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EAN : 9782754814744
136 pages
Éditeur : Futuropolis (24/08/2017)
3.62/5   20 notes
Résumé :
Dans les Landes, le plus vieux camp de gitans de France doit être démantelé pour laisser place à une base militaire. A faire disparaître cet espace qui porte la mémoire de la communauté, c’est la communauté elle-même qu’on renverse et une identité qu’on gomme. Comment ceux qui ont toujours vécu en extérieur, et en dehors des villes pourraient supporter de vivre dans des logements ordinaires ? Est-il possible de trouver racine ailleurs, lorsqu’ on est d’abord déracin... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
laurent35
  25 juin 2019
Pour passer la barrière des étiquettes, un regard un peu plus proche sur les gens du voyage ceci dit il en faut plus pour connaître les différences et les cultures de ces communautés .....
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Bdziles97
  17 avril 2018
(CP976) Une BD reportage passionnante qui questionne l'exclusion, la discrimination, et encore une fois, l'identité. L'alternance entre bande-dessinée et reportage est très pertinente. Le sujet global peut être complexe pour des élèves, toutefois la réflexion sur l'intégration peut tout à fait s'insérer dans une réflexion au lycée.
(IK971) Belle idée de départ (Décrire/ dénoncer les conditions de vie d'un camp de Roms dans un domaine militaire et leur intégration après plusieurs années dans un autre quartier de la ville) mais à mon sens, le parti pris du regard de l'enquêteur donne à l'histoire moins de relief. du coup, la réalisation manque un peu de dynamisme. Pas convaincue non plus par le graphisme. Dommage. Non pour le Prix.
(LX971) BD intéressante et bien documentée mais pas adaptée à notre public. Non pour le prix.
(PR976) tout à fait adaptée au lycée. Dialogues et graphismes agréables.(ER976) BD adaptée à un lectorat de lycéens. Oui pour le prix. Immersion totale dans une communauté manouche. L'occasion d'abattre certains préjugés grâce aux conversations d'un photographe qui entre dans un camp de gens du voyage pour un photo reportage. Cette BD donne l'occasion aux élèves de se questionner sur l'altérité, la peur de ce qu'on ne connaît pas, de ce qu'on ne voit pas, les préjugés, l'héritage des coutûmes, le respect des différences... La présence de photos humanise et nous rapproche d'autant plus des personnages de ce témoignage. L'ouverture de portes d'un "monde" méconnut et très souvent rejeté, mis à l'écart. L'occasion de faire des parallèles et de questionner les élèves sur leurs propres représentations...
(MN976) OUI pour le prix en lycée! Un album intéressant, questionnant l'identité d'un peuple rejeté, que l'on cherche à normaliser. Cette BD est à la fois très documentée et emprunte de poésie. J'ai beaucoup apprécié les allers retours entre les planches et les photographies.
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psambou
  15 avril 2018
Ce récit en bande dessinée couvre sept années, 2009 à 2016. Piero Macola rend compte la démarche du photographe Alain Bujak qui suit la réinstallation en dur par la municipalité de Mont-de-Marsan, de quelques familles manouches installés dans un camp de fortune exposé à de multiples nuisances, notamment sonores de part la proximité immédiate d'un aéroport militaire. Cette bande dessinée quasi documentaire traduit l'attachement des gens du voyage à leur mode de vie, mais aussi le souci des élus d'offrir des conditions de vie décentes à ces familles. Les photographies en noir et blanc insérées parmi les planches dessinées à la pointe fine et au crayon de papier renforcent le réalisme de l'ouvrage. Les auteurs transmettent avec justesse les paroles et sentiments des uns et des autres ; les doutes, les contradictions et les difficultés liés à la sédentarisation ne sont pas occultés.
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Erik_
  04 novembre 2020
C'est toujours bien d'avoir un autre regard plus humaniste sur certains phénomènes de société qui sont souvent stigmatisé et rejeté. Il est clair qu'on ne vît pas dans le meilleur des mondes.
J'ai toutefois bien aimé cette approche même si on pourrait reprocher son côté un peu partial car soutenu par exemple par Amnesty International. Cependant, cela traduit très bien la réalité donc une certaine vérité. Il faut parfois faire un long voyage pour comprendre le point de vue des autres et surtout leur donner la parole quand ils veulent bien s'ouvrir ce qui n'était pas évident pour l'auteur. On se situe de l'autre côté de la barrière dans une France très pauvre.
Cet album m'aura sans doute attendri sur le sujet en décortiquant la complexité des situations.
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Fanou87
  27 juillet 2018
« Gens du voyage », « manouche » pour les qualifications gentilles, » de la graine de vaurien », » des cambrioleurs », « des voleurs de cuivre » pour les pires.
Quand le photographe Alain Bujak arrive au Camp du Rond (situé dans les Landes), ce sont tous ces mots blessants qu'il amène avec lui. Mais sa rencontre avec les habitants change vite sa perception.
Son rôle est de photographier ce camp une dernière fois avant le relogement des personnes dans un nouveau lotissement. Il va à leur rencontre, les interroge sur leur vécu et leur manière de vivre.
La raison du démantèlement du camp est l'insalubrité qui règne et la proximité d'un aéroport militaire qui entraîne de fortes nuisances sonores, « même les chiens sont sourds ». Mais ces manouches ne veulent pas quitter ces lieux, ils y ont toujours vécu et souhaiteraient y mourir. Ils savent aussi que leur emménagement n'est pas spécialement désiré par les gens du coin. Les préjugés ont la dent dure.
Commence alors le long chemin de la reconstruction d'une identité. Ce ne sont pas seulement des habitations que l'on démantèle mais des familles avec leurs histoires, des maisons qui ont « vécu ».
Donner la voix à des personnes que l'on préfère ignorer et vers lesquelles on a des appréhensions, est encore rare et ce documentaire permet de faire des rencontres touchantes.
Les photographies insérées parmi les dessins rend le tout « vrai ». On s'immerge totalement parmi Marie, David et les enfants.
Lien : https://pagesversicolores.wo..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
tamara29tamara29   12 avril 2019
Les manouches sont le peuple de dehors, de ces territoires modestes, souvent choisis pour eux par les autorités, ces parcelles bordées de ronces et gravats, ces endroits de rien du tout, où le pissenlit et les orties poussent entre les vieux pneus.
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Erik_Erik_   04 novembre 2020
La pauvreté n'est pas une honte, tout le monde n'est pas né avec une cuiller d'argent à la bouche ; mais la vanité dans la pauvreté, c'est le diable dans le bateau.
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Videos de Alain Bujak (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alain Bujak
C'est l'histoire de l'un des premiers combats écologiques gagnés en France. En 1986, la construction du barrage de Serre de la Fare est annoncée afin d'aménager le bassin versant de la Loire. Alain Bujak rencontre les opposants au projet au sein de l'association Loire vivante, qui soumettent alors des solutions alternatives. Au bout de six ans de combats, ils parviennent à le faire annuler et à mettre en place un projet d'aménagement fondé sur leurs propositions. Mené par ceux qui furent surnommés les « Indiens », ce combat vous mènera aux sources de la Loire, il y a 30 ans. Et il sert encore de modèle aujourd'hui. Sortie le 16 septembre !
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