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Catherine Richard (Traducteur)
ISBN : 9782864248385
Éditeur : Métailié (25/08/2011)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 168 notes)
Résumé :
Dans un paysage dominé par une usine chimique abandonnée, au milieu de bois empoisonnés, l'Intraville, aux immeubles hantés de bandes d'enfants sauvages, aux adultes malades ou lâches, est devenue un modèle d'enfer contemporain. Année après année, dans l'indifférence générale, des écoliers disparaissent près de la vieille usine. Ils sont considérés par la police comme des fugueurs.
Leonard et ses amis vivent là dans un état de terreur latente et de fascinati... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
kuroineko
  01 octobre 2019
Quel déroutant roman que Scintillation. le titre en est très beau et plein d'évocations attrayantes.
L'intrigue se déroulent dans un coin indéterminé de la Grande Bretagne, sur une presqu'île complètement empoisonnée par une usine de produits chimiques désormais désaffectée mais dont la pollution marquera le sol et l'air pendant bien longtemps. Dans cette "réjouissante" contrée se trouve l'Intraville, bourgade principalement peuplée d'anciens ouvriers de l'usine, pour beaucoup alcooliques et/ou atteints de maladies rares et mortelles. A côté, l'Extraville avec ses belles demeures et ses nantis.
Dans ce petit paradis perdus surviennent plusieurs disparitions de jeunes adolescents d'une quinzaine d'années. La police, représentée par le seul agent Morrison qui a pactisé avec le gros bonnet pas clair du coin, à qui il doit son poste, laisse entendre qu'il ne s'agit de rien d'autres que de fugues.
Léonard, quatorze ans, féru de littérature et de parties de jambes en l'air avec la peu farouche Elspeth, réfute cette hypothèse.
Il n'est pas forcément très simple d'entrer dans ce roman. Ni de le terminer. le récit est décousu, dans le sens où l'auteur apporte divers points de vue. J'avoue que vers la moitié du livre, certains faits m'ont paru en décalage avec l'ensemble. Comme une note dissonnante dans une mélodie.
Il n'en reste pas moins que le style de John Burnside est époustouflant, mêlant crudité et poésie, démontrant qu'il peut exister une certaine beauté même au coeur d'une friche industrielle où les arbres poussent empoisonnés. Son talent est de forcer le lecteur à lire et voir autrement; son intrigue et sa construction narrative bousculent volontairement. Est-ce pour nous éviter de sombrer dans l'apathie qui s'étend sur la population amorphe et téléphage d'Intraville?
En bonus, il nous offre de très beaux passages sur la littérature via les lectures de Léonard. On y trouve avec bonheur Dostoïevski (avec un à propos des plus intéressants d'ailleurs), l'Anna Karénine de Tolstoï, Marcel Proust et sa Recherche, Herman Melville et sa baleine blanche, etc.
Scintillation est un roman très sombre tant du point de vue social, psychologique, économique et écologique. A éviter en cas de gros coups de blues car malgré un titre qui évoque de jolies étincelles, il y a très peu de lumières dans cette ombreuse presqu'île abandonnée.
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Dixie39
  31 octobre 2014
Je ne sais pas si cela vous arrive parfois : refermer un ouvrage un peu « colère » contre l'auteur ?
Écrire aussi bien, nous embarquer sur des sentiers « littéraires » riches et prometteurs, et s'apercevoir que tout cela ne tient pas la route...
Ce n'est pas tant que le livre parte sur plusieurs chemins : anticipation, fable écologique, conte fantastique, mythe... mais on se lance avidement dans la lecture et... toujours pas, l'alchimie ne prend pas. Enfin pour moi. Scintillation regorge de possibles et de promesses non tenues. Quel dommage ! Peut être est-ce moi qui suis passée à côté, qui n'ai pas su saisir l'étendue, la subtilité de la narration. J'aimerai bien, plutôt que de refermer ce livre avec l'envie de le redonner à l'auteur en lui demandant de faire un petit effort... Pas forcément dans le déroulement de l'histoire, ou tout ce qui a trait « au contenu » mais lui demander de prendre un peu plus de temps pour installer ce qui émerge, une prose poétique qui nous embarque, un univers fantastique qui s'ouvre, par exemple... et puis plus rien, on passe à autre chose. Voilà ! Là ! Développer un peu pour ne pas nous laisser sur le bord du chemin.
