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EAN : 9782258088917
192 pages
Éditeur : Hors collection (01/06/2011)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Mieux vaut exercer son intelligence à des conneries que sa connerie à des choses intelligentes. Les Shadocks
Nous aimons tous les Schtroumpfs. Leur univers fait partie intégrante de notre enfance. Pas question, pour l auteur, d en casser la magie ou d en rompre le charme ; mais bien au contraire de prolonger le plaisir autrement...
Les Schtroumpfs peuvent être étudiés sous une infinité d angles : culturel, esthétique, marketing, économique, juridique, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  25 avril 2013
Les fans des Schtroumpfs ont conspué cet ouvrage à sa sortie en 2011 : qu'on touche de cette façon à un mythe, à leur 'madeleine de Proust' les a fortement énervés. La polémique fut vive (totalement démesurée, hors de propos ?) sur internet. Antoine Buéno, l'auteur politologue, s'est fait huer, a été accusé de détruire l'image de cette série BD (sacrilège !), a été abreuvé de messages insultants, et a même reçu des menaces de mort. Ce débat m'avait totalement échappé, en pleine affaire DSK.
Si vous n'êtes ni spécialiste, ni inconditionnel des lutins bleus, en revanche, vous pouvez vous régaler à la lecture de ce petit ouvrage génial et totalement jubilatoire. Ce fut mon cas.
La problématique annoncée : quid de l'univers des Schtroumpfs, du système socio-politique de leur communauté ? Peyo, leur auteur, s'est en effet vu taxer de bien des maux au fil de ses albums : racisme, antisémitisme, homophobie, misogynie, propagande nazie, communiste, réactionnaire...
Après avoir précisé en préface que Peyo n'a jamais eu l'intention de transmettre de telles idées, Antoine Buéno décortique les raisons de ces accusations, replace l'oeuvre dans son contexte historique. Jusque là, tout va bien pour les fans. Cela devient épineux et inadmissible pour eux lorsque Buéno démontre que ces théories politiques peuvent en effet s'appliquer au monde des Schtroumpfs. Mais il le fait avec beaucoup d'humour.
Avant cela, il pose les bases de la schtroumpfologie en répondant (preuves scientifiques à l'appui) à des questions pertinentes et très drôles sur les petites créatures elles-mêmes. Leur anatomie, leur sexualité, leur régime alimentaire, etc.
Un excellent moment de lecture : à la fois passionnante, instructive et distrayante. A condition de se convaincre que l'auteur s'est amusé, qu'il respecte Peyo et son successeur - le propre fils du créateur - et qu'il dénature moins l'esprit Schtroumpf que bien des adaptations américaines...
Cet essai est à donc à prendre avec recul, humour. Il m'a donné envie de découvrir l'intégralité de cette série BD avec un oeil neuf. Je trouvais jusqu'alors les quelques albums lus bien gentillets, limite ennuyeux...
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LibraireTemeraire
  18 juin 2012
Sorti ce mois de juin 2011, le petit livre bleu d'Antoine Buéno a provoqué un véritable tollé dans le petit monde de la bande-dessinée. Sous titré ‘Analyse critique et politique de la société des Schtroumpfs', cet ‘essai' vise à démontrer que ‘les Schtroumpfs sont l'archétype d'une utopie totalitaire empreinte de stalinisme et de nazisme'.
