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ISBN : 2253068888
Éditeur : Le Livre de Poche (04/05/2016)

Note moyenne : 4.34/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Ce recueil de chroniques et de nouvelles inédites met en évidence la richesse et la variété de l’œuvre de Bukowski. Ses deux premières histoires témoignent de la double orientation stylistique qui marquera toute sa carrière de prosateur – « Contrecoup d’une lettre de refus plus longue qu’à l’ordinaire » (1944) trace le portrait imaginaire d’un jeune artiste épris d’idéal, un rebelle doublé d’un amuseur tandis que dans « 20 chars de plus, et Kasseldown tombait » (194... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Luniver
  03 juillet 2016
Ouvrage posthume, « Un carnet taché de vin » est une compilation de nouvelles et de chroniques écrites par Bukowski tout au long de sa carrière. On y retrouve tout ce qui fait sa marque de fabrique : le goût pour la bière et les femmes, une vulgarité joyeusement assumée, et un côté « clochard » nettement provocateur.
Mais on découvre aussi d'autres facettes de l'écrivain qui étaient restées dans l'ombre jusque là (pour moi en tout cas). Bukowski raconte ses débuts dans l'écriture, la volonté de rester authentique au rebours de ses confrères qui se complaisent dans une littérature alambiquée purement commerciale, sa jeunesse d'enfant battu, l'enchaînement de petits boulots proches de l'esclavage qui l'ont définitivement dégoûté de la société « normale », … Certaines nouvelles sont nettement plus profondes qu'attendu de sa part.
Bref, si vous connaissiez déjà le Bukowski ivre mort, ce recueil vous permettra de découvrir le Bukowski sobre. Et aussi étonnant que cela puisse paraître, le second est tout aussi passionnant que le premier.
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ericbo
  26 décembre 2017
Un livre de Bukowski est toujours une leçon de vie. J'adhère pleinement à sa conception du monde. Faire tout ce qui est en notre possible pour lutter contre l'absurdité du monde et l'affronter. Ce recueil est une compilation posthume de textes inédits de 1944 à 1991 rassemblés par son éditeur. On y trouve de tout, des nouvelles comme des récits plus ou moins autobiographiques. Plusieurs textes ont pour thème son métier d'écrivain corrélé à son expérience de vie. J'en retiens une grande sincérité.
C'est en alternance avec les lettres à Lucilius de Sénèque que je lisais ce recueil. Au risque de paraître un peu tordu, j'avoue avoir trouvé certaines similitudes dans leurs conceptions de la vie. Non que Bukowski soit stoïcien, mais si l'on relit le texte de 1991, on s'aperçoit qu'il vivait dans un dénuement voulu, se contentant, comme il le dit, de moins que le nécessaire pour vivre. Tout à fait en concordance avec la philosophie de Sénèque. de plus, Buko ne cherchait absolument à changer le monde qui l'entourait, mais au contraire à s'y adapter tant que possible, faisant preuve de cynisme et de dérision. Diogène ne me semble pas très loin non plus...
Bukowski philosophe ?
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blandine5674
  15 juin 2017
Nul besoin de présenter Charles Bukowski, même si longtemps pour la française que je suis est rattachée à sa saoulerie dans les émissions de Pivot. Un condensé de nouvelles et chroniques (que j'ai picoré entre d'autres lectures). J'ai particulièrement aimé celle qui parle de John Fanté (Mais pourquoi l'avoir appelé John Banté ?). Ce bon vieux dégueulasse fait réfléchir sur son analyse juste de la société. Pour moi, il a une qualité qui dépasse les autres, autre son écriture, c'est qu'il n'est pas hypocrite. C'est le sublime titre qui m'a attirée. Est-ce en grattant les tâches que l'on trouve dessous le poète et l'homme de coeur et de sensibilité ? A la vôtre Monsieur Bukowski.
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LeaTouchBook
  10 juillet 2016
Charles Bukowski... J'avais découvert cet auteur au lycée grâce à un ami : j'ai lu à 16 ans Les Contes de la folie ordinaire et j'ai détesté. Mais je ne me laisse pas abattre et maintenant à presque 22 ans je décide de retenter l'aventure et là... j'ai beaucoup aimé ! Comment l'expliquer ?
