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Claro (Traducteur)
EAN : 9782080415400
464 pages
Autrement (23/08/2023)
3.94/5   18 notes
Résumé :
Il y a longtemps, dans un pays de cocagne pas si lointain, les animals vivaient heureux. Puis vinrent les colonisateurs. Après de longues années de domination, une guerre de Libération sanglante rendit l'espoir aux citoyens. Elle leur apporta un nouveau dirigeant, un cheval tyrannique - la Vieille Carne - qui gouverna, gouverna et gouverna encore, avec l'aide d'un groupe de cruels Défenseurs et celle de sa jeune épouse bien-aimée, l'ambitieuse ânesse Merveilleuse.>Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
« Ce qui nous fit comprendre l'importance non seulement de livrer nos propres récits, nos propres vérités, mais de les coucher par écrit afin qu'on ne nous les retire pas, qu'on ne les altère jamais, tholukuthi ne les efface jamais, jamais ne les oublie. »

Dans un pays fictif, le Jidada avec un -da et encore un -da, vivent les Jidadiens. Ce sont des animaux qui vivent , parlent, s'habillent comme des humains. Ils sont appelés aussi les "animals" : "mals" et "femals". le pays s'est libéré du joug des colonisateurs.
Libres.
Ils sont LIBRES.
Leur pays est une démocratie.
"Ceux à qui ont ne la fait pas" disent que c'est peut-être une république démocratique mais que de démocratique, elle n'en a que le nom. L'oppression y règne en maître : le gouvernement pille, détourne, gaspille, s'enrichit indécemment, maintient le pays sous une chape de plomb. Les "Défenseurs" assurent la sécurité de ce gouvernement corrompu, brutalisent, violentent, violent, massacrent. Sans pitié, ils condamnent toutes tentatives de soulèvements populaires naissants, aspirants à un vrai changement.
Quelques quatre-cent cinquante pages, savoureuses, - émouvantes, difficiles aussi - intelligemment écrites, avec originalité, cocasserie et humour (surtout au début), gravité aussi, évidemment, dénoncent les pratiques injustes, barbares, égoïstes, tyranniques, terrifiantes de certains gouvernements africains. Ils ont promis de meilleurs hospices à leurs électeurs mais ceux-ci se retrouvent bien plus infortunés qu'avant. L'histoire se répète et la corruption, la cupidité, l'absurdité, la haine restent de mise en haut lieu. La cruelle bêtise de ces tortionnaires, assassins, tribalistes ne passe pas inaperçue dans ce roman.

« Tout le monde savait, que ce soit au Jidada ou au-delà de ses frontières, que les Défenseurs du Jidada étaient par nature des bêtes violentes et morbides. »

De cette bêtise, mathématiquement découle le sort brutal de nombreuses familles et ici en particulier celle de Destinée.
Et nous devenons, dans le dernier tiers du livre, les témoins des blessures profondes, ancrées dans la chair, des douleurs, du sang, des cris et des larmes.
Éclate sous nos yeux l'impuissance.
L'injustice.
La colère et la rage.
La tristesse.
La peur.

« Où sont toutes les organisations qui sont censées nous protéger, où est le reste du monde ? Et que devons-nous faire pour que nos corps, nos vies, nos rêves, nos avenirs finissent par compter ? »

Une fable satirique ancrée dans le Zimbabwé qui donne à réfléchir. D'ailleurs de nombreuses références sont loin d'être fictives ; l'autrice évoque par exemple le Gukurahundi, rappelant le passé sanglant du Zimbabwe.

« Lettre à lettre, mot à mot, ligne à ligne, un paragraphe après l'autre, page après page, elle écrit depuis le présent sur son passé, sur celui de sa mère et celui de sa famille, qui est aussi celui du Jidada, puis revient au présent et va dans l'avenir espéré, oui, tholukuthi le passé et le présent et l'avenir se dépliant simultanément sur ses pages jusqu'à ce qu'elle perde la notion du temps et qu'elle ne puisse plus les distinguer. Elle écrit et elle écrit et elle écrit et elle écrit et elle écrit et elle écrit et elle écrit. Tholukuthi écrit. »

Écrire pour contrer l'effacement. Pour ne pas oublier. Pour que JAMAIS PLUS ... un jour peut-être.
Pour que dans le silence, triomphent l'amour et la solidarité, la dignité. La JUSTICE.

