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4,14

sur 5271 notes
jeranjou
  20 mai 2014
Nymph et… Ahhhhh (je m'arrête là, neuf ça suffit !) fausses mauvaises raisons de ne pas lire Bussi :

1. Je ne sais même pas si Nymphéas est un tableau de Monet ou de Manet ?

C'est évident ! Edouard Manet a peint le déjeuner sur l'herbe, le fameux "Déjeuner sur l'herbe"…
Et Claude Monet c'est celui qui a peint le… "Déjeuner sur l'herbe" aussi deux plus tard… mais pas le même.

Mince alors, comment les reconnaître ?
En fait, Manet est plutôt femmes nues dans un décor sombre alors que Monet les préfère en robes sous une belle lumière.

Conclusion, aucune femme n'étant visible sur les Nymphéas, ces tableaux s'avèrent donc des Monet !

2. Je confonds nénuphars et nymphéas ! Je n'ai pas vraiment la main verte…

Bon, c'est très simple : les nénuphars (Nuphar luteum) ont des fleurs jaunes qui mesurent 4 - 5 cm ; les nymphéas (Nymphéa alba) sont plus décoratifs, avec des fleurs blanches, roses ou rouges qui, avec une vingtaine de pétales, atteignent 10 à 12 cm de diamètre. (1)

Mais alors, comment fait-on si les Nymphéas sont noirs ?

Une seule solution, il faut le lire ce roman de Bussi ...pour le savoir.

3. Je ne connais rien de Bussi

Eh bien, détrompez-vous, sans le savoir, vous avez surement entendu le « Clair de lune » qui a fait l'objet de nombreuses exploitations dans des films (2).

Plus sérieusement, après « un avion sans elle » (que je n'ai pas lu), Bussi a écrit son second roman « Nymphéas noirs » dont le récit se déroule dans le village de Giverny. A ne pas confondre avec Cheverny, le château de Moulinssart dans Tintin (au moins sa partie centrale) !

4. Ruquier et sa bande sur Europe 1 ont littéralement sulfaté le dernier Bussi « N'oublier jamais »

N'ayant pas lu ce roman, je ne peux pas juger les critiques faites sur le dernier livre de Bussi.
Maintenant, aucun chroniqueur n'avait lu de Bussi auparavant.
Votre argument ruquiesque ne tient donc pas une seule seconde !

5. Je suis bien incapable de résoudre des énigmes

Il s'avère juste que le mystère de Giverny exposé en deux pages et demi au début du roman est gratiné et vous colle à la peau quasiment jusqu'à la fin.

Pourtant, Je l'ai lu et relu au moins quatre-cinq fois et… j'ai tout de même échoué dans la résolution de l'énigme.

Eh bien tant mieux, c'est le but d'un polar !

6. Trois femmes dont deux doivent mourir d'ici treize jours, c'est trop cruel !

Il est vrai que les dés sont jetés dès le départ sur trois femmes du village, Fanette une fillette de onze ans douée pour la peinture, Stéphanie une institutrice redoutablement séduisante et enfin une vieille femme vraiment aigrie par sa triste existence.

On espère évidemment que la vieille va plutôt mourir au détriment de la plus jeune mais on s'attache également à la superbe institutrice du village.

Je sais que c'est dur mais... un peu de courage tout de même !

7. La forme l'emporte un peu trop sur le fond, non?

La mécanique de narration est fondamentale dans ce livre et ce stratagème ne peut fonctionner qu'une seule fois il est vrai. Mais je trouve, à l'image de l'excellent « Un pied au paradis » de Rash, que la construction du récit est très réussie et maintient le lecteur sous tension du début à la fin.

8. Et le fond, il tient quand même la forme ?

Même si je ne suis pas un fan absolu de peinture, ce livre m'a permis de découvrir l'univers de Monet et m'a donné envie d'en savoir beaucoup plus sur cet homme et sa peinture.