Avant même sa sortie en librairie, ce petit livre bleu suscitait déjà la polémique et une levée de boucliers face aux accusations de nazisme et de stalinisme chez les Schtroumpfs. Tout d'abord, il faut bien nuancer les choses, et Antoine Buéno le fait très explicitement dans l'introduction dudit ouvrage ainsi que dans les très nombreuses interviews qu'il a pu donner à différents média. Ainsi retrouve-t-on dès les premières lignes de l'avant-propos de l'essai ceci : « Ni dénonciation, ni désenchantement, le présent texte n'a vocation ni à accuser, ni à démolir. Juste analyser. » S'en suit une relaxation de Peyo qui n'est nullement considéré comme étant un vilain extrémiste. de ce fait, il n'est pas question ici de juger, juste d'émettre des hypothèses et des analyses politiques suite à une observation approfondie de cette fameuse BD belge que constitue Les schtroumpfs. Ceci étant dit…
L'ouvrage se scinde en deux parties bien distinctes. Dans la première, Buéno nous présente les Schtroumpfs, leur histoire, leur génèse, ainsi que quelques anecdotes sur leur création avec notamment la principale, concernant un repas entre peyo et Franquin durant lequel celui-là, ne trouvant plus ses mots, demande à celui-ci de lui passer le… le… le Schtroumpf ! Ainsi naquit le nom de ces petites créatures bleues que le dessinateur belge n'avait alors même pas encore à l'esprit. A base de considérations faussement sérieuses, Buéno s'amuse ensuite à définir ce qu'est clairement un schtroumpf. Quelles sont ses caractéristiques physiques, sexuelles ou anthropologiques. Lu au premier degré, certaines considérations n'apparaîtront pas comme dignes d'intérêt. Par exemple, un Schtroumpf étant haut comme trois pommes, on peut s'interroger sur sa taille concrète :
« Comme chacun sait, il existe une grande variété de pommes, de tailles très différentes. Une courte enquête maraîchère permet de réaliser l'opération suivante :
-les plus petites pommes sont les rainettes : en moyenne 5 cm ;
-les plus grandes pommes sont les goldens : en moyenne 10 cm ;
-conclusion : un schtroumpf (adulte) doit mesurer, en moyenne, entre 15 cm (3x5) et 30 cm (3x10) »
Amusant ? Peut-être. Pertinent ? Aucunement.
Passée cette présentation générale, la seconde partie se présente au lecteur et il s'agit là de s'atteler au véritable sujet proposé, ce qui fait le sel de ce livre : l'approche politique et sociale opérée par Antoine Buéno.
Tout d'abord, L'auteur aborde le caractère utopique et uchronique de la société des schtroumpfs. de ce côté, pas grand-chose à redire sachant que l'emplacement du village et inconnu et demeure secret. Buéno en profite pour effectuer une piqure de rappel sur les notions sus-citées en faisant bien évidemment référence à Thomas More. Ce n'est qu'ensuite, lorsqu'il traite du caractère stalinien du régime schtroumpf qu'il fera bien évidemment référence aux trois grandes dystopies (ou contre-utopies) que sont Nous autres de Eugene Zamiatine, le meilleur des mondes d'Aldous Huxley ainsi que l'inévitable 1984 de Georges Orwell. Et là, les choses sérieuses commencent…
Buéno se contente d'effectuer une série d'exemples visant à appuyer sa thèse, bien évidemment, mais le fait non sans une certaine maladresse qui confine souvent au ‘capilotractage'. Par exemple, pour lui, les schtroumpfs ne sont rien d'autre que des espèces de Mickey bleu, donc des anti-mickey et Mickey étant, selon lui, ‘le symbole de l'Amérique, du capitalisme et de l'anticommunisme', on peut donc en déduire toute la portée communiste des petits hommes bleus.

Assimilé à Karl Marx et à Staline, le grand Schtroumpf devient le petit père des Schtroumpfs (en référence au petit père des peuples qu'était Staline), d'ailleurs, précise l'auteur, dans un épisode, il revêt un vêtement rouge… même si le rouge est tout aussi assimilable à sont bonnet qui est de la même couleur et qui, de ce fait à plus à voir avec la révolution française qu'avec les couleurs du communisme. Toutefois, Buéno a bien remarqué cela et souligne par-là même la portée révolutionnaire du bonnet phrygien.
Vient ensuite l'exemple du schtroumpf à lunette, comparé à Trotski, parce que Trotski… avait lui aussi des lunettes. Est-t-on toujours dans le registre du sérieux là ? Gargamel, lui, étant le méchant, est naturellement assimilé au Juif mécréant qui court après l'argent, et, avec son chat Azraël (Israël ?), ils forment le duo ennemi tout désigné d'un village vivant en communauté et dont les plans de travail renvoient au goulag.
