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EAN : 9791034904358
384 pages
Éditeur : Liana Lévi (26/08/2021)

Note moyenne : /5 (sur 0 notes)
Résumé :
En juin 1958, une équipe de tournage française débarque à Rio de Janeiro. Dans les quartiers pauvres se répand la nouvelle d’un drôle de casting: on recherche de jeunes comédiens amateurs noirs. À sa réécriture du mythe d’Orphée et Eurydice, Aurèle Marquant a l’intention de donner pour cadre une favela vibrante de tragédie et de joie. Le réalisateur a reconnu son Eurydice en Gipsy Dusk, danseuse américaine métisse rencontrée à Paris. Breno, footballeur brésili... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Verdure35
  15 octobre 2021

A la suite de quelques agréables moments passés en compagnie de l'autrice la semaine dernière, j'ai vraiment eu envie de lire son second roman.
Il y a quatre ans déjà, nous avions apprécié "Là où les chiens aboient par la queue", une histoire familiale entre Guadeloupe et banlieue parisienne.
Cette fois, le roman se passe en 1958, au Brésil, où un français voudrait tourner un film en partant du mythe d'Orphée et Eurydice, ce sera" Orfeu Negro"qui obtiendra la Palme d'Or à Cannes en 1959
L'autrice a été marquée par ce film qu'elle a vu dans les années 2000, il n'y a pas d'archives, mais si elle imagine beaucoup elle se base quand même sur quelques certitudes au vu du contexte de ces deux années là. C'est ainsi que plongé dans la bossa-nova, le lecteur malgré les noms souvent changés retrouve les acteurs de ce film, tous des noirs et des amateurs.Une vague histoire de CIA aussi, Malraux, Cuba, le foot.. le Carnaval, Rio, Brasilia aussi. Bref, une Histoire reconstruite avec talent; les comédiens, le réalisateur Marcel Camus ont été des étoiles filantes , le film oublié. Mais pas par E-S Bulle qui est une merveilleuse conteuse avec déjà dans l'écriture plus de maturité. Un réel plaisir de lecture
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AnitaMillot
  22 août 2021
Rio 1958. Augusto (19 ans) a été chargé d'aller récupérer deux français à l'aéroport et de les conduire à leur hôtel. Tout le monde ne parle que de la Coupe du Monde de Football que le Brésil veut – et doit – gagner ! Augusto ignore à ce moment-là qu'Aurèle Marquant est un réalisateur et que la femme qui l'accompagne – Gipsy Dusk – est une danseuse américaine (et actrice pour l'occasion) L'occasion, c'est le tournage d'un long métrage : « Orfeu Negro », qui sera présenté au festival de Cannes, l'année suivante (et deviendra le film « culte » que nous connaissons tous …)
Brenno Mello (footballeur et actuellement chômeur) qui vit dans une favela voit alors sa vie changer en obtenant le rôle masculin principal (Orfeu) – ce sera également le cas pour Norma la brésilienne et Eva venue de Martinique …
La talentueuse écrivaine Estelle-Sarah BulleLà où les chiens aboient par la queue ») nous offre à nouveau une petite pépite littéraire, à mi-chemin entre réalité et fiction. Certains personnages existent (notamment l'acteur Brenno Mello) et d'autres sortent directement de son imagination (comme le réalisateur Aurèle Marquant …) Elle nous projette dans les coulisses du film, dans le quotidien de l'équipe brésilienne, dans les conséquences politico-sociales engendrées par une production où les protagonistes sont tous noirs … Pendant plus de quatre cents pages – et pour mon plus grand plaisir – je fus en immersion totale dans ce formidable roman. J'ai vraiment partagé leur aventure, leurs émotions. Bref, je me ne me suis pas ennuyée une seule minute ! Il n'y a pas à tergiverser : Estelle-Sarah Bulle est une immense et merveilleuse conteuse !
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Cassiopee42
  26 août 2021
Manhã de Carnaval….
Lorsque j'ai refermé ce livre, je me suis précipitée sur mon ordinateur pour louer et visionner le film « Orfeu Negro » (Palme d'Or à Cannes en 1959). C'est maintenant, imprégnée de la musique et des images, qui ont magnifiquement complété ma lecture que je viens parler de ce roman. Estelle-Sarah Bulle a une tendresse particulière pour « Orfeu Negro » et elle s'est librement inspirée de son histoire pour écrire son récit.
Nous sommes en 1958, au Brésil, une équipe française a décidé de mettre en images la pièce de théâtre de Vinícius de Moraes. Il revisitait le mythe grec d'Orphée et Eurydice dans une favela contemporaine de Rio de Janeiro pendant le carnaval brésilien, faisant ainsi intervenir les gens costumés, les chansons, la couleur, la fête. Aurèle Marquant, le réalisateur, a une actrice fétiche, Gipsy Dusk, qu'il a amenée avec lui. Pour les autres, ce seront des gens du coin, à peau noire, issus de milieux simples, voire défavorisés. Quand il les choisit, il faut que le courant passe, que ça fasse tilt.
C'est tout l'envers du décor que nous fait découvrir l'auteur. le travail de recherches pour élire les bons acteurs, les maquilleurs, ceux qui s'occupent du décor, des tenues et le nerf de la guerre : la recherche d'argent, de sponsors dirait-on maintenant. Mêlant habilement des personnages fictifs et réels, elle nous entraîne dans un tourbillon. le contraste est saisissant entre la pauvreté des favelas et les soirées festives en ville où vont les participants du film. Deux mondes, d'autant plus saisissants pour ceux qui ne vont les côtoyer qu'un temps, que ce soit dans un sens ou dans l'autre …. Parce que les acteurs venus de la population locale vont-ils rester des stars ou retourner dans l'ombre ?
Les protagonistes sont vraiment intéressants. Entre autres, Gipsy Dusk, une danseuse américaine métisse que le réalisateur a rencontré à Paris, elle sera Eurydice. Gipsy a fui l'Amérique.
« Un pays qu'elle-même avait fui, car, en y demeurant, elle serait devenue malade d'injustice. Elle se serait consumée dans la fournaise de la haine, aurait retourné contre elle-même la lame acérée du racisme triomphant et après quelques pas, se serait écroulée, écorchée vive. Son pays ne l'aimait pas mais elle en faisait indéniablement partie. »
Ce racisme omniprésent, même lorsque les journalistes mènent leur interview est révoltant mais Gipsy mesure la chance qu'elle a de tourner et peut-être de réussir à percer si le film a du succès…. Malgré tout, ce n'est pas simple pour elle de communiquer avec les autres actrices, leurs vies habituelles sont très différentes, elles ne viennent pas du même monde.
Une place importante est donnée à la musique, notamment à la création de nouveaux morceaux. Chaque fois qu'un titre est évoqué, je l'ai écouté pour encore mieux m'imprégner de l'atmosphère de ce recueil. On découvre comment les musiciens, les artistes communiquent, ce qui est important ou pas pour eux. L'univers du cinéma subit des influences, Estelle-Sarah Bulle nous le rappelle, il faut négocier et pas seulement pour avoir un budget. Il n'est pas aisé de faire accepter des artistes métis ou de couleur, ça dérange et que dire si la CIA ou les hommes politiques s'en mêlent, en sous-main, l'air de rien, en utilisant les sympathies des uns et des autres pour avoir des informations ?
J'ai trouvé qu'Estelle-Sarah Bulle savait trouver les mots justes pour évoquer toutes ces « différences », ces choses qui s'opposent et les émotions et réactions de chacun face aux faits. Les blasés du luxe, ceux qui sont émus de la moindre paillette, ceux qui ont peur, ceux qui souffrent…. Il y a également le contexte historique, un pays qui se cherche, une politique fragile, et la nécessité pour chacun de trouver sa juste place.
J'ai beaucoup apprécié cette histoire. J'ai eu le besoin de vérifier (notamment sur le jury de Cannes, sur les autres films) pour savoir la part qui était imagée. L'écriture de l'auteur est un régal. Elle a écrit un texte complet, riche (on sent qu'elle a dû faire beaucoup de recherches), qui, au-delà de l'histoire du film, offre un regard acéré sur les hommes et les femmes qui se côtoient dans cet opus.

