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Robert Pépin (Autre)
ISBN : 2253041033
Éditeur : Le Livre de Poche (04/03/1987)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 309 notes)
Résumé :
Dans Souvenirs d'un pas grand-chose, dédié à " tous les pères ", Bukowski passe sur le divan : il se raconte, sans délirer, tel qu'il fut, en commençant par le début. Un premier souvenir ? Allemagne, 1922. Et puis c'est l'arbre de Noël, des bougies, des oiseaux, une étoile. L'Amérique ? La Ford T de son père. L'école où il découvre la violence, la cruauté, l'injustice. Trop de saloperies à avaler d'un seul coup.
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Hugo
  10 novembre 2014
Papa, maman et BuKo dit Chinaski allemand d'origine tentent la misère américaine des années trente en immigrant dans la pauvreté de Los Angeles avec beaucoup de réussite : pas de travail, pas d'argent, une vie sinistre, et un gosse à nourrir et à battre un peu aussi. Buko était moche, paumé, perdu dans limbes de l'alcool pas cher, et il le savait, après il a écrit des livres marrant sur sa vie de merde… J'aime beaucoup sa plume, son style, il n'écrit pas en victime, il écrit sa vie avec dérision et cynisme…
J'ai adoré ce bouquin...
Moi l'alcool je n'aime pas ça, ça me rappelle trop mon père allongé sur le parquet qui me répétait souvent que maman est une salope, alors je n'ai pas insisté pour me faire gerber le weekend, quand je l'accompagnais dans les cafés prendre une bière ou vin(gt), et un baby pour la route, moi je commandais un Indien « s'il vous plait monsieur »
- Un quoi qu'il me disait le Barman ?
- Un indien avec de l'Orangina et de la Fraise
Alors le Barman y gueulait un indien pour le cowboy et tous les intellos de comptoirs se marraient…
- Il est pas comme son père, il boit pas « ahhh ahhha ahahaha ahhaaa »… qu'il braillait le mien
Ils ont énormément d'humour les poivrots, faut pas croire...
Quand les « ahhh ahhha ahahaha ahhaaa » débarquaient, je savais qu'il en tenait déjà une bonne, bientôt les chattes, les bites, les culs, les nichons feraient leur entrée pour m'expliquer que la branlette c'est bien mais que la baise c'est mieux… « ahhh ahhha ahahaha ahhaaa »
- Putain mais j'ai 11 ans connard…
- Ah ouais déjà, t'es haut comme trois bites à genou, je te croyais plus jeune « ahhh ahhha ahahaha ahhaaa »