Puis viennent les comparaisons au modèle nazi et raciste. Les schtroumpfs sont ainsi comparés au Ku Klux Klan… parce qu'ils portent un bonnet. (?) le Schtroumpf noir, premier épisode des schtroumpfs, est lui, un parfait exemple de racisme dans la mesure ou le schtroumpf noir mord les autres et les contamine ainsi. A noter que le Schtroumpf noir est sauvage et, incapable de parler, ne s'exprime qu'en faisant des ‘gnap !'.

Le monde des Schtroumpfs est également antisémite, car, comme vu précédemment, Gargamel qui représente le méchant récurent est l'image du juif. La schtroumpfette, quant à elle, symbolise l'idéal de la beauté aryenne dans toute sa splendeur.
Buéno consacre une dernière partie à énumérer les divers éléments renvoyant au totalitarisme dans sa globalité. Il y aborde notamment le pan antidémocratique avec le grand schtroumpf faisant office de gérontocrate tout puissant sans lequel aucune décision ne peut être prise. Puis, parmi ses arguments finaux, il compare la langue des Schtroumpfs à la novlangue développée dans 1984 et visant à brider la langue et par-là même la pensée.

On sort assez décontenancé de la lecture de cet ouvrage. Si cette dernière est agréable et simple, il est à noter que le contenu lui aussi est parfois simple, trop simple. Et on ne sait jamais trop sur quel pied danser avec ce travail d'Antoine Buéno. Car si on en croit l'auteur, il affirme ne pas se prendre au sérieux et pourtant, ce livre ne parvient pas à se départir d'un premier degré parfois franchement malvenu. Par exemple, Buéno nous propose un livre divertissant et pertinent… mais enjoint toutefois, dans son épilogue, le lecteur à demeurer vigilant face à tout type de sujet, y compris ceux qui n'ont pas l'air de se prendre au sérieux. Comme un ultime avertissement moralisateur.
D'un autre côté, cette analyse est présentée comme étant rigoureuse et ne l'est pourtant pas sous bien des aspects. Celle-ci est inégale et nombreux sont les arguments tirés par les cheveux. du reste, certains raccourcis sont un peu effarants pour un « maître de conférence » usant notamment ce genre de syllogisme :
«-majeure : la propagande national-socialiste présente « le juif » comme le pire ennemi du peuple allemand ;
-mineure : Gargamel est présenté par Peyo comme le pire ennemi du peuple schtroumpf ;
-conclusion : Gargamel est juif. »
Ainsi Gargamel représenterait une caricature juive notamment parce qu'il a un gros nez et un physique ingrat qui renverrait au chancre de l'Europe des années 30-40 ? Mais les sorcières, dans leur ensemble, et celles de Walt disney en particulier, ne partagent-elles pas cette laideur ? N'ont-elles pas elles aussi un nez et des doigts crochus ? Est-ce à dire qu'il faut crier à l'antisémitisme partout ?
D'autre part, on compte de nombreuses redites et il est réellement dommage que certaines remarques ne soient pas aussi pertinentes que les référents cités. Les remarques sur les couleurs et les icones sont autant de topos qui peuvent avoir des significations non-politisées. Par exemple le noir a toujours été une couleur renvoyant à l'obscur, au mal et ce genre d'acquis judéo-chrétien est à des milles du racisme soupçonné par Buéno. Est-ce à dire que ses considérations sur la décolonisation belge sont inexactes ? Non, bien évidemment, mais il est dommage de remarquer que le travail n'a été fait qu'en partie. Dommage également de citer Pastoureau sans faire davantage référence à son travail sur les couleurs. Ainsi déplore-t-on les raccourcis et les inexactitudes présentes dans ce livre.
Quoiqu'il en soit, il est difficile d'avoir un avis clairement tranché sur celui-ci, car il se révèle toutefois distrayant et sait même se montrer parfois intéressant.
