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Miniaturiste tome 2 sur 2
EAN : 9782072870774
464 pages
Gallimard (13/04/2023)
3.83/5   183 notes
Résumé :
Amsterdam, 1705. Bien que métisse, Thea Brandt, 18 ans, est l'unique espoir des siens pour retrouver prestige social et fortune. Sa tante Nella lui a trouvé un très beau parti mais la jeune femme tombe amoureuse d'un artiste de théâtre avec qui elle démarre une relation secrète. Elle reçoit bientôt une lettre anonyme la menaçant de révéler sa liaison si elle ne fournit pas une somme d'argent.
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
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La maison dorée de Jessie Burton, la suite du Miniaturiste que j'avais beaucoup aimé, un petit peu déçu par ce second tome, je n'ai pas retrouvé le suspense, ni l'attrait du premier.

18 après, nous faisons la connaissance de Théa Brandt, le jour de ses dix-huit ans, sa mère Marin Brandt, est morte en couches, elle l'a eu avec Otto, un homme noir.

Nella, sa tante, Cornelia, la fidèle cuisinière, Otto, son père, lui fête toujours son anniversaire, d'une façon particulière. Entre autre, on lui offre des places pour le théâtre, elle adore ça, elle peut surtout admirer son amie, qui est comédienne.

Elle a toujours vécu dans un cocon, protégée de tous les soucis, ne connait pas la vie, aussi, lorsqu'elle tombe amoureuse d'un peintre, elle ne se pose pas de questions, ne vit que pour lui, n'écoute plus personne.

Mais des ennuis matériels, pousse sa tante à organiser un mariage rentable avec un avocat, tout ne va pas être aussi simple, beaucoup de choses se produiront et mettront toute la famille en émoi.

Théa pose beaucoup de questions, mais n'a pas de réponse, on lui cache tout ce qui a pu arriver à sa mère, à sa tante, dix-huit années de secrets. Je n'ai eu aucune empathie, pour elle, j'ai étais plutôt agacée.

J'ai toujours une appréhension sur les suites, j'aurais dû me contenter du Miniaturiste, il était complet. Ce n'est que mon simple avis.
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1705. 18 ans ont passé depuis l'affaire de la Miniaturiste, qui a bouleversé la vie de Nella. Cette dernière vit toujours dans la maison de Johannes avec Otto, sa fille Thea (18 ans désormais) et Cornelia.
Les finances de la famille sont au plus bas ; Nella espère marier Théa avec un riche avocat amstellodamois et maintenir ainsi le niveau de vie de la jeune fille.
Mais le coeur a ses raisons que la raison ignore. Et la jeune Thea rêve d'amour et non de mariage de convenance.
Comme Nella au même âge, elle va devoir faire des choix….
Moins singulier que Miniaturiste (le meilleur texte de Jessie Burton je trouve), cette suite s'avère tout de même très plaisante, menée avec panache, et portée par une écriture fluide. C'est un roman d'atmosphère vivant, prenant, élégant. Que j'ai beaucoup aimé
NB : Pour ceux qui n'ont pas lu Miniaturiste, un rappel de l'histoire est fait au début du livre (mais lisez-le, c'est bien mieux 😉)
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Traduit de l'anglais par Laura Derajinski