La prochaine fois que je tomberai sur un tableau de Monet, je ne porterai plus le même regard sur son oeuvre. Que dire de plus !

9. ♫ Noir c'est noir, il n'y a plus espoir ♪ Je n'ai plus d'argument à faire valoir…

Tu liras donc « Nymphéas noirs » !

(1) Pour l'anecdote, je suis tombé sur un petit film produit par Truffaut (la marque de jardinerie) qui explique notamment la restauration de l'actuel jardin botanique de Giverny, jadis créé par Monet avec l'aide de Monsieur Truffaut…

(2) écrits par Debussy et utilisés dans de nombreux films comme Ocean's Eleven ou Twilight entre autres
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Eric76
  05 février 2017
Giverny. Claude Monet. Les Nymphéas. Un petit village de Normandie mit sous cloche ! Un paysage d'avant-guerre figé, pétrifié ; une simple illusion, un parc d'attraction pour permettre à des milliers de touristes venus du monde entier de se promener dans le décor qui fut celui du génial et excentrique Claude Monet quand il peignait avec bouillonnement, entêtement, ses « Nymphéas… »
Dans ce site en carton-pâte, hors du temps, sans âge, un crime est commis selon un étrange rituel. La victime, Jérôme Morval, est né au village. C'est un homme brillant et complexe, l'un de ces hommes qui ont besoin de prendre des revanches sur eux-mêmes. Un homme riche, à « conquêtes féminines », dévoré par cette passion dangereuse de dénicher par tous les prix un « Nymphéas » inconnu.
Trois femmes de générations différentes évoluent en marge de ce crime. On sent confusément qu'elles sont liées par un mystère épais, lourd, funeste, et que la mort de Jérôme Morval fait partie, d'une manière ou d'une autre, de ce secret.
Il y a la petite Fanette d'abord, peintre en herbe talentueuse, pétillante, frondeuse, pleine de vie, soulevée par des rêves gigantesques, adulée par les garçons de son âge… Un boulevard s'ouvre devant elle… Puis il y a Stéphanie, belle comme une princesse ! Elle est ce genre de femme que tous les hommes, de sept à soixante-dix-sept ans, désirent. Et pour finir, la vieille dame sombre qui passe inaperçue. Comme d'ailleurs tous les vieux, parce qu'ils n'ont plus guère d'importance… La petite souris noire, comme elle se nomme, voit tout pourtant, enregistre tout… Dans ses longs monologues, elle persifle, raille, dézingue. Ils sont emplis de peine, de désespoir, et de rage contenue. Une prophétesse de malheur qui sait beaucoup de choses.
Les inspecteurs Benavidès et Laurenc font de leur mieux pour confondre l'auteur du crime. Chacun à sa manière ! Logique, calme et posée pour le premier ; flamboyante, désordonnée, et basée sur la conviction intime pour le second… Durant l'enquête, ils aperçoivent le mystère qui unit les trois femmes, ils tournent autour, le touchent du doigt, le reniflent… Mais parviendront-ils à le percer ?
Le final des « Nymphéas noirs » est totalement imprévisible et éblouissant. Il m'a pris par surprise, m'a sauté à la gorge, explosé à la figure… Les derniers mots m'ont fait picoter les yeux. Mon premier Bussi.
Chapeau bas !
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michemuche
  19 juin 2014
mea culpa