« Pour les morts, qui ne sont pas morts.

Un récit brillant. Puissant. Riche.

« Quand ceux à qui on ne la fait pas disent que les puissances coloniales ont donné à l'Afrique son indépendance mais pas sa liberté, tholukuthi ce qu'ils veulent dire c'est les puissances coloniales ont donné à l'Afrique son indépendance mais pas sa liberté. »
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Une satire politique remarquable

Glory est une fable qui relate le coup d'état qui a renversé le pouvoir du dirigeant zimbabwéen en 2017 (Noviolet Bulawayo est originaire du Zimbabwé), mais aussi, la domination occidentale sur l'Afrique et de façon plus large, elle dépeint les travers profonds des systèmes politiques et sociétaux.
L'histoire se déroule au Jidada qui après le règne de 40 ans d'un cheval tyrannique - appelé La Vieille Carne - avec l'appui de son ambitieuse femme, Dr douce mère (une ânesse), va voir l'espoir revenir après l'éviction de leur président par un coup d'état.

Mais cela ne durera pas, car la mutation du pays est fragile, entre élection clivante, corruption persistante et nouvelles dramatiques.

Dans ce système oppressif, les changements ne sont pas toujours positifs quand le pire est remplacé par le pire, et sans réelle perspective de liberté et de droits humains respectés…

L'autrice n'épargne pas certains sujets (patriarcat, sexisme, tensions raciales…) et appuie là où ça fait mal afin de laisser éclater tout le ridicule - mais dévastateur - des mentalités - pourtant dépassées - qui continuent aujourd'hui encore de vouloir s'imposer au monde .

J'ai été émue par le passage faisant référence à George Floyd, où je ne peux plus respirer je ne peux plus respirer je ne peux plus respirer… y est répété sans relâche comme pour conjurer la mort de cet homme qui l'a répété 20 fois avant de périr asphyxié sous le genou de son meurtrier.

La comparaison avec La ferme des animaux se fait obligatoirement, de part le thème qui est similaire et l'utilisation d'animaux anthropomorphes, mais Glory prend sa propre direction et réussit à se démarquer brillamment.

Dans ce règne animal, Bulawayo élargit également son radar sur une société moderne qui peine à s'exprimer à l'ère des réseaux sociaux.

Et malgré la profondeur du sujet, le ton ironique employé, l'humour, les punchlines et le style de la narration rendent la lecture ultra savoureuse. L'insert de fils de discussion Twitter apporte une touche originale et pertinente part ses contenus révélateurs, en totale adéquation avec notre époque.

L'exagération des mots, des phrases ne sont pas que des figures de style à but de rythme, elle sert parfois à ancrer puissamment leur sens.

Le découpage des chapitres en section rend la lecture plus aérée et permet de mettre de la lumière sur chaque personnage - qui sont nombreux - et sur chaque situation, sans alourdir le message que veut faire passer l'autrice au fil des 400 pages, celui de la nécessité d'une réforme totale du pays.

L'oeuvre de Noviolet Bulawayo est tragique, puissante, écrasante de vérité, mais au bout du compte elle laisse tout de même entrevoir l'espoir. Il est la clé pour ne pas sombrer.

Glory est une lecture importante que je vous recommande sans hésitation.

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Bienvenue au Jidada, "avec un -da et encore un -da", un pays fictif peuplé de personnages anthropomorphes qui parlent et s'habillent. Ils se font appeler "les animals", avec des mals et des femals. le dirigeant (dictateur devrions-nous plutôt dire) est un cheval très âgé surnommé la "Vielle Carne". Après 40 ans de règne, un coup d'état y met un terme. Mais serait-ce pour le meilleur ou pour le pire..?
"Et nous comprenons que le changement qui comme nous le pensions se profilait, le changement que nous espérions si désespérément [...] n'était qu'une illusion" (page 246).
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Si vous cherchez une lecture "détente", vous pouvez passer votre chemin. Ici, le récit est dense, parfois nébuleux, mais le sujet mérite toute notre attention (il a d'ailleurs été finaliste du prestigieux Booker prize en 2022).
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Hommage à "La ferme des animaux" de G. Orwell, cette satire politique arrive cependant très rapidement à se démarquer et à trouver son propre souffle.
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Mélangeant habillement plusieurs styles de narration (conte, tweet, dialogue,..), l'autrice
s'attache à décrire les mécanismes de la propagande, de la corruption et de la terreur politique au sein d'un pays (très certainement le Zimbabwé) à l'ère d'internet et des réseaux sociaux.
" La violence est notre mode de vie, notre langage." (page 301).
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Par le biais de la fiction, la romancière nous montre que, malheureusement, l'Histoire tout comme les erreurs, tendent à se répéter.
" le temps vire, fait un saut en arrière ". (page 246).
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Glory est une oeuvre qui remue et fait réfléchir tout en ayant, malgré tout, une touche d'optimisme. Notamment avec des passages très touchants sur le thème de la mémoire et de la transmission :
" la façon dont parfois les récits ressuscitent les morts, comme s'ils n'étaient pas morts du tout mais vivaient dans nos bouches, n'attendant que d'être animés par nos langues "(page 388).

