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Philippe Rouard (Traducteur)
EAN : 9782277239482
381 pages
Éditeur : J'ai Lu (04/01/1999)
4.16/5   115 notes
Résumé :
2024. Dans ce qui reste des États-Unis, la peur et la violence règnent partout. Octavia Butler, qui se définit comme un outsider et sait que parler du futur est souvent la meilleure façon de parler du présent, est une jeune femme afro-américaine, ce qui explique sa vision dérangeante.
Évoquant le Président Donner, élu des U.S.A. d'un futur proche, le narrateur affirme ainsi : Donner [...] espère [...] suspendre les mesures de protection sociale, jugées trop ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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thimiroi
  28 mai 2017
Ce livre est mon premier coup de coeur de l'année.
Ce roman est l'oeuvre d'une écrivaine noire, Octavia Butler. C'est la voix si singulière de sa narratrice, une jeune femme noire et empathique, nommée Lauren, qui lui donne son originalité et son intensité.
L'action se passe en 2024 aux Etats-Unis, les structures étatiques se sont effondrées sans qu'il nous soit donné une explication, l'insécurité règne partout.
Lauren, vit dans une petite communauté qui parvient à peu près à subvenir à ses besoins.
Elle tient un journal : la vie de cette petite communauté, les relations entre ses différents membres, et notamment les relations entre Lauren et son père, les petits incidents sont restitués avec le plus grand réalisme.
Dans ce journal, elle élabore une religion du changement, Semence de la Terre, une religion qui s'accorde parfaitement avec le monde instable qui est le sien.
Elle prévoit le pire pour sa petite communauté ; et le pire finit par arriver : sa communauté est détruite.
La deuxième partie du roman est absolument bouleversante.
Comment échapper aux prédateurs quand l'esclavage réapparaît ? Comment échapper à la mort quand les crimes racistes se multiplient ? Comment se défendre quand on ressent les blessures que l'on inflige ?
L'identification du lecteur à Lauren est totale, il partage au plus profond de lui-même les interrogations et les souffrances de la narratrice à la tête d'un petit groupe qui cherche désespérément à survivre.
Le journal de Lauren met en scène des êtres humains capables du meilleur comme du pire : alors que certains pillent, violent, tuent, d'autres se sacrifient pour que leurs compagnons puissent continuer leur route et gagner un lieu plus sûr...
Un livre magnifique.
P.-S. : le roman a été récemment réédité par les Editions Au Diable Vauvert.
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jamiK
  07 juillet 2021
Hem hem ! du post-apocalyptique, j'avoue que j'en ai un peu trop bouffé ces dernières années, je sature un peu. Et le personnage est la fille d'un pasteur, le thème religieux est aussi très présent, et j'ai toujours une certaine méfiance vis à vis de ce sujet, surtout dans la SF. Alors je me suis lancé dans cette lecture avec quelques doutes, au bout d'une trentaine de pages, je me suis demandé si je n'allais pas le laisser de côté pour une autre fois. J'ai choisi de continuer, et j'ai bien fait.
Ce récit est écrit en 1993, il n'est pas dans le phénomène de mode actuelle, et reste assez éloigné des stéréotypes actuels, il se rapprocherait plutôt des oeuvres de Julia Verlanger ou surtout de David Brin, avec “Le facteur”, vu que l'action se déroule dans la même région. Alors si ce livre explore un thème vu et revu des milliers de fois, il apporte indéniablement sa pierre à l'édifice.
L'originalité de ce roman, c'est qu'il se passe non pas quand tout est devenu barbarie ou quand tout est en train de se reconstruire, mais qu'il raconte la montée progressive de la barbarie, avec le retour de l'esclavagisme, la corruption de la police, la libéralisation d'un capitalisme sans éthique (le président Donner du roman n'est pas loin dans ses idées d'un certain Donald Trump). L'aspect écologique est évoqué, avec cette situation de sécheresse sur les Etats-Unis qui entraîne la faim, la misère, la baisse de l'hygiène et la remontée du racisme… Sous certains points, ce monde ressemble encore un peu au nôtre, le travail salarié est encore une valeur en cours, la famille et les voisins se soutiennent, du moins dans certains quartiers épargnés, murés comme celui où vit Lauren. Mais on sent l'équilibre précaire et le Monde de Mad Max s'approche dangereusement.
