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ISBN : 2330073178
Éditeur : Actes Sud (01/02/2017)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Quatorze nouvelles indépendantes et pourtant intimement liées par l'auteur de "Confiteor", où l'on retrouve sa manière de fouiller les manifestations du mal, de l'amour, du destin et de ses mauvais tours.

Viaje de invierno es un homenaje literario a Schubert, a Bach y a la música y, al mismo tiempo, una celebración de la pintura, simbolizada por Rembrandt. Por otra parte, es también un repertorio de pasiones humanas, un repaso de la historia interior ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  24 avril 2017
Une première rencontre saisissante avec Jaume Cabré, avec la première nouvelle et les premières pages de ce "Voyage d'hiver", peut-être aussi dû au fantôme de Schubert qui les hante.....un pianiste en concert qui bouscule tout, en commençant par jouer le dernier morceau du programme, la sonate D960 que Schubert composa déjà à l'agonie, pour enchaîner et terminer par l'oeuvre d'un quasi inconnu de la musique moderne....face à un public sous choc....
Une deuxième nouvelle, "Le testament", une chute aussi vertigineuse pour Agusti, le protagoniste que pour nous lecteurs.......
Et que dire d'Oleguer, de "L'Espoir entre les mains", ex-facteur d'orgue qui depuis douze ans attend dans sa cellule de prisonnier des lettres d'une certaine Celia , décide de s'évader pour s'enquérir de son silence, et surprise....
Ou de " Deux minutes", une ellipse narrative de deux minutes, le temps de commettre un adultère, d'acheter un diamant de deux cent deux virgule trois carats, de prendre un repos pour fumer une clope.....le temps que le mari rentre à la maison......
Et de l'Adria au pyjama rose de "Poussières", qui aurait pû être l'homme de ma vie, et dont j'aurais été un de ses nombreux vieux livres voués à l'oubli, que Victoria dépoussière,("Le premier jour, quand il avait ouvert la porte avec ce manque d'intérêt qu'il manifestait pour tout ce qui n'était pas un livre, il lui avait demandé son âge"). et qui nous révèle le pourquoi de sa lubie de collectionneur.....
Au total quatorze nouvelles aux sujets très divers . Un voyage à travers le temps et lieux divers à l'ombre des côtés obscurs de la Vie (le mal, le malheur, le mensonge, la mort....) , avec la musique et des références au "Voyage d'hiver" de Schubert en toile de fond. Des chutes vertigineuses souvent inattendues aussi bien pour nous que par les personnages concernés. Et un jeu de puzzle; plusieurs des récits étant reliés entre eux par des fils plus ou moins évidents, on peut y déchiffrer les bribes d'un roman polyphonique. Ainsi avec la dernière nouvelle il achève son voyage en revenant à son point de départ.

Je ne lis pas en catalan, mais la traduction me laisse entrevoir une prose insolite, simple et naturelle. En apparence rien de trop travaillé , pourtant Cabré affirme, "– La réécriture est constante. Quand je découvre de nouvelles possibilités narratives, je les travaille avant même de savoir si elles auront leur place avec le reste du matériel narratif "-, mais efficace, précise et surprenante, qui bouleverse tous les codes de narration. Que l'auteur soit philologue de profession, -une personne qui étudie la progression d'une langue à travers celle de sa littérature-, lui confère je pense cette aptitude naturelle à jongler entre ces divers formes narratives, dont certaines très originales.
Une première rencontre avec un auteur qui m'a subjuguée au départ mais après les sept premiers récits m'a laissée un peu perplexe. Je ne sais que penser de certaines nouvelles comme "Ballade" et "Je me souviens ", qui sont trop cruelles à mon goût pour en tirer un certain plaisir et "Finis Coronat Opus" qui m'a prise au dépourvu, avec son style de narration rappeur,sur fond de litanies. Quand à "Plop" c'est du Quentin Tarantino en prose, dur à lire. Un large éventail de style narratif, à l'humour trés particulier; "La Trace" qui en déploie un maximum est amusant mais là aussi un peu fort à mon goût, car il pousse le bouchon trop loin avec les Norvégiens.

Donc mon enthousiasme du début s'est un petit peu éteint vers la fin.....avis mitigé.
Mais lisez-le, c'est intéressant, déroutant, parfois un petit peu trop pour moi, qui aime pourtant l'insolite.Faudrait peut-être lire Cabré autrement, avec une autre perspective, plus entre les lignes.....
".....la vie n'est pas le chemin, pas même la destination, seulement le voyage, et quand nous disparaissons c'est toujours à la moitié du trajet, quel que soit le lieu."
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bilodoh
  09 novembre 2017
De bonnes nouvelles de Catalogne…

De bonnes nouvelles de l'auteur catalan Jaume Cabré, en ayant une pensée pour les Catalans qui vivent et subissent les déchirements d'une situation politique difficile.
Des nouvelles qui ne traitent pas de l'actualité puisque ce sont des textes écrits entre 1982 et 2000.