Bukowski se dit être l'écrivain des gens d'en bas, de l'underground, des prostitués et des clochards. Tout cela parce qu'il les côtoie, parce qu'il boit -énormément- avec eux, qu'il couche avec eux. Il sait tout mieux que les autres, toujours dans la provocation, il se permet de dénigrer Faulkner ou Steinbeck voire encore Hemingway. Il est meilleur que ces grands noms (selon lui-même). D'un côté il peut être misogyne et de l'autre adorer les femmes, il est complexe, difficile à cerner. C'est un véritable personnage en soi cet auteur, un être antipathique sous beaucoup d'aspects et puis d'un seul coup on voit percer quelqu'un d'autre...
Certains de ses textes sont -à mes yeux- incroyablement mauvais, vraiment "dégueulasses" ou alors inutilement provocants, sans aucune forme de style ou de sens profond. Dans Un carnet taché de vin pourtant, ce recueil qui est composé de multiples récits et nouvelles à travers les année, je n'ai lu à peu près que des bonnes histoires. Il y a à partir notamment d'Un essai décousu sur les règles poétiques et les cruautés de la vie, un véritable souffle littéraire, un authentique constat de son époque, de ses pensées, controverses, remarques, critiques. J'ai pu me reconnaitre dans ce qu'il disait contre les puissants de ce monde ou sur d'autres thématiques.
Ainsi Un carnet taché de vin a su me réconcilier avec cet auteur, a su me montrer l'écrivain derrière le vieux dégueulasse (comme il se nomme lui-même), j'ai trouvé une certaine émotion dans son errance, dans sa quête de perfection, dans son désespoir générationnel. Il n'a pas toujours raison (bien au contraire), il peut être insupportable (parfois) mais il reste et restera un auteur à découvrir absolument si vous voulez découvrir pleinement les États-Unis et son âme littéraire.
En définitive, j'ai beaucoup aimé ce recueil dans lequel sommeille les réflexions d'un homme hors norme !
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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Livrepoche
  30 juin 2016
Recueil posthume de textes assemblés par David Stephen Calonne, Un carnet taché de vin retrace en près de 500 pages ce que peut être Charles Bukowski, de 1944 à 1991. Voila donc un large éventail de cet artiste de la littérature, un auteur atypique et inclassable.
J'ai déjà lu quelques oeuvres de Bukowski, recueils ou roman (notamment Pulp, chroniqué sur le blog), et je me faisais une idée plutôt naïve de cet auteur, pensant que ce qui était écrit à la première personne était en quelque sorte une forme de vérité. Les textes de fiction se superposant avec le personnage public qu'il était.
Pourquoi le sceptique que je suis habituellement, s'est-il aveugler de la sorte? Je pense que je me suis fait avoir car la comédie de l'auteur se superposait si bien avec celle de ses personnages qu'il ne pouvait être possible de croire autre chose sans aller fouiller plus loin dans l'ensemble des récits, préfaces, plaidoyers ou correspondances que l'auteur a tenu. D'autant que cet image d'alcoolique obsédé et totalement je m'en-foutiste n'était pas très valorisante.
Et si l'alcoolisme, la dépravation, une certaine fainéantise pouvait définir ses personnages « doubles » comme lui-même la réalité s'avère beaucoup plus complexe et bien mis en lumière par Un carnet taché de vin.
La finesse de Charles Bukowski en terme d'esthétisme semble être la matrice de son oeuvre, son oeuvre s'élargissant jusqu'à sa vie (ou ce qu'il souhaitait laisser penser). J'ai découvert un être amoureux total des belle choses et de sa liberté, adorant la musique classique, grand lecteur, féru de poésie et poète lui-même, en quête d'un idéal, en quête d'absolu. Bukowski s'avère très complexe à saisir.
Lire la suite sur le blog…
Lien : http://livrepoche.fr/un-carn..