J'ai lu "Miniaturiste" en 2017 et je ne me souvenais plus de l'histoire. Par contre, je me souvenais très bien de mon bonheur de lecture.
Jessie Burton, petite maligne, a pensé que ses lecteurs avaient peut-être oublié "Miniaturiste" et a donc introduit un résumé bienvenu.
Thea Brandt, fille illégitime de Marin Brandt et d'Otto, secrétaire de Johannes Brandt et noir de surcroit, vient d'avoir dix-huit ans. Malgré la faillite de la famille, qui tente tant bien que mal de la cacher, Nella, veuve de Johannes, désire un beau parti pour sa nièce.
Mais voilà, celle-ci en voudra-t-elle ?
Quant à la miniaturiste, c'est l'Arlésienne. On en parle beaucoup, on ne la voit jamais.
Encore un très beau conte que j'ai dégusté avec gourmandise.
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Amsterdam, XVIIIe siècle. Thea Brandt est une jeune fille de 18 ans qui a grandi dans l'ignorance de ses origines, que sa famille lui a soigneusement cachées à l'exception de quelques bribes, et, au moment de devenir une adulte, elle en souffre. Dans une ville où les apparences et la bonne réputation sont très importantes et où, par conséquent, les critiques et l'hypocrisie sont vives, son père Otto et sa tante Nella ont pensé bien faire, pour la protéger du qu'en-dira-t-on, d'autant plus que la couleur de peau de Théa, métisse, fait à elle seule déjà bien parler… Mais Thea rêve d'un ailleurs moins étriqué, affranchi des secrets d'Otto et de Nella Brandt, qu'ils taisent les uns aux autres, et qui créent une ambiance délétère. Et quand une miniaturiste se met à envoyer des objets symboliques à Thea, elle se sent encore plus perdue… Comment orienter sa vie selon ce jeu de pistes mystérieux ?

Les lecteurs de « Miniaturiste » auront reconnu plusieurs éléments propres à ce roman. Pas étonnant puisque « La maison dorée » en est la suite ! Jessie Burton place l'intrigue de ce second volume dix-huit ans après la fin du premier, qui se terminait avec la naissance tragique de Thea. Dix-huit ans d'une vie renfermée dans cette maison du Herengracht devenue quelque part une espèce de prison, pendant lesquels les personnages n'auront pas vraiment évolué : Cornélia s'occupe toujours avec bienveillance de la maison et de la cuisine, Otto, enfermé dans son deuil, est exploité à la VOC et Nella ne s'est pas remariée, se dévouant à sa nièce par alliance qu'elle considère comme sa fille, tout en tentant d'apprécier sa condition de veuve, sans vraiment de liberté puisque le manque d'argent se fait sentir à tout instant. Dans ce tableau oppressant, la seule porte de sortie que Nella entrevoit pour Thea, c'est le mariage. Mais est-ce la seule solution ? La meilleure ?

J'ai aimé retrouver dans cette suite les personnages que j'avais aimés dans « Miniaturiste », notamment Nella, forte et fragile en même temps, qui se battra pour ne pas se laisser aller à penser que l'essentiel de sa vie, qui ressemble si peu à ce qu'elle avait imaginé à son mariage, est derrière elle. Une vie dont l'apogée avait été cette aventure offerte par la miniaturiste – qu'elle espère retrouver – dans le décor de cette Amsterdam historique, aussi libérale dans ses pratiques commerciales – mariage y compris – qu'étroite socialement dans sa bien-pensance.

L'intérêt de « La maison dorée » est de ne pas prendre la suite immédiate de « Miniaturiste », ce qui permet à l'autrice d'introduire de nouveaux personnages, de nouvelles intrigues, dont la principale se concentre sur la jeunesse et la fougue de Thea, et sur ce contrat social qu'est le mariage. Doit-elle se marier sans amour, dans l'espoir qu'il naisse par la suite ? J'ai apprécié Thea, cette jeune femme en devenir, si déterminée et qui se heurte à cette tante, à qui elle ressemble plus qu'elle ne le croit, avec toute l'injustice dont on est capable quand on est adolescent.
Même s'il se déroule dans un univers souvent clos et à ce titre, oppressant, que je me suis représenté la plupart du temps sombre et terne comme les peintures hollandaises de cette époque, « La maison dorée » sait aussi tendre vers la beauté lumineuse de certains Vermeer, pour ne pas oublier que dans chaque situation difficile, il y a toujours un espoir, celui de vivre la vie que l'on se sera choisi, affranchie de toutes les ombres du passé. Un très beau roman.
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Il y a toujours un petit pincement au coeur à l'annonce d'une suite à un roman que l'on a beaucoup apprécié. Un mélange d'excitation et de crainte d'une déception. Hésitation vite balayée car dès les premières pages le charme opère à nouveau. Il faut dire que Jessie Burton trouve le moyen de nous replonger très vite dans l'ambiance qui faisait le sel de Miniaturiste tout en offrant un roman différent, très malin dans sa composition au point que je l'ai terminé en étant convaincue qu'il m'aurait manqué s'il n'avait pas existé.

