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ISBN : 2072714281
Éditeur : Gallimard (02/03/2017)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 514 notes)
Résumé :
Nella Oortman n’a que dix-huit ans ce jour d’automne 1686 où elle quitte son petit village pour rejoindre à Amsterdam son mari, Johannes Brandt. Homme d’âge mûr, il est l’un des marchands les plus en vue de la ville. Il vit dans une opulente demeure au bord du canal, entouré de ses serviteurs et de sa sœur, Marin, une femme restée célibataire qui accueille Nella avec une extrême froideur. En guise de cadeau de mariage, Johannes offre à son épouse une maison de poupé... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (178) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  31 mai 2017
Amsterdam au XVIIe siècle.
Nella Oortman devenu grâce à son mariage deux mois plus tôt Nella Brandt arrive chez son mari dans la capitale où elle est accueillie assez froidement par Marin, la soeur de celui-ci et déchante rapidement quant à ses rêves d'épouse. Johannes Brandt, son mari semble plus occupé par son métier de marchand, par l'image qu'il aime faire transparaître de lui à savoir un homme riche et influent qu'il en oublie quelque peu son épouse. La nuit de noces n'a pas lieu et ne semble pas intéresser son mari... seul geste réalisé auprès de son épouse est une maison de poupée vide comme cadeau qui ressemble étrangement à la maison dans laquelle elle vient d'arriver. Afin de la meubler, Nella fait appel aux compétences d'un miniaturiste par courrier, qui semble connaître voire anticiper les faits à venir et connaître des secrets qui pourrait mettre en péril sa nouvelle famille.

Un roman historique qui malheureusement ne m'a pas emballé plus que cela.😐 Les aspects historiques sont à peine esquissés alors qu'Amsterdam était à l'époque une des grandes capitales du commerce et des plus jalousées. On oublie donc les voyages, la suprématie sur les mers des navires marchands, le monopole quasi total de ce pays sur les marchandises dans l'Europe. La Compagnie néerlandais des Indes orientales (VOC) ne sert ici que de cadre à l'histoire comme une gare dans un film alors que cette société a joué un grand rôle dans le commerce.
Heureusement, certains autres aspects sont développés comme l'influence de la richesse dans la société, la religion dans la société qui est poussée à l'extrême dévotion et le développement de l'art via les objets d'art et de manufacture dont Johannes Brandt semble friand.
Côté personnages, c'est décevant. Au départ l'histoire de Nella et des autres personnages semble prometteuse mais rapidement nos personnages s'encroûtent dans leurs rôles et les promesses du départ sont balayées avec des interactions et des révélations attendues. L'attente notamment du mystère concernant le cabinet est le pire de tous : le lecteur s'attend à quelque chose d'incroyable lorsque tout nous est dévoilé. Vu la manière dont cela nous est "vendu" dans le livre mais au final cela se révèle... basique. De nombreuses lenteurs au milieu du livre gâchent la lecture.

Un roman sympathique mais qui ne m'a pas extasié plus que cela en tant que lectrice. 😓
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joedi
  24 octobre 2015
Nella Oortman est âgée de dix-huit ans lorsqu'elle quitte sa mère et sa fratrie pour rejoindre Johannes qui est venu l'épouser un mois plus tôt. La voici donc à Amsterdam, en cette mi-octobre 1686, elle lève et abat le heurtoir en forme de dauphin, attend qu'on vienne lui ouvrir, personne ne se montrant elle entre dans le hall, elle se sent épiée ... Nella, diminutif de Petronella, fait d'abord la connaissance de Marin, sa belle-soeur, de Cornelia, la servante et d'Otto, serviteur de couleur quant à son mari, Johannes, il est en voyage, quelle déception ! Le récit haletant de la vie de cette maisonnée que nous conte Jessie Burton couvre la période de la mi-octobre 1686 à janvier 1687.
Pour écrire ce roman, Jessie Burton s'est inspirée d'une maison de poupée d'époque exposée au Rijksmuseum d'Amsterdam et je peux affirmer que c'est une réussite, pas un instant d'ennui, pas un mot de trop, il fait partie de mes coups de coeur. À lire absolument !
