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ISBN : 249041710X
Éditeur : Noir d'Absinthe (06/10/2018)

Note moyenne : 4.59/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Australie, 2016.
Sept ans après un massacre qui a décimé toute une famille, de nouveaux meurtres surviennent à Melbourne. Des homicides si sordides que la Sorcellerie de Chair, taboue depuis les grandes chasses qui ont déchiré le pays, est évoquée.
Pour Arabella Malvo, lieutenant de la brigade criminelle, ils s’avèrent particulièrement déstabilisants. Pourquoi les victimes lui ressemblent-elles comme des sœurs ? Le meurtrier la connaît-elle ? Pourquo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
DoVerdorie
  24 octobre 2018
Il y a deux ans j'ai eu l'immense bonheur de lire une nouvelle (« Tranche d'une nuit ») de Sarah Buschmann, récit qui m'avait alors enchanté par un style d'écriture direct qu'on retrouve de même dans ce premier roman policier de dark urban fantasy.
Je savais donc déjà, ou au moins m'attendais avant de commencer la lecture, que l'auteure ne fait pas dans la dentelle et qu'elle n'épargne pas ses personnages.
Ici le mot « dark » ne résume pas que le genre littéraire ou une histoire très noire relatant une intrigue autour de meurtres violents en rapport avec la sorcellerie (dans une Australie évoquée avec attachement). Sarah B. parle également et même beaucoup de la « darkness » de l'âme... sorcière et humaine.
Colère, rage, haine, douleurs, vengeance, tourments, culpabilité, souffrances... autant de sombres sentiments qui découlent d'une jeunesse bafouée.
On ne peut alors ne ressentir que de l'empathie pour cette personne abominablement violentée ? Eh bien... non. Ballottée comme je l'étais entre sympathie et son contraire pour cette sorcière d'une gent peu ordinaire, j'ai senti mes émotions chavirer.
Et j'aime ça ! Qu'un (bon) livre me bouscule, m'ébranle, me fait réagir « en présence » de ses personnages.
Quand j'ai écrit ci-dessus que l'auteure ne fait pas dans la dentelle, il faut savoir que cela inclut des passages gore (descriptions détaillées des meurtres, p.e.), que cet aspect trash qui peut heurter des lecteurs impressionnables, n'est pas « gratuit » et s'inscrit parfaitement dans les personnalités et les tempéraments des protagonistes.
Plus fréquemment plongée dans les polars, je ne lis pour ainsi dire jamais de la (urban) fantasy. Ce n'est pas faute d'avoir essayé, je me suis rendue compte que ce genre littéraire ne m'attire pas. Mais ça c'était avant de faire connaissance avec la « Sorcière de chair », une envoûteuse d'une nature unique !
(magnifiquement représentée par le dessin sur la couverture !)
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PapillonVoyageur
  28 décembre 2018
Aux premiers abords, je me demandais bien ce que le scénario allait me réserver. Tout dans la couverture et dans le résumé montre que les genres Urban Fantasy et Policier s'entremêlent, pour les grands amateurs de ce mélange. Intriguée, j'ai donc été curieuse, mais je m'attendais à tout, sauf à une telle histoire !