« La critique est aisée mais l'art est difficile ». Ce qui m'attriste d'autant plus d'étaler ce ressenti. Car ce n'est guère rien de plus qu'un sentiment personnel. J'espère ne pas être trop dure, mais ma critique ne fait que traduire ma déception. Surtout que j'ai l'impression qu'il manque si peu...
L'écriture est sublime, certains passages sur la lecture, le rapport du lecteur aux livres, tout cet univers de connaissances, de rêves et d'espérance que nous emportons avec nous après chaque dernière page refermée, sont merveilleux. Et cette ouverture sur le fantastique, cet homme-papillon et ces enfants qui scintillent accrochés aux arbres, pendus-sacrifiés des temps modernes, entre horreur et beauté, attraction et répulsion.
« J'ai l'air triste à présent, je le sens, je sens de quelle façon il perçoit mon air, et il est triste, sans doute effrayé, l'air de quelqu'un qui s'embarque dans ce qui semble une grande aventure et, soudain, prend peur. Comme un gamin qui monte pour la première fois dans les montagnes russes et se rend compte, trop tard, qu'il a le vertige. Mais ce qu'il y a de curieux, c'est que je ne suis pas triste du tout, je n'ai pas peur, je suis simplement retombé trop brutalement dans le cours du temps, au sortir de la fixité magnifique d'avant. Je suis revenu trop brusquement et, pendant quelques secondes, je suis tellement déçu que j'ai envie de pleurer. » Burnside, Scintillation.
Je vais considérer que je suis passée à côté et ravaler mon amertume. Je vais considérer que le dessein de l'auteur est de nous faire ressentir ce sentiment là ! Entre fascination, abandon et déception. Et revenir vers lui au plus vite car une telle plume mérite qu'on s'y attarde...
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colimasson
  21 avril 2019
Un roman qui mise sur la complexité des artifices mis en place pour cacher le silence de l'auteur sur la vision du monde qu'il souhaite suggérer à son lecteur. Une intrigue qui pourrait être récupérée par le consortium netflic pour faire une énième série. Des personnages qui paradent pour le concours de cette bizarrerie formatée par une société du divertissement à bout de souffle. Dix-huit mois plus tard, il ne m'en reste aucun souvenir. Après tout, des épisodes entiers de nos vies s'envolent aussi de la même façon. Paix au vécu qu'on laisse disparaître dans les limbes.
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isabiblio
  26 mars 2012
Dans l'Intraville, seule la mort se pare de lambeaux scintillants notamment les nuits d'orage. Sur cette presqu'île écossaise empoisonnée tout est sombre et en décomposition à cause d'une usine chimique abandonnée. Ici ne vit que ceux qui n'ont pas les moyens de partir du côté de l'Extraville, le paradis des nantis. Ceux qui restent dans l'Intraville tentent de survivre en luttant contre la maladie, la folie, le désespoir. Depuis quelque temps de jeunes garçons disparaissent, Morrison le policier semble pourtant plus s'intéresser à entretenir un étrange sanctuaire qu'à enquêter sur les disparitions d'adolescents ! Brian en grand chef bien-pensant promet de tout décontaminer avec son projet Terre d'Origine mais jusqu'ici personne à part lui n'en a bénéficié. Andrew qui aime à regarder les ados évoluer derrière sa fenêtre fait un coupable parfait pour la bande de jeunes rebelles de Jimmy. Léonard, le meilleur ami de Liam un des jeunes disparus est un passionné de livres et de sexe lui aussi voudrait comprendre les raisons des disparitions de ses amis. Léonard veut croire en un autre monde, optimiste de nature sa rencontre avec l'homme-papillon lui donne des raisons d'espérer passer de l'autre côté du miroir… Lugubre à souhait, ce roman est réellement oppressant. D'abord parce que tout intrigue, l'ambiance, le contexte, les personnages. le début du roman révèle un péché d'omission qui par la suite amène à des réflexions sur l'enfer et le paradis. Puis le roman dérive en fable écologique pointant du doigt l'industrie pollueuse pour terminer sur la jeunesse désenchantée en quête d'un monde meilleur. Un conte noir lyrique qui dénonce la société sans valeurs morales, la quête de vérité est parfois complexe mais en même temps elle soulève des questions qui amène à un examen de conscience, donc mieux vaut être bien disposé !
Lien : http://ma-bouquinerie.blogsp..
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tynn
  19 juin 2013
Après un premier chapitre incompréhensible - là et ailleurs, quel étonnant effet littéraire, de commencer par une prose narrative introspective alors que rien n'a encore été dit au pauvre lecteur abandonné- je me suis accrochée... jusqu'au milieu du livre.