Il y a trente ans maintenant je faisais mon service militaire à Vernon.
Ville voisine de Giverny à peine à 10km, pourquoi mea culpa ? j'ai honte de vous dire que je ne connaissais pas Claude Monet et son fameux jardin.
Si je vous disais maintenant que c'est mon peintre impressionniste préféré et que ces fameux nymphéas un de ses tableaux que je préfère. Mea culpa.
Ma charmante belle-soeur m'a prêté ce roman je l'en remercie.
donc l'histoire vous l'aurez compris se passe à Giverny. un meurtre a été commis la victime, Jérôme Morval chirurgien ophtalmologue, amateur de peinture et de femme. L'enquête piétine , mari jaloux ou amateur d'art ?
à qui profite le crime ? tout ce que je peux dire sans divulguer l'intrigue, c'est que la fin est énorme.
Bon je retourne à mes tubes de peintures et mes pinceaux.
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tiptop92
  30 novembre 2019
Nymphéas noirs - Michel Bussi - 2011 : Il aura fallu vingt pages, les toutes dernières, pour faire d'une banale enquête policière un des livres les plus marquants et émouvants de son époque. Il faut bien avoué que l'histoire en elle même pouvait paraître ronronnante. A la suite d'un meurtre commis à Giverny, l'absence de suspects entraînait les policiers chargés de l'enquête à patauger dans les grandes largeurs. le petit paradis terrestres qui vit Claude Monnet terminer tranquillement sa vie était pourtant le théâtre idéal pour s'atteler sans trop de difficultés à une enquête qui s'avérait somme toute plutôt bien balisée. L'homme avait peint là ses fameux nympheas points de départ de quasiment tous les mouvements qui traversèrent l'art pictural au 20° siècle. La beauté champêtre et l'apparente quiétude des lieux cachait pourtant le souvenir d'autres meurtres tous plus ou moins liés à la personne retrouvée assassinée dans le cour d'eau entourant la ville. Mais quand l'inspecteur principal tombait amoureux de la trop belle maîtresse d'école, les sentiments obscurcissaient alors ses capacités intellectuelles au point de perdre de vue toute obligation d'équité. Outre cette enseignante pleine de charme, une petite fille incroyablement douée pour la peinture et une vieille dame inquiétante traversaient régulièrement les pages sans qu'aucun lien ne semble les unir. de plus pourquoi la possibilité que Monnet ait peint des Nymphéas noirs mettait il ainsi la ville en fusion ? Craignait on encore comme au temps de l'obscurantisme une sorte d'intervention diabolique qui permit à Monet de toucher au génie en échange de son âme? Au fil des pages s'égrainait l'impuissance des policiers et alors qu'on était prêt à lâcher l'affaire en criant à l'escroquerie intellectuelle tombait un dénuement qui laissait le lecteur pantelant et sans souffle... saisissant !!
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Crossroads
  03 janvier 2016
Nymphéas Noirs par ci, Nymphéas Noirs par là.
Forcément, à force de se faire titiller la curiosité, un jour, on finit par craquer.
C'est juste une question de volonté.
De fait, je vais désormais pouvoir me joindre à la meute et hurler de concert les louanges de ce Bussi millésimé.