Sorcière de chair se compose d'un scénario, d'une intrigue très balèze. Et quand je dis balèze… je ne pèse pas mes mots ! Dès la première page, Sarah Buschmann nous kidnappe pour nous abandonner dans les méandres d'un sadisme puissant. Celui dont elle se dote. Qu'on apprend à apprécier, à adorer même. Étant psychologue, elle parvient d'une main de maîtresse à associer la neuroscience avec le mythe des sorcières, à créer une corrélation cohérente entre les deux. C'était la première fois que je voyais ça. D'habitude, les récits du genre mentionnent les pouvoirs des sorcières. Il existe tout un tas d'explications très bien faites, mais dans ce cas-ci, c'est encore autre chose. Sarah Buschmann nous raconte comment ses sorcières font, par exemple, pour effacer la mémoire ou encore prendre le contrôle de quelqu'un. Des informations sur la façon qu'elles procèdent nous sont données, sans pour autant perdre le côté magique, fantastique et mystique. En plus de cet aspect enrichissant, l'autrice nous plonge sans mal dans une intrigue policière des plus ardue, sans qu'une carence n'empiète ses recherches. le travail acharné qui se cache derrière son récit se sent, il nous enivre, nous rend accro, avides d'en savoir plus, toujours plus… Tout commence par un événement clé, et de fil en aiguille, nous nous retrouvons dans une enquête superposée par des intrigues sombres, familiales, grotesques (dans le bon sens du terme !) et, surtout, très bien ficelées. J'ai été subjuguée par la faculté de l'autrice à nous mener en bateau. Elle fusionne réalisme et magie avec naturel, à tel point que nous finissons par, parfois, oublier qu'il s'agit d'un ouvrage d'Urban Fantasy, où vivent et évoluent des sorcières, des vraies. Pas les gentilles magiciennes, non. Des sorcières exploitées sous un autre angle, celui de Sarah Buschmann… On les voit sous un nouveau jour. Néanmoins, je tiens juste à vous prévenir qu'il ne s'agit pas d'un livre pour les enfants et les jeunes adultes, ou en tout cas les âmes sensibles, parce qu'il contient quelques scènes violentes, tant physiques que psychiques. C'est un roman vraiment dark. Certains passages peuvent choquer. En revanche, de mon côté, c'est passé comme une lettre à la poste, mais j'avoue adorer lire des écrits tordus et sadiques ! Cet ouvrage n'a fait que combler mes attentes, mes espérances, tout en creusant un énorme trou béant dans ma poitrine. Je me sens vide, très vide.

Au niveau de l'écriture, j'ai trouvé le style très bon. Vous allez me dire, jusqu'ici, je n'ai pas vraiment trouvé de défauts à ce roman non plus… En même temps, c'est un peu difficile de chercher une aiguille dans une motte de foin. Eh bien, dans ce cas-ci, c'est pareil ! La plume de l'autrice, douce et rêche à la fois, accompagne savamment le scénario saccadé par des émotions puissantes et des actions poignantes. Quelques scènes calmes parsèment le récit, mais la plupart du temps, nous restons en apnée, littéralement foudroyés par toutes les péripéties dont se pare l'enquête. Beaucoup de questions nous hantent, nous faisant douter de tous les personnages. Et ces questions s'amènent naturellement au fur et à mesure de notre avancée, de certaines phrases, d'un quelconque mot… Tout est calculé, jusque dans l'écriture de Sarah Buschmann. Elle se fait une joie de se jouer de nous ! La fluidité du roman transforme cette banale intrigue de sorcières en véritable page-turner. Addictif ? Pire ! Impossible de continuer sa vie sans atteindre la dernière page.

Les personnages de ce récit sont tous très attachants, même les plus horribles et les plus cruels. L'autrice arrive à nous faire passer par plein d'émotions : la haine, l'amour, la colère, l'attachement, la tristesse, le dégoût, le soulagement, etc… Ses personnages passent par plein d'états d'âme différents, nous emportant dans leurs torrents de ressentis. Pour ne pas faire trop long, je ne parlerai que d'Arabella et Eol, ceux qui m'ont le plus touchée dans l'histoire. D'abord, Arabella. Cette femme correspond au type d'héroïne que j'aime vraiment. Elle ne s'apparente pas aux demoiselles en détresse ou aux Mary-Sue qu'on a parfois l'habitude de voir (et qu'on a très envie de baffer !). Nous avons affaire à une personne complexe, à la personnalité sombre, mais bien construite. le savoir de l'écrivaine, lié à son métier, se ressent à travers tous ses intervenants, mais surtout lorsqu'il s'agit d'Arabella… Elle est approfondie avec dextérité, à tel point qu'il devient difficile de la détester au bout de quelques pages, même tout du long de l'histoire (un peu comme Eol, mais lui, c'est encore différent !). Nous ne suivons ni une héroïne, ni une vilaine, juste une antagoniste brisée. Plus j'en apprenais sur elle, plus je la trouvais attachante… D'habitude, je m'attache toujours aux personnages secondaires, aux dépens du protagoniste principal, mais ici, ce ne fut pas le cas (même si j'ai fort bien aimé Eol xD). D'ailleurs, pour parler de lui… Ce n'est pas du tout un gentil, je vous préviens. Il s'agit là d'un parfait connard, le grand méchant cruel qui jubile quand les autres souffrent. Un sadique prêt à tout, un peu à la Ramsay Bolton dans Game of Thrones ! Juste un chouïa différent, bien entendu. Ces deux oeuvres ne se comparent même pas, mais c'est pour vous donner une idée. Il y a bien eu un moment où je l'ai vraiment haï (toujours en l'appréciant un peu malgré moi), mais l'autrice est parvenue sans mal à m'émouvoir à un autre passage le concernant… C'est infernal ! On ne peut même pas détester un personnage ! Comment Sarah Buschmann arrive-t-elle à nous provoquer autant de sentiments contradictoires envers un seul et même individu ? C'est tout simplement hallucinant.

