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ISBN : 2754810013
Éditeur : Futuropolis (04/05/2015)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 8 notes)
Résumé :
«Durant des mois, j'ai accompagné des marins sur leurs navires. Je me suis interrogé sur les raisons justifiant une telle mobilisation d'hommes et de moyens. Il est évident que les intérêts des autorités françaises, civiles et militaires, sont économiques et stratégiques, à l'heure où l'espace maritime apparaît de plus en plus comme le prochain territoire à conquérir. Mais qui sont les jeunes gens, filles ou garçons, qui s'embarquent sur ces bateaux ? Qui en sont le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
bdelhausse
  22 janvier 2018
Christian Cailleaux nous embarque dans la marine, pas la "marchande", mais celle de guerre... immersion garantie, dans ce que l'on peut qualifier de docu-roman graphique.
Imaginez un reportage à la télé sur les buts, les moyens, les ressources de la marine, des destroyers aux sous-marins, en passant par les missions de sauvetage, l'écolage à Brest, les têtes nucléaires, les interviews de cadets, les déclarations des ministres... sauf que l'on n'est pas à la télé, mais dans une BD.
C'est hyper documenté. On sent le matériel derrière. L'auteur a de la bouteille, de la docu. Mais j'ai eu souvent l'impression de ne plus savoir où j'en étais. Les digressions qui sont en fait de nouveaux thèmes abordés. Les infos que l'on a du mal à cadrer avec ce qui précède. J'ai eu plusieurs fois l'impession d'avoir sauté des pages.
En BD, la mer se prête à de belles planches, en aquarelle, sur des couchers de soleil à faire rêver une future mariée. Sauf que Christian Cailleaux ne nous offre pas de lune de miel. C'est très terre-à-terre... un comble pour un documentaire sur la marine...
Il m'a manqué une tension, un fil rouge pour réellement m'investir.
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alouett
  27 mai 2015
Voyage en mer. Bateau. Horizon infini. Fascination. Naviguation…
L'ouvrage s'ouvre sur une citation de Bernard Giraudeau, ami de longue date de Christian Cailleaux :
« Les marins ont des rêves que les ports assassinent ».
Dans La Revue Dessinée #1, Christian Cailleaux proposait un reportage de 46 pages sur les mers australes ; ce court reportage n'était qu'un aperçu de l'album « Embarqué ». L'expédition a eu lieu en 2012 mais sept ans plus tôt, il était monté à bord du « Jeanne D'Arc » avec Bernard Giraudeau. C'est ce voyage-là qui a contaminé et amené l'auteur à revenir régulièrement aux côtés des marins.
Dans cet album, il poursuit une réflexion qu'il nourrit de longue date :
« Après avoir côtoyé des recrues de la marine nationale, Christian Cailleaux s'est interrogé sur les motivations des jeunes engagés. Il les a suivis de l'école des Mousses au centre d'instruction navale de Brest, mais aussi en mer à bord de la frégate Floréal et même sous la mer, dans un sous-marin à propulsion nucléaire. Loin d'être militariste, le documentaire intimiste de Christian Cailleaux s'adresse à tous ceux que la mer passionne. Rencontrant militaires, jeunes ou gradés chevronnés, politiciens, marins, scientifiques, il nous apporte quelques réponses sur ces jeunes gens engagés sous pavillon français, mais il lance aussi des pistes de réflexions : qu'est-ce que la dissuasion ? Quels sont les enjeux de demain face aux bouleversements géopolitiques, écologiques et technologiques que notre époque traverse » (synopsis éditeur).

Christian Cailleaux voulait s'engager dans la Marine mais il a suivi un autre sillage. A défaut, il est entré à l'École Nationale d'Art de Cergy et a poursuivi ensuite dans le milieu artistique. Illustrateur (presse enfantine, magazine littéraire, périodiques…) et auteur de bandes dessinées (Piscine Molitor, Prévert inventeur…), il s'est consacré à sa passion pour les voyages via des séjours en Afrique notamment. La mer l'a toujours fasciné ; il en parle d'ailleurs dans les premières pages de cet album avec un relent de nostalgie qu'on attrape en plein vol.
« … et voir une île apparaître lentement dans les brumes… que les odeurs inconnues d'une terre encore humide, de fruits et de fleurs, glissent avec le jour sur une eau calme jusqu'au navire et vous surprennent, rêveur, dans l'air marin d'une aube lointaine… »
Toujours précis, le trait de Christian Cailleaux dessine les formes et les contours en rendant compte du mouvement. Tantôt aérées tantôt chargées et réalisées tantôt au crayon tantôt au pinceau, les illustrations chargées d'iode marine comportent des contrastes saisissants : parfois le blanc domine et permet de profiter d'une respiration. Souvent, le noir envahit les cases, nous laissant songeurs face à la multitude des traits qui viennent parfaire une montagne, une vague ou la coque immense d'un navire… Je me suis demandé combien de temps a été nécessaire pour parfaire certaines illustrations et matérialiser une pensée, une sensation. Toutes ces lignes-là viennent-elles borner les frontières d'un souvenir ? Viennent-elles le contenir et l'empêcher de s'échapper dans les brumes de l'oubli ? Une chose est certaine : toutes ces lignes noires renforcent les reliefs, donnent de la profondeur et permettent au lecteur de se laisser guider dans la découverte de cet univers marin qui est loin de nous être familier.
Lire l'intégralité de la chronique sur le blog :
Lien : https://chezmo.wordpress.com..
