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ISBN : 2746734915
Éditeur : Autrement (20/08/2014)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 374 notes)
Résumé :

« Ces hommes qui sont tous nés dans le même hôpital, qui ont grandi ensemble, fréquenté les mêmes filles, respiré le même air. Ils ont développé une langue à eux, comme des bêtes sauvages. »

Ils étaient quatre. Inséparables, du moins le pensaient-ils. Arrivés à l’âge adulte, ils ont pris des chemins différents. Certains sont partis loin, d’autres sont restés. Ils sont devenus fermier, rock star, courtier et champion de rodéo.

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Critiques, Analyses et Avis (133) Voir plus Ajouter une critique
tynn
  21 novembre 2014
Ils sont Hank, Lee, Ronny, Kip, copains d'avant, copains toujours, aux liens amicaux forts de souvenirs d'adolescents dans leur Wisconsin natal.
Little Wing est, et sera toujours leur ville.
Ils sont devenus hommes, aux destinées diverses, en fortune, réussite, gloire et bonheur personnel.
Leurs voix et celles de leurs proches se croisent dans des chapitres qui parlent de fraternité, de loyauté, de rêves et de nostalgie.
Certains recherchent le bonheur d'un passé chargé de promesses ou endurent une vie de futilités et d'occasions ratées, d'autres se retournent sans regret en savourant le bonheur présent quand d'autres encore, sans avenir, "s'emmerdent mortellement".
En accompagnant ces vies d'hommes qui n'arrivent pas se quitter, un sentiment de plénitude ressort à travers les valeurs essentielles d'une existence simple et sereine, dans la tranquillité campagnarde de l'Amérique profonde, éloignée des artifices de la célébrité et de la frénésie citadine.
Un livre qui décortique le sentiment d'appartenance à un lieu et à une enfance, qui évoque la puissance de la fidélité et le mystère de l'amitié.
C'est un premier roman réussi, un peu triste, un peu mélancolique, un peu romantique. Néanmoins, l'atmosphère est y confortable, on s'y sent très bien, on passe un très bon moment, car l'écriture est juste, descriptive, évocatrice de quiétude.
J'ai regretté la chute, un peu improbable, mais l'ensemble est une belle surprise.
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soleil
  05 septembre 2014
Dès que j'ai commencé à lire ce roman, j'ai su ; j'ai su que j'aimerai ce livre, que j'aimerai ces hommes, que j'aimerai l'amitié qui les relie, que j'aimerai leur ville et la vie qu'ils y ont construite. L'amitié mise en exergue dès le début avec un des protagonistes fragile, un autre qui prend sa défense lorsque celui qui apparaît comme le moins sympathique des quatre met à mal cette amitié par du dédain, des maladresses. J'ai d'ailleurs pris parti, bien heureuse du retour de boomerang pour l'un des quatre ; pourtant, quelques pages plus tard je réaliserai que j'avais tort car les hommes évoluent et au fil des pages, celui que j'aime le moins regagnera mon estime. Quatre hommes dont le physique, la profession et le mode de vie diffèrent. Pourtant ces quatre là s'aiment, se soutiennent, s'opposent parfois et malgré une ligne de caractère qui semble immuable telle une ligne droite, on assiste à certains moments à des faiblesses, des fautes ou a contrario à une attitude qui s'améliore, à des remords, des remises en question.
Dès les premières pages j'ai redouté la fin car je ne savais pas quelle option l'auteur allait choisir et à trois pages de la fin je n'étais pas sûre de l'issue choisie par l'auteur. le roman allant s'achever, j'ai eu peur qu'il se termine en queue de poisson et que je sois déçue. Or je ne voulais pas l'être après ce que j'avais ressenti aux côtés de Hank, Lee, Ronny et Kip. Tel ne fut pas le cas.
Je l'ai refermé avec beaucoup d'émotion, heureuse de les avoir suivis, cotoyés.
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carre
  27 octobre 2016
Nicholas Butler dresse le portrait de trentenaires qui se retrouvent dans leur ville d'enfance, chacun a construit sa vie, et les chemins comme toujours se sont séparés. Ces retrouvailles vont être l'occasion de dévoiler des secrets qui pourraient mettre à mal leur amitié.
