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Codex Aléra tome 1 sur 6

Caroline Nicolas (Traducteur)
EAN : 9782352943617
478 pages
Bragelonne (18/02/2010)
4.26/5   195 notes
Résumé :
Le sort du royaume repose sur les épaules d'un garçon qui n'a aucun pouvoir...

Depuis mille ans, les habitants d'Aléra repoussent les peuplades sanguinaires qui rançonnent le monde en usant de leur relation particulière avec les furies - les forces élémentaires de la terre, de l'air, du feu, de l'eau, du bois et du métal. Mais dans la lointaine vallée de Calderon, Tavi ne maîtrise encore aucun élément, à son grand désespoir.
A quinze ans, il n'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
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sur 195 notes
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3,5/5. J'aurais mis plus si je n'avais pas été très très agacée par les passages où l'auteur nous dit en 10 phrases ce qu'il aurait pu dire en une. Il ne m'a pas du tout habituée à ça dans "Les dossiers Dresden" et je me demande d'où vient cette manie des auteurs américains de délayer dès lors qu'ils écrivent de la fantasy, crébonsang de bonsoir !!!

Le monde est bien pensé, à mi chemin entre moyen-âge et western (Un remake de Fort Alamo, grosse bataille épique à la fin, plutôt bien menée !). C'est bien construit, la magie (Furifèvrerie) est originale, l'auteur maîtrise parfaitement ses concepts et on comprend très bien les explications... Avec un seul jeune personnage parmi tous les humains qui ne maîtrise pas cette magie, on se doute bien qu'il va y avoir un retournement dans les tomes suivants, lol...

Sur le fond, l'intrigue est ultra classique, ce qui fait la force du récit ce sont les personnages, autant les "méchants" que les "bons", et tout est relatif parce qu'ils ne sont pas manichéens, très loin de là ! Les "marats", soit-disant barbares, se révèlent plus fins que ça, et "comme tout le monde", avec des gens intelligents et d'autres complètement tarés, de la même façon que les humains de l'histoire (Kord, la tête à claques du bouquin, est un humain, d'ailleurs...).

Bref, j'ai lu certains passages en diagonale parce que c'était trop répétitif, et c'est quand même un défaut que je ne peux que sanctionner, même si dans l'ensemble j'ai bien accroché aux (més)aventures de tout ce petit monde ! C'est un bouquin jeunesse ?
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Il existe une vraie mouvance dans la fantasy américaine avec Brandon Sanderson, Brent Weeks, Jim Butcher et quelques autres. Ils s'inspirent des classiques de la culture populaire pour écrire des romans populaires qui séduisent un large public (enfin dans le monde, parce qu'en France on lit peu en général et la SFFF est très mal vue en particulier).

Jim Butcher nous offre un livre très dense et très rempli et non pas le sempiternel « tome d'introduction ». Après une entrée en matière médiocre composée uniquement de dialogues qui balancent le worldbuilding, le magicbuilding, les personnages et l'intrigue, cela ne s'arrête jamais : de l'action, de l'action et encore de l'action ! Un vrai actionner, mieux encore un vrai page-turner car les pages puis les chapitres défilent très vite.
Et si l'intrigue est assez linéaire on retrouve bien le plaisir de la ligne droite des bons vieux pulps : on alterne péripéties et menaces mortelles durant 500 pages (cavales, traques, conspirations, trahisons, bastons…)
Aucune trace du tirage à la ligne cher à certains auteurs, ici on a un roman avec 0% de gras littéraire. Des naïvetés, des facilités, des suspensions d'incrédulité et des trucs mal fagotés certes, mais l'ensemble est bien troussé et au final rien ne tire le roman vers le bas (mais c'est dommage de ne pas atteindre le haut).

Niveau worlbuilding malgré l'habillage antiquisant, on est plus près de « La Charge des tuniques bleues » que de « La Dernière Légion ». du coup pourquoi vouloir faire du peplum alors que cela respire le bon vieux western ? Je vois la parenté avec Terry Goodkind dont les éléments western apportaient une plus-value à « L'Épée de vérité ». Franchement ? La frontière, les exploitations, les pionniers, la garnison fortifiée, la nature sauvage, la menace indigène…
Quant aux Marats : ils sont jugés barbares, ils sont proches de la nature, ils ont des animaux totems, ils sont divisés en clans rivaux, ils ont un sens de l'honneur bien particulier basé sur les épreuves de courage, ils scalpent les ennemis vaincus au combat… On aura facilement reconnu les peaux-rouges de western !
D'ailleurs pourquoi les auteurs américains s'acharnent à faire des méd-fan moyens voire creux alors qu'ils ont toutes les cartes en main pour marier western et fantasy ? Mais tout le monde ne peut pas être aussi innovant et aussi talentueux qu'un R. E. Howard (s'il est décédé en 1936, son oeuvre est toujours est d'actualité).

