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Éditeur : Alisio (01/05/2018)

Note moyenne : 3.2/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Août 1944. Après une enfance heureuse en Pologne, Élie Buzyn subit l'indicible : la déportation, l'assassinat des siens, Auschwitz puis la marche de la mort jusqu'à Buchenwald. Il a 15 ans.
Le camp est libéré le 11 avril 1945. Comment, alors, retourner à la vie ? Porté par les voix du passé, il reconstruit ailleurs ce qui a été détruit. Étrange périple de Buchenwald à la France, en passant par la Palestine et l'Algérie, étrange voyage de la mort à la vie.
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
isachon42
  02 juillet 2018
A 15 ans, quand la mort rôde jour après jour, comment peut-on survivre à l'innommable ?
Comment peut-on se reconstruire physiquement et psychologiquement lorsque l'on a vécu l'enfer des camps et la terreur permanente ?
De Lodz (Pologne) ou il est né en 1929, et après une déportation à Auschwitz, puis Buchenwald, Elie BUZYN, après 50 ans de silence
nous fait partager dans ce poignant livre « J'avais 15 ans – vivre, survivre, revivre » sa lente et longue« re-naissance » à cette monstrueuse déshumanisation.
Orphelin après la brutale rupture des liens familiaux - il verra exécuter son frère sous ses yeux, et ses parents seront « exterminés » dans les chambres à gaz - privé de jeunesse, privé des droits les plus élémentaires, le corps et l'esprit anéantis par les mauvais traitements, la maladie et l'absence de toute hygiène, comment surmonté cette barbarie nazie ?
L'engagement total dans sa vie professionnelle – il deviendra un éminent Chirurgien-Orthopédique – et dans sa vie familiale Elie BUZYN l'aideront à aller de l'avant et à surmonter ses séquelles multiples.
Ce livre est un passage de témoin avec ce récit tout en sobriété et pudeur qui nous montre la difficile réadaptation à « la vie normale ».
Et comme le dit Elie BUZYN dans un extrait : « Impossible de restituer de telles férocités. Les mots ou les images sont impuissants à décrire un tel chaos, une réalité à ce point inhumain. »
Je remercie BABELIO et les éditions ALISIO pour m'avoir fait partager ce devoir de mémoire, qu'il faut maintenir pour ne pas que ça recommence, car le MAL est difficile à éradiquer.
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belette42
  12 juillet 2018
Elie est un jeune juif polonais qui vit paisiblement avec ses parents, son frère et sa soeur jusqu'à ce que la seconde guerre mondiale éclate. Sa vie va alors être bouleversée à jamais (période vivre).
Il a 15 ans lorsqu'il connaît l'horreur des camps de concentration. Il sera un des rares adolescents à en sortir vivant (période survivre).
Elie est devenu chirurgien orthopédiste après de nombreuses difficultés. Il souhaite réparer les corps. Il est brillant, pourtant il se cherche en tant qu'humain, en tant qu'homme libre. Après de nombreuses années, il comprend que le devoir de mémoire est important : il participe à des séjours de mémoire à Auschwitz et décide d'écrire ce livre (période revivre).
C'est un beau livre, témoignage, sur le devoir de mémoire mais aussi sur la résilience. le récit est tout en sobriété, pudeur, et humilité.
Les témoignanges à la fin dyu livre nous éclairent encore plus sur cet homme. Il est tiraillé entre sa vie d'adolescent, libre et heureuse entouré de sa famille et celle de l'homme rescapé des camps.
Bref, lisez-le!
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MademoiselleMaeve
  20 mai 2019
Il y a quelques années, jamais je n'aurais lu J'avais 15 ans d'Élie Buzyn. Jamais. J'évitais tous les livres, tous les films qui parlaient de la Seconde Guerre mondiale. Je ne voulais pas mettre des mots et des images sur des histoires familiales. Et puis… Et puis, on change.
J'ai découvert que certaines histoires devaient être racontées et que c'était important de les écouter. Et que certains témoignages, aussi durs soient-ils, semblaient touchés par la grâce.
Élie Buzyn est arrivé à Auschwitz à 15 ans en 1944, mais son cauchemar a commencé bien plus jeune. En mars 1940, son frère a été abattu devant lui pour servir d'exemple. Quatre ans de travail forcé, puis la séparation avec sa famille et l'envoi à Auschwitz. Il est l'un des rares adolescents à sortir vivant de cet enfer. Durant des années, il ne dira rien. Il entreprendra des études de médecine pour soigner ceux que les nazis ont tenté d'éliminer : témoins de Jehova, malades psychiatriques, personnes âgées. Mais de son histoire, il ne dira rien. Jusqu'à un voyage à Auschwitz avec son fils. Il réalisera alors qu'il doit témoigner, afin de transmettre la mémoire des victimes de la Shoah.
Son livre, J'avais 15 ans, raconte Auschwitz, mais aussi l'après. La manière dont il a tenté de se reconstruire après avoir vécu de telles atrocités. Élie Buzyn a failli mourir mille fois. Il a tenu parce qu'il a fait une promesse à sa mère : « tu dois tout faire pour rester en vie, essayer de retrouver mes frères à Paris et leur raconter ce qui nous est arrivé ».