Cette histoire de disparitions d'enfants sur fond de catastrophe écologique s'annonçait bien ficelée dans une atmosphère angoissante et mortifère d'usine abandonnée et maudite, aux habitants moribonds.
Mais l'histoire se délite en tous sens, entre la traque aux rats dans la friche industrielle, un chasseur de papillons, un grand manitou manipulateur, un flic loser et sentimental, et quelques belles pages sur l'amour des livres.
Un livre déroutant, donc abandonné, en reconnaissant que mon plaisir de lectrice fut l'écriture, très belle.


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critiques presse (5)
Bibliobs   02 novembre 2011
Dans ce roman d'une aveuglante noirceur, le poète et écrivain écossais John Burnside joue avec les codes du thriller pour mieux les subvertir. Impossible de s'arracher à ce livre palpitant où les récits et les points de vue s'entrecroisent.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeSoir   03 octobre 2011
John Burnside tourne autour des personnages, focalisé tantôt sur l'un, tantôt sur l'autre. Il laisse à ses lecteurs le soin de reconstituer le tableau d'ensemble, de sentir monter la violence, de mesurer le degré de culpabilité de Morrison, d'analyser les tourments de Leonard. Son roman est bâti autour des angles qui rassemblent ses différentes facettes, et celles-ci renvoient des scintillations pour le moins troublantes.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LeFigaro   23 septembre 2011
Burnside, comme le Mark Twain de Tom Sawyer et de Huckleberry Finn, sait admirablement se mettre dans la tête et dans les mots de Leonard, adolescent lucide, caustique, malheureux, en quête d'une vérité, et d'un pardon.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Telerama   21 septembre 2011
Porté par une écriture lyrique, violente comme la ville fantôme qui scintille les soirs d'orage, ce livre nous parle d'enfer et de rédemption. Et du péché d'omission - « tout savoir et ne rien faire », dans l'Intraville comme dans notre société qui a retiré le mot poésie de son vocabulaire.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress   01 septembre 2011
On ressort effrayé de ce roman - entre thriller et parabole macabre - où l'Ecossais a réuni toutes les phobies de notre époque, sous l'oeil d'un enfant perdu.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
mandarine43mandarine43   29 août 2011
[ Incipit ]

LA VIE EST PLUS VASTE

Là où je suis à présent, j'entends encore les mouettes. Tout le reste s'estompe, comme le font les rêves dès qu'on s'éveille et qu'on cherche à se les rappeler, mais les mouettes sont encore là, plus sauvages et braillardes que jamais. Elles tournent et virent par milliers, appelant et criaillant d'un bout à l'autre de la presqu'île, tellement stridentes et incessantes que je n'entends que ça : ça, et un dernier murmure de vagues et de galets, un grondement local, insistant, derrière les cris de ces oiseaux fantômes dont je remarquais à peine la présence dans la vie qui fut la mienne avant que je franchisse le Glister. C'est tout ce qu'il reste de cette ancienne vie : des oiseaux, par nuées jacassantes, écumant la presqu'île ; des vagues grises, froides, se déroulant sur la grève. Rien d'autre. Aucun autre son, et rien à voir hormis l'ample et pure lumière dans laquelle je m'avance de mon plein gré, sans relâche, au terme d'une histoire que déjà je commence à oublier.
Dans cette histoire, je m'appelle Léonard et, quand j'étais là-bas, je pensais que la vie était une chose et la mort une autre, mais c'était parce que je ne connaissais pas le Glister. Maintenant que cette histoire est finie, je veux la raconter en entier, alors même que je m'éclipse avant que des noms ne soient donnés ou perdus. Je veux la raconter en entier alors même que je l'oublie et ainsi, en racontant et en oubliant, pardonner à tous ceux qui y figurent, y compris moi. Parce que c'est là que l'avenir commence : dans l'oublié, dans ce qui est perdu. Là-bas à l'Intraville, il y avait une étiquette sur les vieux bidons de sirop de sucre qu'on achetait à l'épicerie de quartier : l'image d'un lion mort en train de se décomposer dans la poussière, avec des flopées d'abeilles qui se déversaient des ombres et béances de son pelage, soutiraient du miel aux plaies. Je croyais à cette image. Je savais qu'elle était vraie - car il y a eu une époque où les gens pensaient que cette sombre béance, cette plaie, était véritablement la source d'où provenait le miel. Et ils avaient raison, car tout se transforme, tout évolue, et cette évolution est la seule histoire qui se perpétue à tout jamais. Tout évolue pour devenir autre chose, d'un instant à l'autre, à tout jamais. Ça, je le sais maintenant - et ici, là où je suis, je passe et repasse en revue cette histoire précise, inlassablement, rejouant les événements dont je me souviens, situant les blancs et les ombres laissés par l'oubli, me raccrochant à des broutilles comme si c'était le monde tout entier qui s'éclipsait, la vie elle-même qui s'évanouissait dans le passé, et pas seulement moi.
