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EAN : 9791037505750
191 pages
Les Arènes (20/01/2022)
2.81/5   8 notes
Résumé :
​" "Ken', c'est le verlan de niquer. Ça veut dire "baiser', "posséder' et aussi "battre, mettre ko' : je vais tous les niquer. "
Dès l'enfance, un imaginaire érotique et social est imposé aux femmes. Dans le monde des comédiennes, où évolue Rosa Bursztein, la pression est encore décuplée : la taille 40 est vue comme du surpoids, les castings sont cruels, la tension sexuelle est continue... Devenue autrice de stand-up, Rosa s'est affrontée à la misogynie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
soeurcierelitteraire
  17 février 2022
TW : grossophobie, TCA, racisme, classisme
En un mot : déception.
J'aurais aimé aimer ce livre ; j'avais très envie d'être vue en public en train de le lire et voir les gens réagir à la phrase placardée sur la couverture. Je trouvais le titre culotté, le synopsis prometteur. Je m'attendais à lire un récit féministe et émancipateur. Je pensais être en immersion dans le monde de l'humour, du théâtre et de la comédie, et découvrir le sexisme qui y règne. Il y a peut-être cinq pages maximum qui m'ont plu.
Ce livre est un Objet Littéraire Non Identifié, et un OLNI qui m'a mise mal à l'aise. « Les mecs que je veux ken » n'est pas un « récit » comme le dit la couverture, maïs une succession d'anecdotes personnelles que je n'ai pas trouvées pertinentes. À l'aide de quelques recherches Google, on retrouve facilement les personnes que Rosa Bursztein évoque, pardon, non, qu'elle critique avec amertume et cruauté. J'ai la désagréable sensation d'avoir lu le journal intime de quelqu'un et d'y avoir trouvé des pensées pas très nobles.
Rosa Bursztein s'appesantit sur sa peur d'être obèse que j'ai trouvé malvenue. On a tous•tes des complexes, j'ai moi aussi souffert de dysmorphophobie. C'est une chose de souffrir de ce type de pathologie, de subir le sexisme qui nous pousse à scruter et juger nos corps. Une autre de baser un livre là-dessus en traitant l'obésité comme une tare, quelque chose de honteux, de se lamenter sur sa taille 38/40 (!) alors qu'on est clairement dans les normes de beauté.
Outre cette grossophobie qui suinte de chacune des pages, il y a tout un tas de phrases que j'ai soulignées non pas pour leur beauté mais pour le malaise qu'elles ont déclenché en moi. Exemples ? « le bibliothécaire ressemble à un clochard mais il est très gentil » ; « J'avais trouvé Parichat, une petite fille thaïlandaise, adoptée » ; « J'ai perdu ma virginité à quinze ans [...]. Ça m'a donné envie d'accoucher [...]. J'ai compris, dans mon corps, l'idée d'un "mal nécessaire" ».
À un moment, Rosa B. cite sa grand-mère qui « préfère les Noirs aux Arabes » car « ils sont plus gentils ». C'est lâché comme ça, sans contexte, sans prise de position, c'est purement gratuit. Rosa B. dresse aussi la liste des mecs qu'elle a ken, et on comprend alors que la seule définition du mot qui lui importe c'est « baiser », pas « battre, mettre K.-O ». Car quoi de plus hétéro-patriarcal que de dresser la liste de ses conquêtes, assortie de petits commentaires nauséabonds du style « acteur haïtien (et pourtant en léger surpoids) » ?
Désolée, mais on ne devient pas « écrivaine » parce qu'on publie son journal intime. Ce livre est un concentré de narcissisme et ça faisait longtemps que je n'avais plus lu quelque chose d'aussi creux. Certains éditeurs ont la fâcheuse tendance de cataloguer un titre comme « féministe » dès que l'autrice est une jeune femme qui parle de sexualité. Ajoutez une couverture rose ou violette et vous obtenez un bel exemple de féminisme washing. Et malheureusement, je suis encore une fois tombée dans le panneau. 🤦
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Aboutbeautybylaura
  15 mars 2022

J'ai terminé ce jour le premier livre de Rosa Bursztein Les mecs que je veux Ken.
Rosa nous raconte sa vie sous forme d'anecdotes, drôles, crues, tristes,vraies,sincères.
J'ai adoré découvrir le parcours vers la réussite de Rosa.
J'ai ri, mais je me suis aussi dit merde c'est vraiment pas marrant ce qu'elle a vécu la. Elle se livre sans chichi et en osant.