Challenge Pavés 2015-2016
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LePamplemousse
  13 juillet 2015
Roman à l'atmosphère étrange, qui commence par l'arrivée d'une jeune mariée, Petronella, dans sa nouvelle maison, alors qu'elle ne connaît qu'à peine son époux, rencontré brièvement deux mois plus tôt, le jour du mariage.
L'histoire de passe à Amsterdam à la fin du 17 ème siècle, les marchands sont prospères et les habitants y sont extrêmement puritains.
Dès le tout début l'ambiance est oppressante, l'accueil qu'elle reçoit est très frais, c'est le moins qu'on puisse dire, et les jours suivants ne sont guère plus chaleureux.
Son mari lui offre alors une maison miniature en cadeau de mariage et celle-ci va devenir en quelque sorte le centre de sa vie et va même susciter des jalousies et déclencher des drames.
Pétronella, jeune fille sans expérience de la vie et de la condition conjugale va se sentir perdue dans cette maison où chacun semble avoir des secrets ou des vies propres très compartimentées, et où elle semble n'avoir pas sa place.
Cette ville et cette époque sont alors très empreintes de religion et de morale et laissent peu de place aux aspirations de chacun, il faut absolument se couler dans un moule sous peine de représailles terribles.
Les membres de cette nouvelle famille sont pourtant loin d'être formatés (un serviteur noir, une soeur non mariée...) et cela ne peut donc que mal se passer pour eux, car la société d'alors ne tolérait aucune différence ou particularité de quelque nature que ce soit.
Un pavé avec un charme très particulier qui se dévore, car chaque page apporte un élément de compréhension ou révèle un secret.
La période historique abordée est originale et passionnante et tout ce qui concerne la maison miniature est empreint d'une sorte de mystère et de magie.
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tynn
  06 septembre 2015
Un époux distant, une belle soeur rigide et inamicale, une servante effrontée, un domestique exotique: la jeune Nella est devenue épouse de riche marchand mais sa nouvelle vie n'est guère heureuse. Trop seule, trop apeurée par la nouveauté, trop mise à l'écart de la vie de la maisonnée. Ce mariage apparait bien bancal.
Une centaine de pages énigmatiques met le lecteur sur le gril: questions posées sans réponse, dialogues en allusions mystérieuses, atmosphère lourde de secrets ou silence, relations entre personnes faites de cachotteries ou dissimulations. On nage dans l'incompréhension mais sensible au décor, comme une peinture de maitre flamand que l'auteur dessine dans l'Amsterdam du 17e siècle.
J'ai d'abord eu un peu de mal à appréhender la psychologie de certains personnages. Cette difficulté dérange mais participe à la fascination pour cette histoire, aux frontières du réel et de l'imaginaire. On est immergé dans le puritanisme hollandais, la bigoterie des bien-pensants d'une ville industrieuse, superstitieuse et vertueuse, où chacun s'observe pour s'enrichir ou gagner de l'influence.
"Les florins ont toujours le dessus sur la piété".
Le statut social des femmes est mis en avant et contribue peu à peu à éclaircir les enjeux d'une histoire de passions réprimées et de secrets d'une autre époque. C'est romanesque, historique, sensuel, complexe.
Une lecture originale et captivante.
Dernier point passionnant: la maison miniature, que j'ai eu la chance de détailler au Rijks muséum d'Amsterdam, sans me douter qu'un jour, je la croiserais dans les pages d'un roman. Elle était très célèbre à l'époque, on venait la visiter comme une représentation théâtrale. Elle donne une image exceptionnelle de l'intérieur et du mobilier d'une famille riche de la fin du 17e.
Objet luxueux, raffiné, hors de prix, qui illustre bien le paradoxe d'une société calviniste intransigeante et étalant néanmoins fièrement richesse et opulence.
