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ISBN : 1097365042
Éditeur : Revue America (03/01/2018)

Note moyenne : 4.28/5 (sur 40 notes)
Résumé :
L’AMERIQUE COMME VOUS LE L’AVEZ JAMAIS LUE

PAUL AUSTER - LE GRAND ENTRETIEN – PORTRAIT EXCLUSIF

TOM WOLFE - SUR LE RING AVEC GAY TALESE

DE LA VIOLENCE EN AMÉRIQUE PAR STEPHEN KING

LAURA KASISCKE – JACK KEROUAC,
VÉRONIQUE OVALDE – DOUGLAS KENNEDY
BENJAMIN WHITMER – RYAN GATTIS…
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  11 janvier 2018
Comme à chaque trimestre, la voici arrivée depuis quelques jours la Revue AMERICA. Cette fois c'est le numéro 4/16 puisque c'est une revue « éphémère ».
Et pour le moment, je me délecte dans la lecture des habituelles 194 pages, toujours bien fournies et avec des documents très variés.
Dans ce numéro, on trouve un poème d'Emily Dickinson – un document de Laura Kasiscke – un dossier sur trois mois de l'Amérique de Trump – un grand entretien avec Paul Auster – un dossier sur la violence en Amérique (toujours d'actualité et en verra-t-on la fin un jour?) - un document de Stephen King (« Guns ») - un autre de Benjamin Whitmen ainsi que que de Ryan Gattis – des « Visions de Chicago » de Véronique Ovaldé – un dossier sur Tom Wolfe...
On y parle aussi de cinéma avec « La horde sauvage » par Douglas Kennedy – de séries comme « Mad Men » - des chroniques – un article sur Jack Kerouac avec « Sur la route »….
Je vous ai indiqué une bonne partie du sommaire mais j'ai laissé, volontairement, certains. Je voulais simplement éveiller votre curiosité et puis, quoi de plus difficile que de parler de cette revue si passionnante ? En fait, il faudrait relever un nombre impressionnant de citations (ce que je ne manquerai pas de faire).
Si François Busnel a créé cette revue qui ne durera que le temps du mandat de Donald Trump (d'où son nom de revue « éphémère »), il ne fait pas de cadeaux et la langue de bois n'existe pas, aussi bien de sa part que des divers intervenants.
Encore un bon numéro qui vient rejoindre les autres et que l'on peut reprendre au gré de ses envies.
Il me reste à préciser que je ne suis pas une adepte des revues ou magazines et les deux seules que je suis régulièrement sont : AMERICA et SANG-FROID.
Deux genres différents mais aussi bien élaborées, écrites et addictives. Mais là c'est de la bonne addiction que je ne peux que recommander.
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dedanso
  17 mai 2018
Une revue, America ? Il paraît... Pour ma part, je trouve qu'il s'agit bien plus qu'une simple revue.
Ce qui saute aux yeux d'abord, c'est la diversité des articles (partons du principe qu'il s'agit juste d'une revue), la diversité des journalistes-écrivains (des français et des américains dont les avis sur Trump et sur l'Amérique divergent parfois), la diversité des supports. On y trouve tout un monde là-dedans : de la littérature pure et dure, des interviews, des reportages photographiques, du cinéma, de la musique, de la politique bien-sûr...
J'ai particulièrement apprécié l'entretien avec Paul Auster, l'essai de Stephen King sur la "culture de la violence", l'histoire américaine vue par Benjamin Whitmer ainsi que le très beau portrait de Chicago offert par Véronique Ovaldé avec le concours des Chicagoans.
Loin de s'éparpiller, America nous offre un large panel de points de vue sur l'Amérique qui nous éclaire un peu plus à chaque lecture. C'est pop (j'adore la mise en page et les illustrations), c'est vif, c'est passionné et passionnant !
J'ai commencé par le tome 4 parce que je rongeais mon frein jusque là (19 € tous les trois mois pendant quatre ans, ce n'est pas donné) mais je me suis laissée avoir par Stephen King...