Des nouvelles de musique et de grande peinture, de Schubert et de Rembrandt.
Des nouvelles variées, tantôt tendres ou déchirantes, avec même des bouts de thriller meurtrier.
De bien bonnes nouvelles…
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lafilledepassage
  29 août 2017
Je découvre cet auteur à succès avec ce voyage d'hiver, sans aucune attente particulière … C'est souvent une bonne chose de ne pas commencer par le meilleur livre d'un auteur.
J'ai été emballée par ce recueil de nouvelles. Elles sont toutes écrites dans un style différent – ce qui nous donne un aperçu de l'immense talent de l'auteur -, tantôt touchant (comme dans la relation de JS Bach avec son dernier enfant ou dans la description de la douleur de l'artiste rongé par le trac, marchant dangereusement sur un fil tendu au-dessus de l'abîme, tendant toujours plus vers la lumière, la félicité, la paix sans jamais l'atteindre) tantôt sincèrement agaçant de pédantisme (quand il est question d'un vieux bibliophile qui ne lit que les livres tombés dans l'oubli) et d'hermétisme (comme la nouvelle « finis coronat corpus » qui est restée pour moi un mystère) … La musique y est omniprésente et au fil de la lecture on est pris d'une soudaine envie d'écouter le Winterreise de Schubert …
Mais ce que j'ai surtout aimé, c'est que toutes ces nouvelles se font écho, tantôt par la musique de Schubert ou de Fischer, tantôt par un jeu de reflet à travers un tableau de Rembrandt, le Philosophe. A travers les époques et à travers toute l'Europe … Et si ces liens sont évidents, on devine, on pressent plutôt entre toutes ces histoires d'autres liens plus profonds, plus inconscients.
Bref un excellent recueil de nouvelles et j'attends avec impatience de découvrir les autres livres de cet auteur.
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marcossor
  14 mars 2014
Le Voyage d'hiver a été publié en 2001 et n'a à ce jour connu qu'une seule traduction, en anglais (par Patricia Lunn, ches Swan Isle Press, Chicago). Dommage pour le lecteur français qui ne lit ni le catalan ni l'anglais et auquel les quelques romans de Jaume Cabré publié en France chez Bourgois puis Actes Sud auront donné envie d'en découvrir plus sur l'auteur du magistral Confiteor que nous avons pu découvrir à la rentrée. D'autant plus que ces contes, où la musique prend une bonne place, mais pas la seule, résonne avec d'autres oeuvres de Jaume Cabré. On y trouve bien des éléments et des personnages qui réapparaîtront notamment dans Confiteor, moyennant certaines évolutions et transformations. On y rencontre par exemple un étrange bibliophile, le Sr Adrea, qui collectionne et lit jusqu'à l'obsession des livres oubliés de tous. On y côtoie aussi d'autres collectionneurs, comme ce dignitaire du Vatican, qui navigue dans les eaux troubles où collection et trafic voisinent dangereusement. Il y a encore ces musiciens - dont le grand Jean Sébastien lui-même - obsédé par une musique hors de leur temps, proprement autant inouïe qu'inaudible, aussi dissonante que mystérieusement harmonieuse. Apparemment indépendantes les unes des autres, les histoires racontées finissent par tisser leurs liens, par développer des échos qui les rassemblent et font que ce Voyage d'hiver est autant un recueil qu'un roman éclaté, selon la façon dont le lecteur l'aborde. Il nous faut espérer qu'Actes Sud se lancera prochainement dans cette traduction qui nous permettra de découvrir plus complètement ces textes qui condensent quelques-unes des thématiques de l'auteur catalan.
Vite, une traduction!
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Corboland78
  12 mai 2018
Jaume Cabré i Fabré, né en 1947 à Barcelone, est un philologue, écrivain et scénariste espagnol d'expression catalane. Une oeuvre multiforme faites de récits, romans, essais, théâtre, scénarios… récompensée par de nombreux prix. Voyage d'hiver, recueil de quatorze nouvelles, date de 2017.
Il m'est toujours difficile de chroniquer les recueils de nouvelles car chaque texte mériterait qu'on s'y attarde, ici plus qu'ailleurs. Je vais donc m'attacher à faire court : quelque soit l'angle sous lequel on envisage cet ouvrage, tout y est excellent. L'écriture est superbe, riche en références ou allusions culturelles ; les sujets des nouvelles sont divers et originaux et la construction globale du recueil, magistrale, tend des passerelles entre certains textes qui se complètent ainsi les uns, les autres.
Tous les textes, plus ou moins fortement, baignent dans une ambiance où la culture est reine : littéraire, musicale surtout (de Schubert à Sibelius en passant par King Crimson !) à moins que ce ne soit la peinture (Rembrandt par exemple) qui prenne la lumière. Quant aux thèmes, ils gravitent tous autour du Mal, sous toutes ses formes, de la simple escroquerie au meurtre.
Deux nouvelles m'ont particulièrement marqué. « Je me souviens », épouvantablement dure ; à Treblinka, le responsable SS du camp propose un marché à un père de famille, si l'un d'eux tue tous les autres, il aura la vie sauve… La dernière nouvelle du recueil, « Winterreise » est extrêmement émouvante ; à Vienne, après quelques semaines, deux amants doivent se séparer car la femme est déjà engagée avec un autre, ils se promettent de se retrouver « devant le tombeau de Schubert » dans vingt-cinq ans car « si nous sommes vivants nous pourrons dire si nous nous sommes trompés. »
Normalement, je devrais conclure ce billet en criant au génial. Pourtant, si tout est parfait comme je l'ai dit, et si quelques textes m'ont vraiment touché, globalement je suis moins enthousiaste car j'ai trouvé le recueil trop « intellectuel », comme s'il me tenait à distance respectueuse, l'air de dire « je suis trop bien pour toi ! ».
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critiques presse (2)
LaLibreBelgique   16 mai 2017
Il parcourt le temps et l’espace avec des histoires qui interrogent autant la beauté et l’art que le mal.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaCroix   17 mars 2017
Monumental romancier universel, le Catalan Jaume Cabre publie un recueil de quatorze nouvelles énigmatiques, musicales, électrisantes.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   11 février 2017
- Tu sais pourquoi ? (il lit tous ces livres) dit M. Adrià dans son pyjama rose, reprenant la conversation interrompue sur le palier, sept cent douze livres plus tôt.
- Non. Aucune idée.
- Parce que je poursuis la sagesse...Parce que la sagesse est timide et qu'elle aime mettre des obstacles pour qu'on la laisse tranquille. Je poursuis cette inconnue qui se cache toujours...
- Où ? [..]
- Dans l'apparente médiocrité.