Butler aime ses personnages, il leur donne chair avec une empathie évidente. Il y a tout du long de ce roman une mélancolie, une nostalgie de ces moments ou on refait le monde, ou l'on se remémorent un verre à la main les souvenirs d'une jeunesse plus ou moins bien vécue. J'ai beaucoup aimé ces personnages terriblement attachants, le couple Hank et Beth, Lee rock star qui aime se ressourcer sur les terres de son enfance, Ronny ex star de rodéo lui aussi de retour ou encore Kip (le moins sympathique peut-être) revenu monter une grosse affaire à Little Wing. le roman ausculte les liens qui les unis, comment l'amitié malgré les années, les malentendus, les petites trahisons, est au dessus de tout. Je ne serais pas surpris de voir cette histoire adaptée au ciné, il y a une belle matière !
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Sando
  25 août 2014
Ils ont grandi ensemble, à Little Wing, une petite ville du Midwest américain. Malgré les années, ils sont restés soudés les uns aux autres, unis par une complicité indéfectible et une compréhension mutuelle. Beth et Hank se sont mariés et ont choisi de rester à Little Wing pour reprendre l'exploitation agricole de leurs parents. Quant à Ronny, l'ancien champion de rodéo, il a bien essayé de partir plusieurs fois, mais ses pas l'ont toujours ramené sur sa terre natale où, depuis son accident lié à l'alcool, chacun veille sur lui.

Kip aussi est revenu, après neuf ans passés comme courtier à Chicago, afin de monter une affaire à Little Wing avec sa jeune femme Felicia. Seul Lee a réussi à prendre son envol. Devenu une célèbre rock star, il parcoure le monde pour donner des concerts qui font salle comble, fréquente les plus belles femmes, touche des millions. Malgré ça, il n'oublie jamais d'où il vient, cette terre qui l'a inspiré et lui a donné les clés de la réussite, la seule à pouvoir le combler. Alors, à chaque retour de Lee, la bande se réunit pour partager ce qu'ils ont de plus précieux : une amitié sincère et décomplexée, qui leur permet de renouer avec qui ils sont vraiment. Mais aucune amitié n'échappe à la nostalgie, aux regrets ou à la jalousie et l'éloignement et la réussite de certains pourraient bien créer des tensions au sein du petit groupe…

« Retour à Little Wing » est le premier roman de Nickolas Butler et l'auteur fait d'ores et déjà preuve de beaucoup de talent lorsqu'il s'agit de dépeindre les émotions et les états d'âme de ses personnages. Il y a une finesse et une sensibilité qui ne peut que toucher le lecteur et l'inciter à se sentir concerné par le sort des habitants de Little Wing. La force de l'écriture tient au fait qu'il s'agit d'un roman choral, offrant à entendre cinq voix différentes, celles de Hank, de Beth, de Lee, de Kip et de Ronny, qui se succèdent et permettent d'élargir les points de vue et de mieux saisir les différents liens qui les unissent. Chacun apporte un regard, une émotion qui lui est propre et qui enrichi le texte.

L'histoire, plutôt banale à première vue, recèle en réalité une grande force véhiculée par la beauté et la pureté de cet amour que chaque personnage voue à sa terre et aux siens. Il y a une unité, une complémentarité telles que l'on prend un véritable plaisir à se fondre dans ce décor où l'air est sain et la nature majestueuse. Très vite, on se retrouve submergé par la tendresse et la bienveillance qui unissent les différents protagonistes. Vous l'aurez compris, j'ai été complètement séduite par le charme et la simplicité de l'écriture de Nickolas Butler. « Retour à Little Wing » est un magnifique roman, sans prétention, véritable hymne à la terre, aux racines et à l'amitié. Un joli moment de lecture !
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spleen
  11 octobre 2014
Une belle ballade country qui parle d'amitié et d'amour et nous fait découvrir la petite bourgade rurale Little Wing dans le Wiscontin à travers le regard de quatre amis d'enfance.
Hank, le fermier, resté sur les terres familiales pour continuer l'élevage de vaches ; il est mariée à Beth, une jolie fille du pays.
