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ISBN : 2266280546
Éditeur : Pocket (12/10/2017)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Sept cents ans après la victoire d'Hitler, l'Europe est soumise à l'idéologie nazie. Les étrangers servent de main-d'oeuvre servile, les femmes de bétail reproducteur, le progrès technique est interdit dans une société exclusivement agraire. Alfred, un jeune anglais en pèlerinage, est mis au courant par le chevalier von Hess de l'existence d'une chronique retraçant l'histoire de l'ancien monde...
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
belette2911
  26 mai 2017
Il fallait avoir une sacrée paire de couilles pour publier une uchronie dystopique (une dystopie uchronique ?) sur les dangers du nazisme en 1937, alors que la Seconde Guerre Mondiale n'avait pas encore commencé et que certains pensaient toujours qu'elle n'aurait pas lieu.
Des couilles et une sacrée vision des choses qui pourraient se produire si cette idéologie gagnait toute l'Europe.
La guerre n'est pas encore déclarée que l'auteure avait déjà imaginé un conflit terrible, basant son récit sur une victoire des allemands.
Pire, ayant connaissance des faits, je reste sans voix devant la clairvoyance de la dame qui, même si elle remplace les Juifs par des chrétiens, parle déjà d'extermination totale. Et en plus, dans son récit, les Juifs n'existent quasi plus… Exterminés qu'ils furent par les allemands.
C'est là que le roman prend toute sa force car il ne s'agit pas ici d'une 36ème version parlant d'une fin alternative de la Seconde Guerre mondiale mais bien d'une anticipation terrible sur l'avenir de l'Europe et du monde si le nazisme triomphait.
Le roman fait froid dans le dos… Nous sommes 700 ans après Hitler (oui, le vilain moustachu a remis à zéro le compteur de Jésus-Christ), le saint empire hitlérien domine toute l'Europe, et quand je dis toute, c'est toute, même pas un village gaulois pour résister.
Nous sommes face à une dictature impitoyable où les femmes ont autant de droit que les chiens et dont leur rôle est celui de poules pondeuses, juste bonne à se faire engrosser par les hommes et à mettre au monde des garçons, qui leur seront enlevés à l'âge de 18 mois.
Parqués dans des camps, nous sommes soumises au bon vouloir des mâles et le viol n'est plus un crime depuis longtemps. Nous n'avons plus de pensées, plus de vie, plus d'allant, plus rien…
L'art et la culture n'existent plus, les livres c'est pareil, hormis la Bible d'Hitler et les manuels techniques, les gens ne savent plus lire, lire ne sert à rien. Ne reste que la musique, mais tous les grands compositeurs que nous connaissons sont devenus allemands ou autrichiens, sans exception.
De plus, on a beau être 700 plus tard, les technologies ne sont pas très avancées, comme si les Hommes en avaient peur, comme s'ils vivaient toujours à l'époque de 1940 avec ses aéroplanes et ses vieux camions de l'époque.
L'univers qui est décrit dans ses pages est tout bonnement impitoyable, horrible, donnant des sueurs dans le dos car tout le monde a oublié ce qu'il y avait avant l'avènement du nain de jardin moustachu et on a fait de ce dernier un Dieu, limite un Jésus puisqu'il a donné naissance à une religion, la sienne.
Tout est effacé, on a réécrit l'Histoire, les faits ont été changés, tout est à la gloire des allemands et des nazis, les religions éradiquées et ce qui les remplace est une horreur sans nom, les chrétiens étant même considéré comme moins que des rats !
Ah, et le petit homme ventripotent que nous connaissons, moustachu, moche, avec du bide et une mèche de cheveux gras est devenu – propagande oblige – un grand blond magnifique (2,10m) aux yeux bleus, avec des cheveux blonds et longs digne d'une pub de chez l'Oréal, un être quasi divin, et pas sorti du ventre d'une femme.
On lui a écrit une légende, il fait l'objet de culte, on visite les lieux saints en Allemagne et les seuls à ne pas avoir été envahis sont les japonais, qui eux, tiennent sous leur coupe les américains.
L'histoire gravite autour d'Alfred, un anglais, le personnage principal avec Herman, l'ouvrier agricole l'allemand et von Hess, le chevalier.
Malgré leurs différences et leurs divergences, ces trois là vont discuter ensemble et le chevalier fera de terrible révélations à nos deux hommes, plongeant dans le désarroi le plus total l'allemand qui voit ses croyances s'effondrer.