À souligner que la traduction a été faite par l'écrivain Claro, ce qui ajoute une plus value au livre.
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Violet Bulawayo nous raconte ici l'histoire du Zimbabwe et de son régime despotique.
La forme est à la fois inspirée de la ferme des animaux (tous les personnages et habitants du pays, et de la terre entière d'ailleurs sont des animaux) et très originale, avec un style qui alterne entre des redoncances comme dans un conte, des chapitres constitués de tweets ou de bouts de conversation, et une histoire qui alterne entre la vie des gens du régime, l'histoire globale du pays, et l'histoire d'une habitante particulière et de sa famille.

Je ne connaissais rien de l'histoire du Zimbabwe et j'ai été glacée par la découverte du génocide orchestré par le parti du président Mugabe, et le degré de terreur que son régime a fait régner.
Le style très particulier du livre est, j'imagine, assez polarisateur, mais de mon côté après avoir eu un peu de mal à rentrer dedans j'ai été conquise (je l'ai lu en anglais pour info).
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Dans cette fable animalière écrite par Noviolet Bulawayo, c'est l'histoire de siècles de colonisation et de coups d'état qui sont ici mis en scène avec brio. En effet, c'est une histoire vieille comme le monde, celle de dictateurs auto-proclamés qui se disent maitres du soleil et du peuple entier et de leur chute, un cycle presque universel, qui se situe ici au Zimbabwe. le dictateur, dit "La vieille carne" est d'ailleurs une copie Animal presque conforme de Mugabe.
Le style de Violet Bulawayo est riche, foisonnant et poétique, qui a pu me perdre à certains moments malheureusement.
A noter toutefois de très belles pages, glaçantes, sur le "Gukurahhundi", le génocide perpétré dans les années 80 par l'armée du Zimbabwe (les hommes aux bérets rouges formés en Corée du Nord) contre des civils Ndébélés.
Un roman a lire pour ce ton très particulier emprunté à la Ferme aux animaux d'Orwell sans le côté dystopique et pour qui veut connaitre un peu plus l'histoire du Zimbabwe.
Merci à Babelio pour cet envoi mass critique.
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critiques presse (3)
Culturebox
12 décembre 2023
Sous nos yeux se déroule l’Histoire du Zimbabwe, un pays béni des dieux et violenté par ses dirigeants. Pourtant, tout a commencé d’une façon idéale...
Lire la critique sur le site : Culturebox
LeMonde
25 septembre 2023
Sous ses airs de satire ­politique hilarante, le deuxième roman de NoViolet Bulawayo désarçonne d’abord son lecteur. Face à cette mise en spectacle d’une dictature africaine mortifère, doit-il rire ou pleurer ?
Lire la critique sur le site : LeMonde
LesInrocks
01 septembre 2023
Sa force : nous donner à entendre les voix des habitants, des dirigeants corrompus, des foules d’anonymes sur les réseaux sociaux.
Lire la critique sur le site : LesInrocks
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
UNE IMAGE VAUT MILLE SOUVENIRS