Lien : https://wcassiopee.blogspot...
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chantalfichou
  06 octobre 2021
Infiltration de la CIA dans un groupe de Brésilien pendant le tournage d''Orphée et d'Eurydice , financé interprétée uniquement par des 'oirs.La CIA s'intéresse à leurs opinions ,redoute le communisme et tente de les aiguiller vers les USA.
.Livre longuet ,abordant maladroitement des sujets l courants ,passion, tromperie, drogue, misère....il me semble que auteur a peiné pour combler les 220 pages.dommage,car là où les chiens aboient par la queue, était agréable et bien mené
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Passemoilelivre
  01 juillet 2021
1958, Aurèle Marquant arrive au Brésil avec l'intention de tourner le film « Orfeu Negro » en s'inspirant du mythe d'Orphée et Eurydice et de sa transcription théâtrale. A l'exception de Gipsy Dusk, danseuse américaine métis, femme du réalisateur, tous les autres acteurs seront des amateurs noirs recrutés sur place, et la musique sera également confectionnée avec les ressources locales. Ce roman raconte toute l'épopée de construction du film dans un contexte géographique, historique et politique parfaitement incarné par une galerie de personnages bien choisis. Une aventure qui nous fait découvrir Rio, ses favelas, la construction de la ville nouvelle de Brasília, la bossa nova, les relations avec la CIA et les milieux culturels Français et Brésiliens jusqu'au festival de cannes 1959 qui va consacrer le film « Orfeu Negro » avec la palme d'or, malgré la présence et la concurrence des « quatre cents coups » de Truffaut.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Cassiopee42Cassiopee42   26 août 2021
Un pays qu’elle-même avait fui, car, en y demeurant, elle serait devenue malade d’injustice. Elle se serait consumée dans la fournaise de la haine, aurait retourné contre elle-même la lame acérée du racisme triomphant et après quelques pas, se serait écroulée, écorchée vive. Son pays ne l’aimait pas mais elle en faisait indéniablement partie.
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Videos de Estelle-Sarah Bulle (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Estelle-Sarah Bulle
Estelle Sarah Bulle. «Les étoiles les plus filantes ». Editions Liana Levi.. Interviewée parGéraldine Dauger / La Manoeuvre / Librest.com. Rentrée littéraire 2021 librest.com / lalibrairie.com
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