Enfin, difficile de ne pas s'interroger sur l'efficacité d'une telle polémique alors que « Les schtroumpfs » sort au cinéma cet été. Voici donc une belle occasion de faire parler de soi. Monté en épingle par les média et probablement par l'éditeur, le petit livre bleu n'est pourtant pas un ouvrage si polémique que cela. Il a surtout servi à faire le buzz et à l'auteur de se faire connaître.

Lien : http://lelibrairetemeraire.b..
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la_chevre_grise
  17 mai 2013
C'est Canel qui m'a rappelé que j'avais ce petit livre dans ma PAL. Et comme je venais de terminer une lecture très prenante, je cherchais quelque chose de totalement différent pour faire la transition. Alors je l'ai sorti de mes étagères.
Comme le laisse voir l'auteur dans les dernières pages de son livre, celui-ci a provoqué des réactions assez extrêmes. Quoi, les schtroumpfs seraient des figures du nazisme ou du stalinisme ? Loin de porter ce propos volontaire à l'oeuvre de Peyo, Antoine Buéno montre qu'ici il est possible d'y lire des traits caractéristiques de ces idéologies. Un exemple qui est le plus marquant pour moi, car même étant petite j'avais tiqué : la schtroumpfette est diabolisée lorsqu'elle est brune et acceptée dans la communauté lorsqu'elle est blonde. Oui, je suis brune, c'est peut être pour ça ! Apologie des traits aryens ? Cela sera discuté dans cet essai.
Du reste, on pourra argumenter le parti pris de l'auteur. Mais l'exercice se tient. Il ne tient qu'au lecteur de savoir le prendre au second degré car après tout on peut faire dire tout et son contraire, l'auteur n'étant plus là pour exprimer lui-même les choix de représentation qu'il a fait : pourquoi sont-ils bleus ? pourquoi sont-ils petits ? pourquoi sont-ils cent et pas un de plus ? pourquoi n'y a-t-il qu'une seule femelle ? Tout le long de la lecture, il ne faudra pas oublier qu'il s'agit avant tout d'une oeuvre destinée à des enfants et qu'à l'époque, l'imagerie et les codes de lecture qui leur sont proposés sont forcément simplistes.
L'auteur s'amuse à définir la nature même du schtroumpf dans une première partie. de sa taille à sa nature biologique, en passant par sa sexualité et son habitat, tout y passe. Nous croiserons bien sûr Gargamel et son affreux chat, la salsepareille, et parfois Johan et Pirlouit. Puis, dans une deuxième partie, il va nous démontrer comment cette communauté de petits êtres bleus s'inscrit dans une conception dictatoriale.
L'auteur n'exposera ici que les arguments qui iront bien dans le sens de sa thèse. Certaines fois, cela semble évident (comme je l'ai déjà fait remarqué pour l'esthétique de la schtroumpfette), d'autres sont pourquoi pas acceptables, d'autres enfin sont vraiment tirés par les cheveux, comme l'histoire du schtroumpf qui serait une version européenne de la souris Mickey, qui pourrait s'entendre comme une caricature visant à décrédibiliser le capitalisme américain. Là, j'avoue, je n'ai pas du tout été convaincue. le Grand Schtroumpf serait Staline, le Schtroumpf à lunettes serait lui rapproché de Trotsky. Ça c'est pour le côté communiste. Côté nazi, on retrouve la caractéristique raciste avec le tout premier tome et les schtroumpfs noirs, forcément mauvais. Et puis, forcément, le parallèle entre le language schtroumpf et le novlang du monde d'Orwell, la comparaison est facile.
Si certaines fois on peut se demander ce qu'a fumé l'auteur, il n'en reste pas moins un exercice intéressant et qui nous ouvre les yeux sur la façon d'interpréter des univers. A prendre avec humour, que l'auteur n'hésite pas à annoncer clairement d'ailleurs. Et puis il n'est jamais mauvais de se voir rappeler que l'esprit critique peut s'exercer sur n'importe quel sujet.

Lien : http://nourrituresentoutgenr..
