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Catherine Richard (Traducteur)
ISBN : 2864246376
Éditeur : Métailié (17/01/2008)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Nul ne pourrait dire que ce fut un choix de ma part de tuer les jumeaux, pas plus qu'une décision de les mettre au monde. Ces évènements s'imposèrent l'un et l'autre comme une nécessité inéluctable, un des fils dont est tissée la toile de ce que l'on pourrait appeler destin, faute de mot plus approprié... un fil que ni moi, ni personne n'aurait pu ôter sans dénaturer le motif entier.

Premier roman d'un auteur reconnu comme un grand poète, ce texte d'u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
5Arabella
  18 janvier 2018
Un récit à la première personne. le narrateur, bien qu'il raconte avec tous les détails et précisions un certain nombre de faits et d'actions le concernant, reste assez anonyme, au lecteur d'imaginer son apparence, la maison dans laquelle il habite, ou le laisser sans visage. le récit alterne le présent et différents moments du passé, les souvenirs qui reviennent, dans une structure complexe et parfaitement maîtrisée. Très vite, il apparaît que ce qui a été central dans cette vie, c'est la relation de cet homme avec sa mère. D'une certaine façon, la seule relation qu'il a réussi à établir dans toute sa vie. Toutes les autres personnes qui auront croisé son chemin n'auront été que des silhouettes, des objets qui auront pu satisfaire telle ou telle envie du moment, où des cobayes pour des observations ou des supposées expériences.

Une obsession se fait jour à un moment, en lien avec un récit que sa mère lui a fait : celui de la maison muette, dans laquelle Akbar aurait fait élever des enfants par des muets, pour tenter de savoir si le langage était inné ou s'il avait besoin d'être appris. le narrateur veut reproduire l'expérience, donner une réponse définitive à la question. Suite à une série d'événements, il se trouve père de jumeaux, la mère mourant peu de temps après leur avoir donné naissance. Il va tenter de refaire l'expérience d'Akbar dans la cave. Mais les choses ne se passent pas forcément comme il les avait imaginé, quelque chose échappe à son contrôle.

John Burnside possède une écriture belle, très précise, qui peut aller à l'essentiel, mais qui s'orne par moments, fait des volutes, des digressions, qui tient le lecteur, lui fait suivre les chemins sinueux de son personnage. Comme je l'ai déjà dit, la construction du récit est magistrale, et donne une très grande densité à ce livre ramassé, à peine de 200 pages. L'auteur adopte un ton détaché, une approche factuelle, dénuée de sentiments, d'émotions, de jugements de valeurs. Cela correspond au fonctionnement de son personnage, incapable d'éprouver lui-même des émotions, des sentiments, d'avoir de l'empathie pour un autre être vivant, donne au roman sa force : raconter des choses terribles (souffrances physiques, meurtres…) sans aucun affect. Juste en donner une description, neutre, objective en quelque sorte, tout au moins en apparence.

Parce que malgré une impression de toute puissance que le personnage exprime, une impuissance se fait jour. Celle de comprendre réellement l'autre et de communiquer avec lui. Les « expérimentations » n'y feront rien : aussi misérables que soient ses enfants réduits à l'état de sujets dans une cave, ils auront réussi à tisser un lien entre eux, un moyen de communiquer à travers un chant, qui restera à jamais incompréhensible à leur père-bourreau. Parce qu'il est incapable de percevoir que la première fonction du langage est d'être avec l'autre, et surtout que cela ne lui est tout simplement pas possible. D'où une angoisse, une peur de ces enfants qui possèdent une capacité qui lui sera toujours interdite, qui le poussera à les tuer, après les avoir privé de voix. En mettant en route une nouvelle possibilité d'expérience, aussi vouée à l'échec que la première.

Un livre remarquable, qui provoque souvent un malaise, mais qui emporte le lecteur, grâce à un sujet fort, et à traitement maîtrisé du début jusqu'à la fin.
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Aaliz
  19 novembre 2012
Ce roman n'est pas, comme le prétend la 4ème de couverture, uniquement le récit d'une « expérimentation » mais il est aussi celui du parcours d'un esprit dérangé qui, au nom de la recherche scientifique, commet des actes cruels et inhumains.
Ainsi tout au long de ce roman, le lecteur accompagne le narrateur dans sa folie puisant probablement son origine dans ses rapports étranges et dénués de sentiments avec ses parents.
Très tôt, il a un esprit curieux et , s'interrogeant sur le siège de l'âme, se lance dans des expériences qui relèvent plus de la pure perversité que de simples dissections de laboratoire.