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beklf
  25 février 2018
Entre reportage (beaucoup) et carnet de voyage (un peu), Christian Cailleaux dresse le portrait de la marine nationale, de l'école des mousses à l'équipage d'un sous-marin, en passant par des commandants actifs ou en retraite de différents navires. le dessin est beau, alternant "crayonnés" et planches très colorées. Christian Cailleaux s'appuie sur un travail documentaire solide, on apprend beaucoup de choses, et cherche à montrer les rôles des militaires de la mer, leur diversité (des matelots aux gradés), leurs motivations. le portrait qui se dégage est celui d'une marine qui cherche à bien remplir ses missions mais qui en a de moins en moins les moyens. On sent ainsi poindre à plusieurs moments des critiques soit directes (lorsqu'elles viennent de l'auteur), soit indirectes (lorsqu'elles viennent des militaires). le grand intérêt de Christian Cailleaux pour son sujet est présent à chaque page, mais il parvient à ne pas tomber dans un panégyrique. On a presque l'impression qu'il a vraiment chercher à éviter de tomber dans ce piège et à garder un regard le plus objectif possible. Pourtant, avec un peu plus de passion affichée, cette BD aurait encore plus embarqué le lecteur.
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temps-de-livres
  06 mai 2015
Au XXIème siècle, que veut dire s'engager dans la marine ? Quels sont ces femmes et ces hommes qui, sur une période donnée, vont officier sur un navire ? de l'école des mousses sous-marin en passant par un patrouilleur, Christian Cailleaux interroge les engagés, leurs raisons et plus largement qu'est-ce-que "la royale" aujourd'hui ?
Ah, être marin ! Des aventures de Barbe-Rouge aux jurons du Capitaine Haddock, des frasques d'Isabeau aux enquêtes de Yann Calec, la bande dessinée n'a jamais lésiné sur le rêve maritime. Tout en s'interrogeant sur sa propre expérience et ses voyages, Christian Cailleaux se fait "le petit reporter" du XXIème siècle. Qu'est-ce que l'engagement aujourd'hui ? Comment vit un marin ? Qu'est-ce-que la dissuasion nucléaire ?
S'il joue son propre rôle, l'auteur s'intéresse davantage aux réponses des marins qu'il rencontre. Des femmes et des hommes de tout horizon, de tout âge, avec des raisons différentes d'être sur un navire. Voulant aller plus loin dans son expérience, on suit l'auteur sur plusieurs bâtiments. Si la vie est menée par les quarts, on sent que le fantasme maritime est loin. Comme on pourra s'en apercevoir avec la mésaventure du Floréal, la priorité est à la mission ! La marine nationale ce ne sont pas que des navires, c'est aussi une image économique, diplomatique et dissuasive. Pour le deuxième pays maritime du monde, il faut être présent sur les 7 000 km de littoral ! Christian Cailleaux s'intéresse à toutes les facettes de la royale, aux paradoxes et aux contradictions d'un engagement aujourd'hui.
Tour à tour carte postale, carnet de voyage ou bande dessinée, ce n'est pas qu'un trait graphique que nous offre Christian Cailleaux, mais une multiplicité d'approches graphiques. Croquis, peintures, bande dessinée, le trait va à l'essentiel pour retenir l'attention du lecteur. "Trois coups de crayon" qui font naître un monde.
En hôte et commandant de bord, Christian Cailleaux crée notre portrait maritime. Au XXIème siècle, les enjeux sont démultipliés et les obstacles aussi. Tour à tour narrateur, reporter, il ne fait pas la promotion de la marine, mais il nous interroge sur la nécessité de cet engagement. En refermant son "carnet de voyage", on a envie de s'écrier : "Permission de monter à bord ?"
Lien : https://tempsdelivresdotcom...
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critiques presse (3)
BoDoi   15 juin 2015
Avec précision et sensibilité, l’artiste recrée un univers souvent mythifié, lui donnant une certaine vérité.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDZoom   26 mai 2015
Les pages de cet album nous offrent généreusement et humainement, un documentaire d’une grande érudition poétique.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Auracan   07 mai 2015
En refermant son "carnet de voyage", on a envie de s'écrier : "Permission de monter à bord ?"
Lire la critique sur le site : Auracan
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
alouettalouett   27 mai 2015
J’ai rencontré bien des marins. Officiers, matelots, ouvriers de la mer, terriens malmenés par les flots malgré eux ou écumeurs des mers rêveurs qui n’ont jamais quitté le plancher des vaches. Depuis, je m’interroge à propos de ce lien qui nous unit à l’océan. Et Je me demande ce qui peut bien pousser un adolescent du XXIe siècle à s’engager dans la marine française, à l’heure des écrans et d’internet qui offrent à voir le monde en débit constant.
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alouettalouett   27 mai 2015
Mais les îles sont des rêves. Comme Manhattan qui apparaît dans les brumes, en remontant lentement l’Hudson River au mois de décembre. Tiens, comme Gene Kelly ! Finalement, J’y arrive! Vivre un film ou un rêve, c’est la même chose
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bdelhaussebdelhausse   22 janvier 2018
Quand on arrive à une situation de guerre, c'est qu'on a failli. Le but de l'armée française est de maintenir la paix. (p.157)
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bdelhaussebdelhausse   22 janvier 2018
La mer donne, la mer prend. C'est comme ça. (p.129)
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Vidéo de Christian Cailleaux
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