Versant bien plus dans le lard que dans l'art - je vous glisserai discrètement la recette du lard frit au chouchen délicatement saupoudré de son beurre de cacahuète et saindoux, vous devriez m'en dire des nouvelles, et là je m'adresse aux survivants - ce court périple à Giverny taraudait le béotien en puissance que je suis.
Et pis non. Bussi s'avérera passionnant sans jamais être chiant.

Un crime.
Un petit village pittoresque où chacun se connaît, où chacun compose avec ses secrets mais surtout ceux des autres.
Le cadre est posé.
Reste plus qu'à dévoiler le tableau, ce que fera habilement un Michel Bussi véritablement très inspiré.
Bouquin d'ambiance s'il en est, l'auteur divertit tout en initiant à Monet et son œuvre le plus naturellement du monde.
Et que dire de cet ultime twist final où le narrateur ceumcrz trzwwwtz pzt tyyrwzzzq ! Bluffant d'originalité. Le lecteur en ressort sonné, un léger sourire aux lèvres, ravi d'avoir été manipulé de la sorte !

Non, vraiment, à moins de faire de l'anti-Bussi primaire, aucune raison de snober ces Nymphéas Noirs à la beauté toxique.

4,5/5
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LoloKiLi
  01 juillet 2016
Grand moment de solitude moi... avec mes (seulement) deux étoiles et demie. Parce que contrairement à beaucoup, mon avis quant à ce roman se révèle mitigé.

D'accord, j'admets, la construction de Nymphéas noirs est adroite, néanmoins j'ai trouvé l'entourloupette limite malhonnête.

Difficile d'entrer dans les détails sans pourrir le twist final, je stipulerai donc seulement que le procédé (un peu) facile retenu par l'auteur fourvoie le lecteur sans lui laisser grand espoir de dénouer l'énigme avec l'aide exclusive de ses neurones personnels, et ça c'est sournois. Mais je chipote, dépitée sans doute de n'avoir rien vu venir, évidemment.
* A noter en même temps que je suis loin d'être une pro du polar et que si on veut me la faire à l'envers c'est pas bien compliqué non plus.

Par ailleurs force est de mentionner que la prose à Michel manque méchamment de substance et m'a souvent chiffonnée, m'empêchant par là même de m'immerger totalement dans l'intrigue. Sans parler de l'ineffable romance (pardon… «passion dévastatrice» si l'on en croit l'éditeur, pouf pouf) à laquelle je n'ai pas adhéré une seconde. Entre l'irrésistible et désinvolte inspecteur-bogosse écumant Giverny au guidon de sa Tiger Triumph (qu'hélas il troquera bien plus tard contre un Citroën Picasso, mais c'est une autre histoire) et l'institutrice-fatale aux yeux pastel dont au sujet desquels le dit inspecteur « se surprend à déceler le mystère oriental d'un lever de soleil indigo » (sic), caricatures et clichés se tirent la bourre de concert que vraiment ça fait pitié.
* A noter en même temps que je détiens (bien malgré moi) une insigne babelienne "Chevronné roman d'amuur" censée me créditer d'une qualité d'expertise hors pair en la matière alors bon, respect siouplé.

Pour finir sur une observation positive, reconnaissons ici la présence avantageuse de moult passages et anecdotes instructifs sur Claude Monet, sa vie, ses lubies, ses jardins et ses divins nymphéas pas que noirs loin s'en faut. L'on y apprend plein de trucs, l'on trépigne à l'idée de se (re)précipiter à Giverny ou Marmottan pour observer, contempler, revivre les oeuvres du maître ou les scènes de l'histoire dans leur décor authentique, et ça c'est sympa.

Voilà, voici, c'était mon premier Bussi.
Cela dit, si j'en crois l'avis des amis que je suis, ce récit-ci serait jusqu'ici le plus réussi de tous les Bussi (si, si). Aussi, s'il en est ainsi, suspendrai-je ici l'expérimentation Bussi. Et tant pis.


Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
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Ladybirdy
  27 avril 2019
«  Trois femmes vivaient dans un village. La première était méchante, la deuxième était menteuse, la troisième était égoïste. La première avait plus de quatre-vingt ans et était veuve. Ou presque. La deuxième avait trente-six ans et n'avait jamais trompé son mari. Pour l'instant. La troisième avait onze ans bientôt et tous les garçons de son école voulaient d'elle pour amoureuse. »

Voilà comment s'ouvre les nymphéas noirs de Michel Bussi.
Trois femmes bien différentes dans un même village du nom de Giverny.
Autour de ces trois femmes, une rivière où dorment des nénuphars. Une rivière qui inspira de longues années le peintre Monet. Dans cette rivière, un cadavre: Jérôme Morval.

Autour des trois femmes se joue l'enquête qui démarre d'entrée de jeu sur ce meurtre. En charge de cette affaire de meurtre, deux inspecteurs. Deux flics qui pataugent dans l'eau marécageuse des nymphéas noirs. Les indices arrivent, le puzzle se construit mais le mystère reste entier.