Dix-huit ans ont passé, nous sommes en 1705 et c'est aussi l'âge de Thea qui fête son anniversaire. Un mini résumé de l'intrigue de Miniaturiste permet de vite retrouver ses marques et de comprendre que depuis le décès en couches de Marin Brandt, la mère de Thea, la maison qui faisait la fierté de la famille s'est recroquevillée sur elle-même. Nella est restée vivre avec Otto (père de Thea et héritier de la maison), Thea et Cornelia leur dévouée gouvernante mais les conditions de la naissance de Thea et le manque d'argent les contraignent à une vie en sourdine. Métisse, la jeune fille attire les regards par sa beauté mais aussi sa singularité dans une ville dont le précédent roman avait montré toute l'hypocrisie face aux différences. Thea semble étouffer dans cette maison et trouve de l'oxygène dans la fréquentation du théâtre où les représentations la divertissent et lui font miroiter d'autres possibilités de vies. Ainsi que l'amour en la personne de Walter, l'artiste qui peint les décors. de son côté, Nella s'est mise en chasse d'un mari pour sa nièce, seule possibilité d'après elle pour lui permettre de retrouver un statut et un niveau de vie identiques à ceux qu'ils ont tous perdus après le procès de Johannès. C'est à ce moment que des mystérieux petits paquets font leur apparition sur le perron de la maison, comme si la miniaturiste avait choisi de revenir éclairer les membres de cette famille.