John Burnside a produit ici un texte froid qui ne laisse aucune place aux émotions ni aux sentiments. On ressent toute la poésie du style de l'auteur mais là où est la prouesse, c'est que malgré une plume toute en finesse et délicatesse, Burnside parvient à créer une atmosphère glaciale et à la limite du malsain. le personnage principal qu'il met en scène est tout à fait le genre de personne qu'on aimerait ne jamais croiser dans sa vie. Il est froid, calculateur et totalement dénué d'empathie.
La Maison muette est un récit écrit à la première personne qui nous plonge dans les méandres d'un esprit psychopathe duquel, tout comme ses pauvres victimes, on reste prisonnier, spectateur et impuissant.
Le plus dérangeant c'est que l'auteur parvient à emmener complètement son lecteur au point que je me suis surprise à être curieuse des résultats de cette expérience et de comment le narrateur allait s'y prendre pour parvenir à son but.
Ce qui donc est finalement violent dans ce roman, ce n'est pas tant les actes dont il est question (décrits de façon plutôt chirurgicale) mais aussi et surtout l'immoralité et la perversité de ces actes. John Burnside joue principalement avec le pouvoir d'imagination de son lecteur et de sa propension à toujours imaginer le pire, il le manipule, ce qui rend la lecture assez éprouvante psychologiquement.
Ce roman est aussi une magistrale réflexion philosophique sur l'âme, sur ce qui est inné et acquis par l'expérience ainsi que sur le langage. Il nous amène à nous poser de nombreuses questions sur lesquelles les philosophes se sont déjà penchés. La langue est acquise mais n'existe-t-il pas un langage inné, commun à tous les êtres humains, un langage que nous connaîtrions naturellement et que notre environnement nous ferait oublier ? C'est à cette question que le narrateur cherche une réponse. Et c'est par le fait qu'elle est diablement intéressante que le lecteur, par curiosité, devient complice du narrateur à son plus grand effroi.
Car même si notre morale réprouve le procédé, notre curiosité ne fait-elle pas de nous quelque part des pervers aussi ? D'où le malaise que le lecteur ressent en plus …
Au final, un roman très dur mais traité de façon intelligente et merveilleusement bien écrit : une très bonne lecture.

Lien : http://booksandfruits.over-b..
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Godefroid
  26 juillet 2015
Voilà un bien étrange roman. L'écrivain-poète écossais John Burnside se risque à nous raconter à la première personne l'itinéraire d'un homme solitaire, fasciné par le rôle du langage parlé dans le développement des êtres humains et surtout par ce que cette faculté du langage signifie. Elevé par un père d'une discrétion infinie et une mère aussi présente qu'inaccessible, il s'enferme très tôt dans un monde de non-dits, obsédé par la question de l'essence vitale qui anime les êtres qui l'entourent. Il satisfait sa curiosité par des expériences de collecte de cadavres puis de dissection à vif de petits animaux capturés dans son jardin. Il passera à l'expérimentation humaine bien plus tard, à l'âge adulte, en privant deux jumeaux nouveaux-nés de tout contact avec la parole humaine.
Ce roman ne se réduit pas au récit de l'ultime expérience de la "maison muette", comme on pourrait le croire à la lecture de la 4e de couverture. Cette expérience n'occupe que les 50 dernières pages de ce texte qui en compte 200. Burnside prend son temps pour brosser de l'intérieur le portrait d'un homme désaxé, privé dès l'enfance d'amour maternel sans pour autant avoir subi le moindre mauvais traitement, écrasé par l'image d'une mère contemplative et irrémédiablement distante. L'histoire est contemporaine, il faut se l'imposer constamment à l'esprit tant l'écriture classique et la quasi absence de repère nous la ferait spontanément situer quelque part au XIXe siècle. Soixante ans plus tôt, un tel personnage aurait parfaitement pu jouer les cautions scientifiques du régime nazi, voire diriger des expériences "médicales" dans un camp d'extermination. Calculateur, intelligent, tantôt protecteur avec la jeune fille qu'il recueille, tantôt d'une violence inouïe lorsqu'il s'agit de se débarrasser d'un clodo qui menace ses plans, il se montre capable d'une très grande sensibilité tout en sachant partitionner ses émotions – qu'il évoque et analyse en spectateur – pour les empêcher de polluer l'expérience qui est le but de sa vie. Sa faculté d'empathie, dosée et sélective, traduit une maîtrise apparente de son affect qui n'est que le triste produit du déficit originel évoqué plus haut. Mais c'est chez lui une force et c'est cela qui fait peur, qui plonge le lecteur dans un malaise sans fond. L'expérimentateur échappe ainsi à la souffrance : il analyse ses échecs sans se lamenter, est toujours prêt à mobiliser tous les moyens à sa disposition pour poursuivre la mission qu'il s'est assignée.