La fin du roman est juste rageante. L'autrice mène parfaitement sa barque, en nous guidant dans une intrigue bien ficelée, chargée d'un mystère haletant et envoûtant. Interrompre sa lecture, sortir du récit… impossible. Mais, alors, lorsqu'on atteint la dernière page, la phrase ultime, le point final… tout bascule. J'ai refermé ce roman en me retenant d'insulter Sarah Buschmann de tous les noms ! Comment peut-elle clôturer son récit d'une telle manière ? Elle a de la chance d'être en train d'écrire un deuxième tome, sinon je l'aurais tué ! Non mais ! (Trop de violence en moi xD). Je n'ai plus qu'une envie, là, actuellement : lire la suite.

Grosso modo, Sorcière de chair est un roman sombre, profondément addictif, au point de garder notre attention accrochée – que dis-je, scotchée ! – jusqu'à son dernier mot. L'écriture fluide permet une immersion totale dans l'histoire incroyable et cruelle d'Arabella. En plongeant dans ce livre, vous vous engagez à suivre des personnages brisés, au passé trouble, mais surtout, vous entrez dans un univers trash, dans tous les sens du terme. Gardez votre coeur accroché. Ne vous méprenez pas, il est si facile de perdre son âme, lorsque nous faisons face aux démons d'une antagoniste aussi explosive… Saurez-vous résister à l'appel du sang et de la vengeance ?
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Murphy
  30 novembre 2018
La chronique du jour est assez particulière : en effet, j'ai déjà lu Sorcière de chair il y a deux ans, comme bêta-lecteur. On pourrait stopper la chronique là : tout le monde se doute que je ne l'aurais pas lu une seconde fois si ce texte n'était pas génial. Mais je vais développer un peu quand même, si vous permettez (sauf si vous préférez directement l'acheter et vous faire votre propre avis, bien sûr !).
Sorcière de chair s'impose dès les premières lignes comme une lecture brutale, directe, envoûtante. Pour tout dire, il ne m'a fallu qu'une journée pour le dévorer lors de cette deuxième lecture.
L'histoire n'hésite pas à sortir des sentiers battus de son genre. Oubliez la bit-lit à base d'amourettes d'adolescence qu'on nous rabâche, pour mon plus grand malheur, depuis des années. Ici, c'est le sang, la noirceur et la vengeance qui animent les personnages. Arabella, l'héroïne, en est l'exemple le plus réussi et le plus complexe. On la plaint, on la craint, on découvre sa personnalité peu à peu, jusqu'à ses pensées les plus noires, et au final on l'adore quoi qu'il arrive.
Les autres personnages ne sont pas en reste. Si son coéquipier Nolan démarre comme une sorte de coureur de jupon sans intérêt, il gagne vite en profondeur et ajoute une tension supplémentaire à l'intrigue policière. Aaron, agent plus mystérieux qui vient en aide à l'héroïne, se pose comme une énigme qu'on brûle de résoudre. de même que Chiara, autre collègue discrète qui s'avère particulièrement intéressante dans sa psychologie. Plus que ces personnages fouillés, leurs rapports nous tiennent en haleine jusqu'au bout. Tout le monde soupçonne tout le monde, la paranoïa les gagne peu à peu. Nous seuls, lecteurs, pouvons profiter d'une vue d'ensemble et comprendre à quel point ils foncent tous dans le mur ; et c'est jouissif !