Après avoir lu cet opus, je n'ai pu résister à l'envie de tout reprendre depuis le début... Vous devriez donc me relire bientôt avec le tome 1.
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mumuboc
  04 novembre 2018
Me voilà au bout de mon rattrapage de lecture de cette revue…… Et aucune déception. En plus le numéro 4 est consacré à la violence aux Etats-Unis, et il y a encore quelques jours il y a eu un massacre dans une synagogue à Pittsburg, donc toujours et encore d'actualité, malheureusement.
Je vais commencer, comme toujours, par le Grand Entretien et l'invité est Paul Auster dont j'ai lu 4.3.2.1.et il revient dans cet article entre autre sur l'écriture et le contenu de ce volumineux roman….. passionnant de lire la genèse d'un livre, le point de vue de l'auteur, comment il écrit, son travail. Cela me passionne à chaque fois d'autant plus lorsque j'ai lu un ou des livres de cet écrivain il m'éclaire parfois sur certains détails ou orientations.
Revenons à America et au maître du thriller américain Stephen King qui livre un essai Guns sur les armes et la violence et il sait de quoi il parle.
Un article m'a particulièrement intéressée, touchée c'est celui de Benjamin Whitmer : l'Histoire Interdite qui revient sur la fête de Thanksgiving, son origine. Il y a celle enseignée dans les écoles mais il y a toutes celles qui se cachent derrière, dont on parle moins et comment les colons ont remercié les amérindiens de leur avoir donné les moyens de survivre en temps de disette… On connaît tous plus ou moins les massacres perpétrés mais de lire certains épisodes sanglants ne fait pas de mal….. Ne pas oublier que finalement à part les amérindiens tous les américains sont issus de l'immigration !
Autre article à chaque fois intéressant à découvrir : une ville racontée par un écrivain et cette fois-ci qui mieux que Chicago peut représenter un lieu de violence américaine et c'est Véronique Ovaldé qui déambule dans cette ville hyper violente, son récit est entrecoupé de témoignages d'habitants qui donnent leur vision de leur ville.
Le grand roman américain abordé est cette fois-ci Sur la route de Jack Kerouac (que je vais tenter de me procurer). Découvrir un livre en passant par son auteur et en incluant le début du récit donne une idée de l'écriture et me permet de me rendre compte s'il m'attire ou pas….
Il y a à chaque numéro un reportage photos cette fois-ci consacré à des hommes et femmes qui décident de quitter le monde industrialisé pour retourner vivre en pleine nature, comme pendant la période préhistorique. Je regarde un documentaire Vivre loin du monde et la jeune femme dont parle ce reportage photos en était l'héroïne. Incroyable la manière dont elle vit, dans un milieu hostile, refusant toute modernité : ni porte, ni fenêtre, s'habillant de peaux de bêtes, revenir à l'âge de pierre. Les paysages sont magnifiques, les conditions de vie rudes mais quelle force de conviction !
Bien sûr le poisson rouge dans le bocal a donné sa petite touche, Olivia de Lamberterie chronique sur Les Argonautes de Maggie Nelson (rigolo de lire cette chronique sur un livre que j'ai essayé deux fois de lire pour le comité de lecture sans succès, apparemment Olivia elle a aimé ….) et Augustin Trapenard met le point final, comme à chaque fois, au contenu.
Me voilà à jour et je vais maintenant lire le N°7 qui est paru en Octobre et qui traite de la religion aux Etats-Unis.