Niveau magic building on pioche dans un esprit comics / animes de bon aloi (Mera de DC est-elle aquafèvre ?).
On repend l'idée classique de l'univers ou tout le monde est doté de pouvoirs héréditaires. On reprend l'idée déjà usitée du héros dépourvu de pouvoirs alors que tout le monde en a un. Peu importe ces concepts sont très cool.
Je ne sais pas si les furies tiennent plus des familiers de « La Croisée des mondes » ou des créatures de « Pokémon ». Peu importe le concept est très cool.
Je ne sais pas si la furiefèvrerie lorgne largement sur les maîtrises élémentaires de l'anime « Avatar ». Peu importe le concept est très cool.

On sent l'héritage bien digéré de la Fantasy classique des années 80 (les archétypes issus du triumvirat Brooks, Eddings, Feist) associé à une très fluide écriture télévisuelle et un esprit comics/animes très fun et très plaisant. Ainsi Bernard, Isana, Amara et Tavi le gros boulet naïf gentil tout plein pourraient être les dignes héritiers de Belgarath, Polgara, Ce'Nedra et Garion le gros boulet naïf tout plein.
Ce qui est bien vu aussi c'est qu'on laisse de côté le manichéisme : Doroga, Hashat et Kitaï ne sont pas de vilains barbares sanguinaires, et les membres de la Confrérie des mauvais furiefèvres ont chacun leurs propres raisons d'agir comme ils le font…

J'en ici aussi et plus longuement, car je suis toujours trop bavard :

Lien : http://www.chemins-khatovar...
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Mon conjoint avait lu ce roman il y a environ deux ans et me l’avait recommandé, car il avait bien aimé. Or, même si nous apprécions tous les deux l’imaginaire, il a tendance à préférer la fantasy classique, un genre que je savoure à petite dose. C’est pourquoi j’ai vraiment tardé avant de l’avoir entre les mains ! En voyant que Tachan allait le lire, je me suis finalement motivée à la rejoindre pour une lecture commune et je ne le regrette pas ! J'ai beaucoup pris plaisir à ces échanges. Certes, l’histoire ne sort pas des sentiers battus, notamment dans son dénouement cependant, j’ai tout de même apprécié ce tome loin d’être introductif ! En effet, bien que l’on soit dans un premier volet, Jim Butcher a su proposer un rythme constant avec du danger, des scènes de fuite, des attaques de monstres, des combats, des épreuves de force et une grosse bataille finale. L’action est sans temps mort. De ce fait, on ne ressent aucun ennui ! On dévore les pages en se demandant ce qu’il va se passer ou quelles révélations nous attendent…

L’univers est l’une des forces de cette saga grâce à sa richesse. Il existe par exemple diverses castes dirigeant la magie élémentaire : on distingue les habituels quatre éléments, mais aussi le bois et le métal. Certains sont parfois capables d’en utiliser plusieurs à la fois et disposent généralement de furies, des entités élémentaires intelligentes et puissantes. Il est intéressant de voir comment chacun utilise son pouvoir même si, à y réfléchir, je trouve que les personnes gérant l’eau sont les plus puissantes ! En plus de manipuler les eaux de pluie ou des rivières, les Aquafèvres peuvent soigner les gens (parfois trop à mon goût !), connaître leurs émotions ou les noyer à distance ! Autant dire que vous ne voudriez pas avoir quelqu’un ayant un talent aquatique face à vous… Outre la magie, il existe une énorme tribu aux coutumes différentes des humains : ce sont les Marats. Cannibales, violents et vivants dans des traditions qui leur sont propres, ces individus sont divisés en plusieurs clans. Ils auront une grande place dans le scénario. Je suis d’ailleurs curieuse d’en apprendre plus sur eux par la suite ! J’étais réellement fascinée par les chapitres les mettant à l’honneur, en particulier l’épreuve d’intelligence contre les gardiens qui fut mon moment favori. Enfin, on ajoutera un bon bestiaire qu’il ne vaudrait mieux pas croiser lors d’une promenade en forêt !