Autour de cette enquête respirent, halètent ou méprisent trois femmes. La petite de onze ans, Fanette aime la peinture. Elle se voue corps et âme dans sa dernière toile espérant y remporter le concours Robinson.
La demoiselle de trente-six ans est institutrice à Giverny, c'est aussi l'institutrice de Fanette.
La vieille dame, on ignore qui elle est. C'est juste une souris noire qui voit tout, qui sait tout et que personne ne voit comme tous ces petits vieux qui trépassent sans qu'on leur prête attention.

On suit en filigrane le quotidien de ces trois femmes qui semblent relier par la même énigme.

Bussi signe un roman policier impeccable, il mélange le passé et le présent, se joue du temps et des illusions. Il immerge le lecteur dans une atmosphère artistique bluffante. Les nymphéas sont partout. de couleurs pour la vie et l'espoir, noirs pour une annonce funèbre. Un village d'une petite centaine d'habitants plongés dans le tumulte du sang. C'est un roman qui semble naître d'une toile nébuleuse.

Pourquoi seulement trois étoiles alors ? Et bien, sans véritablement l'expliquer, je n'ai pas été embarquée outre mesure dans cette histoire. Un manque de panache chez les personnages ? Une intrigue qui m'a laissée de marbre ? L'écriture sans réelle émotion ? Boh, je nage en eaux troubles. Je compare aussi avec mon autre et premier Bussi lu: Maman a tort, finalement pas si mal pour son côté instructif lié à la mémoire et sa trame que j'ai trouvée plus pertinente.

Avec tous les goûts dans la nature, nous voilà prêt pour un beau chef-d'oeuvre, c'est moi qui vous le dis ;-).
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andman
  04 février 2016
Policier français le plus primé en 2011, “Nymphéas noirs” tout en impressions et en nuances ne fera pas tache dans la bibliothèque bien au contraire.

Originaire de l'Eure, Michel Bussi a eu la bonne idée de s'intéresser à la petite commune de Giverny dont le nom est étroitement lié au plus célèbre de ses habitants : Claude Monet.
L'auteur a bâti son roman dans ce cadre champêtre et, s'inspirant de son illustre aîné, a canalisé par petites touches l'attention et le plaisir du lecteur jusqu'au bouquet final.

La probité d'un fonctionnaire de police doit être au-dessus de tout soupçon. Lorsque vous enquêtez sur le meurtre d'un coureur de jupons, faire les yeux doux à la femme du principal suspect c'est jouer avec le feu ! Il faut reconnaître que l'on donnerait facilement à Stéphanie, la jolie institutrice, le bon Dieu sans confession...
Mais qui est donc cette vielle dame octogénaire qui aime manier les calembours et se délecter du comportement moutonnier des touristes ? Est-ce la mort récente de son mari, qu'elle a accélérée en douce, qui la rend soudain si dynamique ?
Et la petite Fanette au sourire joyeux qui devant son chevalet ambitionne de rivaliser un jour avec Monet, ne serait-elle pas la prochaine sur la liste du mystérieux tueur eurois ?

Bien qu'il faille attendre les toutes dernières pages pour reconstituer les différentes pièces du puzzle et pousser un énorme ouf de soulagement, jamais le lecteur ne se lasse de voir ses certitudes constamment remises en cause. Michel Bussi par contre prend grand plaisir à partager sa passion pour l'impressionnisme, ce mouvement pictural français qui révolutionna voici un siècle et demi le monde de l'art.

Mélange harmonieux de culture et de suspense, “Nymphéas noirs” est une intrigue policière du plus beau brillant.
Une é(toile) lumineuse de plus dans le ciel normand !
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ordinary_reader
  09 février 2017
A la 484e critique, qu'est-il besoin de rajouter ?!

La difficulté flagrante devant un raz de marée d'enthousiasme : parvenir à être aussi originale que personnelle. Je cède alors à la facilité : être juste sincère, comme j'espère être perçue au travers de mes différentes critiques !
Je ne peux me targuer de m'y connaître en polars. Je commence depuis peu à y prendre goût, mais cela ne sera jamais ma littérature de prédilection, je le sais.