C'est pour moi une lecture très instructive, très éclairante sur ce pays si complexe, si varié et si inquiétant avec l'arrivée de l'homme à la mèche jaune. Je découvre et comprends mieux certains aspects, je suis parfois étonnée, révoltée, je découvre en plus des auteur(e)s et leurs plumes et je vais ensuite acheter leurs livres car leurs positionnements, leurs écritures et leurs univers m'interpellent. C'est ainsi que j'ai découvert récemment dans un précédent numéro Jean Hegland dont je viens de lire Dans la forêt qui a été pour moi un coup de coeur.
Si vous aimez la littérature américaine, si vous voulez mieux comprendre les enjeux, l'histoire, la vie de ce pays, lisez America.
Lien : https://mumudanslebocage.wor..
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basileusa
  23 février 2019
Toujours aussi fan de cette revue , même si c'est long à lire et que du coup je suis très en retard ( il y en a 3 numéros qui attendent encore). Encore une fois j'ai appris pleins de choses ( comme Thanksgiving qui a pour origine de fêter la victoire sur les Pequod , un peuple indien entièrement massacré …) , ce numéro étant consacré à la violence , c'était assez critique du coup envers l'histoire américaine mais super intéressant. Il ne faut pas passer à côté ,c'est une revue éphémère dont je regretterai clairement la fin de parution !
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loreleirocks
  29 mars 2018
Je n'entre dans cette série de revues née avec l'élection de Trump qu'au n°4 et après lecture du premier article, je me suis empressée de commander le n°1 pour obtenir l'ensemble de ces chroniques de l'Amérique tant je les trouve riches et percutantes.
Dans ce volume, le dossier "violence" inclut un essai Stephen King sur les armes à feu, une incursion (rapide, dommage!) parmi les gangs latinos de Lynwood, L.A. county et surtout une incursion dans l'histoire de la violence aux USA à travers l'histoire du Colorado (Benjamin Whitmer, merci de m'avoir montré à quel point Dr Quinn m'avait menti quand j'étais gamine).
Dans les grands entretiens, celui avec Gay Talese et Tom Wolfe est plein de rythme, d'imprévisibilité et d'élégance (bref, un plaisir qui n'arrange pas ma liste de "oh, je lirais bien ça!") et l'interview de Paul Auster sur son nouveau roman mais surtout sa réaction face à un an de Trump (qu'il refuse de nommer autrement que n°45 - 45è président des USA). Alors là, c'était plus difficile pour moi, qui adore les livres de Paul Auster par ailleurs, au-delà des informations sur la politique américaine en général, parce que j'ai trouvé Auster tellement en colère que certains passages étaient froids et ne rendaient pas franchement le grand monsieur agréable. Juste une histoire de ton.
Lisez dans le désordre et allez faire un tour à Chicago avec des extraits de témoignages de locaux... rafraichissant et plein de contradiction.
Enfin, superbe review de la Horde Sauvage par Douglas Kennedy, qui donne envie de revoir le film et même de relire "Blood Meridian" de Cormac McCarthy.
Revue conseillée, fortement, aux amateurs d'Amérique, aux fascinés de culture plus grande que tout. Un envers du décor qui arrive encore à surprendre, sans dévaloriser ce grand pays.
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   22 mars 2018
L’art existe parce que le monde n’est pas parfait. L’art ne résout aucun des problèmes du monde. Il exprime la peine, la beauté, les difficultés…Prenez les peintures florales de Manet, par exemple. Eh bien, elles me touchent au plus haut point. Tout comme la danse contemporaine m’émeut et me bouleverse de façon extraordinaire, au point que les larmes me montent aux yeux et que je me sens soudain heureux d’être en vie, même dans le monde de N°45*. C’est à cela que sert l’art. Les livres n’arrêtent pas les balles, n’empêchent pas les bombes d’exploser, ne nourrissent pas les enfants qui meurent de faim…Mais les livres nourrissent l’âme, et cette nourriture est essentielle.