La narration aux multiples points de vue va également être un atout, puisqu’elle va aussi bien aller du côté des héros que des antagonistes. En plus d’approfondir les personnalités, cela permet d’avoir une bonne vue d’ensemble sur le monde, l’intrigue, les desseins et la politique de chacun. Je regrette néanmoins le fait que les personnages soient hyper manichéens (sauf deux ou trois d’entre eux) ainsi que trop peu décrits physiquement. Toutefois, j’ai été satisfaite du rôle des Femmes dans cette histoire ! Entre la courageuse curseur Amara, la puissante Odiana, la tenace tante Isana et la mystérieuse Kitaï, je me suis régalée à leurs côtés ! Les Hommes ne sont pas laissés pour compte, puisque l’on distingue le jeune Tavi dépourvu de pouvoirs mais aussi observateur qu’intelligent, l’adorable oncle Bernard, le gentil Ombre et les autres personnages masculins qu’il serait dommage de vous révéler. On prend plaisir à suivre tous ces individus que ce soit dans leurs actes ou dans leurs échanges entre eux. Les tandems que certains vont former sont intéressants ou touchants… tandis que d’autres font froid dans le dos ! Les « méchants » le sont vraiment et vont en faire baver aux personnages principaux. Ainsi, si vous avez du mal avec les scènes de violence, la torture psychologique et physique ou les viols qui sont, certes, légèrement décrits mais bien présents, mieux vaut sauter quelques passages. Cela dit, cela reste quand même soft et j’ai parfois lu pire en littérature jeunesse/ado… D’ailleurs, je pense que l’on peut aisément mettre cette série en young adult/adultes.

En somme, on a donc un bon premier volet qui propose du rythme, de la magie, un soupçon de romance, des trahisons, des combats, des personnages attachants et un monde riche ! On regrettera son côté très classique cependant, je pense que le premier tome peut suffire à lui-même ! N’hésitez donc pas à mettre un pied dans l’univers… Qui sait, peut-être que, comme moi, vous aurez envie de finalement poursuivre l’aventure un jour ?
Lien : https://lespagesquitournent...
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Quand j'ai lu la première fois sur cette saga, je n'avais pas été très emballé. L'auteur, lors d'une conférence, a demandé à une personne de lui soumettre deux idées stupides afin de prouver qu'il pouvait écrire un roman de Fantasy les combinant. Les deux concepts : les légions romaines et Pokémon. Bon, en voyant ça, j'ai tout de suite mis la série dans les trucs à ne pas lire...
J'ai récemment vu une critique élogieuse sur une chaine Youtube que je suis... J'ai donc décidé de tester.
Il faut le dire, j'ai adoré ! C'est loin d'être aussi stupide que je l'imaginais, bien au contraire.
Le système des furies est très bien fait. Chaque individu peut contrôler une sorte de créature liée à un élément naturel (eau, feu, terre...) et avoir des pouvoirs plus ou moins puissants. Ces capacités sont aussi soumises à des limites, ce que j'aime toujours dans un système de magie.
Enfin, quand je dis "tous les individus" ce n'est pas exact. En effet, Tavi, le personnage principal, est le seul humain à ne pas avoir de furie... Il est donc le seul sans aucune capacité magique et ne peut compter que sur sa grande intelligence. J'ai vraiment apprécié le fait qu'ilsoit le parfait anti héros prophétique classique à la Fantasy. C'est, pour moi, l'aspect le plus réussi du livre.
Au niveau de l'intrigue, celle-ci se lit avec plaisir. Quelques longueurs sont à déplorer, mais il s'agit d'un premier tome. Il s'agit de Fantasy adulte (bien que Tavi n'ait que 15 ans dans ce tome). En effet, il y a des scènes clairement adultes (abus sexuels...).
Je conseille ce premier tome et devrait lire les suivants assez rapidement.

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Ça se remarque, je pense, j'aime les sagas de Fantasy et en particulier celles de High Fantasy, mais en ayant lu quelques unes déjà, je cherche désormais la pointe d'originalité qui me fera vivre quelque chose de différent. Codex Alera est une série en 6 tomes, terminée depuis quelques années, qui ressort en poche chez Bragelonne. C'est une saga d'aventure classique de high fantasy mais petite originalité qui m'a convaincue de me lancer, elle se déroule dans un univers gaulois à mi-chemin entre la fin de l'Antiquité et le début du Moyen Âge.