« - Voilà, c'est fait. Je dois dire que ces Samsung prennent eux aussi de jolies photos. Ende vous vous rappelez l'histoire que c'était pour prendre une photo autrefois quand on n'avait même pas l'âge de Destinée ? dit NaMour.
- Yeyi ! Il fallait s'y prendre des jours à l'avance. Préparer les tenues. Trouver les fonds - l'argent pour se rendre en ville; l'argent pour revenir de la ville; et bien sûr l'argent pour payer le photographe. Il fallait réfléchir à la tenue. S'assurer que ladite tenue était en parfait état. Coudre ce qu'il fallait coudre. Emprunter des boucles d'oreilles. Des souliers. Des collants. Du rouge à lèvres. Du maquillage. Feuilleter les vieux albums pour être sûr de ne pas prendre une pose déjà prise. En choisir une, et s'entraîner. Puis trouver le courage de prendre la pose devant un inconnu. Trouver le courage d'aller en ville, de ne pas se salir quand on vous disait de descendre du trottoir réservé aux Blancs, le courage quand on vous accusait, à cause de votre maquillage, d'être une teigne en maraude ! »
En repensant à leur jeunesse enfuie, les anciennes, déjà debout, se rassoient et songent au passé. Tholukuthi le passé. Et soudain on est quarante, cinquante ans plus tôt dans le salon de la duchesse. Elles étirent leurs souvenirs autant que le permettent leurs esprits, et quand elles ne peuvent pas aller plus loin, elles relayent les souvenirs transmis par leurs mères, oui, tholukuthi des souvenirs comportant également ceux des mères de leurs mères et des mères des mères de ces mères. Et avec leur esprit et leur bouche, elles se propulsent chacune et ensemble dans un passé avant que le Jidada soit le Jidada, puis au-delà de ce passé dans les nombreux passés de leurs mères et des mères de ces dernières, puis au-delà de ce passé dans le passé-passé-passé, oui, tholukuthi à l'époque où les pierres étaient si tendres qu'on pouvait les pincer et les faire saigner, quand les montagnes poussaient encore, quand les dieux sillonnaient la terre, oui, tholukuthi ce passé immémorial avant que les cupides colonisateurs débarquent en armes, se répartissent les terres entre eux comme si personne n'y vivait déjà, fassent voler d'étranges chiffons en l'air appelés drapeaux et disent, Qu'il y ait des Pays-Pays.
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Où et qui seraient-ils aujourd'hui s'ils n'avaient pas commis l'odieux péché de nous coloniser ? Que seraient ces États-Unis sans la terre qu'ils ont volée et ont aujourd'hui l'audace de ceinturer par une violente frontière ? Que serait en effet ce pays s'il n'avait enlevé à l'Afrique ses fils et ses filles qu'il maintient désormais dans une abjecte pauvreté alors que c'est à eux et à elles qu'on doit la richesse de ce pays ? Et que serait l'Occident sans les ressources de l'Afrique ? sans l'or de l'Afrique ? les diamants de l'Afrique ? le platine de l'Afrique ? le cuivre de l'Afrique ? l'étain de l'Afrique? l'huile de l'Afrique? l'ivoire de l'Afrique ? le caoutchouc de l'Afrique ? le bois de l'Afrique ? le cacao de l'Afrique? le thé de l'Afrique ? le café de l'Afrique ? le sucre de l'Afrique ? le tabac de l'Afrique ? sans les œuvres d'art pillées par leurs musées ? Savez-vous, mes chers enfants, que jusqu'à ce jour, des décennies après ces razzias, ces viols, ces kidnappings, ces tueries, et cette oppression épique, l'Angleterre doit encore restituer la tête de Mbuya Nehanda ? Oui, après avoir condamné la spirite de notre ancêtre, Mbuya Nehanda Nyakasikana - qui, comme vous le savez, est la mère de la lutte pour la Libération du Jidada, après l'avoir condamnée à mort par pendaison, comme si ça ne suffisait pas, ils ont tranché sa tête sacrée et l'ont envoyée dans cette Angleterre pour en faire un trophée de la Couronne ! Et c'est là qu'elle repose encore avec environ une vingtaine de têtes d'autres combattants de la résistance jidadienne! Peut-être que la reine peut nous dire ce qu'elle fait de nos têtes captives car en ce qui me concerne je ne puis vous le dire, je l'ignore. Mais ce que je peux vous dire c'est que, avant que l'Occident puisse nous édifier en matière de démocratie et de changement, il devra d'abord nous restituer toutes ces choses qu'il a dérobées. Je les réclame ! J'en ai besoin ! L'Afrique les réclame et en a besoin ! Toutes ! Chacune ! Qu'on nous les rende! » cria le Père de la Nation avec une telle fougue que le stade s'embrasa de mille chants : « Qu'on nous les rende! Qu'on nous les rende ! »