Trois personnages attachants, réalistes, avec leurs pensées conformes à ce qu'ils ont toujours vu et vécu, la rébellion étant à proscrire chez les soumis, d'ailleurs, ils n'y penseraient même pas. Pourtant, comme le personnage d'Orwell dans 1984, Alfred a déjà conscience qu'on lui a menti cherche à déjouer la supercherie.
On ne peut pas dire qu'il se passe des tas de choses importantes, dans ce roman, mais on s'en moque, la narration étant tellement forte que l'on blêmit lors des conversations entre Alfred et le chevalier (haut grade chez les allemands), en découvrant la vie des gens, la condition de la femme, de l'enfant, les pensées qui sont celles des humains de tout bord.
Loin d'être indigeste, ce petit roman de 230 pages est limpide, facile à lire, même s'il a tendance à vous foutre des claques régulièrement, et pas des petites.
Il y a un réalisme effroyable, dont des faits qui se remarquent depuis quelques temps chez les Chinois avec leur règle de l'enfant unique (plus de garçons que de filles et un déséquilibre, comme dans notre roman).
Ceci est plus qu'un roman, c'était une vraie mise en garde en son temps, et elle vaut toujours pour notre époque ! Qui voudrait d'une telle société où les gens ne pensent pas par eux-même ?
Glaçant !

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Hamisoitil
  31 janvier 2017
Avant de commencer ma chronique, je tiens à préciser que ce livre a été publié en 1937.
L'auteure, Katharine Burdekin, envisage à travers cette histoire soit 700 ans après le règne d'Hitler, un nouveau monde où les nazis ont une position dominante sur l'Europe, l'Afrique et une partie de l'Asie, dans laquelle se joint le Japon, deuxième puissance mondiale régnant sur l'autre moitié. Dans ce nouveau monde, Hitler est représenté comme un blond aux yeux bleus qui n'a jamais été enfanté par une femme et vénéré comme le dieu, le un, le tout puissant. Statique est ce monde. Tout a été supprimé : la technologie, la découverte, les voyages, la littérature, la musique... Chacun est à sa place, la mémoire est réduite au minimum, comme un bon lavage de cerveau. Les hommes règnent en maître dans l'autoritarisme et pensent être supérieurs aux autres races, tandis que les femmes se retrouvent rasées du crane, enfermées dans des cages, à l'état sauvage, en esclavage ; violées, pour enfanter, si possible, que des mâles. En clair, du simple bétail reproductif.
...leur conformation physique et intellectuelle les empêche d'accomplir quoi que ce soit de valable, c'est-à-dire d'abouti, hormis leur bestiale activité de mère.
A partir de là, faut bien se mettre en tête que ce monde est différent de l'Allemagne actuel voire du monde actuel, quoique... Un simple Allemand est tout bonnement un nazi où l'Hitlérisme fait partie de lui jusqu'à dans la religion (la Bible Hitler) et le contraire serait grave, pourtant, quelques électrons libres vivent en retrait, comme des marginaux ou des déchets de cette société : les nouveaux juifs qu'on appelle chrétien.
Dans tout ça, on fait la connaissance de Alfred, un anglais, mécanicien d'aéroplanes, en pèlerinage en Allemagne pour visiter quelques lieux saints, quand il tombe sur Hermann, un ouvrier agricole allemand connu pendant son service militaire en Angleterre. Tout au long de la lecture, l'histoire est centrée en partie, sur ces deux protagonistes, jusqu'à ce que Alfred soit convoqué chez le chevalier von Hess, gouverneur du comté, pour s'être interposé dans un viol. Sincèrement touché par ce jeune homme, par sa personnalité, le chevalier décide, quelques jours plus tard, de lui faire part d'un immense secret : le monde avant tous ces bouleversements. Un monde aux antipodes de celui-ci où la place et les conditions des femmes étaient bien différentes de l'actuel. D'ailleurs, cette deuxième partie du livre où les révélations tombent comme une pluie de météorite, le chevalier s'attarde énormément sur le rôle de femmes avant et après. La comparaison est une bombe qui explose en pleine tête quand il précise qu'elles étaient instruites, féminines, travailleuses et vivaient en couple... On sent que c'est quelque chose d'important pour lui et qu'il faut absolument le partager. Il parle également d'Hitler, loin d'être blond aux yeux bleus, mais bien trapu, avec une bedaine, les cheveux foncés, preuve à l'appui avec photographies et livre retraçant l'Europe depuis des décennies. J'ai remarqué en avançant dans ma lecture que l'auteure, Katharine Burdekin, bien que ce livre ait été écrit en 1937, avait déjà anticipé certains faits sans trop s'attarder dessus, heureusement ! du coup, nous sommes plongés dans une dystopie (une première pour moi) où le nazisme a pris possession du monde, et ça fait froid dans le dos, si tel était le cas !