Mais je l'ai dit plus haut, nous n'aurons pas deux fois le même roman. Dans une composition judicieuse qui évite avec bonheur les redondances, l'autrice met en scène une intéressante symétrie entre Nella et Thea par le prisme de leurs choix - ou non choix - au même âge. Et choisit de mettre l'accent sur un chemin bien difficile, le plus difficile sans doute pour une femme mais qui conduit à l'émancipation. Pour cela, elle construit une intrigue palpitante aux accents modernes lorsqu'il s'agit d'interroger la place des femmes ou l'importance de la nature et de ses fruits. Elle joue parfaitement sur les décors et poursuit ses descriptions dignes de tableaux de maîtres hollandais, passant des bruns et noirs typiques de la ville aux verts chatoyants de la campagne, jolie façon d'accompagner le cheminement des deux femmes dans l'appropriation de leur liberté. Huit ans après nous avons ainsi entre les mains une pièce qui s'emboîte parfaitement et vient nourrir ce qui constitue désormais un formidable diptyque. J'avoue que si Jessie Burton envisageait dans quelque temps de nous donner des nouvelles de la famille Brandt, je ne serais pas contre. Quoi qu'il en soit, c'est une réussite.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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critiques presse (2)
LaPresse
07 août 2023
Que vous aimiez ou non les romans historiques, vous tomberez sous le charme de ce roman ensorcelant, malgré sa trame somme toute assez classique.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaLibreBelgique
09 juin 2023
Visée féministe, mystère, héroïnes confrontées à leur destin : La maison dorée, page-turner efficace et enlevé, en est la suite.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Toute femme est l’architecte de son propre destin.
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Mais si ce sont des faits réels, si cette enfant a bien existé, ainsi que la maison, les vaches, les fraises, Nella sait également combien la mémoire façonne votre vie, l’agrandit ou la rétrécit. Aucun de vos souvenirs n’est exact. Vous pouvez vous persuader qu’ils contenaient courage ou beauté, vous persuader que vous en faisiez preuve à une époque. Mais vous ne pouvez pas en être sûr.
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Elle avait eu coutume d’imaginer ses pensées blotties au creux d’une coquille de nautile, d’infinies spirales scintillantes, cueillies sur le lit de son crâne.
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Un cœur brisé est une véritable torture, compte Thea. C’est bien pire que dans les pièces de théâtre.
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Succomber au désir de découvrir qui se trouve là, de lancer la jument en sens inverse, gâcherait la trajectoire de cette histoire. On ne peut pas vivre deux histoires à la fois. On ne peut en terminer qu'une seule.
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Videos de Jessie Burton (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jessie Burton
Qu'est-ce qui se joue lorsque l'on décide d'écrire sur sa famille ? Et comment rejoint-on ce terrain d'écriture en particulier ?
Voici quelques-unes des questions que nous explorons avec Anne Berest dans ce nouvel épisode de notre podcast. Son roman, "La Carte postale" , une enquête palpitante et glaçante sur sa propre histoire familiale, a été sélectionné pour le prix Goncourt des lycéens. Alice Bourhis, lycéenne à Brest, nous en dira quelques mots.
Et pour terminer, nous découvrirons les coups de coeur de notre libraire Romain : cinq histoires familiales que nous ne pouvons que vous recommander.
Pour retrouver les livres d'Anne Berest, c'est ici : https://www.librairiedialogues.fr/personne/personne/anne-berest/1960930/
Et pour nous suivre, c'est là : INSTA : https://www.instagram.com/librairie.dialogues/ FACEBOOK : https://www.facebook.com/librairie.dialogues TWITTER : https://twitter.com/Dialogues
Bibliographie :
- La Carte postale, d'Anne Berest ( éd. Grasset) https://www.librairiedialogues.fr/livre/19134288-la-carte-postale-anne-berest-grasset
- Gabriële, d'Anne et Claire Berest (éd. le Livre de poche) https://www.librairiedialogues.fr/livre/14416364-gabriele-anne-berest-claire-berest-le-livre-de-poche
- Soleil amer, de Lilia Hassaine (éd. Gallimard) https://www.librairiedialogues.fr/livre/18955847-soleil-amer-lilia-hassaine-gallimard
- Les Impatientes, de Djaili Amadou Amal (éd. J'ai lu) https://www.librairiedialogues.fr/livre/19924245-les-impatientes-djaili-amadou-amal-j-ai-lu
- Tous, sauf moi, de Francesca Melandri (éd. Folio) https://www.librairiedialogues.fr/livre/17044694-tous-sauf-moi-francesca-melandri-folio
- Les Survivants, d'Alex Schulman (éd. Albin Michel) https://www.librairiedialogues.fr/livre/20116962-les-survivants-roman-alex-schulman-albin-michel
- Nature humaine, de Serge Joncour (éd. J'ai lu) https://www.librairiedialogues.fr/livre/19924222-nature-humaine-serge-joncour-j-ai-lu
- Lettre au père, de Franz Kafka (éd. Folio) https://www.librairiedialogues.fr/livre/712442-lettre-au-pere-franz-kafka-folio
- Miniaturiste, de Jessie Burton (éd. Folio) https://www.librairiedialogues.fr/livre/10951710-miniaturiste-jessie-burton-gallimard
Et voici les romans dans lesquels vous pourrez retrouver les familles citées dans l'introduction de l'épisode :
- Les Rougon-Macquart : Les Rougon-Marcquart, d'Émile Zola (éd. Pléiade Gallimard) https://www.librairiedialogues.fr/livre/247912-les-rougon-macquart-1-le-ventre-de-paris-his--emile-zola-gallimard
- Les Rostov : La Guerre et la Paix , de Léon Tolstoi (éd. Pléiade Gallimard) https://www.librairiedialogues.fr/livre/205936-la-guerre-et-la-paix-leon-tolstoi-gallimard
- Les McCullough : le Fils , de Philipp Meyer (éd. le Livre de poche) https://www.librairiedialogues.fr/livre
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