Le traitement de cette évolution est présenté avec une rigueur réaliste qui rend le récit effrayant et passionnant, la tension est palpable. Et puis il y a ce personnage de Lauren qui est vraiment un des personnages les plus intéressant de la littérature post-apocalyptique, justement grâce à l'apport du thème de la religion. Elle se construit sa propre théosophie, comme un rempart contre le désespoir, et on suit au fil des pages cette construction comme la naissance d'une religion comme système de défense par la pensée, encore épargnée par les rites et les dogmes. L'approche est subtile, la raison de cette recherche se justifie dans l'évolution même de sa vie, l'auteure ne nous martèle pas de mystique ou de béatitude, mais au contraire, on suit le cheminement de la pensée de Lauren, comme une manière de survivre, une nécessité qui va justifier ses actes. La parabole du semeur est un texte des évangiles, avec son personnage, Octavia E. Butler nous en propose une interprétation face à la déliquescence de la civilisation. Avec cet aspect, ce roman va plus loin qu'un simple roman d'aventure, il explore le fond de la nature humaine, des manières de penser, et pour ne rien gâcher, en nous offrant de beaux moments d'émotions.
Est-ce que c'est le meilleur roman post-apocalyptique que j'ai lu ? J'en ai lu tellement, je ne pourrais pas l'affirmer, mais celui-ci est vraiment marquant, je ne l'oublierai pas de sitôt.
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Abyssinia
  15 novembre 2020
À la croisée entre dystopie, roman d'anticipation et roman post-apocalyptique, La parabole du semeur qui prend la forme d'un journal rédigé (doublement !) par une femme racisée, est un récit glaçant de vraisemblance avec notre monde actuel. À l'aide d'une plume précise et sagace, Octavia E. Butler aborde des thèmes profonds qui permettent un équilibre avec la violence dépeinte au sein du récit. La personnage de Lauren, qui souffre d'hyperempathie, expose des itinéraires, physique mais également réflexif sur l'impératif d'un bouleversement imminent, d'une nouvelle éthique de vie, dont la connotation religieuse forte peut parfois craindre la naïveté et un malaise dans la lecture.
Plus passionnant encore, l'autrice alarme sur nos choix de vie dévastateurs pour l'unvers et propose de nouveaux fondements, basés sur l'entraide et le collectif sans omettre les failles humaines et individuelles de chacun·e. C'est un roman de survie qui se dévore et qui éclaire sur l'importance de l'instruction, de la parole, souvent dévitalisée au sein des régimes républicains et dictatoriaux, comme moyens contre la barbarie. Saluons cette pilière de l'afro-futurisme qui élève la dignité humaine et animale face à une société autoritaire, corrompue et déviante.
[dans le cadre de l'opération masse critique. Merci à Babelio et Au diable Vauvert pour l'envoi de ce livre]
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JustAWord
  25 janvier 2021
Figure majeure de la littérature moderne, Octavia E. Butler reste malheureusement relativement peu connue dans l'Hexagone. Grâce à la réédition poche de l'éditeur Au Diable Vauvert de son cycle le plus célèbre, la série des Paraboles, l'occasion semble trop belle pour ne pas se pencher sur l'oeuvre et la plume de cette grande écrivaine.
Publié en 1993, La Parabole du semeur forme un diptyque avec sa suite — La Parabole des talents — parue 5 ans plus tard. Incapable de poursuivre la série, Octavia abandonne purement et simplement les quatre autres opus initialement prévus. Ce qui n'empêche pourtant pas La Parabole des Talents de récolter une pelletée de prix dont le fameux prix Nebula en 1999.
Mais revenons d'abord à La Parabole des Talents, premier volet aussi visionnaire que passionnant qui nous emmène dans le futur…en 2024 !
Journal de Nuit
Nous sommes aux États-Unis d'Amérique ou, du moins, ce qu'il en reste. Laissés exsangues par un président incapable et désormais entre les mains d'un autre président tout aussi incapable et déterminé de surcroît à appliquer une politique populiste et régressive, les USA semblent mourir à petit feu.