"Depuis mille ans, les habitants d'Aléra repoussent les peuplades sanguinaires qui rançonnent le monde en usant de leur relation particulière avec les furies – les forces élémentaires de la terre, de l'air, du feu, de l'eau, du bois et du métal. Mais dans la lointaine vallée de Calderon, Tavi ne maîtrise encore aucun élément, à son grand désespoir.
Pourtant, lorsque les féroces Marats font leur retour dans la vallée, le courage et l'ingéniosité de Tavi vont se révéler une force bien plus cruciale que n'importe quelle furie. Une force qui pourrait lui permettre d'altérer le cours de la guerre…"

Chaque tome semble correspondre à une aventure qui s'auto-conclut mais qui s'inscrit également dans l'évolution d'un jeune héros, neveu de propriétaire terrien. La lecture de ce premier tome fut assez longue au début, avec des moments où j'ai eu l'impression de ne pas avancer dans l'histoire, avant que celle-ci ne décolle enfin. Tout se déroule au même endroit ce qui donne l'impression d'être un peu trop statique. Pourtant, il se passe pas mal d'événements dans le style "un papillon peut déclencher un tsunami". A partir du moment où le héros oublie de rentrer certains moutons dont il a la garde, tout s'enclenche et ça ne nous lâche pas jusqu'à la fin. Pour autant, contrairement à ce que semble dire le résumé, le jeune héros ne fait pas tout loin de là !

L'auteur accorde plutôt les beaux rôles aux femmes. Isana et Amara en tête, l'une soeur de propriétaire terrien qui fait preuve de beaucoup de caractère dans l'adversité, l'autre sorte de messager secret, guerrière de haut vol, qui révèle aussi sa sensibilité. Mais également Kitaï et Omara plus tard, dont je ne révèlerai pas les rôles pour ne pas divulgâcher. Chez les hommes je suis plus mitigée, Tavi, le héros est très jeune donc agaçant, tout lui tombe dans le bec ennuis ou réussites, il y a trop de deus ex machina autour de lui. Et même s'il n'a pas de pouvoir comme les autres, on devine vite que ça cache quelque chose... Heureusement il est aussi ambitieux, courageux et gentil au fond, alors ça contrebalance tout ça. Les autres hommes sont souvent des archétypes de leur époque et de leur sexe à quelques exceptions près. J'ai notamment beaucoup aimé Bernard, l'oncle de Tavi qui est bien développé au fil du tome et passe d'homme des cavernes à gentil bourru plein de bons sentiments. Plusieurs personnages m'ont fait penser à ceux de GoT dans leur caractérisation, Tavi (=Bran), Amara (=Arya), Isana (=Sansa), Kord (=Ramsay), Bernard (=Ned) et surtout Ombre (=Hodor)... Fausse impression de ma part ou réelle inspiration ? Cependant, on se prend d'affection pour eux au fil de l'histoire et on se plaît à suivre leurs aventures ce qui n'était pas gagné.

Celle-ci ne m'a pas emballée de premier abord. Seul l'univers Antique et sa mythologie me séduisaient au début. Une mythologie intéressante autour de la magie des Furies qui dotent les habitants d'Aléra de certains pouvoirs en lien avec la nature élémentaire (eau, feu, terre, air), assez spectaculaires à voir. L'univers Antique et ce qu'il implique m'a également intéressée : la hiérarchie sociale, la place des femmes, la notion de servage et d'esclavage, les peuples dits barbares, la guerre entre ducs, etc. Je trouvais le reste confus. D'ailleurs l'absence de glossaire à la fin s'est fait sentir pendant longtemps... Mais petit à petit, Jim Butcher a renversé la vapeur et déroulé son propos fait d'aventures initiatiques pour protéger les êtres qui nous sont chers d'une invasion barbare provoquée par un puissant qui s'est rebellé contre un autre. On se retrouve en quelques sortes pris avec le petit peuple au milieu d'une lutte de pouvoir qui ne nous regarde pas mais a des conséquences dramatiques sur notre vie. Ça préfigure totalement les luttes intestines entre Ducs et Comtes au Moyen Âge qui se cherchent sans cesse pour prendre les territoires les uns des autres. C'est une lutte politique qui déborde sur le terrain guerrier et engendre bien des tragédies. Ici, il faudra bien l'ensemble des héros pour tenter de faire quelque chose et ça va prendre une belle ampleur.