Lee, devenu célèbre sous le nom de Corvus , chanteur et guitariste ; il revient dans sa ville entre deux tournées et y amène de temps en temps ses conquêtes...
Kipp, ancien trader ; il rachète une vieille fabrique , entrepôt où les copains se retrouvaient le soir quand ils étaient ados pour faire la fête ou attendre le lever de soleil.
Ronny, un ancien champion de rodéo; un peu diminué par l'alcool, il est épaulé par ses amis.
Chacun raconte à tour de rôle une part de son passé et les retrouvailles avec ses amis, parfois heureuses, parfois ombrageuses.
Il n'y a pas de grands coups de tonnerre, pas de coup de feu ni d'assassinats en pagaille, c'est une histoire tout en nuances, plus profonde qu'il n'y parait au départ , tendre même si la vie n'est pas toujours facile et si les caractères se heurtent, les souvenirs faisant parfois resurgir de vieilles rancunes et quelques secrets révélés qui font mal.
C'est une beau moment de lecture, reposant en écoutant American Pie chanté par Don Mac Lean !
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Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
BMRBMR   05 janvier 2016
[...] Nous l’invitions à tous nos mariages ; Lee était célèbre. Nous adressions les faire-part à sa maison de disques, dans un gratte-ciel new-yorkais, pour qu’elle lui transmette les enveloppes tape-à-l’œil en papier doré lorsqu’il était en tournée à Beyrouth, Helsinki ou Tokyo. Des lieux qui dépassaient notre entendement et nos moyens limités. Il envoyait des cadeaux qui nous parvenaient dans des cartons défoncés, ornés de timbres étrangers – foulards élégants ou parfums pour l’anniversaire de nos femmes, petits jouets précieux ou bibelots pour la naissance de nos enfants : hochets de Johannesburg, poupées russes en bois de Moscou, chaussons en soie de Taipei. Il lui arrivait de nous téléphoner – friture et échos sur la ligne, un chœur de gloussements de jeunes filles en fond sonore –, et l’on s’étonnait toujours de ne pas lui trouver une voix plus gaie. Des mois passaient avant qu’on le revoie, puis un jour il rentrait, hâve et barbu, les yeux fatigués mais pleins d’un soulagement heureux. Nous savions que Lee se réjouissait de nous voir, d’être à nouveau parmi nous. Nous lui donnions toujours le temps de récupérer avant de renouer, nous sentions qu’il avait besoin de décrocher et de retrouver son équilibre. Nous le laissions longuement dormir. Nos femmes lui apportaient des ragoûts et des lasagnes, des salades, et des gâteaux sortis du four. Il aimait sillonner sa vaste propriété en tracteur. Nous présumions qu’il appréciait la chaleur de la journée, le soleil et l’air frais sur son visage blême. Et la lenteur de ce vieux John Deere, fiable et patient. La terre qui fuyait sous ses pieds. Sa propriété n’était pas cultivée, bien sûr, mais il roulait dans les jachères, à travers les herbes et fleurs sauvages, une cigarette ou un joint au bec. Il souriait toujours sur ce tracteur, les cheveux ébouriffés, d’un blond clair au soleil, comme des aigrettes de pissenlit. Il avait un nom de scène, mais nous ne l’utilisions jamais. Nous l’appelions Leland ou simplement Lee, parce que c’était son nom. Il habitait dans une vieille école loin de tout, à une dizaine de kilomètres de notre ville de Little Wing, en pleine campagne. La plaque sur sa boîte aux lettres indiquait : « L. SUTTON ». Il avait construit un studio d’enregistrement dans l’ancien petit gymnase, dont il avait isolé les murs avec du polystyrène et une moquette épaisse. Ses disques de platine étaient accrochés aux murs, ainsi que des photos de lui côtoyant des stars de cinéma, des hommes politiques, des grands cuisiniers, des écrivains. La longue allée de gravier était criblée de nids-de-poule, mais ça ne suffisait pas à dissuader l’empressement de certaines jeunes femmes. Elles venaient du monde entier. Elles étaient toujours belles. Le succès de Lee ne nous avait pas surpris. Il n’avait jamais renoncé à sa musique. Tandis que nous autres allions à la fac, à l’armée, ou nous retrouvions piégés dans la ferme familiale, il s’était planqué dans un poulailler abandonné pour jouer sur sa guitare déglinguée, plongé dans le silence du fin fond de l’hiver. Il chantait d’une singulière voix de fausset capable de vous arracher des larmes, certains soirs autour du feu, dans les ombres imprévisibles projetées par les flammes jaune orangé ou la fumée noire et blanche. Il était le meilleur d’entre nous. Il écrivait des chansons sur notre coin du monde : les champs de maïs à perte de vue, les forêts reboisées, les collines bossues et les vallons striés. Le froid tranchant comme une lame, les journées trop courtes, la neige, la neige, la neige. Ses chansons étaient nos hymnes – nos porte-voix, nos micros, nos poèmes de juke-box. Nous l’adorions ; nos femmes l’adoraient. Nous connaissions toutes les paroles de ses chansons, et parfois, nous y figurions.