Captivant de bout en bout, le roman est de plus porté par un style éblouissant : la recherche de perfection et la rigueur qui habitent le personnage sont pareillement présentes dans l'écriture (chapeau au passage à la traductrice pour cette brillante restitution en français) ; la maison muette acquiert ainsi progressivement une puissance d'évocation peu commune et se campe d'ores et déjà comme un classique.
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polinna
  14 septembre 2012
Dès les premières lignes, les confessions du narrateur donnent le ton: il a tué les jeunes jumeaux dont il s'est servi comme "rats de laboratoire" pour découvrir, de façon prétenduement scientifique, le siège de l'âme. Isoler ces enfants de toute parole humaine aurait du lui permettre de résoudre cette question qui l'obsède depuis toujours, mais ceux-ci ont développé entre eux un chant ininterrompu, incompréhensible et entêtant, qui n'était plus supportable...
Nous avons tourné la première page et il est déjà trop tard. Emprisonnés avec ce cerveau malade, nous ne pouvons plus échapper à ce récit glaçant où toutes les clés, depuis l'enfance, qui mènent à l'expérience finale, sont distillées en un savant crescendo, ne nous épargnant aucun des détails les plus sordides et nous interdisant de reprendre notre souffle. On aura une idée du malaise ambiant en évoquant la nuit que le narrateur passe contre le cadavre nu et tiède de sa mère, cérémonieusement parfumé et fardé...
Privés de toute perception extérieure de ses actes, nous restons aussi désespérément exclus de son fonctionnement mental. Son discours reste d'un imperturbable détachement, et porteur cependant d'un certain charme poétique, aussi sombre que dérangeant. L'absence totale de moralité parvient alors à troubler nos repères, tant les limites entre le bien et le mal, la raison et la folie semblent ici friables.
Dualité, noirceur, violence: il s'agit bien là d'un roman écossais! On peut d'ailleurs se demander si le protagoniste ne serait pas une sorte de Mr Hyde, jumeau d'un Dr Jekyll-Burnside s'interrogeant sur son outil principal: le langage. Derrière cette trame romanesque ciselée, qui pointe odieusement notre propre perversité, se dessine en tout cas une exploration vertigineuse de l'âme humaine et une profonde réflexion sur nos angoisses métaphysiques.
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lafeeGeorgette
  01 octobre 2014
Un livre excellemment bien écrit . Une plume acérée , froide qui pénètre profondément dans notre raison. Est-il possible de procréer pour la science ? Comment un être humain peut-il expérimenter l' absence de communication chez ses propres jumeaux? Cet être humain existe : il est amoureux de sa mère, même à sa mort il s' enroule dans le lit maternel, pour humer l' odeur putride du cadavre .......
Mais cet être humain n' est pas vraiment humain. Son ingénuité face à la mort et à la chirurgie barbare nous désamorce. Ce texte relate des atrocités avec une beauté poétique qui ne laisse pas indemne.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
helaiahelaia   24 janvier 2012
Cette expérience est maintenant terminée. Elle a pris fin, uniquement pour pouvoir recommencer sous une autre forme. Je sais, si tant est que je sache quoi que ce soit, que c'est là le véritable schéma de notre vie: un enchaînement d'incessantes répétitions, ponctué de variations infimes quoique significatives, qui se déroule au fil des ans. L'expérience avec les jumeaux n'était qu'une simple variation sur le thème d'une existence entière. S'il s'était agi d'un travail conventionnel, je serais en train d'en consigner les résultats, de décrire, dans un langage abstrait, un problème initial, une série d'hypothèses et vérifications, l'issue finale. Tout serait clairement énoncé, en termes scientifiques. Mais il ne s'agissait pas d'un travail conventionnel. Il n'existe aucun moyen de dépeindre cette expérience sans dépeindre aussi tout ce qui s'est passé depuis le matin où je prononçai mon premier mot, voilà trente ans, jusqu'au moment où j'ai fermé à clé la porte du sous-sol en laissant les jumeaux à l'intérieur, désormais réduits au silence, se scrutant l'un l'autre avec cet air de chagrin égaré qui, en fin de compte, rendit l'expérience impossible à continuer. Je branchai la musique avant de quitter la pièce, mais je n'avais toujours aucun moyen de savoir ce qu'elle avait signifié pour eux durant leurs années d'isolement. Une fois dehors, j'approchai l'œil de l'ouverture grillagée pour jeter un dernier regard: ils ne semblaient pas avoir remarqué mon départ. Sans bruit, je les abandonnai à la digestion de leur repas empoisonné, montai voir si Karen allait bien, puis préparai du café et attendis.