Après ces personnages hauts en noirceur, c'est la mythologie inventée qui m'a emporté. Des sorcières de chair, rien que le nom donne des frissons. On découvre peu à peu leur nature, leurs pouvoirs, leur fonctionnement ; et impossible de lâcher le livre tant on veut tout savoir de ces créatures qui allient si bien vieilles légendes sur le sujet et modernité toute scientifique. Car l'autrice ne se contente pas de sorcières traditionnelles : ici, elles peuvent contrôler le cerveau humain en un simple toucher. de là, les possibilités sont légion : utiliser un passant comme espion-marionnette, bloquer la parole ou la mémoire à court-terme, voire effacer des souvenirs. Une belle inventivité, qui va jusqu'au bout de son concept, permet de rajouter encore à l'ambiance et de proposer des meurtres aussi horribles qu'inventifs.
Ce qui m'amène à une autre grand qualité de ce roman : on n'a pas peur de plonger dans le gore à corps perdu. Les victimes se mutilent sous le contrôle du tueur (une sorcière, un sorcier ? l'aspect whodunit n'a jamais été aussi oppressant) et fournissent des scènes d'horreur des plus réussies ! Les âmes sensibles préféreront sans doute survoler ces passages ; pour ma part, je trouverais dommage de passer à côté de telles pépites rouges, même si la violence psychologique reste le plus marquant dans cette histoire (encore un bon point !).
Enfin, je dois admettre avoir tout de même quelques petits bémols, issus directement de ma bêta-lecture deux ans plus tôt. J'ai repéré certains remaniements qui m'ont moins convaincu que la version originelle. Des détails sanglants ont disparu ; certains par nécessité (et j'approuve), d'autres en revanche pour des raisons qui m'échappent ; et un personnage, en particulier, a beaucoup changé. Je n'en dirais pas davantage pour éviter de spoiler, mais le climax s'en trouve amoindri, oscillant plus vers la bit-lit traditionnelle. Cependant, cet aspect est assez subtil et ne saurait gêner quelqu'un qui découvre ce tome pour la première fois.
Ce qu'il faut retenir de Sorcière de chair : les personnages sont excellents, les rebondissements réussis, le mythe de la sorcière n'a jamais été aussi bien modernisé et effrayant, l'ambiance tendue est réussie, entre suspicions et soupçons de gore bien amenés. J'avais deviné l'identité du coupable en cours de route, lors de ma bêta-lecture. Dans cette nouvelle monture, je ne sais pas si j'aurais compris si vite : tout a été réagencé subtilement pour mieux noyer le poisson. En bref, foncez !
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FungiLumini
  06 décembre 2018
Après avoir découvert la plume de Sarah Buschmann dans une nouvelle (La Mort à mes pieds dans Ombres), j'avais très envie de voir dans quel univers elle nous emmènerait dans un roman. Elle a choisi l'Australie et les sorcières et nous entraîne dans une affaire sordide teintée de fantastique. Un premier roman réussi !
Pas de répit pour le lecteur, on plonge directement dans le roman avec une scène intense dans laquelle une petite fille assiste à l'assassinat de sa famille. Un prologue intéressant puisqu'il nous montre le pouvoir de la sorcellerie à laquelle nous aurons affaire ici. Nous rencontrons ensuite Arabella, policière, et son coéquipier Nolan alors qu'ils se rendent sur une scène de crime. Arabella suspecte directement la sorcellerie et les cas suivants vont la conforter dans son idée. Seulement, si Arabella connait si bien la sorcellerie, c'est parce qu'elle est elle-même sorcière, sous couverture, car les sorcières sont chassées et emprisonnées en Australie. Les victimes continuent à s'entasser, et toutes ressemblent étrangement à Arabella. Que cache cette étrange série de meurtres et quel lien y a-t-il avec la policière ?
