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Philippe Mikriammos (Traducteur)
ISBN : 2267020181
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (19/02/2009)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 24 notes)
Résumé :

Les Cités de la nuit écarlate est le premier volume de la dernière trilogie composée par William Burroughs. Il précède Parages des voies mortes et Les Terres occidentales.

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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Henri-l-oiseleur
  28 février 2016
Si l'on compare "Les cités de la nuit écarlate" aux romans de la trilogie précédente ("La machine molle", "Le ticket qui explosa", "Nova Express"), on verra que le confort du lecteur y est plus grand. Il y a de larges pans de récit linéaire classique, alors que dans les précédents romans, la technique du brouillage et du "cut-up" rendait la lecture parfois difficile. D'autre part, l'intention idéologique est plus visible ici : les récits mythiques ou réalistes que les personnages traversent sont porteurs d'une utopie libertaire pour les uns, d'un discours légendaire et de SF sur l'origine de la race blanche (un virus faisant muter et dégénérer les noirs) pour les autres. Cependant ce roman est, entre autres, de la bonne science-fiction : il ne prêche pas à la manière française, mais entremêle ces thèmes à d'autres dans un ensemble esthétique réussi où l'ironie ne manque pas (qu'on le compare à un Bordage, par exemple). Ce qui est le plus fascinant dans ce roman d'aventures, mêlant pirates, agents secrets, voyageurs temporels, touristes, etc, c'est l'instabilité des temps et des identités : non seulement les mêmes personnages se retrouvent dans des époques différentes, mais ces personnages voyagent d'une identité à l'autre, d'un corps à l'autre. Nulle difficulté de lecture, je le répète : un glissement fascinant de récit en récit, de héros en héros, un véritable voyage et un très beau poème romanesque. Enfin, une vraie réflexion et un vrai travail sur le roman en tant que forme, alors que les auteurs idéologues adoptent passivement la forme pour la mettre au service de leur propagande. A lire.
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LeCombatOculaire
  11 mai 2016
Des quelques livres que j'ai réussi à attraper au vol, celui-ci est l'un des plus abordables, avec Junky et Le Festin nu. Pourquoi abordable ? Burroughs est un adepte de la technique du cut-up, qui consiste à "prendre des petits bouts de truc et puis les assembler ensemble". Il fait du patchwork, quoi, en prenant ici et là, en aiguisant ses mots comme un couteau de boucher pour égorger les âmes sensibles et en profiter pour rajouter quelques milliers de scènes de cul à tous les étages. En dehors de ça, il lui arrive aussi d'écrire des histoires avec une vraie structure (ou presque), des phrases complètes et une certaine logique.
Dans Les cités de la nuit écarlate, qui est le premier tome d'une trilogie, il met en scène plusieurs époques, plusieurs lieux et personnages, avec une idée principale : baisez à outrance et droguez-vous pour une vie meilleure, et que vive l'utopie pirate. Il y a de la matière, du début à la fin, et ça marche : on accroche. Que ce soit sur un navire de jeunes pirates finis à l'opium, ou dans des cités où règnent l'art de la potence, de l'aphrodisiaque et du féminisme ; que ce soit ce détective privé qui maîtrise l'art de la sorcellerie pour retrouver de jeunes garçons perdus, ou ceux-là qui organisent des rituels pour ressusciter dans le corps de nouveaux-nés pour vivre éternellement, Burroughs sait capter l'attention et poser de vrais décors. le seul reproche, peut-être, c'est qu'au fur et à mesure de l'histoire, on oublie certains personnages pour se consacrer à d'autres, alors même qu'on aimerait bien les revoir plus souvent, et qu'on s'y perd un peu parfois, car il n'est jamais précisé de qui il est question aux débuts de chapitre.
Je le conseille vraiment pour ceux à qui Burroughs ne fait pas trop peur, et celui-là surtout pour commencer à se lancer dans son oeuvre dérangeante. Si j'ai l'occasion, en tout cas, je continuerai la trilogie. Et le prochain sur ma liste ? Et les hippopotames ont bouilli vifs dans leurs piscines, ne serait-ce que pour le titre, mais aussi parce qu'il est en collaboration avec Jack Kerouac. A suivre, donc.
