AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782075161121
160 pages
Gallimard BD (12/01/2022)
4/5   35 notes
Résumé :
Elle est seule et cherche à nouer des liens. Il est seul et a peur de tendre la main. Mais trouver quelqu'un est-il vraiment la réponse à leurs problèmes ? La vie dans une grande ville est synonyme de relations en tout genre, de rencontres fortuites... et de profonde solitude.
Sans un mot, mais à travers un dessin vibrant de douceur et de sensibilité, Crushing explore avec esprit les hauts et les bas de l'interaction romantique, et la difficulté à trouver l'... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
4

sur 35 notes
5
5 avis
4
3 avis
3
2 avis
2
0 avis
1
0 avis

Wyoming
  10 août 2022
Cette petite bande dessinée sans prétention illustre le thème de la solitude, sans paroles, sans texte, hormis ceux de quelques affiches publicitaires et graffitis, d'une femme qui semble chercher l'âme soeur sans conviction.
Elle tente les sites de rencontres sur le net mais se heurte asse vite à l'appétit uniquement sexuel de ses interlocuteurs. Elle fait presque tout pour être remarquée par les hommes, sans succès.
Au fil des jours, on suit sa vie quotidienne, où elle fait ses courses, cheminant à travers les rayons des supermarchés, bien imprégnée par les affiches publicitaires, essaie la salle de sports vendue par les affiches comme lieu de rencontre et d'amitié, le tout sans fait nouveau côté sentimental.
Les trois dernières pages laissent supposer une rencontre dans un lieu plein de charme, une laverie automatique publique. Qu'adviendra-t-il de ces quelques instants de sourires partagés? A chacun de l'imaginer.
Le dessin, sans être raffiné, illustre bien le quotidien solitaire de cette malheureuse qui a même droit çà un court séjour à l'hôpital suite à un accident que l'on ne voit pas. Peu de couleurs, rouge, bleu, noir, l'ensemble restant quand même peu enthousiasmant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          370
alexb27
  12 mai 2022
J'ai eu l'impression en lisant cette BD de découvrir le pendant dessiné du très chouette Deux moi de Cedric Klapish. Comme dans le film, les héros de ce roman graphique sont extrêmement seuls dans leur vie. En quête d'amour et d'un peu d'attention, leur journée s'écoule sans grande saveur entre boulot, supérette, plats à emporter et Netflix.
Beaucoup de routine, peu de joie, peu de rencontres.
Le crayonné, doux et expressif, en fondu de bleu et de rouge, donne une belle tonalité à cette histoire quasi sans texte, d'une grande justesse. Les dialogues ne manquent pas, tout est habilement suggéré. C'est drôle, poétique, délicat.
Un joli crush 😉
Merci beaucoup à la masse critique de @babelio_ et à @gallimardbd pour le partage.
Commenter  J’apprécie          400
Framboize12
  17 juin 2022
La délicatesse absolue!
dans le propos et le dessin.
Le propos, c'est la solitude, l'isolement
la difficulté de communication,
de rencontrer l'amour ou l'amitié,
un regard, un sourire,
un peu d'humanité tout simplement.
Ce propos n'est servi par... aucun mot!
C'est extraordinaire, place à l'émotion!
Je suis tombée sous le charme
de ces évocations en fines touches.
La couleur à une place essentielle,
elle devient mot.
Le dessin timide est persuasif .
Une femme, un homme
chacun, seul majuscule.
un peu de rouge pour les distinguer
au milieu de cette foule.
Elle a un chat
Il a un chien
Ils ont des boulots de merde.
Les patrons sont des patrons,
ce monde indifférent les brise
des couples s'aiment,
des familles s'agitent...
et eux...RIEN.
Suivez les dans Londres
vous n'en sortirez pas sans émois
Commenter  J’apprécie          152
antigoneCH
  25 mai 2022
J'avais repéré ce titre, vu sur la liste du dernier rendez-vous Masse critique de chez Babélio, coché allègrement, puis heureusement gagné. Et c'est tout ce que j'adore ! Les éclats de rouge sur les personnages principaux, que l'on devine très vite amenés à se rencontrer un jour. Les dessins expressifs, qui ont aussi un petit côté Léa Mazé. Tout cela est très tendre, mélancolique… Trouver quelqu'un dans la solitude des grandes villes n'est pas chose aisée. Il faut dire que nos deux personnages (en rouge donc) ne sont pas non plus très doués, voire extrêmement maladroits. La solitude pèse, s'accroche, semble être là pour toujours. Et pourtant, le coeur bat, le lecteur ne voit d'ailleurs que ça, cette aura rouge autour de ces deux êtres qui passent leur temps à passer l'un à côté de l'autre, tellement faits pourtant l'un pour l'autre. Les cases pleines pages alternent avec des planches plus traditionnelles. le temps peut même s'arrêter sur des doubles pages. le bonheur est peut-être au coin de la rue, mais en attendant les surprises désagréables s'accumulent aussi, entre les petites humiliations du quotidien, les mauvaises rencontres, les jobs pas très sympathiques… J'ai aimé comment les personnages de Sophie Burrows ne perdent jamais espoir, et vont trouver les moments de joie dans une main qui se tend, une soirée pizza réussie, un concert, le vol des oiseaux dans le parc. Un album qui n'est pas aussi désenchanté qu'il en a l'air, qui fait beaucoup de bien, et qui m'a beaucoup plu, émue. Et je me rends compte seulement maintenant que toute cette tendre histoire là est en plus sans paroles.
Lien : https://leslecturesdantigone..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
lagazettebd
  22 février 2022
Comment mieux « parler » de la solitude subie qu'à travers un récit muet ?
Un roman graphique traitant de l'isolement et de la solitude au sortir d'une pratique imposée de « distanciation sociale », de télétravail et du « chacun chez soi »...