Lauren Olamina, une adolescente noire de 15 ans, habite à Robledo, une petite ville près de Los Angeles. Son père et sa belle-mère ainsi que ses frères survivent à l'abri des murs de leur quartier tandis qu'à l'extérieur la situation se dégrade de jour en jour. La pauvreté galopante se noie dans une violence décomplexée alors que les institutions fédérales comme les pompiers ou la police tombent en ruines. Dans leur communauté, Lauren et les siens pensent pouvoir vivre en paix tant que tout le monde s'entraide et se soutient mutuellement. Mais la réalité va très vite les rattraper…
Lauren, de son côté, est convaincue que la catastrophe est inévitable, qu'il faut s'y préparer et savoir y répondre. de façon violente si nécessaire. Mais son père, un pasteur baptiste (qui renvoie évidemment à l'éducation baptiste d'Octavia E. Butler elle-même), ne voit pas les choses du même oeil, ni sa belle-mère Cori. Seul son grand-frère semble conscient de la triste réalité du dehors, une réalité qui finira d'ailleurs par l'engloutir corps et âme.
Lauren a surtout un autre problème : elle est hyperempathe, c'est-à-dire qu'elle ressent physiquement la douleur des autres. Pire, elle saigne lorsqu'une autre personne à proximité saigne. Peut-être poussée par ce don qui a tout d'une malédiction, Lauren se met à tenir un journal intime et à écrire un livre saint rien qu'à elle pour accoucher d'une nouvelle religion, celle de la Semence de la Terre. Un système de croyances qui repose avant tout sur le Changement et sur la capacité de l'homme à chercher au-delà du présent pour envisager l'avenir et les étoiles. Mais que peuvent les vers de la jeune Lauren quand le monde se consume dans les flammes de la violence et de la terreur ?
Les similitudes initiales entre La Parabole du Semeur et Journal de Nuit, chef d'oeuvre intemporel de Jack Womack sorti la même année, sont troublantes. Deux adolescentes, deux journaux intimes, deux visions des États-Unis à bout de souffle, deux passages à l'âge adulte confrontés à un monde extérieur impitoyable et deux récits émouvants en diable.
Pourtant, les objectifs d'Octavia E. Butler ne sont sensiblement pas les mêmes que ceux de Jack Womack qui s'intéresse beaucoup plus à la perte de l'innocence et à la découverte d'une sexualité complexe en temps de guerre civile. La Parabole du Semeur n'a pas la même envie, surtout que notre narratrice, Lauren, n'est pas une innocente, elle a déjà bien compris le fonctionnement et la cruauté du monde qui l'entoure.
Le livre d'Octavia E. Butler explore un futur terrifiant pour nous parler de féminisme, de la condition noire et de la foi. Mieux, Octavia, derrière cette façade horrifiante, aspire à l'utopie.
Un monde qui brûle
Mais avant d'y parvenir, et durant la moitié de l'ouvrage, Octavia E. Butler nous fait pénétrer dans cette petite communauté à peine isolée de l'horreur extérieure par un mur bien frêle. Dans sa description minutieuse de l'existence de la famille Olamina, l'américaine laisse régulièrement suinter la violence extrême et la pauvreté qui règnent dans le reste de Robledo. Cannibalisme, viol, meurtre, torture… les hommes régressent à l'état de bêtes devant l'effondrement de leur système et les propositions alternatives semblent autant de pièges pour les gens désespérés. Comme dans cette ville rachetée par une compagnie industrielle et dont les habitants sont destinés à devenir des esclaves en échange de leur sécurité. Octavia reste tout du long très pessimiste sur les possibilités des États-Unis à se relever une fois le coup de grâce porté. Les autorités, et notamment la police, apparaissent comme aussi peu rassurantes que les bandes et les drogués à la pyro, cette drogue qui force son consommateur à tout brûler pour jouir au maximum de ses effets narcotiques. Bouffée par la violence, l'Amérique retourne à ses origines, lorsque celui qui avait le flingue faisait la loi et où les autres creusent selon le bon vouloir du porteur dudit flingue. Étonnamment, l'américaine nous propose une héroïne jeune mais lucide, capable de comprendre que la survie des siens passe par la mort de ceux qui les menacent et que l'utopie qu'elle recherche ardemment ne pourra se passer d'une certaine dose de violence. Une lucidité qui semble intimement liée à son identité.