(voir la critique intégrale sur le blog)
Lien : http://lecombatoculaire.blog..
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GuillaumeTM
  28 mars 2013
On y retrouve ici tous les ingrédients qui firent le succès de William Burroughs et qui l'érigèrent comme un des plus grands écrivains de la littérature américaine.
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Contributeur
  28 septembre 2016
Difficile à aborder. Il faut se battre pour le lire, l'achever.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   27 février 2016
... Il cacha son visage dans ses mains et grogna de douleur.
L'homme leva une petite seringue emplie de liquide bleu.
"Pique-toi et tu retrouveras la liberté, petit gars."
L'inconnu tendit ses mains tremblantes.
"Allez, remonte ta manche, je vais te la faire."
Calme matin bleu près du ruisseau, doux appel des flûtes au loin, tristesse douceâtre d'une étoile mourante. Des souches phosphorescentes luisent dans la pénombre bleue suspendue au-dessus des rues à midi comme une brume.
Maisons en briques rouges alignées le long de canaux bleus où des crocodiles jouent comme des dauphins. Etoiles éperdues de deuil qui s'estompent à mesure que les garçons à doigts cristallins gazouillent et miaulent plus fort contre son épaule, un givre de luminescence se dégage de leur dos, frais jardin éloigné, gouttières de plomb qui fuient, un pont de pierre où se tient un garçon portant un singe bleu et triste sur son épaule.
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GuillaumeTMGuillaumeTM   29 mai 2013
Peu d'états sont aussi obsessionnels et potentiellement destructeurs de la personne que l'amour. Eh bien, les symptômes du virus B-23 ne sont-ils pas simplement les symptômes de ce que nous voulons bien appeler "l'amour" ? On nous dit qu’Ève fut faite à partir d'une côte d'Adam... De même, le virus de l'hépatite fut d'abord une cellule du foie saine. Vous voudrez bien excuser la comparaison, mesdames; je n'en ai pas contre vous personnellement... Nous sommes tous viciés par nos origines virales. La conscience humaine dans toutes ses caractéristiques est, telle qu'elle s'exprime chez l'homme et chez la femme, fondamentalement un mécanisme viral. Je suggère quant à moi, que ce virus, appelé "l'autre moitié", devint néfaste sous l'action de la radiation à laquelle furent exposées les cités de la Nuit Écarlate.
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   26 février 2016
"Toutefois, il est une chose que vous pouvez quand même faire : retrouver la tête et l'exorciser. J'ai d'ores et déjà procédé avec le tronc. Mr. Green a consenti à ce qu'il soit enterré ici, au cimetière américain."
Il traversa la pièce et revint en tenant une amulette : caractères runiques tracés sur ce qui ressemblait à du parchemin dans un médaillon en fer. "Pas du parchemin. De la peau humaine ..., précisa-t-il. la cérémonie est très simple : on place la tête dans un cercle magique portant les points cardinaux. On répète par trois fois : 'Reviens à l'eau. Reviens au feu. Reviens à l'air. Reviens à la terre.' Puis on touche le sommet de la tête, le front, et un point derrière l'oreille droite dans ce cas, puisqu'il était gaucher, avec ladite amulette."
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   26 février 2016
Sous la conduite d'une mutante albinos connue comme la Tigresse Blanche, les femmes s'emparèrent de Yass-Waddah et réduisirent les hommes à l'état d'esclaves, de conjoints et de courtisans, tous sous le coup d'une sentence de mort applicable à n'importe quel moment, selon le caprice de la Tigresse Blanche. Le Grand Conseil de Waghdas répliqua en mettant au point une méthode pour faire grandir les bébés dans les matrices excisées, les matrices étant fournies par les récupérateurs de Matrices errants. Cette pratique aggrava les différends entre les factions mâle et femelle et la guerre avec Yass-Waddah sembla inévitable.
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   27 février 2016
- Je veux apprendre à voyager dans le temps.
- Bah ! tu pourrais employer ton temps à pire ! Et on s'enrichit par des voies détournées. Mais ça peut être dangereux ...
- Il est nécessaire de voyager. Il n'est pas nécessaire de vivre.
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