DONC, j'ai aimé être surprise par ce roman (même si des puces me démangeaient les oreilles, bien avant la page 447).
Un véritable scénario fait pour le cinéma, du tout-cuit, dialogues à profusion. S'il est une intrigue à ne pas spoiler, c'est bien celle-là !! (Bon, je rappelle être qu'une simple dilettante).
Giverny prend les contours d'un petit village, à dimension humaine, où drames et passions s'entremêlent, Monet hantant le présent comme le passé. Sinon, j'ai particulièrement apprécié le duo d'enquêteurs...

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NB : merci à canel (encore) et Eric76, et aussi mon mari (!), de m'avoir poussée à lire ce livre !
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nameless
  17 mai 2017
Giverny : son jardin de Claude Monet, son jardin de Claude Monet mais surtout et enfin, son jardin de Claude Monet. C'est dans cet environnement pictural d'exception, dans l'onde fraîche du ru qui alimente l'illustrissime bassin aux nymphéas, qu'est retrouvé le cadavre de Jérôme Morval, chirurgien ophtalmo célèbre, collectionneur d'oeuvres d'art et de femmes, qu'aucune ne pleurera, à l'exception de la sienne, celle qu'il délaissait. Laurenç Sérénac et Sylvio Bénavides, inspecteurs au commissariat de Vernon sont chargés d'élucider le crime.


Dans ce village de quelques centaines d'âmes autochtones et 600 000 visiteurs annuels, cartepostalisé, vitrifié, où le temps s'est arrêté à la mort de son bienfaiteur horticole puis touristique, Michel Bussi invite le lecteur à suivre trois personnages, une fillette de onze ans génialement douée pour la peinture ; l'institutrice de l'école publique, mariée à un homme possessif ; et une femme âgée de 80 ans, qui passe son temps à épier les autres. N'oublions pas Neptune, chien sympathique qui connaît le village comme sa poche, participe à toutes les balades et accepte volontiers les caresses. Le roman se déroule sur treize jours du 13 au 25.05.10.


Pour ainsi dire, le décor impressionniste est planté et bien planté, et me voilà bien embêtée, car plongée dans l'ambivalence, pour parler de Nymphéas noirs. Bien sûr, je salue le talent de l'auteur dont la fertile imagination a créé une mécanique de précision, aux rouages bien huilés. L'idée de situer l'intrigue à Giverny est originale, elle lui permet de retracer la vie normande de celui qui durant les vingt-sept dernières années de sa vie, n'a peint exclusivement que des nymphéas, au moins 272 toiles expertisées, éliminant progressivement tout le décor autour, le pont japonais, les branches de saule, le ciel, pour se concentrer uniquement sur les feuilles, l'eau, la lumière, jusqu'à l'épure absolue, touchant même à l'abstraction peu avant sa mort. J'ai particulièrement apprécié cet aspect instructif sans être prétentieux du roman, comme j'ai apprécié les nombreuses anecdotes historiques sur le courant impressionniste, incrustées aux bons moments, racontées par les bons personnages qui jouent un rôle utile dans l'histoire. J'ai aussi aimé suivre l'évolution de Giverny depuis ses origines agricoles jusqu'à sa transformation mercantile en décor de zone commerciale. Les trois héroïnes sont touchantes et leurs vies riches et intéressantes.


Alors? Pourquoi dans ces conditions ne pas accorder 5***** aux nymphéas noirs ? Parce que tout au long de ma lecture, une sensation diffuse parasitait mon plaisir, quelques infimes détails me dérangeaient, je manquais cruellement d'indices à me mettre sous la dent, certains liens entre les personnages me turlupinaient … Inexplicablement, bien avant la dernière centaine de pages qui a donné raison à mon intuition, je craignais d'être un peu déçue par l'aspect polar. Allez savoir pourquoi ? Je ne peux évidemment rien révéler de plus, il faut me faire confiance. Ou pas.
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