Dans l'ensemble, j'ai passé un très, très bon moment de lecture mais j'ai trouvé les chapitres relativement trop longs, descriptifs et sans trop d'action. La deuxième partie est très instructive !
Je recommande !
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argali
  16 décembre 2016
Paru en 1937 et tout récemment traduit, cette uchronie est d'une incroyable perspicacité. Sept cents ans après la « Guerre de vingt ans » remportée par l'Allemagne, celle-ci gouverne l'Europe et l'Afrique; l'autre moitié du monde étant sous l'emprise des Japonais. Hitler a été institué Dieu-né et du haut de ses 2m10, la statue de ce blond aux yeux bleus décore chaque ville de l'Empire.
Le passé a été supprimé des mémoires, les livres ont été brulés et la bible nazie expurgée de toutes traces de l'Histoire. La société est divisée en trois : le Führer, les Chevaliers et les Nazis. Asservies, les femmes ne sont que des reproductrices serviles, même le sens du mot mariage a été oublié.
Les races inférieures ont été anéanties et celles restant sont soumises et régies par l'autorité nazie et ses lois décadentes. Les quelques chrétiens restants sont persécutés mais vivent encore en famille.
Alfred, un jeune mécanicien anglais de 36 ans, a obtenu le droit de réaliser un pèlerinage sur le sol du Saint Empire Germanique. Retrouvant son ami Hermann qui travaille à la ferme du Chevalier von Hess, il a l'occasion de rencontrer ce dernier. Franc et direct, Alfred ose affirmer qu' « il n'y a pas d'honneur là où ne règne pas la liberté de jugement. » Bizarrement, le courant passe entre eux et Friedrich von Hess révèle à Alfred comment l'histoire fut déformée par un homme, amenant les Allemands à détruire toutes traces du passé. Il n'en faudra pas plus pour qu'Alfred, déjà sceptique, s'engage à répandre ces informations afin que la vérité éclate.
Dans cet univers futuriste, rien n'a évolué : pas de technologie, ni de progrès dans les domaines artistiques, scientifiques, médicaux, militaires... La conformité, l'honneur, le militarisme extrême et le patriarcat sont les ferments de l'Empire en place. Reléguées au rang d'esclaves sexuelles destinées à perpétuer la race, les femmes ont fini par ne plus mettre au monde de garçons et l'équilibre de la société est en danger. Ce sera l'élément déclencheur de la réflexion et du changement.

Il est étonnant que ce roman écrit à la même époque que 1984 d'Orwell soit resté dans l'anonymat aussi longtemps. Les deux histoires présentent des similitudes notamment dans la description du pouvoir aliénant et de l'autoritarisme aveugle. Dans chacun des romans, le héros est conscient qu'on lui ment et cherchera à déjouer la supercherie.
Ce récit rédigé en pleine montée du nazisme et bien avant qu'il ne livre ses pires moments laisse paraitre sa violence, son injustice, sa misogynie et l'horreur qui en découlera. Mais il annonce aussi sa chute. Féroce et subtile fiction qui m'a glacée d'un bout à l'autre.
A lire absolument !
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Missbouquin
  12 mars 2017
Quelle découverte intéressante ! Des siècles après la seconde guerre mondiale, gagnée par l'Allemagne, Hitler a été deifié, Mein Kampf est devenu une bible, l'histoire des pays conquis a été oubliée... Mais des chevaliers résistent comme très toute attente, en se remémorant des souvenirs de cette période, manière de résister à la doxa commune. Parmi eux, un chevalier se confie à un mécanicien anglais. Leurs échanges sont un pur produit de ce monde effrayant, dépeint par l'auteure...en 1937! Encore plus impressionnant et plus intéressant donc, d'autant que le point de vue de la femme rajoute à l'intérêt du texte. Une belle lecture, qui fait réfléchir...
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Hermane
  05 janvier 2017
Mélange entre la dystopie et l'uchronie, "Swastika Night" nous plonge 700 ans après la victoire d'Hitler, dans une société servile et hiérarchisée. En haut de l'impitoyable pyramide sociale trônent les chevaliers et les nazis qui exercent une terrible autorité sur "les rebuts de la société" : les étrangers et les femmes.