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Dixie39
  16 décembre 2015
C'est la couverture de ce livre qui a retenu en premier lieu mon attention. Puis, est venu ensuite le sujet, certes, mais pas seulement. J'ai été séduite par la genèse de ce premier roman : cette évidence d'écriture qui s'est imposée à son auteure, Jessie Burton, à la vue de la Maison miniature de Petronella Oortman au Rijksmuseum, à Amsterdam. Partir de ce véritable coup de foudre et inventer la vie de cette Nella, femme du XVII ième siècle, dont personne ne sait plus rien. Lui inventée cette vie de jeune mariée pleine d'espoir, arrivée dans cette maison bourgeoise de marchands à Amsterdam, et qui ne comprend pas pourquoi son mari la fuit, et ce qu'il peut bien attendre d'elle.
Tout juste débarquée de sa campagne natale, l'accueil est froid. Nella sait d'emblée qu'il va être difficile de se faire une place au sein de cette maisonnée, tenue d'une main de fer par Marin, sa belle-soeur, dévote fervente et véritable maîtresse des lieux !
Elle se voit offrir par son mari pour cadeau de mariage une maison de poupée, réplique exacte des lieux qui sont dorénavant sa demeure - maison vide, qu'elle s'apprête à meubler grâce au savoir faire d'une miniaturiste, sorte de prophétesse énigmatique qui s'impose et s'immisce de plus en plus dans son existence -. Entre menaces et mises en garde, Nella ne sait comment interpréter cette intrusion dans sa nouvelle vie. Qui est cette femme ? Que sait-elle de son mari et des habitants des lieux ?
Si vous voulez le savoir, il faudra entamer la lecture de Miniaturiste.
J'espère qu'il vous plaira autant qu'il m'a plu. Je ne pourrai lui reprocher qu'une chose : la fin est emballée assez vite et l'on aurait aimé que les choses prennent de l'étoffe et qu'elles se prolongent un peu plus sans se précipiter dans les dernières pages. La miniaturiste aurait méritée à elle-seule un portrait peaufiné tout en restant aussi mystérieuse. Cela manque !
J'ai beaucoup apprécié également les remerciements de l'auteure, entre humour et véritable élan de reconnaissance :
« Je suis tellement chanceuse d'avoir ces amis-là que je crains, pour ma prochaine vie, d'être réincarnée en moucheron. »
« Linda et Edward, connus aussi sous le nom de Mum et Dad, pour m'avoir fait la lecture quand j'étais petite, pour m'avoir conduite à la bibliothèque et pour m'avoir acheté des livres. Aussi pour avoir dit : « Pourquoi n'écrirais-tu pas une histoire ? » quand je m'ennuyais à six ans, puis à douze, puis à vingt-sept. Et pour avoir toujours, toujours été là. »
Je ne sais pas vous, mais moi j'aime !
Jessie Burton, est-ce que je dois vous souhaitez des tonnes d'ennuis dans votre nouvelle vie d'écrivant, pour espérer un autre roman de cette veine-là ?!
En tout cas, une chose est sûre, à la lecture des toutes premières pages, vous saurez déjà comme moi, qu'aussitôt les dernières lues, vous vous précipiterez pour les relire. Et enfin, vous pourrez le refermer, le ranger, le prêter ou le donner pour qu'il s'envole vers une autre vie...
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Les critiques presse (2)
LeSoir   29 avril 2015
Un premier roman très réussi pour Jessie Burton.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Lexpress   20 avril 2015
Une fiction historique de haute volée littéraire, atypique, captivante.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (100) Voir plus Ajouter une citation
Souri7Souri7   31 mai 2017
— C’est un bébé, Marin, pas le diable ! Nous pouvons partir, reprend Nella plus gentiment. Nous pouvons aller à la campagne.
— Il n’y a rien à faire à la campagne. »
Nella soutient son regard le temps d’absorber l’insulte en se mordant la langue. « Exactement ! Pas de voisins trop curieux.
— Est-ce que vous connaissez le mot utilisé en français pour ma condition ? Enceinte. »
Nella est un peu irritée de cette diversion. Marin ressemble tellement à son frère, avec leurs langues étrangères qui cachent des vérités !