Je vous le dis tout de suite, il faut avoir l'estomac bien accroché pour cette lecture : entre le prologue où on assiste à une série de meurtres horribles et le premier cas de l'enquête qui s'est épluché la peau pendant des heures, les premières pages vous annoncent la couleur (le rouge sang :D ). D'autres scènes sont moins sanglantes, mais psychologiquement assez dures.
Je ne suis pas très policier à la base, et j'avoue que parfois, les moments d'interrogatoire ou les questionnements et réflexions sur l'enquête m'ont parus un peu long. Par contre, j'ai adoré les flash-back de la protagoniste, qui nous font découvrir les pouvoirs des sorcières de chair, mais aussi une magie plus sombre et les rituels qui y sont liés. Je ne veux pas trop en dire, mais elle n'a vraiment pas eu une enfance facile, dans une famille qui n'en avait que faire d'elle. Elle a réussi à s'en sortir en payant le prix fort. J'ai aussi beaucoup aimé tous les lieux liés à la sorcellerie qu'on découvrait, endroits malsains à souhait.
Un autre élément que j'ai adoré dans ce livre est la personnalité des personnages. On est loin du manichéisme habituellement observé. Arabella et son collègue sont censés être les « gentils » de l'histoire, mais leur comportement est parfois violent, manipulateur, voire carrément horrible quand il s'agit de garder un secret. Il en va de même des autres personnages. Jamais l'auteure ne se complaît dans un schéma traditionnel, on ne sait jamais à quoi s'attendre et ça, c'est top !
J'ai apprécié le fait qu'il y ait une carte de l'Australie au début de l'ouvrage. On ne se rend pas toujours bien compte des distances (par exemple, notre protagoniste fait des allers-retours en avion et non en voiture, ce qui pourrait nous paraître exagéré) et cette carte est bien pratique pour se situer dans un pays que je ne connaissais personnellement pas beaucoup. Cela m'a aussi fait plaisir de découvrir un peu ce pays lointain au travers des pages de ce roman.
Un tout petit détail m'a gênée au niveau de la mise en page : les numéros de bas de page étaient collé au bas de la page. En fait, j'ai l'habitude de mettre en évidence au crayon les passages que j'ai particulièrement aimés (pour les citations des chroniques entre autres) et j'entoure toujours le numéro de la page pour retrouver l'extrait plus facilement. Ici, pas facile donc d'entourer mon numéro de page. :p
Sarah Buschmann signe un premier roman intense : une enquête sordide liée à la sorcellerie (magie ici noire et violente), un duo de policiers complices, mais pas trop, une protagoniste déchirée entre deux identités, une incursion dans l'univers de la police et de la sorcellerie. Une investigation prenante et surprenante à ne cependant pas mettre entre toutes les mains.
Lien : https://livraisonslitteraire..
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Sev59283
  12 novembre 2018
J'ai découvert ce titre lors d'une masse critique babelio. La couverture m'a tapé dans l'oeil et pour ceux qui me connaissent vous savez qu'il n'en faut pas plus. Je l'ai donc mis dans la liste de mes choix et c'est pour lui que j'ai été sélectionné. Et je remercie grandement Babelio et la maison d'édition de m'avoir permis de lire ce titre, car je pense que je l'aurai fait mais pas forcément tout de suite et je serai passé à côté de quelque chose.
Après part que ce bouquin allait forcément parler de sorcière je ne savais pas trop dans quoi je me lançais. Dans du digoulasse comme dirait ma comparse de lecture. Oui parce qu'il faut le souligner l'auteure laisse échapper certains détails dont je me serais bien passé. J'ai vite compris que quand elle se mettait à décrire les massacres c'était mieux pour moi de sauter ces fameux passages…
Mais au-delà de ce côté digoulasse, il y a une histoire, une intrigue et des personnes bien torturé (cette phrase prend tout son sens quand on a lu le bouquin). En gros de quoi en faire un bon roman. J'ai vite compris qui était “le méchant” il me manquait le pourquoi et l'auteure va prendre tout son temps pour éclairer notre lanterne. Notre héroïne s'en prend vraiment plein la tronche, on fait plein d'hypothèses, tous les personnages se croient coupable entre eux, un joyeux bordel. Oh oui de quoi faire un bon roman.