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helaiahelaia   24 janvier 2012
Le leurre et la beauté du langage résident dans le fait qu'il semble ordonner l'univers entier, nous poussant à croire, à tort, que nous vivons à portée de vue d'un espace rationnel, d'une possible harmonie. Mais si les mots nous éloignent du présent, de sorte que nous n'appréhendons jamais vraiment la réalité des choses, ils font du passé une complète fiction. Aujourd'hui, quand je regarde en arrière, je me souviens d'un monde différent: ce qui devait paraître arbitraire et anarchique sur le moment semble parfaitement logique à mesure que je l'expose et pénétré d'une limpidité qui va jusqu'à supposer un but, un sens à la vie. Je me souviens de la campagne qui environnait notre maison avant que ne soient construits les nouveaux lotissements: une obscurité dense, infinie, emplie d'oiseaux à couvert et de houx, gorgée de l'atmosphère des années 50. J e me souviens du vieux village: des enfants passant de maison en maison, vêtus de draps blancs, chantant et riant dans le noir, agitant les bras au passage de notre voiture. Je me souviens de ces mois que je passai ici, seul, après que mère mourut. Le soir, une fois la campagne plongée dans le silence et le calme, j'ôtais mes vêtements et allais, nu, d'une pièce à l'autre, puis sortais dans la fraîcheur du clair de lune pour errer parmi les plates-bandes tel un animal ou quelque envoyé des fées comme il en existait dans les contes de mère. Le jardin est clos de murs: nul ne pouvait me voir, et la maison était si éloignée du village que je n'entendais rien d'autre que les chouettes dans le bois ou le jappement occasionnel des renards loin dans les prés. Je me demandais parfois si j'existais réellement: mon corps semblait autre, nimbé de sa propre odeur pénétrante et suave, une odeur pareille au sommeil, mêlée de Chanci Nº 19 trouvé sur la coiffeuse de mère.
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mandarine43mandarine43   29 août 2011
Nul ne pourrait dire que ce fut un choix de ma part de tuer les jumeaux, pas plus qu'une décision de les mettre au monde. Ces événements s'imposèrent l'un et l'autre comme une nécessité inéluctable, un des fils dont est tissée la toile de ce que l'on pourrait appeler le destin, faute d'un mot plus approprié... un fil que ni moi ni personne n'aurait pu ôter sans dénaturer le motif entier. En revanche je décidai de procéder aux laryngotomies, ne serait-ce que pour mettre un terme à leur chant continuel (si tant est qu'on puisse appeler cela un chant), ce hululement qui saturait mes journées et pénétrait mon sommeil par la moindre fissure de mes rêves. Sur le moment, toutefois, j'aurais dit qu'il s'agissait d'un acte logique, d'une étape de plus dans la recherche que j'avais entreprise presque quatre ans auparavant.., la seule expérience éminemment importante que puisse mener un être humain: trouver le siège de l'âme, ce don unique qui nous différencie des animaux ; le trouver en instaurant tout d'abord une carence et ensuite, plus tard, en procédant à une destruction logique et nécessaire. Je fus surpris de la facilité avec laquelle je pus opérer sur ces deux êtres à demi dégrossis. Ils existèrent dans un autre monde : celui des rats de laboratoire, ou l'espace mouvant et dénué de fonction du véritable autisme.
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scrambledspiritscrambledspirit   31 octobre 2010
C'est un réel plaisir que de regarder quelqu'un dormir, d'écouter sa respiration, de se demander à quoi il rêve et ce qu'il se passe dans ses rêves, dans les longs intervalles pendant lesquels l'absence prend le dessus. J'aurais donné beaucoup pour pénétrer son esprit, ne serait-ce qu'une heure pendant son sommeil. Je crois que j'aurais préféré voir ses rêves que ses pensées. Je sentais qu'il y avait là un potentiel, l'éventualité d'une vraie lumière, d'un vrai mouvement , une acuité qui faisait probablement défaut à ses réflexions.
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scrambledspiritscrambledspirit   19 octobre 2010
Ce n’est pas une affaire de prédestination, simplement le libre arbitre et le destin sont des illusions , de faux contraires, des consolations. Finalement, ce n’est plus qu’une seule et même chose : un unique processus. On choisit ce qu’on choisit et ce n’aurait pas pu être autrement : le choix, c’est le destin. Il était là depuis le début, et toutes les autres solutions que l’on aurait pu envisager ne sont qu’égarements ineptes, car il est en notre nature de faire un choix plutôt qu’un autre. Cela c’est l’identité. Parler de liberté ou de destin est absurde car cela sous-entend qu’il existe en dehors de soi-même quelque chose qui dirige notre vie, alors qu’en vérité cela relève de l’essence : l’identité, produit artisanal de l’âme.
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Vidéo de John Burnside
John Burnside vous présente " le bruit du dégel " de la Collections Bibliothèque Écossaise des Editions Métailié.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2240362/john-burnside-le-bruit-du-degel
Notes de musique : Free Music Archive
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