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leinavaleski
  02 mars 2013
J'étais très intriguée par ce livre, je voulais comprendre comment ces petits lutins bleus pouvaient être associer de près ou de loin à Staline ou aux nazis. le livre répond très bien à cette question et l'analyse que fait l'auteur de la société des schtroumpf est vraiment très intéressante. Je ne pense pas que Peyo se soit rendu compte de ce qu'il faisait quand il a créé ce village de champignons et tous les personnages qui l'habitent mais il faut reconnaître qu'une fois qu'on a lu ce petit livre bleu, on se demande comment autant de coïncidences sont possibles.

L'analyse est vraiment très bien faite mais certaines phrases de l'auteur montre bien ce qu'il pense de son propre travail (il s'en amuse). Sa conclusion principale reste qu'on peut absolument tout analyser et en arriver à des résultats surprenants, comme avec les petits lutins bleus. Est ce que, parce que l'analyse est correcte, la conclusion l'est aussi ? Oui. On peut voir les schtroumpf comme ça ou en rester aux représentations de notre enfance. Pour moi, les deux ne sont pas incompatibles et c'est pour ça que j'ai apprécié ce petit livre. de plus, j'ai appris plein de choses sur l'histoire des schtroumpfs (notamment l'origine du nom) et rien que pour ça, c'était sympa à lire.

Ce que je n'ai pas apprécié est plus dans la forme que dans le fond : l'auteur emploie parfois des expressions qui sont difficiles à comprendre qu'on ne s'intéresse pas de près à la politique et il fait énormément de répétitions.

Ce livre peut déplaire à ceux qui n'aime ni la politique ni qu'on touche à leur enfance mais tant qu'on ne le prend pas totalement au sérieux, c'est un bon moment de lecture.
Lien : http://grignoteuse.wordpress..
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sultanne
  20 juin 2011
Grande fan des Utopies (littéraires ou non), j'attendais avec impatience la sortie de cette analyse du monde des schtroumfs.
Or, me voilà un peu déçue par les deux premières parties :
- La première n'est que pure conjectures, inutiles à mon sens, surtout lorsque l'auteur cherche à faire des petits hommes bleus un objet d'étude scientifique (au sens biologique du terme) : est-ce que les schtroumfs sont des mammifères ou des reptiles ? d'où leur vient leur couleur bleue ? Cette partie m'a parue un peu ridicule par moments, sans compter que Bueno semble assez imbu de sa personne et s'auto-congratule régulièrement d'être l'unique et le seul à avoir pensé à faire cette analyse...
- La seconde partie est, certes, plus intéressante puisqu'elle s'attache à montrer en quoi le monde des schtroumfs se situe dans la lignée des grandes utopies... néanmoins, pas besoin de Bueno pour comprendre que Peyo trace ici les traits d'une société imaginaire parfaite dans laquelle chacun a sa place et s'y sent bien... un gros effort n'était pas non plus nécessaire pour comprendre que ce pays peut également être considéré comme la métaphore d'une classe dans laquelle le grand schtroumf fait figure de maître...
Je ne remets pas en question le petit livre bleu, mais j'ai l'impression que ce que Bueno a mis des années à comprendre peut être compris assez vite si l'on a l'esprit d'analyse un peu aigisé...
J'attends donc beaucoup des parties suivantes !