Petit j'ai demandé à ma mère ce que faisait mon père comme boulot : « Pilier de comptoir » qu'elle m'a répondu… Ça avait l'air cool, alors moi aussi plus grand j'avais décidé que je serai pilier de quelque chose… après j'ai changé avec ninja, et puis finalement la réalité a anéantie mes rêves de de faire du « Kung fu » en pyjama…
Enfin bref, mes copains n'y comprenaient rien à mes névroses… Par contre le chiite je trouvais que ça avait bon gout donc les potes m'ont gardé dans leur groupe de gros branleur, faut dire qu'ils n'avaient pas des têtes d'enfants de choeur et ils n'écoutaient pas Céline Dion faire des « Newww », des « far » et des « werever your are » sur le « Titanic » coulé trop jeune par un iceberg un peu taquin.
A l'époque j'étais encore plus petit, j'avais une tête de bouffeur d'eucharistie, avec des lunettes trop classe qui mon donnaient un air de premier de la classe… Faillait bien que je me trouve un truc interdit à faire pour être accepter par la bande de bras cassés avec qui je voulais trainer… Coup de chance j'avais la fumette rigolote, et je roulais bien les deux feuilles, j'effritais comme un dieu et je tirais comme un malade, franchement je me suis bien marré, on enchainait les bédos le samedi après midi et le soir tard en écoutant du bon NTM, de très bons souvenirs jusqu'au jour ou…
J'ai gerbé toute ma honte sur un arbre dans un parc public squatté pas des petits bambins trop choupinou qui se foutaient de ma gueule à me voir vider la mienne à coup de spasmes violents qui n'en finissaient pas de me faire pleurer des yeux… et même à 16 piges tu connais la honte et là je n'étais pas très fier de ce « bad trip » qui avait signé l'arrêt définitif de la drogue, complètement écoeuré….
Donc me voilà complètement sobre, jamais d'alcool la fumette en moins, ma vie de gangsta prenait un sérieux coup dans l'aile, mes potes me trouvaient moins marrants d'un coup, moi je les trouvais de plus en plus glauque, ils s'enfonçaient dans la délinquance alors que moi j'en sortais, petit à petit le fossé s'est creusé, et un soir un mec me dit les yeux mi clos entre deux mondes :
« T'es trop chelou comme mec… »
Ce jour là j'avais compris qu'il était temps de passer à autre chose, finalement je ne suis jamais retourné les voir… Aujourd'hui on se croise, certains ont bien tourné, d'autre beaucoup moins, il est resté un noyau dur de cette époque, une vraie bande de potes dont je ne fais plus partie juste parce que j'étais un mec chelou…
La vie des fois c'est chelou quand même
A plus les copains…
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moravia
  29 août 2014
Que le monde est mal fait ! C'est à l'âge de treize ans que j'aurais dû ouvrir ce livre.
Sacré dépucelage !
J'aurai dit aux copains.
- Eh les mecs ! je viens de me taper "Souvenirs d'un pas grand -chose".
- Oh putain ! tu veux dire le bouquin de cet enfoiré de Hank ?
- Ouais mec ! Et j'ai pris mon pied comme c'est pas possible !
- Dis, Alberto, tu vas me le prêter, dis ?
- Faut voir...elle fait quoi ta soeur ?
J'aurais compris que les frimeurs c'était que du vent. Qu'avec un bon direct au foie ça se dégonflait comme une vieille baudruche.
Que celui qui te refilait un chewing-gum aujourd'hui était peut-être celui qui demain allait te baiser.
J'aurais compris pourquoi ma prof de physique venait en minijupe et s'asseyait sur son bureau face à la classe.
J'aurais surtout pu la regarder droit dans les yeux pour lui faire comprendre que j'appréciais le paysage.
Au lieu de cela je me suis fourvoyé dans les pages d'André, d'Henry, de François et quelques autres qui me parlaient d'un monde idéalisé mais inutile.
Rentrer dans les pages de ce livre c'est faire un slalom dans un champ de mines. Plus question de tricherie, de ronds de jambe. Vous êtes à poil et il faut foncer. Ça passe ou ça casse.
Charles Bukowski ne va pas vous ménager. Rien ne vous sera épargné de son enfance dans une famille déshéritée qui rêve de respectabilité.