« Est-ce que vous savez ce que ça signifie d’autre ? »
Nella décèle une note de panique dans sa voix. « Non, je ne le sais pas.
— Des remparts. Ce qui cerne. Qui piège. »
+ Lire la suite
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PiatkaPiatka   06 avril 2017
Un jour peut-être racontera-t-il comment tout a commencé, entre Marin et lui, et pourquoi - si l'un et l'autre ont vécu cet amour comme un pouvoir ou bien un abandon, si leurs cœurs communiaient librement et en toute légèreté, ou si le temps avait fait de cet amour un fardeau.
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hcdahlemhcdahlem   08 mai 2015
Ces funérailles devaient être discrètes, car la personne décédée n’avait pas d’amis, mais on est à Amsterdam, où les mots s’écoulent comme l’eau, inondent les oreilles, nourrissent la pourriture, et le coin est de l’église est bondé. Elle regarde la scène se dérouler, en sécurité depuis une stalle du chœur, tandis que les membres des guildes et leurs épouses encerclent la tombe béante comme des fourmis attirées par le miel. Ils sont bientôt rejoints par des employés de la VOC et des capitaines de navires, des régentes, des pâtissiers — et par lui, toujours coiffé de son chapeau à large bord. Elle tente d’avoir pitié de lui. La pitié, contrairement
à la haine, peut être enfermée et mise de côté. Le plafond peint de l’église—rare élément que les réformistes n’ont pas éliminé—les surplombe. Il a une forme de coque de bateau renversée, miroir de l’âme de la ville. Sur le bois ancien figurent le Christ Juge avec l’épée et le lys, un navire doré qui fend les vagues, la Vierge sur un croissant de lune. Elle relève la vieille miséricorde à côté d’elle et ses doigts effleurent le proverbe sculpté dans le bois. C’est un bas-relief représentant un homme qui chie un sac de pièces une grimace de douleur gravée sur son visage. Qu’est-ce qui a changé ? se demande-t‑elle.
Et pourtant. Les morts font eux aussi partie de l’assistance : les dalles de pierre au sol dissimulent des corps sur des corps, des os sur de la poussière, empilés sous les pieds des personnes endeuillées. Là-dessous, il y a des mâchoires de femmes, des pelvis de commerçants, les côtes enserrant le torse vide d’un notable autrefois gras. Il y a des corps d’enfants, au fond, certains pas plus grands qu’une miche de pain. Elle ne peut en vouloir aux fidèles d’éviter de regarder ces concentrés de tristesse. Ils se hâtent de dépasser les plus petites pierres tombales… (p. 15-16)
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jeunejanejeunejane   17 juillet 2015
Nella passe la tête sous les volants brûlants et scrute ce qui s'impose à elle. C'est le spectacle le plus extraordinaire qu'elle a jamais vu. Ni de chair ni de rêve, ni divin ni humain, et pourtant tout cela à la fois. A cet instant, on dirait une chose venue d'une terre lointaine. Une petite chose étendue jusqu'au gigantisme, une énorme bouche obturée par un crâne de bébé.
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canelcanel   03 juin 2017
[ fin du XVIIe siècle ]
« Sortez ! Tous ! Vous vous adressez à moi dans ma propre maison comme des brutes...
- Madame, rétorque le premier garde, la sodomie est bien plus brutale. »
Le mot fait vibrer l'air. [Elle] se sent vidée, gelée entre ces hommes. C'est un mot qui sert d'explosif sous les immeubles d'Amsterdam, dans ses églises et ses jardins, qui déchire sa vie précieuse. Après 'avarice' et 'inondation', c'est le pire mot du lexique de la ville - il signifie la mort, et ces hommes le savent.
(p. 326)
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Videos de Jessie Burton (9) Voir plusAjouter une vidéo
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Recommandation #15 Miniaturiste de Jessie Burton
Littérature étrangère (Grande-Bretagne) - 3,9/5
Un roman aux allures de fable dans le Amsterdam du XVIIème siècle, une maison de poupée bientôt animée et qui révélera de bien sombres secrets ... Un premier roman brillant !
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