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missmolko1missmolko1   30 mai 2018
Avec les enfants, les bébés, il est possible d’attendre trop longtemps. Mon père disait toujours : « A trop hésiter, on se perd. » Pour les hommes, ça n’a pas d’importance. On peut être roi à quatre-vingts ans, baver sur le trône, a peine capable de garder la couronne sur la tête : ça n’empêche pas de faire un enfant a une belle jeune femme. Mais pour les femmes, c’est différent. Toute cette histoire d’horloge… c’est vrai. Réfléchissez-y. Une fois par mois, l’ovule effectue sa descente, comme accroché a un petit parachute, et il atterrit dans une vallée de sang. Encore faut-il savoir que l’œuf est là, espérer que les conditions soient parfaites, que l’ovule soit bel et bien arrivé, qu’il y ait des ovules. Et que le parachute se soit bien ouvert exactement au bon moment. Tout cela relève d’une précision d’horloger, comme le mécanisme d’un système complexe et délicat. Et lors des nuits passées au côté de Felicia, j’entendais son tic-tac et ça me foutait une trouille d’enfer.
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EnmargedesmotsEnmargedesmots   31 août 2014
Quand je n’avais nulle part d’autre où aller, je revenais ici. Quand je n’avais rien, je revenais ici. Je revenais ici et je créais quelque chose à partir de rien. Je pouvais vivre pour trois fois rien ; il n’y avait rien où dépenser de l’argent, personne à impressionner. Les gens d’ici s’intéressent uniquement à ta conscience professionnelle, ton amabilité et tes compétences. J’étais revenu ici et j’y avais trouvé ma voix, comme un truc qui serait tombé de ma poche, comme un souvenir depuis longtemps oublié. Et chaque fois que je revenais, j’étais entouré de gens qui m’aimaient, qui tenaient à moi, qui me protégeaient sous une espèce de cloche de tendresse. C’est ici que j’entends tout : le monde qui palpite différemment, le silence qui raisonne comme un accord joué il y a une éternité, la musique dans les trembles, les sapins, les chênes et même les champs de maïs desséchés. p.77.
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PiertyMPiertyM   01 juillet 2015
Pour moi, c'est ça, l'Amérique : des pauvres gens qui jouent de la musique, partagent un repas et dansent, alors que leur vie entière a sombré dans le désespoir et dans une détresse telle qu'on ne penserait jamais qu'elle tolère la musique, la nourriture ou l'énergie de danser. On peut bien dire que je me trompe, que nous sommes un peuple puritain, évangélique et égoïste, mais je n'y crois pas. Je refuse d'y croire.
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claraetlesmotsclaraetlesmots   28 octobre 2014
On pense que l'univers est stable, qu'il se déploie dans l'espace sous nos pieds, jour et nuit, au grand soleil ou sous la pluie. Puis un jour, on décroche de la planète et on part à la dérive dans le cosmos, où tout ce qu'on croyait vrai - toutes les lois qui régissaient nos vies avant, toutes les règles et les normes qui cimentaient les choses et qui nous tenaient en place–, tout a disparu. Plus rien n' a de sens. L'apesanteur a disparu. L'amour a disparu.
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Nickolas Butler au Festival America.
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