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EAN : 9782850880278
Citadelles et Mazenod (24/10/1990)
4.5/5   2 notes
Résumé :
De la révolution de 1848 aux derniers feux de la Belle Epoque, ce second volet du XIXème siècle couvre l'une des périodes les plus brillantes et les plus paradoxales de l'art. Du réalisme à l'impressionnisme, du symbolisme à l'expressionnisme, de l'architecture éclectique à l'Art Nouveau, on assiste à des luttes violentes : art officiel contre modernité, apothéose des métiers d'art contre production individuelle des arts décoratifs... Mais ce sont également des inno... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique

Magnifique livre de la collection "Citadelles" qui fait référence et autorité dans l'édition d'art. Ce volume consacré à l'art de la deuxième moitié du XIXème siècle en est un excellent exemple. Il aborde tous les arts, tous les styles de cette période au niveau mondial. de la peinture à l'architecture en passant par la photographie. Textes très complets écrits par les plus grands spécialistes. Les reproductions sont également d'une très grande qualité. On pourrait presque se passer d'aller voir les oeuvres dans les musées.

Pourtant, je me demande si ce qu'on appelle encore dans les librairies, les "beaux livres" ont encore un avenir. Lourds, encombrants, peu maniables, on ne peut pas les feuilletter, juste comme çà, pendant un instant, au débotté. Cà demande de la préparation. L'aspect encyclopédique peut également rebuter par le côté très "érudition classique".

Pourtant, une fois bien installé assis sur son fauteuil avec le livre bien posé sur un bureau, on ne se lasse pas de compulser un tel ouvrage.

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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
L'Europe s'est ouverte depuis longtemps à l'influence du Moyen-Orient et s'est plu à intégrer le monde capricieux de l'exotisme dans la cadence des styles. Le formidable rassemblement des différentes parties du monde lors des premières expositions universelles n'en provoque pas moins une brusque confrontation entre un Occident emporté par sa croissance économique et un Orient qui paraît vivre hors du temps. (...) Disparus dans le chaos industriel, tous les principes, toute l'unité, toute la vérité ne semblent avoir été sauvegardés que par les pays orientaux.
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Glorification de l'industrie triomphante, manifestations de prestige et d'orgueil, sources de toutes les expériences et de toutes les fantaisies architecturales, véritables invitations au voyage, puisqu'elles révèlent des mondes inconnus, les expositions universelles sont nées du désir de mettre en parallèle produits et procédés de fabrication de toutes les puissances modernes et de stimuler la concurrence.
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Video de Françoise Cachin (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Françoise Cachin
Édouard Manet (1832-1883) : Nuits magnétiques par Jean Daive (1983 / France Culture). Diffusion sur France Culture le 8 juin 1983. Peinture : Édouard Manet, "Autoportrait à la palette", 1879. Par Jean Daive. Réalisation Pamela Doussaud. Avec Philippe Lacoue-Labarthe (critique, philosophe, écrivain), Dominique Fourcade (écrivain), Marcelin Pleynet (écrivain, critique d'art), Jean-Pierre Bertrand (artiste peintre), Joerg Ortner (graveur, peintre), Jean-Michel Alberola (artiste), Constantin Byzantios (peintre), Isabelle Monod-Fontaine (conservatrice au musée Georges Pompidou) et Françoise Cachin (conservatrice au musée d'Orsay). Lectures de Jean Daive. Édouard Manet, né le 23 janvier 1832 à Paris et mort le 30 avril 1883 dans la même ville, est un peintre et graveur français majeur de la fin du XIXe siècle. Précurseur de la peinture moderne qu'il affranchit de l'académisme, Édouard Manet est à tort considéré comme l'un des pères de l'impressionnisme : il s'en distingue en effet par une facture soucieuse du réel qui n'utilise pas (ou peu) les nouvelles techniques de la couleur et le traitement particulier de la lumière. Il s'en rapproche cependant par certains thèmes récurrents comme les portraits, les paysages marins, la vie parisienne ou encore les natures mortes, tout en peignant de façon personnelle, dans une première période, des scènes de genre : sujets espagnols notamment d'après Vélasquez et odalisques d'après Le Titien. Il refuse de suivre des études de droit et il échoue à la carrière d'officier de marine militaire. Le jeune Manet entre en 1850 à l'atelier du peintre Thomas Couture où il effectue sa formation de peintre, le quittant en 1856. En 1860, il présente ses premières toiles, parmi lesquelles le "Portrait de M. et Mme Auguste Manet". Ses tableaux suivants, "Lola de Valence", "La Femme veuve", "Combat de taureau", "Le Déjeuner sur l'herbe" ou "Olympia", font scandale. Manet est rejeté des expositions officielles, et joue un rôle de premier plan dans la « bohème élégante ». Il y fréquente des artistes qui l'admirent comme Henri Fantin-Latour ou Edgar Degas et des hommes de lettres comme le poète Charles Baudelaire ou le romancier Émile Zola dont il peint un portrait : "Portrait d'Émile Zola". Zola a pris activement la défense du peintre au moment où la presse et les critiques s'acharnaient sur "Olympia". À cette époque, il peint "Le Joueur de fifre" (1866), le sujet historique de "L'Exécution de Maximilien" (1867) inspiré de la gravure de Francisco de Goya. Son œuvre comprend des marines comme "Clair de lune sur le port de Boulogne" (1869) ou des courses : "Les Courses à Longchamp" en 1864 qui valent au peintre un début de reconnaissance. Après la guerre franco-allemande de 1870 à laquelle il participe, Manet soutient les impressionnistes parmi lesquels il a des amis proches comme Claude Monet, Auguste Renoir ou Berthe Morisot qui devient sa belle-sœur et dont sera remarqué le célèbre portrait, parmi ceux qu'il fera d'elle, "Berthe Morisot au bouquet de violettes" (1872). À leur contact, il délaisse en partie la peinture d'atelier pour la peinture en plein air à Argenteuil et Gennevilliers, où il possède une maison. Sa palette s'éclaircit comme en témoigne "Argenteuil" de 1874. Il conserve cependant son approche personnelle faite de composition soignée et soucieuse du réel, et continue à peindre de nombreux sujets, en particulier des lieux de loisirs comme "Au Café" (1878), "La Serveuse de Bocks" (1879) et sa dernière grande toile, "Un bar aux Folies Bergère" (1881-1882), mais aussi le monde des humbles avec "Paveurs de la Rue Mosnier" ou des autoportraits ("Autoportrait à la palette", 1879). Manet parvient à donner des lettres de noblesse aux natures mortes, genre qui occupait jusque-là dans la peinture une place décorative, secondaire. Vers la fin de sa vie (1880-1883) il s'attache à représenter fleurs, fruits et légumes en leur appliquant des accords de couleur dissonants, à l'époque où la couleur pure mourait, ce qu'André Malraux est un des premiers à souligner dans "Les Voix du silence". Le plus représentatif de cette évolution est "L'Asperge" qui témoigne de sa faculté à dépasser toutes les conventions. Manet multiplie aussi les portraits de femmes ("Nana", "La Blonde aux seins nus", "Berthe Morisot") ou d'hommes qui font partie de son entourage (Stéphane Mallarmé, Théodore Duret, Georges Clemenceau, Marcellin Desboutin, Émile Zola, Henri Rochefort).
Sources : France Culture et Wikipédia
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