Des cartouches aux bords fondus et aux angles arrondis promènent le lecteur dans un quotidien urbain quelconque qu'il n'est pas possible d'identifier. Ce pourrait être ici ou ailleurs. Ce pourrait être soi ou son voisin. Homme, femme...la solitude n'est pas sexiste. Elle embrasse les deux genres sans distinction.
Un code couleur pastel restreint balançant entre rouge carmin et bleu-gris sur fond crème confèrent aux dessins une douce harmonie, une tendre élégance. le graphisme à plat, sans perspectives, aux détails perfectibles tels des dessins d'enfant dote d'une tendresse particulière les personnages.
Jolie lecture.
Commenter  J’apprécie          50


critiques presse (2)
Bedeo   03 mai 2022
Sophie Burrows met en scène le chassé-croisé amoureux de deux solitudes dans un récit muet subtil et bouleversant. Magnifique !
Lire la critique sur le site : Bedeo
BoDoi   30 avril 2022
Dans ce one-shot quasi entièrement muet, l’Anglaise Sophie Burrows se lance dans un exercice de style narratif élégant et léger, autour de deux êtres solitaires en quête d’une âme soeur, ou du moins d’un compagnon de route.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
WyomingWyoming   10 août 2022
La fraîcheur d’un nouveau départ à tout moment!
Commenter  J’apprécie          40
AnseaumeAnseaume   06 mai 2022
La fraîcheur d’un nouveau départ à tout moment!
Commenter  J’apprécie          00

Lire un extrait
Video de Sophie Burrows (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sophie Burrows
Dans le 120e épisode du podcast Le bulleur, on vous présente la première partie d'Harlem, album qui sera décliné en deux parties, que l’on doit à Mikaël, édité chez Dargaud. Cette semaine aussi, on revient sur l’actualité de la bande dessinée et des sorties avec : - La sortie de l’album Amalia que l'on doit à Aude Picault et aux éditions Dargaud - La sortie du premier tome d'un triptyque baptisé Molière, premier tome qui s'intitule À l'école des femmes, que l'on doit au scénario de Vincent Delmas, au dessin de Sergio Gerasi et c'est édité chez Glénat - La sortie de l'album Crushing que l'on doit à Sophie Burrows et aux éditions Gallimard - La sortie du second tome de la série Karmela Krimm baptisé Neige écarlate, que l'on doit au scénario de Lewis Trondheim, au dessin de Franck Biancarelli et c'est édité chez le Lombard - La sortie de l'album Je suis toujours vivant que l'on doit au scénario conjoint de Roberto Saviano et Asaf Hanuka, au dessin de ce dernier et c'est édité conjointement chez Steinkis et Gallimard - La sortie en intégrale de Moi, René Tardi, prisonnier au stalag IIB que l'on doit à Jacques Tardi et aux éditions Casterman Dans une troisième partie, retrouvez un entretien avec Mikaël à l'occasion de la sortie de son album Harlem.
+ Lire la suite
autres livres classés : solitudeVoir plus
Notre sélection Bande dessinée Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox




Quiz Voir plus

Les Amants de la Littérature

Grâce à Shakespeare, ils sont certainement les plus célèbres, les plus appréciés et les plus ancrés dans les mémoires depuis des siècles...

Hercule Poirot & Miss Marple
Pyrame & Thisbé
Roméo & Juliette
Sherlock Holmes & John Watson

10 questions
4570 lecteurs ont répondu
Thèmes : amants , amour , littératureCréer un quiz sur ce livre