Alfred, un mécanicien anglais, fait figure de rebelle remettant en cause les dogmes que les nazis ont voulu lui inculquer depuis sa naissance. Sa rencontre avec un chevalier, le chevalier von Hess, va conforter ses doutes. Sentant qu'il peut faire confiance au jeune mécanicien, il va lui révéler des secrets sur la période qui a vu l'avènement d'Hitler.
Dans ce monde, Hitler est partout. Toute trace du passé a été effacée, toute velléité de lecture et d'écriture anéantie, tout bon sentiment a disparu au profit d'une haine générale. le langage même des personnages est empreint du respect que continue à inspirer le Führer - on notera le choix d'expressions comme "je ne sais à quel nazi me vouer" ou les injonctions comme "par Hitler !" - sept siècles après la victoire du IIIème Reich.
J'ai été impressionnée par l'écriture de cet auteur visionnaire, Katharine Burdekin, dont l'imagination projetait toute l'horreur de l'Histoire à venir. C'est la dernière partie qui m'a parue la plus intéressante avec le "revirement" d'Alfred suite à sa rencontre avec le chevalier : la façon de considérer sa fille, alors qu'il est censé la dénigrer, et sa fascination pour les livres que von Hess lui confie.
Merci Babelio et merci aux éditions Piranha - découvertes grâce à ce Masse Critique ! - pour cette lecture !

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Citations & extraits (5) Ajouter une citation
bibiouestbibiouest   05 juin 2017
Sans rien connaître de la démocratie, tu viens d'en trouver le point faible. Dans une démocratie, aucun homme sensé ne veut renoncer à son droit à exercer son jugement personnel; sachant son chef de même nature que lui, il ne peut lui faire aveuglément confiance; par conséquent il veut diriger lui-même. Et il devient difficile de gouverner. Car il y a de nombreux hommes sensés, le système les encourageant, mais aussi une quantité plus grande encore d'hommes faibles, auxquels il faut toujours dire quoi faire et quoi ne pas faire. Ceux-ci ne peuvent être laissé à eux-mêmes, sans loi. De sorte que la démocratie finit toujours de la même façon:elle dégénère, aboutit au chaos; du désordre naît un gouvernement autoritaire, un der Führer, une oligarchie, une dictature militaire ou quelque régime du même ordre. Je n'ai pas autant de mépris que von Hess pour ce système, car j'assiste en ce moment au dernier stade de la décomposition naturelle de la dictature-le marasme absolu.
Mais comment faire durer la démocratie assez longtemps pour que les intelligences se raffermissent? Tes arriere-petits-fils pourront réponde à cette question, Alfred, car une fois la vérité revenue au jour, les gouvernements autoritaires s'effondreront.
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bibiouestbibiouest   05 juin 2017
Mais nous avons aussi tué notre propre culture, notre littérature... plus rien ne reste. Nous n'avons que la bible Hitler, les légendes et ce que nous, nazis appelons l'histoire de l'Allemagne. Nous n'évoluons plus. Nous ne sommes pas tout à fait des barbares: nous avons un savoir technique et les moyens de l'utiliser, nous ne craignons pas la nature, nous ne mourons pas de faim. Mais nous n'avons plus accès désormais à cette vie si riche du point de vue de l'esprit et des sentiments que les hommes vivent lorsqu'ils ont un but, un but qui les dépasse, aussi absurde soit-il. Nous ne pouvons rien créer, rien inventer. Nous sommes allemands. nous sommes sacrés. Nous sommes parfaits. Et nous sommes morts.
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argaliargali   17 décembre 2016
- Se marier, dites-vous ? Pardonnez-moi Monsieur, mais je ne sais pas ce que cela veut dire.
- C'est un mot dont le sens s'est perdu. Se marier signifie que l'on vit dans une maison avec une femme et ses propres enfants, et que l'on reste avec cette femme jusqu'à ce que la mort vous sépare. Cela parait incroyable, n'est-ce pas ? Des hommes qui vivent sous le même toit que des femmes. Mais c'est ce qu'ils faisaient .
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argaliargali   17 décembre 2016
Il n'y a pas d'honneur là où ne règne pas la liberté de jugement. Rien n'est déshonorant. S'il est dans l'esprit d'un homme une idée souveraine, une foi qui peut rendre honorables les pires cruautés, les pires trahisons, les pires mensonges, il n'y a pas d'honneur dans cette âme-là.
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argaliargali   17 décembre 2016
Aucune humanité.
Bien sûr, les femmes n'ont pas d'âme et ne font par conséquent pas partie du genre humain.
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