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BiblireBiblire   12 août 2015
Ils ont donc construit une nouvelle bibliothèque municipale, juste à côté de l'ancienne salle de snooker, et un sacré beau bâtiment avec ça,compte tenu des critères de l'Intraville. J'imagine qu'ils ont même achetés des livres neufs mais pendant longtemps je n'en ai pas vu la couleur. La plupart des livres de la bibliothèque sont des merdes, romans d'amour, thrillers, trucs de cow-boys, parce que c'est ça que les gens de l'Intraville aiment, d'accord, des bouquins débiles qui parlent de cow-boys, d'infirmières et d'espions...des manuels d'autoperfectionnement à la con et des romans pleins de gens riches qui ont des liaisons follement passionnées avec leur prof de tennis et tout le merdier, des bouquins sur la décoration d’intérieur,très utiles pour nous les gens d'Intraville avec les revenus qu'on a ...romans d'anciens politiciens qui n'ont jamais été très bons en tant que politiciens, ou de célébrités du petit écran cherchant un à-côté pour pouvoir régler leurs pensions alimentaires...ce sont les livres qu'on a à la bibliothèque de l'Intraville, pour la plupart, parce que c'est ce que les débiles comme nous aiment lire. C'est ce qu'on a besoin de savoir...La plupart,mais pas tous. En ce moment, il y a un bibliothécaire fou du nom de John, un grand type copulant avec des cheveux moches et des lunettes encore pires qui de temps en temps fait rentrer en douce des trucs bien, ni vu ni connu
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Zora-la-RousseZora-la-Rousse   05 octobre 2012
C'est comme ça que marche le monde. Les méchants gagnent et les autres font semblants de ne pas avoir remarqué ce qui se passe, histoire de sauver la face. C'est dur d'admettre qu'on n'a aucun pouvoir, mais il faut s'habituer à cette idée. Ça sert à ça, l'école, bien sûr. C'est là pour nous former à la discipline vitale de l'impuissance.
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LiliGalipetteLiliGalipette   30 août 2015
« Maintenant que cette histoire est finie, je veux la raconter en entier, alors même que je m’éclipse avant que des noms ne soient donnés ou perdus. Je veux la raconter en entier alors même que je l’oublie et ainsi, en racontant et en oubliant, pardonner à tous ceux qui y figurent, y compris moi. Parce que c’est là que l’avenir commence : dans l’oubli, dans ce qui est perdu. […] Rien ne s’éclipse, pas même la conscience de soi. Rien ne s’évanouit dans le passé ; tout est oublié et tout devient l’avenir. » (p. 11 et 12)
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EipocaEipoca   20 septembre 2011
Il existe une espèce de dicton - le néant habite l'être, et je comprends ce que ça veut dire, sauf que formulé dans ces termes c'est trop abstrait, trop philosophique. Plutôt rébarbatif, en plus - alors que ça ne l'est pas le moins du monde. John dirait que ça sonne mieux en français mais ce n'est pas ça. Ca sonne mieux quand on est au bord d'un champs de coquelicots transis et qu'on laisse venir le néant, comme ça, rien de fracassant, juste un néant prosaïque. Ca sonne mieux quand on ne le formule pas avec des mots, quand on ne le commente même pas, qu'on se contente de regarder et d'écouter pendant qu'il nous emporte - pas du tout un truc négatif, pas une condition existentielle, mais un genre d'éclosion, un évènement naturel. Une chose qui, lorsqu'elle finit par venir, n'a rien d'un coup d'éclat. La conscience qui s'épanche. Le rouge des coquelicots. La fraîcheur du matin.
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Videos de John Burnside (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Burnside
John Burnside vous présente " le bruit du dégel " de la Collections Bibliothèque Écossaise des Editions Métailié.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2240362/john-burnside-le-bruit-du-degel
Notes de musique : Free Music Archive
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