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critiques presse (3)
Sceneario   05 septembre 2011
Rapport au travail, langage, rôle de chacun, relations avec l’autre... Tout est passé au peigne fin chez les petits êtres bleus, ce qui donne corps à une analyse sérieuse dans la démarche (mais volontiers un brin "capilotractée" aussi) qui démontre au minimum qu’on peut disserter des pages durant à propos d’une œuvre et se persuader que des tas de sous-entendus sont à y déceler par qui veut bien prendre la peine de les détecter !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Du9   19 juillet 2011
Depuis de nombreuses années déjà, circulaient les interprétations les plus invraisemblables sur la signification idéologique des schtroumpfs, notamment pour y discerner une société communiste et collectiviste, parfois, il faut le préciser d’emblée, sur un mode assez distancié et potache. Récemment, un livre s’est complu à rebondir sur ces lectures pour faire un coup éditorial assez réussi
Lire la critique sur le site : Du9
LeSoir   14 juin 2011
Maître de conférence à l’IEP de Paris et romancier, l’auteur, qui ne veut en rien casser la magie des petites créatures bleues, n’en analyse pas moins leur société avec les armes féroces de la science politique et de la schtroumpfologie.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   23 avril 2013
[attention, lire jusqu'au bout pour ne pas se méprendre sur la démonstration de l'auteur]
[Il est ] possible d'établir une parenté entre le pays des Schtroumpfs et l'URSS. L'utopie de Peyo paraît bien empreinte d'idéologie stalino-communiste. Une thèse qui n'a d'ailleurs rien de très original, de nombreux observateurs l'ayant déjà formulée. C'est ainsi que les Etats-Unis se sont longtemps montrés très méfiants, voire critiques et même hostiles à l'endroit des Schtroumpfs.
Délire paranoïaque sur fond de guerre froide : les lutins de Peyo ont pu être perçus outre-Atlantique comme des agents soviétiques, autant de prosélytes à la solde de Moscou, chargés d'imprimer dans les cerveaux perméables et malléables des enfants de l'Ouest l'idéal mensonger du communisme. Les Schtroumpfs : cheval de Troie pop, outil de propagande subliminale, 'Voice of Russia' des petits, arme de conditionnement à électrodes directement fichées dans la juvénile matière grise du monde libre. On a même affirmé que Smurf, leur nom anglais, était l'acronyme de Small (ou Socialist, ou Soviet) Men Under Red Forces ou de Small Men Under a Red Father...
(p. 109-110)
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ZilizZiliz   22 avril 2013
Si les Schtroumpfs sont attirés par la Schtroumpfette, c'est de façon romantique et évidemment platonique. Jamais l'expression "fleur bleue" n'aura été plus adaptée. Le plus grand fantasme des Schtroumpfs avec la Schtroumpfette paraît se résumer à des moments d'intimité occupés à admirer un coucher de soleil ou à prendre le thé. Le maximum d'attouchements qu'ils peuvent espérer est un baiser sur la joue. (p. 45)
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ZilizZiliz   22 avril 2013
(...) l'esprit du dessin animé [adapté des albums de Peyo] est très différent de celui de la BD. Le politically correct américain est passé par là. Dans la série animée, le schtroumpf à lunettes ne se fait plus jamais assommer par un maillet (trop violent), les schtroumpfs noirs deviennent violets (antiracisme), et sous l'influence des lobbies féministes tels que le Women's lib, la schtroumpfette est appelée à jouer un rôle de premier plan. Devenue dessin animé, la création de Peyo est passée au laminoir de l'industrie culturelle américaine, au crible de ses références stéréotypées. (p. 19-20)
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ZilizZiliz   22 avril 2013
'Les Schtroumpfs' seraient un cas typique de dissociation entre les intentions d'un auteur et les représentations et idées réellement déployées au fil de sa BD. Créés en 1958, 'Les Schtroumpfs' refléteraient donc plus l'esprit d'une époque que celui de son créateur.
Dans ces conditions, on comprend pourquoi Peyo tombait des nues à chaque nouvelle accusation. Et il y en eut plus d'une. C'est bien simple, Peyo a tout entendu. Tout et son contraire : les schtroumpfs sont gays, les schtroumpfs sont antisémites, les schtroumpfs sont hippies, les schtroumpfs sont racistes, les schtroumpfs sont francs-maçons, les schtroumpfs appartiennent au Ku Klux Klan...
(p. 9-10)
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ZilizZiliz   22 avril 2013
Autre argument clef dans le sens de la nature reptilienne des Schtroumpfs : la classe des mammifères est caractérisée par la possession de mamelles. Or, la Schtroumpfette, seul individu féminin adulte présenté dans les Schtroumpfs, en est apparemment dépourvue. (p. 35)
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