AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2845385048
Éditeur : Panini France (19/07/2005)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Avant la sortie du film des Fantastiques, savourez cette aventure en neuf chapitres écrite et dessinée par le légendaire John Byrne. Après avoir quitté Uncanny X-Men, Byrne a donné un second souffle à la plus célèbre famille de héros de l'univers Marvel. Avec Diablo, Ego, le Penseur Fou, Nova et bien d'autres?
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Presence
  09 mai 2016
Ce tome contient les épisodes 232 (juillet 1981) à 240 (mars 1982) de la série, les premiers écrits, dessinés et encrés par John Byrne.
Au cours de ces 9 épisodes, les Fantastic Four (FF en abrégé) se battent contre un impressionnant aréopage de supercriminels allant de Esteban Corazón de Ablo (Diablo, épisode 232), un caïd de la Maggia (succédané de la Mafia, épisode 233), un être doté de superpouvoir sans en avoir conscience (épisode 234), la planète vivante Ego (épisode 235), Philip Masters (Puppet Master, épisode 236), Spinnerette (épisode 237), le manque d'expérience de Frankie Raye (épisode 238), des esprits mystiques (épisode 239) et la maladie qui atteint les Inhumans (épisode 240).
En plus de ces épreuves, Susan Richards (Invisible Girl) développe de nouvelles manières d'utiliser ses pouvoirs, Johnny Storm découvre la vérité sur Frankie Raye, Ben Grimm subit une terrible mutation, Reed Richards s'impose comme un omni-scientifique (maîtrisant toutes les sciences et les technologies existantes). Encore plus fort, le lecteur découvre enfin la Tante Pétunia (Aunt Petunia), véritable référence sans cesse citée par Ben Grimm.
Après avoir réinventé les X-Men en compagnie de Chris Claremont, John Byrne a décidé de dissoudre cette association pour pouvoir écrire ses propres histoires. Marvel lui confie la série des FF qu'il écrira et dessinera de l'épisode 232 (juillet 1981) à l'épisode 295 (août 1986). Pour beaucoup de fans, ces épisodes constituent le deuxième âge d'or de la série (après sa création par Stan Lee et Jack Kirby). John Byrne est dans une période de sa carrière où il n'a pas encore découvert la narration décompressée, et ces épisodes sont très denses (à commencer par les phylactères bien remplis).
Le point de vue de Byrne concernant les FF est qu'il faut revenir aux sources, c'est-à-dire se rapprocher de la vision De Lee & Kirby. L'élément le plus évident de ce retour se voit dans les costumes : Byrne utilise les costumes des FF des premiers épisodes, au point que même The Thing se retrouve avec une combinaison intégrale, et même avec le casque qu'il n'avait porté que le temps d'un ou deux épisodes. Mais Byrne ne se contente pas d'une nostalgie de surface ou d'un copiage laborieux déguisé en hommage. Il développe 9 histoires presqu'indépendantes en autant d'épisodes et il fait évoluer les personnages petit à petit au fil des épisodes sur des intrigues qui se poursuivent de l'un à l'autre.
Byrne connaît aussi bien l'histoire des membres des FF que l'univers partagé Marvel. le lecteur a donc le plaisir de croiser un premier invité dans la dernière page du premier épisode qui montre que cette version des FF s'intègre harmonieusement dans l'univers 616. le dernier épisode consacré aux Inhumans plonge profondément dans leur mythologie pour faire aboutir plusieurs intrigues laissée en suspens. Et Byrne développe ou approfondit les références des FF. À cette époque, la ligne éditoriale de Marvel imposait que le mode de narration comprenne des rappels systématiques dans chaque épisode. Donc même si le lecteur ne maîtrise pas les personnages ou ne connaît pas cette époque, chaque numéro contient les précisions nécessaires pour tout comprendre. Pour les connaisseurs, lesdites références sont autant de pépites exceptionnelles. Je passe rapidement sur la présence d'Alicia Masters et de son père, ou l'apparition du Doctor Doom, pour évoquer le plaisir de fan qu'est de voir apparaître la célèbre Tante Pétunia en chair et en os.
Et il ne faut pas oublier l'art de conteur de John Byrne. Effectivement le style de narration avec bulles de pensée et dialogues envahissants paraît bien lourd comparé aux comics d'aujourd'hui. Mais Byrne raconte au lecteur des histoires plus subtiles que ce qui se faisait à l'époque, et avec un grand amour pour les personnages. Je pense en particulier à l'épisode anniversaire des 20 ans (numéro 236) dans lequel les FF se retrouvent sans superpouvoirs à vivre une vie normale dans une petite ville générique. Chaque personnage est fidèle à l'esprit de Kirby & Lee, et les interactions entre les uns et les autres font oublier qu'il n'y a pas de superpouvoirs ou de costumes bigarrés. Byrne a su capturer l'esprit des comics des années 1950 (je pense en particulier aux Challengers of the Unknown) en racontant une histoire qui repose entièrement sur les individus, sans se cacher derrière des combats titanesques. Je pense également à l'épisode 234 dans lequel Byrne nous invite à suivre la journée très quotidienne d'un monsieur d'une cinquantaine d'années dans une Amérique fantasmée digne de la série Happy Days.