POUSSIÈRE
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SachenkaSachenka   15 mai 2017
Mais le destin est ainsi : il ne raconte pas toute l'histoire, seulement le fragment qui lui convient et, afin de vous induire en erreur, il cache le reste avec un petit rire équivoque.
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GuyMontagGuyMontag   31 mars 2017
Les dernières rédactions, les nouvelles versions de la plupart des quatorze nouvelles, m'ont apporté de nombreuses surprises. La plus spectaculaire est peut-être le constat que dans la vie toutes les choses sont en rapport les unes avec les autres. Je pensais que j'étais en train d'élaborer un recueil de récits totalement indépendants, car les atmosphères de chaque histoire réclamaient cette indépendance à grands cris. Mais le seul fait de les travailler, pendant ces derniers mois, dans une même durée, m'a permis de voir les fils, certains secrets et d'autres plus évidents, qui les relient tous entre eux. J'ai commencé à connaître, et d'une certaine façon à aimer, des personnages qui existaient bien qu'ils ne jouissent pas des mêmes avantages que les personnages de roman : car vivre dans une nouvelle, c'est comme passer toute sa vie dans un de ces hôtels japonais dont les chambres ressemblent à des caissons de décompression pour plongeurs. Mais ce n'est qu'une apparence. Les personnages des nouvelles, comme leurs histoires, se fondent beaucoup sur ce qu'on n'a pas pu dire d'eux, mais qui est là.
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corialacoriala   26 août 2017
Je crois que le lecteur, quand il lit des nouvelles, doit être plus actif que lorsqu'il lit un roman. L'espace limité auquel je fais allusion précédemment oblige l'auteur à omettre, à supposer connues bien des vies antérieures, à résumer d'un trait toute une description morale ou physique......L'écrivain doit aiguiser son inventivité, mais le lecteur aussi. L'écrivain suggère le milieu, les curriculums, les paysages, l’atmosphère, et le lecteur les complète par sa lecture. Et comme on ne peut pas faire tout entrer, physiquement dans une nouvelle, l'écho que celle-ci produit, le souvenir de lecture vient compléter à l'intérieur de chaque lecteur la dimension morale de chaque nouvelle, à supposer qu'elle ne ait une.
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PiatkaPiatka   12 février 2017
Il n'y a pas de mort plus douloureuse que l'exil de l'oubli.

LES YEUX DE GEMME
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Videos de Jaume Cabré (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jaume Cabré
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