Pour ça, on suit quatre trames différentes : celle d'Amara, l'envoyée du Prince ; celle de Fidélias, le méchant ; celle de Tavi et son oncle Bernard dans la vallée de Calderon le plus souvent ; et celle d'Isana et de l'Exploitation. Elles viendront s'entremêler plusieurs fois pour finir par se réunir. L'auteur n'en fait pas quelque chose de rigide, on alterne les points de vue aléatoirement pour un temps non défini et cela sert toujours le rythme de l'histoire. Grâce à cela, on vit les choses aussi bien du point de vue des femmes, que de celui d'un enfant, du point de vue des puissants, que du point de vue des habitants d'une Exploitation. C'est très riche.

Alors est-ce que cela m'a plu ? Oui dans l'ensemble malgré ce début difficile dont je parlais. Je ne me suis vraiment prise au jeu que passé les 200 premières pages, même si ce fut un peu long... J'ai trouvé ensuite les aventures plus prenantes même si c'est assez classique et donc sans surprise. Il y a plusieurs moments où j'ai trouvé les ficelles un peu trop grosses (Tavi chez les Marats, Isana avec Omara, la bataille finale...). J'ai aussi parfois rongé mon frein face à certains ressorts scénaristiques faciles qui m'agacent concernant les femmes, même si je sais qu'en quelque sorte, c'est "d'époque". Mais j'ai quand même bien accroché et l'auteur a laissé suffisamment de mystères planer autour de l'identité de Tavi et son devenir ainsi que sur l'école qu'il pourrait rejoindre et les possibilités des différentes Furies, pour me donner envie de poursuivre.

Une fantasy classique mais dans un univers différent de la high fantasy habituelle, avec un mélange de magie élémentaire et de conflits politiques ayant des complications militaires séduisant.
Lien : https://lesblablasdetachan.w..
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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
"Le cours de l’histoire est déterminé non par les batailles, les sièges, les usurpations, mais par les actions individuelles. La ville, l’armée la plus puissante sont, à leur niveau le plus fondamental, un ensemble d’individus. Les décisions de ceux-ci, leurs passions, leurs bêtises et leurs rêves façonnent les années à venir. S’il y a une leçon à retenir de l’histoire, c’est que bien trop souvent, le sort d’armées, de villes, de royaumes entiers repose sur les actions d’une seule personne. En ce terrible instant d’incertitudes, la décision que prendra celle-ci, bonne ou mauvaise, bénéfique ou néfaste, grande ou petite, peut, à son insu, changer la face du monde. Mais l’histoire peut être une vraie petite souillon. Nul ne sait jamais qui est cette personne, où elle se trouve, et quelle décision elle va prendre. C’est presque assez pour me faire croire au Destin."
Extrait des écrits de Gaius Primus, Premier Duc d’Alera.
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Les Marats n’avaient pas parlé, pas plus entre eux qu’aux Aléréens. Quatre d’entre eux s’étaient contentés de presser la pointe de leur lance contre la gorge de Tavi et d’Ombre, tandis que les deux autres leur liaient bras et jambes à l’aide de solides cordes tressées. Ils prirent à Tavi son couteau et sa sacoche, puis fouillèrent et confisquèrent le vieux sac abîmé d’Ombre. Ensuite, ceux qui les avaient ligotés les hissèrent sans plus de cérémonies sur leurs larges épaules et s’en furent au trot dans la tempête.

Au bout d’une demi-heure passée à rebondir sur l’épaule d’un Marat, le ventre de Tavi lui donnait l’impression d’avoir plongé de l’arbre le plus haut au bord de la Rill et d’avoir fait un plat. Le guerrier qui le portait courait avec la grâce pure d’un prédateur avalant les kilomètres. Il sauta par-dessus un ruisseau et, à un moment, une rangée de broussailles basses, sans être gêné le moins du monde, manifestement, par le poids de son prisonnier.

Tavi essaya de repérer le chemin qu’ils prenaient, mais l’obscurité, la tempête et sa position inconfortable (la tête en bas, essentiellement) l’en empêchaient. La pluie se transforma en une neige humide, torrentielle et glacée, l’aveuglant presque entièrement. Les vents continuaient à grossir et à se refroidir et Tavi voyait des harpies se mouvoir dans la tempête, féroces et agitées. Aucune d’elles n’approcha le groupe de guerriers marats.