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critiques presse (1)
LeFigaro   13 mars 2015
Ce poète du souterrain, le cœur mis à nu, émet de foutues radiations et c'est ainsi que le «vieux dégueulasse» est grand.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   02 juillet 2016
Une fin de nuit, après mes trois heures trente d'heures sup', et alors que, la trouille au ventre, je roulais sous la menace du retrait de permis de conduire suite à une longue série de contraventions, il ma fallut tourner à gauche. Or l'épave qui me servait de carrosse était dépourvue de clignotants. Je devais donc indiquer mon intention avec mon bras gauche. Sauf qu'au moment où je commençais à en esquisser le geste, une douleur insoutenable, semblable à un jet d'eau brûlante, m'irradia le bras et m'empêcha de l'extraire de l'habitacle. Au mieux, j'aurais peut-être pu sortir la moitié d'une main. Un moignon, pas le membre entier. À ce moment-là, et comme par une fait exprès, je me fis l'impression de m'être scindé en deux, j'étais à la fois l'acteur et le spectateur de ma propre déchéance. En sorte que je glissai un doigt dans l'air de la nuit, un seul doigt, riquiqui, dérisoire, et que je tournai le volant vers la gauche. Je fus pris d'un fou rire : tout cela était du dernier ridicule, ça m'apprendrait à les laisser m'assassiner. Ce moment d'hilarité me fit du bien, j'étais comme soulagé d'un énorme poids. Et, tout en continuant de rouler, j'admis en mon for intérieur que j'allais devoir arrêter les frais. N'importe quel clodo qui roupillait dans une décharge vivait mieux que moi. Conclusion : j'étais l'un des plus grands imbéciles de cette planète.
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ericboericbo   21 décembre 2017
Los Angeles regorge de hors-la-norme, tous plus bizzaroïdes les uns que les autres, croyez-moi sur parole. Ils sont plus nombreux qu'on ne le pense ceux qui, nullement pressés de pointer au chagrin, ne seront jamais coincés sur les périphériques dès 7 heures du matin, ou ceux qui, dépourvus d'un emploi régulier, sont résolus à n'en chercher aucun. Entre imiter le commun des mortels et crever la bouche ouverte, ils sont choisi. Et devinez quoi.
Qu'ils le soupçonnent ou non, ce sont tous des génies engagés dans une guerre d'usure contre les fausses évidences, des génies ne connaissant qu'un seul type de nage, celle qu'on pratique à contre-courant, des génies préférant à une vie bien bien rangée l'herbe, le whisky, l'art, le suicide. Et je fais corps avec eux.
Nous ne sommes pas prêts à rejoindre le troupeau ou à jeter l'éponge.
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blandine5674blandine5674   07 juin 2017
A 14 ans, j’étais obligé de planquer sous les draps ma petite lampe de poche, mon père ayant fixé l’extinction des feux dans toute la maison à 20 heures ; il voulait être en forme dès le saut du lit afin de pouvoir se montrer un obéissant pantin au boulot.
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maddiemaddie   21 octobre 2015
Sans en avoir conscience, j'étais déjà en train de me forger un style. Chaque jour un peu plus, la voie à suivre se précisait. Et j'avançais à grands pas vers le seul dieu que je voulais adorer : LA SIMPLICITÉ. Plus mes phrases se rapprocheraient de la concision et du naturel, moins j'aurais de chances de me tromper et de tricher. Le génie devait s'énoncer clairement. Les mots étaient des balles, des rayons de soleil, ils n'avaient d'autre but que de contrarier le destin et mettre un terme à la damnation. J'aimais jouer avec les mots. J'essayais d'écrire des paragraphes qu'on pouvait lire aussi bien par le début que par la fin. Je joue encore avec les mots. Le jeu est à la base de la création.
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Bruno_CmBruno_Cm   07 janvier 2017
... en supposant que je puisse choisir, je préfère me faire avaler par une baleine que déchiqueter et boulotter par un barracuda, le pire n'est pas la mort, le pire est la manière dont on meurt. voilà sans doute pourquoi on recouvre de fleurs nos morts, histoire de rendre la chose moins triste et de faire croire par cet embellissement que toute fin est un commencement, un événement incontournable et insupportable. on appelle ça la civilisation, sauf que, bien sûr, ça ne marche pas.
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