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Michel Breitman (Autre)
EAN : 9782070370276
342 pages
Éditeur : Gallimard (03/05/1978)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 106 notes)
Résumé :
Il a suffi d'un livre, Le Désert des Tartares, pour mettre Buzzati au rang des plus grands écrivains.
Dans les contes qui composent l'Ecroulement de la Baliverna, la même magie opère. On est pris sous un charme étrange à la limite du plaisir et de l'angoisse. " Chacune de ces histoires est un saut périlleux, par-dessus le vide, ou l'escalade d'une face lisse, à pic et sans prises ", écrit Marcel Brion, de l'Académie française.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
HORUSFONCK
  27 mars 2021
Un de ces italiens de génie, Dino Buzzati... Bientôt cinquante ans qu'il m'emmène dans ses nouvelles qui me rappellent, parfois, les étranges tableaux du Chirico en sa première période surréaliste.
Buzzati n'est plus depuis longtemps, mais L'écroulement de la Baliverna et les autres récits offerts avec continuent de vivre quelque part dans ma mémoire.
comme des petits cailloux précieux qui tracent un chemin précieux.
On ne guérit pas, de Dino Buzzati.
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BrunoA
  17 avril 2013
Encore un recueil de magnifiques nouvelles de Dino Buzzati qui, à travers des contes et des métaphores, nous ouvrent à nouveau les portes de cet univers si particulier, entre l'irréel et les angoisses existentielles qui habitaient l'auteur.
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myriampele
  22 septembre 2014
Un très beau recueil de nouvelles! Encore une fois, je suis sous le charme de cette écriture entre réalité et fantasmes... entre joie et terreur! Les histoires commencent doucement, puis l'impossible surgit, et la réalité s'efface!!!!
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vincentf
  22 décembre 2019
Voici des récits simples – il ne s'y passe pas grand-chose – et pourtant quelque chose – quoi ? – échappe au lecteur, comme un mystère, une menace, une étrangeté. Soudain, des souris envahissent nos maisons, des gens changent sans raison, la foule se déchaîne sur une innocente. Parfois, c'est plus bizarre encore : voici une araignée géante, une machine à ralentir le temps qui tombe en panne, des extraterrestres. Pourtant, malgré l'étrangeté et la bizarrerie, tout ceci est raconté sans emphase, comme si l'extraordinaire naissait par un léger décalage de l'ordinaire, un grain de sable dans la roue trop bien huilée du quotidien, une rêverie imaginative d'un écrivain désoeuvré.
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DonaSwann
  12 avril 2016
Mes retrouvailles avec Buzzati, et avec un recueil de nouvelles que je ne connaissais pas, a été un véritable régal. Avant tout, que la couverture, étrangement puérile, ne trompe personne, ce n'est pas de la littérature de jeunesse, même si certains adolescents pourront l'apprécier ; les enfants attendront encore un peu.
Je n'ai pas l'impression que les sources d'inspiration de l'auteur aient varié entre ce recueil et celui qu'il fera avec le K. On retrouve ce grand thème de la catastrophe, symbolisé, dans la première nouvelle, par un bâtiment qui s'écroule, ainsi que celui de la surveillance, bienveillante ou malveillante, des êtres, de la divinité, du démon ou du destin. le clergé est très représenté, comme paradigme de l'humanité aspirant à la perfection et confrontée à ses imperfections, mais avec une certaine tendresse, une indulgence que Buzzati n'a pas toujours pour ses héros laïcs.
J'ai retrouvé aussi bien des récits symboliques du temps perdu sur des fausses pistes, des erreurs, et qui vous donnent le vertige en fin de vie. A lire !
Lien : http://aufildesimages.canalb..
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
myriampelemyriampele   22 septembre 2014
Chaque fois que je quitte ma demeure, à Naples, eh, eh, eh bien quelque chose arrive (il ricanait toujours ainsi, sans aucun motif; ou bien peut-être avait-il un motif, celui de faire du mal à son prochain?). Je m'en vais, façon de parler! car je n'ai pas fait deux kilomètres que l'eau se met à déborder du lavabo, ou que la bibliothèque prend feu à cause d'un mégot resté allumé, ou que les rats d'égout font irruption et dévorent tout jusqu'aux pierres; eh, eh, ou bien la concierge, seule personne qui résiste à la ville en cette saison, prend un coup de sang et le lendemain matin on le retrouve tout à fait prêt à être enterrée, avec les cierges, le curé et le cercueil. La vie n'est-elle pas ainsi, peut-être?