Il a décidé de soigner les autres, mais surtout les plus faibles, une revanche à prendre sur les nazis, une dette à payer pour des soins apportés par un médecin dans le camp.
Si vous espérez un témoignage très émouvant et larmoyant, vous serez dans doute déçu. Élie Buzyn est pudique. Les passages les plus éprouvants sont les mots de ses proches. Ceux qui racontent Élie. Je pense notamment à son ami Roland Amiach qui raconte pourquoi il dormait si peu. Dormir c'était risquer de ne jamais se réveiller. de se prendre une balle dans la tête. Certains réflexes restent.
Les éditions Alisio ont sorti un complément à J'avais 15 ans, il s'agit de Ce que je voulais transmettre, une interview d'Élie Buzyn qui permet d'aller plus loin, de répondre aux questions que l'on peut tous se poser sur la reconstruction, la foi, la famille.
Ces témoignages, celui d'Elie, mais celui de tous les autres survivants – je pense aussi à Charlotte Delbo, Élie Wiesel, Primo Levy, sont profondément marquants. Ils permettent de ne pas oublier ce que les hommes sont capables de faire, quand ils abandonnent leur humanité. Alors, même si c'est dur, même si cela manque de légèreté, même si on ne s'évade pas lors de certaines lectures, on se construit, on grandit. Et c'est cela aussi la force de la littérature.
Lien : https://mademoisellemaeve.wo..
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BernieCalling
  30 juin 2018
Tout d'abord merci à Babelio pour m'avoir sélectionnée pour lire ce livre.
Seulement, j'ai été un peu déçue.
Ce n'est pas le premier livre que je lis sur le sujet mais ici je n'ai rien appris.
Son histoire est tellement survolée qu'on ne ressent aucunes émotions, ni les sentiments qu'il cherche à nous faire passer.
Pour exemple l'histoire de sa soeur, on sait qu'il la retrouve et qu'elle se marie et puis c'est tout, lui qui se dit tellement attaché à sa famille, on finit par se poser des questions en le lisant.
Dans sa façon de s'exprimer et essayer de nous faire vivre son histoire, je l'ai trouvé très arrogants et antipathique, du coup j'ai été incapable de ressentir de la compassion durant tout son parcours devant si peu d'expansion.
Il dit les choses sans nous les montrer : "Je suis resté sept ans en Palestine"
Personnellement, j'ai trouvé que le travail de mémoire n'étais pas respectés. Encore une chance d'après les témoins à la fin du livre qu'il a l'air de mieux s'exprimer de visu que dans son livre.
Les témoignages à le fin me l'ont rendu un peu plus sympathiques que son histoire contée.
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CROCBOOKS
  21 juin 2018
C'est en continuant d'accomplir mon devoir de mémoire que j'annonce par écrit, mon grand retour sur la blogosphère ! Après une séparation en douceur, un déménagement précipité et un emménagement animé, je suis enfin en mesure de reprendre mon rôle de blogueuse littéraire à plein temps. Vous m'avez manqué tous autant que vous êtes :).
J'avais 15 ans. Vivre, survivre, revivre... est très bien écrit. Ce témoignage est accessible. Il s'adresse à tous les lecteurs désireux de se faire une idée générale des difficultés de réinsertion des prisonniers à la sortie des camps de concentration. Ce récit n'est pas pesant. Il ne contient pas trop de détails ce qui me laisse à penser que son auteur est un homme assez pudique.
Ce livre me fait m'interroger aussi : Pourquoi citer à plusieurs reprises Elie WIESEL (1928-2016) qui, pour beaucoup de monde est considéré comme un « escroc à la Shoah » ? Quelqu'un veut-il bien m'expliquer l'utilité des déclarations placées à la toute fin du livre ? Selon moi, elles ne sont pas nécessaires pour servir les propos de monsieur BUZYN.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   21 février 2019
Le projet de témoigner sur mon vécu de la déportation n'est pas fortuit. Il s'est imposé au fur et à mesure de mes fréquentes interventions dans différents lieux, en particulier auprès de scolaires et d'étudiants.
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Videos de Elie Buzyn (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Elie Buzyn
Le 8 mai, il y a tout juste 74 ans, l'Allemagne nazie capitulait et le monde découvrait l'ampleur de ses crimes. La Shoah, six millions de Juifs assassinés dans les camps. Aujourd'hui les témoins sont rares et nous leurs donnons la parole dans La Grande Librairie. Ginette Kolinka publie « Retour à Birkenau », chez Grasset, le récit de son arrestation à Avignon en 1944 et de sa déportation, avec son père, son frère et son neveu, à Auschwitz-Birkenau.  Dans « Ce que je voudrais transmettre », publié chez Alisio, Elie Buzyn a souhaité revenir, sous la forme d'un entretien, sur des sujets d'actualité qui le préoccupent. Il évoque son parcours d'ancien déporté.
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