L'art de conteur de John Byrne s'exprime aussi par le biais de ses illustrations. Évidemment, elles sont très plaisantes à l'oeil car basées majoritairement sur des courbes qui évoquent les rondeurs de l'enfance. Mais il serait injuste de restreindre ces dessins à cette composante. Avec ces épisodes, Byrne s'émancipe tout doucement des dessins utilitaires pour trouver un compromis entre la simple mise en images du scénario et les dessins tape-à-l'oeil. Je pense en particulier à l'épisode 238 qui se compose essentiellement d'une leçon de vol dispensée par Johnny Storm. le lecteur assiste à la fois à la démonstration du savoir-faire du héros qui explique à une novice comment voler, mais aussi à des acrobaties aériennes qui donnent envie de les rejoindre. Alors bien sûr, tout n'est pas parfait et les visages sont un peu trop souvent lisses, comme un peu cireux. Byrne semble avoir du mal à transcrire la texture rocailleuse de la peau de Ben Grimm. Les décors à base de technologie futuriste sentent parfois le remplissage dépourvu de sens technique, mais aussi de sens esthétique.
J'ai beaucoup aimé me replonger dans ces histoires des FF, d'une époque un peu plus simple, mais provoquant une forte empathie pour les personnages. Seule la surcharge de bulles parfois pataudes m'empêche de décerner une cinquième étoile.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
BazaR
  16 mars 2018
Au début des années 1980, John Byrne, auréolé de son glorieux travail sur les X-Men entre autres, reprenait la série Fantastic Four. Mais alors qu'auparavant il représentait la partie dessin du fabuleux duo Chris Claremont / John Byrne, il reprend ici à la fois scénario et dessin.
Et je pense que le scénariste ne vaut pas le dessinateur.
Oh cela reste très honnête, et Byrne dessinateur est toujours au top. Cependant on reste quand même un ton en dessous des magnifiques duos Stan Lee / Jack Kirby ou Stan Lee / John Buscema.
On a donc droit à des histoires parfois cosmiques et parfois intimistes mettant en scène un sujet de société. John n'oublie de s'intéresser à ses personnages en dehors des combats. Ainsi la petite amie de Johnny Storm alias la Torche révèle enfin pourquoi elle avait si peur du feu, et Ben Grimm subit une n-ième expérience ratée ayant pour objectif de lui rendre sa forme humaine, ce qui aura pour effet de lui rendre une forme proche de sa première apparition.
J'ai beaucoup apprécié l'épisode anniversaire des 20 ans de la série, qui dans un premier temps ressemble à une uchronie dans laquelle les quatre héros n'ont jamais acquis leurs pouvoirs. Evidemment, il faut voir ici la main de l'un des principaux ennemis du groupe. C'est très original.
Egalement un épisode important dans lequel les Inhumains déplacent leur cité sur la zone bleue de la Lune, afin de ne pas mourir à cause de la pollution de l'air (on en parlait déjà).
Mais le clou du spectacle est l'apparition de la fameuse tante Pétunia de Ben Grimm, qui intervient dans la plupart des interjections de la Chose. On s'attend à une vieille dame ridée façon tante May de Peter Parker, et on voit débarquer une pin-up !
Curieusement, j'étais persuadé de ne jamais avoir lu ces épisodes mais certains souvenirs ont refait surface à la lecture. J'en ai donc lu certains il y a trente ans.
Evidemment, le travail de massacre de la traduction de Panini fait toujours aussi mal. Quand on a été abreuvé aux « Ça va chauffer » de la Chose, lire « Ça va castagner » me fait l'effet d'une trahison. Vous me direz que je ne suis plus le public ciblé et vous aurez sûrement raison. Mais ça passe de travers quand même.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
Videos de John Byrne (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Byrne
Vidéo de John Byrne
autres livres classés : mythologieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Comics : Les héros de Marvel

Elle peut se dématérialiser, et ainsi traverser les objets solides, les murs, les plafonds ... Il s'agit bien sûr de ...

Kate Winslet
Kitty Pryde
Hello Kitty
Katy Perry

10 questions
183 lecteurs ont répondu
Thèmes : comics , super-hérosCréer un quiz sur ce livre