Un père violent et abruti, une mère transparente.
Une enfance sans amour et cela ne va pas s'arranger à l'école.
À l'image de notre société celui qui ne rentre pas dans le moule est rapidement rejeté, accompagné de son lot de brimades.
Il a fallu jouer des poings et montrer les dents.
Bukowski s'est senti seul durant ses longues années, abandonné, mais n'a jamais flanché.
Pas question de se vautrer dans l'obscène béatitude du bonheur.
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Sophonisba
  20 mars 2013
Dans Souvenirs d'un pas grand-chose, Bukowski nous parle de son enfance certes, c'est un roman "auto-biographique" mais surtout il nous parle de la vie à travers les yeux d'un enfant.
Aucune naïveté ici juste le regard cru d'un garçon sur la société du plus fort.
Il n'est ni riche, ni beau, ni tellement fort donc il devrait faire partie des faibles, de ceux qui s'en prennent plein la gueule toute leur vie.
Et c'est souvent le cas mais pas toujours, car à force, il a le cuir dur et ne sent plus les coups.
Méfiant, il rêve de solitude et ne fait aucun effort pour plaire.
Les autres, dont son père ont donc de moins en moins de prise sur lui.
S'il rêve d'être fort et méprise les faible, il semble toujours se laisser attendrir par la succession de rejetés qui lui collent au basques.
La galerie de ces personnages est hilarante et très juste.
Voilà pour le fond, pour la forme Bukowski est d'une grande vulgarité bien sûr et son langage cru est vraiment jouissif.
Il pense et dit ce qu'on pense et aimerait dire tout haut de la manière dont on aimerait parfois pouvoir le dire.
Une façon aussi de montrer à quel point toute cette comédie (la vie) est ridicule et si elle n'a pas le moindre égard pour la plupart d'entre nous pourquoi s'encombrerait-on de respect ou de belle paroles à son égard.
Bukowski en tout cas n'en a aucun.
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le_Bison
  20 janvier 2015
« Souvenirs d'un pas grand-chose ». le pas grand-chose, cela aurait pu tout à fait être moi. Pour cette raison peut-être que je m'y suis senti bien dans ce nouveau Bukowski, aussi bien que dans un caleçon porté cinq jours de suite. Parce qu'en fait de pas grand-chose, il n'en est pas vraiment question puisqu'il s'agit du grand Hank Chinaski alias Charles Henri Bukowski ou tout autre pseudo qui lui convienne. Bref, d'un type bien, au coeur tendre, d'un gars émouvant qui se raconte, au moment de l'enfance et de l'adolescence.
Débuts des années trente, la Grande Dépression et la misère. Une époque idéale pour bien galérer dans la vie. Avec, en plus, un paternel au chômage mais qui fait semblant d'aller travailler à la même heure tous les matins, juste pour ne pas montrer à ses voisins la merde qu'il est. Car il en est bien une, de grosse merde. du genre à haïr pendant au moins neuf vies. Après tout, on n'est pas obligé d'apprécier les séances de fouet au ceinturon dans la salle de bains. Quel gros con, ce vieux. Qu'est-ce qu'il m'a fait chier jusqu'au jour où il a compris que je pouvais lui en mettre une et l'allonger d'un crochet du gauche à lui faire défiler les étoiles dans sa tronche.
Mais l'école n'est pas la panacée non plus.
Là-bas aussi, le milieu est rempli de connards et de prétentieux qui pètent plus hauts que leur trou de balle. Autant dire que Hank va vite se retrouver âme solitaire et souffre-douleur d'une grande majorité de ses camarades. Après quand on a la gueule grêlée de toute part par l'acné, pas facile de se faire des amis ou d'emballer des nanas, même si la queue est grosse. Peut-être que, moi-même, lui aurai-je jeté des canettes vides à la face. Ne parlons pas des pierres.
