un certain équilibre est atteint, que les deux ont fait un premier pas vers l'autre, tout s'effondre. Bonzi reste complètement désincarné, coincé entre deux mondes et la jeune femme est elle beaucoup trop intéressée (par la vie, l'extérieur) pour se focaliser sur un quelconque apprentissage.

L'histoire plonge donc dans une certaine hébétude : à quoi bon partager un loisir alors que la solitude semble de plus en plus prégnante ?
C'est un conte, une histoire sans lieu (juste la boutique de bonsaïs) ni temps (sommes-nous dans un présent teinté d'individualisme ou dans un autre espace temps ?) qui vous laissera quelque part à la marge mais vous troublera dès les premières pages. Parole d'une apprentie lectrice en bonsaï qui pourrait bien se convertir en maîtresse bonsaï, avec un peu d'abnégation !
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soltan
  09 février 2014
L'histoire est simple : un vieil homme ne vit que pour ses bonsaïs qu'il "contraint" tout au long de ses journées. Il ne fait plus partie du "règne de l'ordre", c'est-à-dire qu'il n'est plus humain, étant plus proche de la flore (du moins c'est ce qu'il pense). Sans vie sociale, sans souvenir ni passé, il ne se consacre qu'au Beau. Jusqu'au jour où une jeune femme entre dans sa boutique et le contraint à la parole. Elle s'attache à ce "vieux Bonzi" comme elle l'appelle et va revenir régulièrement afin de suivre son apprentissage de maître bonsaï. Cette rencontre va bouleverser la vie du vieux, faisant remonter au fur et à mesure les souvenirs de son passé oublié.
Tout d'abord, l'écriture est assez énervante car hachée, les mêmes propos étant ressassés par le maître bonsaï et l'on se dit que le pauvre vieux est bien attaqué et pas franchement attachant. Ensuite, on pense qu'on va assister à une belle rencontre qui va faire sortir le vieux de sa coquille et amener la fille à davantage d'équilibre. Sauf que plus on avance dans la lecture et plus on sent la jeune femme dériver. Quant aux souvenirs du vieux, finalement, il ferait peut-être mieux de les laisser enterrés...
Finalement, on se retrouve avec un roman assez (voire très) noir abordant des thèmes aussi différents que l'écologie, les génocides, les légendes japonaises, la solitude, etc. Un roman atypique et protéiforme, mêlant douce sérénité et violence extrême (avec des références pour le moins étrange à Orange mécanique il me semble).
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Atasi
  24 février 2014
Il est Maître Bonsaï, il crée des bonsaïs, les soigne et les traites dans l'art des Maître Bonsaï, vit avec eux, écoute leurs murmures et les vends. Il ne connaît rien d'autres, il ne sait pas qui il est, d'où il vient. Pour lui, les êtres qui peuplent la planète sont des personnes qui appartiennent à l'Ordre du règne animal, lorsqu'un d'eux franchit la porte de la boutique il ne s'en occupe pas restant concentrer sur son travail .... Jusqu'au jour où une femme fait tout pour rentrer en contact avec lui, ce qui va lui faire révéler des bribes du passé.
UN roman hors du commun, dont il est difficile à décrire son genre exacte. Mais c'est très bien écrit et se lit facilement.
Lien : http://atasi.over-blog.com/2..
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critiques presse (1)
LeSoir   16 septembre 2014
A la croisée des mondes scientifique, littéraire et politique, l’auteur réfléchit au devenir de l’humanité.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
ATOSATOS   16 mars 2014
Parce que, ce que nous voyons d'un arbre n'est que la moitié de son être.La partie émergée de l'iceberg.L'autre moitié ne nous est pas visible.Elle est souterraine.Ce sont ses racines.Or, un être est un tout.Si nous avons rendu harmonieuse la partie visible, mais que la partie souterraine ne l'est pas, l'harmonie de la partie visible sera éphémère.
Parce que l'être est un tout.Tôt ou tard, un arbre fini par ressembler à ses racines.
C'est pourquoi, tôt ou tard, il faut s'occuper des racines
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FlorelFlorel   28 mars 2014
Avant faire des enfants c’est synonyme de vie ! Maintenant c’est synonyme de mort ! C’est ça que les gens ne comprennent pas ! Parce qu’ils sont pas informés ! Alors ils gardent leurs réflexes d’avant. Qui vont tous nous tuer. Parce qu’on grouille comme des cafards et que la terre n’en peut plus. Parce qu’une espèce ne peut pas proliférer comme ça. Un écosystème est un équilibre. Et si on n’arrête pas de se reproduire le rééquilibrage va être violent ! Quand je vois une femme enceinte, j’ai la haine ! Parce que c’est un monstre d’égoïsme, de conformisme et d’ignorance ! Pour son petit bien-être personnel, pour faire comme tout le monde elle participe à la fuite en avant ! Sans se poser de question, après moi le déluge, connasses ! Et même vos enfants, vous y pensez, connasse ?! Au monde dans lequel vous allez les jeter ?! Non pas du tout !
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AtasiAtasi   24 février 2014
Le bonsaï est un maître exigeant. Parce que c'est un être en suspens.
Créer un bonsaï, c'est contraindre un arbre à ne pas grandir et le maintenir en vie dans cet état. C'est parce que c'est dans cet état que c'est une oeuvre d'art. Hors du temps. Hors du cours naturel du temps.
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KawaneKawane   15 février 2019
Je dis: "arroser s'apprend.Comme regarder. Cela vient avec le temps, l'observation et la pratique. C' est une intuition à développer.
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rkhettaouirkhettaoui   24 octobre 2018
« Je ne supporte plus les gens qui ne prennent même pas la peine de vous répondre quand vous leur laissez un message ! Ou qui vous filtrent au téléphone parce qu’ils n’ont même pas le courage d’entendre ce que vous avez à leur dire ! Ça, je ne supporte plus !
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