Pis voilà le moment où tout part en vrille, où l'auteure décide qu'il est tant pour toi de comprendre et là tu cherche plus, tu deviens spectatrice et tu hallucine. Qu'est-ce qui fait que j'ai adoré ce bouquin et que j'en redemande (oui, on a cherché si il manquait pas des pages quelque part!) parce que cette fin que l'on ne voit absolument pas venir, qui te met à genoux, c'est du grand délire. C'est tellement bien fait, que j'en suis traumatisé. La question était de savoir si l'auteure en rester là et comment vous dire que pour le lecture ça fait mal où si il y a une suite. J'ai un peu discuter avec elle et oui il y a une suite, si vous etes fou, vous etes pas obligé de le lire mais moi je sauterai dessus!
Alors oui, on est maso et on en redemande. Non j'aime toujours pas le gore et je sauterai ces passages dans la suite mais l'auteure a vraiment su faire d'un bon bouquin, une putain de tuerie qui malgré que cela fait plusieurs jours que je l'ai fini, la fin me hante encore. Et non, je ne veux pas en rester là, ce n'est juste pas possible, on ne peut pas rester avec une fin pareille, je veux la suite (en cours d'écriture)
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
AmaranthAmaranth   08 octobre 2018
La vessie d’Erynn lâcha. Le liquide chaud coula le long de ses cuisses et une odeur âcre imprégna l’air épais, stagnant. Elle n’y porta pas plus attention qu’à celui, salé, qui dévalait ses joues. Son cœur se serra, petite chose informe qui ne prenait plus assez de place dans sa cage thoracique. La mort venait, mais elle n’était pas prête. La terreur lui lacéra les entrailles. Cette insupportable douleur, provenait-elle de la sorcellerie ou était-elle inhérente à la perte ? Perte de sa famille. Perte de sa vie avortée. Erynn ferma les yeux et supplia la mort de lui épargner la souffrance.
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FungiLuminiFungiLumini   06 décembre 2018
Quelques badauds étaient restés auprès du cadavre encore chaud, par respect diraient-ils. Pour s’attribuer un rôle dans cette tragédie, surtout, et la raconter ensuite aux amis et à la famille d’un ton horrifié. Pour goûter le drame sans risque, inspirer l’odeur cuivrée du sang, les miasmes des entrailles. Effleurer la mort et se réjouir de ne pas être celui qui pue dans la fraîcheur du centre commercial. Éphémère sentiment de victoire que d’observer cette peau lisse refroidir, alors que la sienne, ridée et tachée, continue à palpiter d’un sang chaud.
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DoVerdorieDoVerdorie   23 octobre 2018
La mort ne s’inscrit pas dans le temps, elle survient. Elle n’a pas de durée. Elle est définitive.
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emelinevdc76emelinevdc76   01 novembre 2018
L’appartement d’Arabella était étriqué. Sombre. Nu. Les pièces se révélaient trois fois plus longues que larges. Dans la salle de bain, il fallait quasiment enjamber les toilettes pour atteindre la douche. Un homme n’aurait pu y tenir de face. Mais Arabella était svelte et n’accueillait pas beaucoup de visiteurs masculins
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emelinevdc76emelinevdc76   21 novembre 2018
Les chairs mortes bondirent en même temps. Arabella évita le premier coup de couteau et envoya un coup de pied dans le ventre de James qui plia sous la douleur.
— Je ne suis plus une gamine sans défense.
Elle brisa son nez d’un puissant coup de poing et l’attrapa, laissant son pouvoir se saisir de ses neurones. Sous son injonction, il se retourna, barrière de chair froide contre son cousin. La peur s’inscrivit dans les yeux de David. Il lâcha son couteau et leva les mains en l’air.
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