Dieu est diversité
Lauren n'a en effet pas le profil d'une victime mais d'une survivante, d'une meneuse. Loin de s'apitoyer sur son sort, elle se prépare et réfléchit constamment à demain. Peut-être que sa couleur de peau et son sexe y sont pour quelque chose. Durant les 361 pages de ce récit, Octavia E. Butler soulèvera constamment la question de la femme noire dans un monde d'hommes et de blancs allant jusqu'à travestir son héroïne pour qu'elle n'attire pas les regards une fois sur les routes. Dans le monde imaginé par Octavia, les pires choses se produisent : un père prostitue ses filles, un homme exploite plusieurs épouses à son domicile, des riches propriétaires prennent des esclaves… Prémonitoires, les visions d'horreur qui émaillent le récit révèlent les choses dont sont capables l'homme envers la femme, d'autant plus quand celle-ci est noire. La question raciale va d'ailleurs dans les deux sens et les noirs finissent, naturellement, par se méfier des blancs, même quand lesdits blancs ont grandi avec eux depuis tout petits. En jetant Lauren sur les routes californiennes, Octavia E. Butler finit par constituer un petit groupe hétéroclite où la mixité et la diversité deviennent des règles tacites. Comme si, pour vaincre la ségrégation et la misogynie extérieure, il fallait se serrer les coudes peu importe la race ou le sexe. Cette aspiration à un monde divers se retrouve dans le message spirituel apporté par Olamina. Un message qui s'inspire forcément de sa condition d'empathe qui lui fait à la fois ressentir les plus profondes souffrances comme étant les siennes mais qui la pousse également à abréger le plus rapidement l'agonie des autres. Un don et une malédiction en somme.
…une Utopie ?
Mais c'est au final par cette nouvelle religion que l'américaine choisit de terminer son récit. Sorte de bouddhisme/soufisme améliorée, La Semence de la Terre choisit le Changement comme vecteur principal du mystique et du spirituel, un changement vers un monde meilleur, vers un Paradis qui ne serait plus attendu mais modelé par l'homme et recherché par delà la Terre elle-même, dans notre Système Solaire et plus loin encore. La nouvelle communauté formée par Olamina semble porter les graines d'un changement total de mentalité, une façon d'enterrer les morts et le passé, de construire quelque chose de nouveau, faisant fi de la couleur de peau et du sexe des uns et des autres pour quelque chose de plus juste et équitable. Une entreprise difficile dans un monde en perdition mais qui marque bien l'optimiste final d'une Octavia E. Butler envers un genre humain pourtant bien condamnable. Pas candide pour un sou malgré son envie de cultiver un nouveau jardin, l'écrivaine explique de cette façon que si une seule graine d'humanité, aussi infime et dénuée d'espoir qu'elle semble à l'origine, arrive à se fixer et à fleurir, à museler ses vices et à modeler l'univers, alors, peut-être qu'au fond, nous seront tous sauvés à la fin.
Avec La Parabole du semeur, Octavia E. Butler nous offre un récit visionnaire qui analyse avec une justesse impressionnante les problématiques actuelles du racisme, du féminisme et de l'écroulement social à l'aune d'un capitalisme impitoyable. En ajoutant une part spirituelle à sa vision pourtant résolument terrifiante de l'avenir, l'américaine nous montre une voie possible — difficile mais possible — où l'être humain égoïste et intolérant pourra enfin se libérer de ses chaînes.
Lien : https://justaword.fr/la-para..
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MarieC
  26 juillet 2014
Une jolie surprise que ce petit roman post-apocalyptique. Un coup d'oeil sur le palmarès de l'auteur le laissait entendre : deux prix Hugo, un Nebula et quelques autres...
En 2034, l'humanité souffre de tous les cataclysme qu'elle a provoqué : dérèglement climatique, pauvreté, épidémie, violence, guerre... Les Etats-Unis ne sont plus qu'un état de papier, dont les lois n'empêchent pas l'esclavage de se développer. Lauren y vit dans une enclave protégée par un mur, où une petite communauté survit presque confortablement. Mais Lauren est une adolescente lucide : elle comprend bien que le mur ne les protégera pas toujours de l'extérieur, et qu'il faut se préparer au pire pour survivre. Cette idée se développe chez elle sur une tonalité presque religieuse. Elle la développe dans un curieux livre, Semence de la Terre. Et quand finalement le mur cède, la voici partie sur la route, avec deux autres survivants, armée de sa volonté de survivre et de ce curieux évangile.