Tous ces souvenirs ne respirent pas le bonheur, aucune marque d'enchantement signe de l'enfance, aucun instant de désir signe de l'adolescence. Juste des moments de profondes solitudes et de rage. Mais pas d'apitoiement non plus. La vie est ainsi faite et de cet isolement social, il en ressortira plus fort. D'abord, parce qu'il se réfugiera dans les livres. Puis avec l'âge, il découvrira le grand bonheur de la bière et du vin. Ah le vin ! Sans lui, il ne serait pas devenu ce qu'il est. Un grand écrivain, qui parle de l'humanité au sens noble du terme. Parce que ne nous trompons pas, derrière ses mots un peu crus et cruels, Bukowski a une âme, bel en plus.
Chaque jour, j'en apprends donc un peu plus sur l'homme qui se cache derrière ces mots et ses livres. Derrière un nouveau bouquin, qu'il soit composé de nouvelles ou de récit autobiographique, je découvre l'homme, ce gamin meurtri des années trente qui a survécu à son époque, qui s'est trouvé – chose inespérée au début de sa vie – un talent, celui d'écrire de l'émotion avec des mots simples, des phrases de la vie parsemée de vin et de cuisses.
« Souvenirs d'un pas grand-chose », de la merde des furoncles et pas grand-chose.
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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patrick75
  12 mars 2013
Un récit autobiographique. L'auteur avec franchise nous raconte ses jeunes années. Un récit dur, parfois violent, sur la société américaine d'entre les deux guerres. C'est avec la "bouteille" que Bukowski oublie ses problèmes, elle deviendra au fils des années sa confidente. sa seule véritable amie.
Il camoufle son véritable "être" derrière sa force physique, car le but est de survivre. L'on ressent beaucoup d'humanité chez cet auteur, il est né laid et pauvre, cela faisait beaucoup d'obstacles à surmontés. Il a choisi l'autodestruction.
J'ai revu la scène où, invité par bernard Pivot, pour son émission "Apostrophe", il avait passé son temps à "descendre" une bouteille de vin blanc. Il avait fini par quitter le plateau, ivre mort, soutenu par une femme et une autre personne...cette scène était un résumé du personnage. Il faisait infiniment pitié.
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Citations et extraits (74) Voir plus Ajouter une citation
SFuchsSFuchs   19 avril 2018
Il était intellectuellement très en vogue et très comme il faut de vouloir se lancer en guerre contre l'Allemagne, cela afin d'enrayer l'extension du fascisme. Je n'avais, moi, aucun désir d'aller faire la guerre pour sauvegarder l'existence que je menais ou un quelconque avenir qui aurait pu m'appartenir. La liberté ? Je n'en avais pas. Je n'avais même rien du tout. A supposer que Hitler arrive dans le coin, qui sais si je ne me trouverais pas un peu plus de cul de temps en temps et n'aurais pas plus de dix dollars d'allocations hebdomadaires ? Pour autant que je pouvais en juger, je n'avais rien à défendre. En plus, le fait que j'étais né en Allemagne me poussait à être naturellement loyal envers ce pays : je détestais qu'on prenne le peuple et la nation allemande pour une bande d'idiots et de monstres. Aux actualités, les projectionnistes accéléraient le défilement des images pour transformer Hitler et Mussolini en clowns, voire en forcenés. En outre, tous les assistants étaient anti-allemands, il m'était personnellement impossible d'être jamais d'accord avec eux. Par pure aliénation et penchant naturel à la contradiction, je décidai d'embrasser le point de vue adverse. Je n'avais pas lu Mein Kampf et n'avais aucune envie de le faire. Pour moi, Hitler n'était jamais qu'un dictateur de plus, sauf qu'au lieu de me faire la morale à table, lui, ce serait à peu près sûrement la tête ou les couilles qu'il m'arracherait si je partais en guerre contre lui.
Parfois, lorsque les assistants n'en finissaient pas de blablater sur la véritable plaie qu'étaient le fascisme et le nazisme (le terme de "nazi", nous enseignait-on, devait toujours s'écrire avec un "n" minuscule, même en début de phrase), je bondissais et lâchais quelque chose que je venais d'inventer :