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Qu'après les dernières élections qu'il avait en fait truquées, à la suite des élections précédentes qu'il avait également truquées comme celles d'avant qu'il avait volées - oui, après que son régime et lui eurent fait barrage à tous les moyens à notre disposition pour l'évincer d'une façon paisible et constitutionnelle - nous n'avions eu d'autre choix que de souhaiter sa défection, et à n'importe quel prix. Car l'échec de la gouvernance peut changer le cœur d'un animal. Car un régime inhumain peut changer le cœur d'un animal. Car la corruption peut changer le cœur d'un animal. Car la pauvreté peut changer le cœur d'un animal. Car la tyrannie peut changer le cœur d'un animal. Car des élections truquées peuvent changer le cœur d'un animal. Car l'hémorragie d'une démocratie peut changer le cœur d'un animal. Car le massacre d'innocents peut changer le cœur d'un animal. Car l'inégalité peut changer le cœur d'un animal. Car l'ethnicisme d'un régime peut changer le cœur d'un animal. Car le fait que des pauvres sont de plus en plus pauvres peut changer le cœur d'un animal. Car des espoirs brisés, des rêves trahis, la promesse de l'Indépendance rompue tout ça avait changé nos cœurs naguère fidèles et patients, de sorte que quand le Père de la Nation attendit de nous que nous montrions aux Défenseurs à quel point nous l'aimions et avions besoin de lui, au lieu de ça nous envahîmes les rues pour les aider à finir ce qu'ils avaient commencé, oui, tholukuthi à enfoncer le dernier clou dans le cercueil.
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Dieu, mon Père, dit : "Que chacun soit soumis aux autorités supérieures, car il n'y a d'autorité qu'en dépendance de Dieu, et celles qui existent sont établies sous la dépendance de Dieu; si bien qu'en se dressant contre l'autorité, on se dresse contre l'ordre des choses établi par Dieu, et en prenant cette position, on attire sur soi le jugement. En effet, ceux qui dirigent ne sont pas à craindre quand on agit bien, mais quand on agit mal. Si tu ne veux pas avoir à craindre l'autorité, fais ce qui est bien, et tu recevras d'elle des éloges. Car elle est au service de Dieu pour t'inciter au bien, mais si tu fais le mal, alors vis dans la crainte. Ce n'est pas pour rien que l'autorité détient le glaive. Car elle est au service de Dieu : en faisant justice, elle montre la colère de Dieu envers celui qui fait le mal. C'est donc une nécessité d'être soumis, non seulement pour éviter la colère, mais encore pour obéir à la conscience." Et maintenant, sur ces précieuses paroles, très cher Jidada, inclinons nos têtes au nom du Jidada et remercions le Tout-Puissant pour l'incomparable don de liberté que nous célébrons aujourd'hui, pour les Libérateurs qui nous ont délivrés des diables colonisateurs, ainsi que pour les dirigeants menés par Dieu qui veillent bel et bien à ce que nous continuions de vivre libres chaque jour et à tout jamais. Prions !
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Globalement, nous apprécions en général ce qu'essaient de faire les Sœurs des Disparus, ce qu'elles représentent et tour ça, mais bon, les voir ici le jour d'élections harmonisées est vraiment malvenu et déplacé, même la Bible nous dit qu'il y a une saison pour tout, un temps pour naître et un temps pour mourir, un temps pour semer et un temps pour laisser reposer la terre. Aujourd'hui est le temps pour laisser reposer la terre. Mais nous refusons aux Sœurs des Disparus le pouvoir de nous provoquer alors même qu'elles sont visiblement à côté de la plaque ; nous sommes ici pour une raison et une seule - voter pour un Nouveau Jidada lors d'#électionslibresjustescrédibles, et c'est exactement ce que nous allons faire. Mais désormais nous avons vu de nos propres yeux que ce qu'on dit de ce groupe est peut-être vrai, après tout. Peut- être qu'elles auraient besoin d'époux et d'enfants et de maisons pour ne pas mettre la pagaille dans la rue, après tout. Quant à celles qui ont des maris, peut-être ces maris devraient-ils s'y prendre mieux pour imposer la loi divine et contrôler leurs femals, comme le répète sans cesse le prophète Dr O. G. Moïse, après tout. Et peut-être qu'ils auraient besoin d'un ou deux Défenseurs ici et maintenant pour les mettre au pas, leur montrer où est leur place, après tout.
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