L'intrigue de ce roman, bien qu'assez classique, est fort bien menée, et à mon sens, sur un rythme idéal. Les actions s'enchainent rapidement, en laissant tout de même le temps d'installer des personnages secondaires crédibles et attachants. le pasteur, père de Lauren, est particulièrement réussi, ainsi que plusieurs personnages masculins. J'ai trouvé le personnage de Lauren particulièrement bien vu. L'évolution psychologique de cette adolescente, fondatrice d'une nouvelle religion me parait particulièrement bien décrite : on la voit passer de la simple adoption des idées de son père à un point de vue étayé sur une analyse lucide de la situation, puis à une philosophie de la vie qu'elle formule pour elle même avant de la proposer aux autres... Original et bien vu !
Une lecture que je recommande
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
LaGeekosopheLaGeekosophe   15 mai 2021
J'ai choisi dans l'évangile selon Saint Luc le chapitre 18 : le juge inique et la veuve importune, versets 1 à 8. J'ai toujours aimé cette parabole sur la prière, la persévérance et l'humilité. Une veuve demande justice contre son adversaire et persévère tant et si bien dans sa demande que le juge, un homme qui ne craint pas Dieu et n'a de considération pour personne, finit par lui accorder ce qu'elle réclame pour avoir la paix.
Moralité : le faible peut toujours vaincre le fort s'il persiste. Persister est quelquefois dangereux mais toujours nécessaire.
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LeCombatOculaireLeCombatOculaire   18 juin 2019
Tes maîtres
Sont tout autour de toi.
Tout ce que tu perçois,
Tout ce que tu éprouves,
Tout ce qui t'es donné,
Et tout ce qui t'est dérobé,
Tout ce que tu aimes ou détestes,
Tout ce dont tu as besoin ou peur,
Tout cela t'apprendra...
Si tu veux apprendre.
Dieu est ton premier
Et ton dernier maître :
Subtil,
Exigeant.
Apprendre ou mourir.
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LeCombatOculaireLeCombatOculaire   18 juin 2019
Ne crée pas d'images de Dieu.
Accepte celles
Que Dieu a créées.
Elles sont partout,
Elles sont dans tout.
Dieu est Changement,
De la graine à l'arbre,
De l'arbre à la forêt,
De la pluie à la rivière,
De la rivière à la mer,
De la larve à l'abeille,
De l'abeille à l'essaim,
De l'unique au multiple,
Du multiple à l'unique.
Toujours s'unissant, croissant,
Disparaissant,
Changeant à jamais.
L'univers
Est l'autoportrait de Dieu.
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jamiKjamiK   24 juillet 2021
Plus personne ici ne croit aux politiciens et à leurs discours. Ils n’ont jamais cessé de nous promettre le bien-être et la sécurité. Pour les dirigeants de ce pays, le programme spatial est une vitrine. Ohé, nous, les Américains, on est capables d’aller sur Mars, on peut créer des colonies spatiales, on est toujours une grande et belle et entreprenante nation.
Ouais.
On n’est plus une nation ni rien depuis belle lurette, mais je suis heureuse qu’on soit encore dans l’espace. Quand on vit dans une fosse septique, on peut rêver d’habiter le ciel, non ?
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LeCombatOculaireLeCombatOculaire   18 juin 2019
Ça fait maintenant une douzaine d'années que sont découverts de nouveaux mondes et des preuves de vie dans quelques-uns d'entre eux. J'ai beaucoup écouté et lu à ce sujet et j'ai constaté qu'après de vives polémiques tout le monde tend à reconnaître l'existence d'une vie sur quelques-unes de ces planètes. Bien sûr, personne ne sait si cette vie extrasolaire n'est rien d'autre que quelques trillons de microbes. Les spéculations vont bon train mais personne n'a encore établi de communication avec les êtres censés habiter ces mondes lointains.
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