Un livre à lire. Rosa a du talent.
J'en ai profité pour découvrir son podcast du même nom. J'ai pour l'instant écouté qu'un épisode mais j'ai beaucoup aimé et me consacrerai à la suite.
Résumé :
?" "Ken', c'est le verlan de niquer. Ça veut dire "baiser', "posséder' et aussi "battre, mettre ko' : je vais tous les niquer. "
Dès l'enfance, un imaginaire érotique et social est imposé aux femmes. Dans le monde des comédiennes, où évolue Rosa Bursztein, la pression est encore décuplée : la taille 40 est vue comme du surpoids, les castings sont cruels, la tension sexuelle est continue... Devenue autrice de stand-up, Rosa s'est affrontée à la misogynie d'un univers qui semble réserver l'humour cru aux garçons. Alors elle a pris la parole. Elle a créé un podcast et monté son spectacle. Elle a décidé de raconter avec des mots justes ce qu'est une femme d'aujourd'hui et comment elle peut se dégager des images qu'on lui impose, pour trouver son langage et sa vérité. Elle le fait avec une volonté de tout dire, sans fard, en racontant ce que d'habitude on tait. C'est tendre et osé, vrai et touchant. Elle reste sur un fil et nous emporte avec elle.
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J'ai lu ce livre dans le cadre d'une Masse critique Babelio et je suis très heureuse de l'avoir découvert.
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ConfidencesLitteraires
  19 février 2022
Les mecs que je veux ken. Ou plutôt « Les plaintes d'une Parisienne privilégiée » et ses débuts de comédienne.
Ce n'est pas un essai féministe, c'est un texte autobiographique qui oscille entre drame familial, coucheries et monde du show-business parisien. Il n'y a aucun recul sur l'expérience vécue, c'est une accumulation de souvenirs variés et de quelques réflexions terre-à-terre. Un grand fatras un peu narcissique.
Bref, si l'autrice a bel et bien souffert de la société patriarcale et de misogynie, il n'y a aucun message qui transparaît dans ce texte et je n'y ai donc pas du tout trouvé ce que j'étais venue y chercher.
Je ne connais pas Rosa Bursztein, c'est sans doute pour ça que son texte ne m'a pas touchée. Ses plaintes nombrilistes m'ont plutôt agacée et certaines remarques d'ultra-privilégiée qui ne s'en rend pas compte étaient plus que déplacées. Finalement, j'ai appris beaucoup de choses sur une personne qui ne m'intéresse pas spécialement…
C'est très provocateur, c'est sans doute cela qui m'a poussée à lire le texte jusqu'au bout : la volonté de choquer de l'autrice.
J'avais besoin de me défouler ces jours-ci et la verve égocentrée de Rosa Bursztein m'a fourni un exutoire parfait, je n'aurais sans doute pas pu le lire dans un état d'esprit plus serein.
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culturevsnews
  31 janvier 2022
Aujourd'hui, il va être question de mecs dans ce roman mais aussi de « ken », alors non pas le mec de Barbie, le verlan de « niquer ». Entendons-nous donc sur le mot “ken” qui renvoie non seulement à une furieuse envie de forniquer mais aussi au fait de mettre KO quelqu'un : le célèbre “j'vais t'niquer” (qui devient « j'vais te ken »). de fait dans ce podcast il est question de sexe mais aussi de domination, et de représentation.
Les mecs que je veux ken” c'est signé Rosa Bursztein et c'est à retrouver c'est tout d'abord toutes les semaines ou presque sur toutes les plateformes de podcast. le livre interroge son rapport à l'amour, à la sexualité ainsi qu'à la création artistique au détour de discussions avec des artistes qu'elle admire donc désire… pourquoi veut-on « ken » (!) ceux qu'on trouve brillants, drôles, ceux qui pensent différemment? Comment la fantaisie et avoir une parole sincère rend beau?
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Totaro
  30 juillet 2022
Drôle de livre !
Rosa est une fille, actrice, qui a besoin qu'on lui dise qu'elle est belle : elle est trop grosse. Elle utilise des mots de verlan pour
Elle est pauvre et juive, même si elle des grands-parents qui étaient riches et accueillaient Romain Gary.
Son métier ne marche pas trompait elle connait tout le monde du show-biz, joue à Avignon et nous raconte tout cela pendant des pages et des pages (j'en ai tourné...)
Elle en essaie mais n'a toujours pas trouvé le mec qu'elle veut ken (sic).
Quant ça ne va pas, elle va voir son psy. Et le prête à ses amis déprimés.
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