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MourgumMourgum   06 juillet 2012
Un fait nouveau, terrible, immense, avait brisé la vie de notre pays; hommes et femmes ne pensaient qu'à se sauver, abandonner leurs maisons, leur travail, leurs affaires, tout enfin, tandis que notre train maudit roulait avec la régularité d'un chronomètre, comme ses soldats honnêtes qui remontent le cours de l'armée en déroute, pour rejoindre leur tranchée où déjà l'ennemi installe son bivouac. Et par décence, à cause d'une misérable dignité humaine, aucun de nous n'avait le courage de réagir. Oh les trains, ce qu'ils peuvent ressembler à la vie !
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mireille.lefustecmireille.lefustec   15 avril 2012
La Baliverna était un très grand édifice en briques ,plutôt lugubre ,construit hors les murs au xvii è siècle par les frères de San Celso.Ensuite,l'ordre n'existant plus,au 18è siècle,le bâtiment avait servi de caserne et,avant la guerre,il appartenait encore à l'administration militaire. Laissé ensuite à l'abandon,s'y était installée,avec la tacite acceptation des autorités,une bande de réfugiés et de sans-logis ,pauvres gens qui avaient eu leur maison détruite par les bombes ,vagabonds,désespérés, et jusqu'à une petite communauté de Bohémiens.
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oliviersavignatoliviersavignat   20 août 2020
C'était le soir, la campagne s'endormait déjà à moitié, des voiles de brouillard se levaient des collines, la grenouille solitaire lançait son appel pour se taire aussitôt (c'était l'heure où même les cœurs de pierre s'attendrissent, avec un ciel limpide, l'inexplicable tranquillité du monde, l'odeur de fumée, les chauve-souris et, dans les vieilles demeures, les pas feutrés des fantômes) quand soudain la soucoupe volante se posa sur le clocher de l'église paroissiale qui surplombe le village.

La soucoupe se posa
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genougenou   26 septembre 2015
Ainsi va la vie, notre destin n'est qu'à deux pas, semblable au grand serpent. Nous observons tout autour de nous, avec défiance, et nous ne voyons rien...
(La grosse couleuvre) (p93)
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Videos de Dino Buzzati (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Dino Buzzati
Dino Buzzati : Le Désert des Tartares (1953 / France Culture). Photographie : Portrait daté du 22 août 1967 de l'écrivain italien Dino Buzatti. AFP/Archives. Diffusion sur France Culture le 15 mars 1953. Adaptation du roman de Dino Buzzati par Jean Rousselot. Musique originale : Maurice Le Roux. Réalisation : Henri Soubeyran. Résumé : Heureux d'échapper à la monotonie de son académie militaire, le lieutenant Drogo apprend avec joie son affectation au fort Bastiani, une citadelle sombre et silencieuse, gardienne inutile d'une frontière morte. Au-delà de ses murailles, s'étend un désert de pierres et de terres desséchées, le désert des Tartares. À quoi sert donc cette garnison immobile aux aguets d'un ennemi qui ne se montre jamais ? Les Tartares attaqueront-ils un jour ? Drogo s'installe alors dans une attente indéfinie, triste et oppressante. Mais rien ne se passe, l'espérance faiblit, l'horizon reste vide. Au fil des jours, qui tous se ressemblent, Drogo entrevoit peu à peu la terrible vérité de fort Bastiani.
Avec : Renaud Mary (Drogo) Julien Bertheau (capitaine Ortiz) Louis Arbessier (Morel) Muni (Maria)
Et Charles Camus, Jean Daguerre, Daniel Mendaille, Maurice Nasil, Jean Péméja, Guy Piérauld, Jean Topart, André Var et Nathalie Nerval (la récitante).
Source : France Culture
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