"La race humaine ne saurait survivre sans en passer par la responsabilité sélective !"

En d'autres termes : attention avec qui vous couchez - sauf que ça, il n'y avait que moi qui le savais. Ça débectait tout le monde. Je ne sais même plus où j'allais chercher tout ça :

"Un des échecs de la démocratie vient de ce que le suffrage universel amène obligatoirement au choix d'un chef commun qui, alors, n'a plus qu'une envie : forcer tout le monde à mener une existence d'un prévisible et d'un mou absolus !"

Les juifs et les Noirs, j'évitais d'en parler ouvertement : ils ne m'avaient jamais rien fait. Mes ennuis m'étaient toujours venus des Blancs avec de la fortune. Ce qui fait que j'étais nazi ni par choix délibéré ni par inclination naturelle ; c'étaient les professeurs qui, parce qu'ils parlaient et pensaient tous uniment - et avaient des préjugés anti-allemands - me forçaient à l'être. J'avais lu quelque part qu'à ne pas croire vraiment à la cause qu'on épousait, qu'à ne pas la comprendre même, on arrivait Dieu sait comment à se montrer plus convaincant : j'avais là un avantage considérable sur mes profs.
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SFuchsSFuchs   19 avril 2018
Quant à dire à mon père qu'il allait falloir que j'aille voir le président Hoover, il n'en était même pas question. Ce qui fait que je n'y allai pas. Et que le dimanche je pris quelques feuilles de papier et me mis en devoir de raconter comment j'avais vu notre président. Sa voiture découverte, toute couverte de banderoles qui flottaient au vent, était entrée dans le stade. Une autre voiture, pleine d'agents des services secrets, la précédait et deux
autres encore la suivaient au plus près. Les agents secrets étaient des hommes courageux qui portaient des pistolets pour protéger notre président. Tout le monde se leva lorsque sa voiture entra dans l'arène. Il ne s'était encore jamais rien passé de pareil. Oui, c'était le président ! Oui, c'était bien lui ! Il nous fit des signes de la main. Nous l'acclamâmes. Un orchestre joua. Des mouettes s'étaient mises à décrire des cercles au dessus de nous comme si elles savaient que le président était là. Ne pas oublier les avions qui écrivaient des choses dans le ciel. Des choses comme : "La prospérité est au coin de la rue." Et le président se mit debout dans sa voiture : aussitôt les nuages s'écartèrent et un rayon de soleil lui tomba sur le visage. C'était presque comme si Dieu, lui aussi, savait. Et puis le cortège s'arrêta et, entouré par ses agents secrets, notre grand président gagna le podium. Au moment où il prenait place derrière le microphone, un oiseau vint se pencher sur le podium à ses côtés. Le président lui fit un signe de la main et rit : alors nous rîmes tous avec lui. Et puis il se mit à parler et les gens écoutèrent. Je n'arrivais pas très bien à entendre ce qu'il disait parce que j'étais assis à côté d'une machine à pop-corn qui faisait beaucoup de bruit. Néanmoins je croyais bien l'avoir entendu déclarer que la situation en Mandchourie n'était pas très grave et qu'ici tout allait s'arranger : inutile de se faire du souci. Il suffisait d'avoir foi en l'Amérique. Du travail, il y en aurait assez pour tout le monde. Des dentistes, il y en aurait assez et des dents, ils en auraient assez à arracher. Et des incendies aussi, il y en aurait assez : avec assez de pompiers pour les éteindre. Les usines allaient rouvrir. Nos amis d'Amérique du Sud allaient rembourser leurs dettes. Bientôt, le ventre et le coeur pleins, nous serions en mesure de dormir en paix. Dieu et notre grand pays allaient nous entourer d'amour et nous protéger du mal, des socialistes, nous sortir de notre cauchemar national, pour toujours...
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SFuchsSFuchs   19 avril 2018
Un jour, Mlle Ackerman me dit ceci :

"Henry, aujourd'hui, c'est ta dernière scéance. Tu vas me manquer.
- Allez, lui répondis-je, arrêtez de me faire marcher. Je vais vous manquer à peu près autant que moi, je vais regretter c'te connerie d'aiguille électrique !"

Sauf qu'elle resta très bizarre ce jour-là. elle avait de grands yeux mouillés. Je l'entendis se moucher. J'entendis aussi une des infirmières lui demander :

"Mais dis, Janice, qu'est-ce qu'il y a qui ne va pas ?
- rien, rien. Non, tout va bien."

Pauvre Mlle Ackerman. J'avais quinze ans et étais amoureux d'elle mais j'étais aussi couvert de furoncles et ça, ni l'un ni l'autre n'y pouvions rien.

" Bon, bon, fit-elle, on attaque la dernière séance de rayon ultraviolets. Allonge-toi sur le ventre.
- Je sais votre prénom, lui dis-je, c'est Janice. Même que c'est très joli. Ca vous va très bien.
- Ma tu vas te taire, ouais", fit-elle.

Je la revis encore une fois, au moment où la minuterie se déclencha. Je me tournai sur le ventre, Janice remit la machine en route, et s'en alla. Je ne devais plus jamais la revoir.
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SFuchsSFuchs   19 avril 2018
C'était comme si j'étais revenu à la Grammar School. Rassemblés autour de moi, il y avait les faibles au lieu des forts, les laids au lieu des beaux, les perdants au lieu des gagnants. On aurait dit qu'il était de mon destin de faire tout le voyage en leur compagnie. Cela ne m'inquiétait pourtant pas autant que le fait que tous ces idiots sans éclat semblaient me trouver irrésistible. J'avais tout de l'étron qui attire les mouches plutôt que de la fleur qui fait venir les abeilles et les papillons.
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SFuchsSFuchs   19 avril 2018
Tourgueniev était un mec très sérieux mais qui arrivait à me faire rire parce qu'une vérité sur laquelle on tombe pour la première fois, c'est souvent très amusant. Quand en plus la vérité du monsieur est la même que la vôtre et qu'il vous donne l'impression d'être en train de la dire à votre place, ça devient génial.
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