Tavi essaya de deviner sa position à la topographie du sol qui défilait sous son nez, mais la tempête commençait à recouvrir celui-ci d’une couche de blanc uniforme et monotone. Il n’avait aucun moyen de se repérer à la nature de la roche ou de la terre en dessous de lui, ni de s’orienter par rapport aux étoiles. Il s’obstina encore pendant une heure, puis se résigna à la vanité de ses efforts.

Cela ne lui laissa plus que sa peur à l’esprit.

Les Marats les avaient capturés, Ombre et lui. Bien que physiquement ils ressemblent beaucoup à des Aléréens, ils n’étaient pas vraiment humains et n’en avaient jamais montré le désir, préférant rester des barbares primitifs qui mangeaient leurs ennemis morts au combat et s’accouplaient avec des bêtes. S’ils étaient incapables de manier les furies, ils le compensaient par la force physique brute, un courage qui tenait plus de la folie que de la vertu, et des nombres importants qui peuplaient les contrées sauvages et inexplorées commençant à l’est de l’ultime fort de la légion, Garnison.

Quand les Marats avaient envahi la vallée, tuant le Princeps et anéantissant ses légionnaires jusqu’au dernier, ils n’avaient pu être repoussés que grâce à d’abondants renforts envoyés de tout Aléra et au prix d’un combat violent et acharné. Et voici qu’ils étaient de retour, probablement pour attaquer par surprise – or Tavi les avait vus et connaissait leurs plans.

Qu’allaient-ils lui faire ?
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La beauté du Memorium du Princeps lui aurait coupé le souffle si sa course et ses cris ne l'avaient déjà fait.

Bien qu'au-dehors la tempête continue à faire rage, que les éclairs déchirent le ciel et que la pluie et le tonnerre martèlent toujours le sol, tous ces bruits ne lui parvenaient que de façon très distante et totalement incongrue. La terre avait beau trembler et l'air quasiment s'enflammer de fureur, on n'entendait à l'intérieur du Memorium que le clapotement de l'eau, le crépitement du feu, et un silence presque méditatif que ne venait rompre que le pépiement d'un oiseau somnolent.

L'intérieur du dôme, dont les murs s'élevaient tout lisses jusqu'au plafond six mètres plus haut, n'était pas fait de marbre, mais de cristal. La lumière de sept feux, brûlant sans combustible apparent tout autour de la pièce, s'y reflétait, s'y réfractait et s'y scindait en arcs-en-ciel qui tournoyaient avec une grâce alanguie à l'intérieur des murs cristallins. Le sol au centre du dôme était recouvert d'une eau aussi calme et lisse que du verre d'Amarante. Tout autour de la mare poussait une végétation luxuriante : buissons, herbe, fleurs, arbustes même, arrangés aussi élégamment que si un jardinier en prenait soin.

Entre chaque feu, le long des murs, se trouvaient sept armures, portant chacune la cape rouge, le bouclier de bronze et l'épée à garde d'ivoire de la Garde Royale. Elles étaient posées, silencieuses et vides, sur des statues de pierre sombre à peine ébauchées, éternellement vigilantes, les fentes de leur casque fixées sur celui dont elles avaient la garde.

Au centre de la mare s'élevait un bloc de basalte noir, sur lequel reposait une forme pâle, une statue du marbre blanc le plus pur, représentant un jeune homme. Celui-ci avait les yeux fermés, comme s'il dormait, et les mains jointes sur la poitrine et le pommeau de son épée. Une cape luxueuse le drapait, recouvrant une épaule, et il portait en dessous un plastron de soldat. À ses pieds était posé un casque de marbre pâle portant les armoiries de la Maison de Gaius. Il avait les cheveux ras, les traits fins, beaux, et semblait dormir paisiblement. S'il avait été de chair et de sang, Tavi se serait attendu à le voir se relever, coiffer son casque et vaquer à ses affaires, mais le Princeps était mort bien des années auparavant, avant sa naissance.
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- Je crois que les hommes assoiffés de pouvoir sont capables de presque tout. Kord voit dans le pouvoir quelque chose qui lui permet de satisfaire ses désires, plutôt qu’un instrument pour protéger et servir ceux qui lui sont assujettis. C’est une attitude stupide, et qui lui vaudra un jour ou l’autre d’être tué, mais en attendant, ça le rend dangereux.
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Il y a deux espèces de criminels dans le monde. Ceux qui ne pensent même pas qu’il puisse y avoir au monde quelqu’un qui compte à part eux. Et ceux qui pensent qu’il existe quelque chose qui compte plus que n’importe quelle vie, y compris la leur.
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