Paul AUSTER

N°45 : C’est ainsi que Paul Auster appelle Donald Trump « parce qu’il ne veut plus prononcer son nom »
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FifrildiFifrildi   14 avril 2018
L'extermination des Pequots voilà ce qui mena à la première célébration du Thanksgiving américain. Le lendemain du Mystic massacre, le gouverneur William Bradford décréta "une journée d'actions de grâce dans toutes nos églises pour célébrer notre victoire sur les Pequots". Comme il l'écrira plus tard dans Of Plymouth Plantation, son journal, "c'était un spectacle affreux que de les voir rôtir sur le gril en même temps que des torrents de sang venaient en éteindre les feux, et le tout dégageait une puanteur et des effluves atroces. Mais la victoire semblait un sacrifice bien doux."
C'est cela, et non la fête de 1621, qui constitua la première proclamation de Thanksgiving en Amérique.
(Benjamin Whitmer)
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dedansodedanso   16 mai 2018
Stephen King :

Je ne crois pas non plus à l'affirmation de la NRA - réitérée par M. LaPierre à chaque nouveau massacre par balles dans une école ou un centre commercial - selon laquelle la prétendue "culture de la violence" en Amérique joue un rôle significatif dans les fusillades où des jeunes prennent pour cible d'autres jeunes. Que cette idée ait pu gagner ne serait-ce qu'un peu de crédit prouve simplement que George Orwell savait ce qu'il disait quand il a écrit 1984 : à force de répéter une chose, elle finit par passer pour la vérité. Je vais être franc : cette idée que l'Amérique existe dans une culture de la violence, c'est des conneries. L'Amérique existe dans une culture de Kardashian.
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michemuchemichemuche   11 janvier 2018
François Busnel
Pourquoi écrivez-vous ?
Paul Auster
Je ne sais pas. Peut-être parce que l'écriture est une sorte de maladie. On l'attrape jeune, et on ne guérit jamais.
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nadiouchkanadiouchka   21 janvier 2018
Stephen King n’est pas seulement l’auteur de romans à succès où l’horreur se déploie à grand renfort de clowns sinistres (Ça, 1986), de vampires (Salem, 1975), de revenants (Simetierre, 1983), d’extraterrestres (Les Tommyknockers, 1987), de tueurs en série nécrophiles (Jessie, 1992), d’enfants dialoguant avec l’invisible (Shining, 1977), ou d’ados revanchards et télékinésistes (Carrie, 1974). C’est aussi l’un des écrivains qui a planté un thermomètre dans le fondement de son pays et qui regarde monter la température. Il le dit très clairement : il y a deux sortes de monstres, ceux qui jaillissent de votre imagination et ceux que fabrique la société.
P.65
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Videos de François Busnel (22) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François Busnel
Chaque vendredi matin, Valérie Expert vous donne rendez-vous avec Gérard Collard pour leurs coups de cœur... Voici les références des livres présentés dans l'émission du 05 avril 2019 :
Vindicta de Cédric Sire aux éditions Metropolis https://www.lagriffenoire.com/145578-...
A la recherche d'Alice Love de Liane Moriarty et Béatrice Taupeau aux éditions Albin Michel https://www.lagriffenoire.com/139578-...
Mes souvenirs de Jane Austen de James edward Austen-leigh et Guillaume Villeneuve aux éditions Bartillat https://www.lagriffenoire.com/50707-d...
Le Diable s'habille en Prada de Lauren Weisberger et Christine Barbaste aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/21559-p...
L'Enfer est pavé de bonnes intentions de Lauren Weisberger et Christine Barbaste aux éditions Fleuve 9782265099074
Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es de Jean Anthelme Brillat-Savarin aux éditions Folio https://www.lagriffenoire.com/147212-...
Boréal de Sonja Delzongle aux éditions Folio https://www.lagriffenoire.com/147326-...
La salle de bal de Anna Hope et Élodie Leplat aux éditions Folio https://www.lagriffenoire.com/147333-...
Je maudis le jour de Anna-Véronique El Baze aux éditions Plon https://www.lagriffenoire.com/143696-...
America n°9 de François Busnel et Eric Fottorino aux éditions Revue America https://www.lagriffenoire.com/146977-...
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