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EAN : 9782809826906
320 pages
L'Archipel (11/09/2019)
4.14/5   253 notes
Résumé :
La vie sans histoire de Gina Royal et de ses deux enfants vole en éclats lorsque la police découvre un corps sans vie pendu dans le garage familial - qui a servi pendant des années de boucherie humaine au mari de Gina, Melvin.
Ce dernier est emprisonné, Gina est acquittée. Mais l’opinion publique reste persuadée qu’elle était au courant et qu’elle participait elle- même à ces
meurtres.
Gina est alors victime de harcèlements, d’insultes et de men... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (115) Voir plus Ajouter une critique
4,14

sur 253 notes
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iris29
  07 janvier 2020
Voila un thriller qui fait bien le job...c'est à dire foutre gentiment la trouille .
Depuis quelques années Gina et ses deux enfants sont en fuite. Qu'est ce qu'ils fuient ? Leur "célébrité" non voulue, des trolls, des abrutis qui les menacent derrière un écran d'ordinateur (on ne sait jamais ils pourraient passer à l'acte). Pourquoi tant de haine ? Gina était mariée à un tueur en série . Evidemment, elle n'en savait rien, évidemment elle ne l'a jamais revu, évidemment elle a honte, évidemment, elle n'y peut rien, à part sauver sa peau et celle de ses enfants.
Au bout du huitième déménagement, ils ont atterri dans une très belle région et habitent au bord d'un lac. ils aimeraient y rester, se poser, mais je crois que ça va pas être possible, car le cauchemar recommence...
A priori, avec un pitch pareil, je me suis dit que ce roman n'était pas fait pour moi, que je n'aurai aucune empathie pour la famille d'un tueur en série, voir même que je trouverais ça vulgaire ( dans le sens racoleur), mais c'était peu faire confiance à Rachel Caine qui sait nous amener là où elle veut...
Sans aucun répit, sans temps mort, on suit cette famille qui se bat pour avoir une vie normale, une vie où ils seraient jugés sur ce qu'ils sont et non sur les crimes de leur père ou mari.
Alors, certes, c'est très américain et une telle histoire serait impossible en France ( encore que depuis Xavier Dupont de Liguonnes...). Certes les personnages sont assez caricaturaux, l'auteure ne prenant pas le temps de les développer, de décrire leurs centres d'intérêts ( la mère courage/ l'ado rebelle et gothique) . Certes, cette épouse soumise est passée trop vite de la petite souris à la femme qui savait tirer plus vite que son ombre, mais curieusement ça passe...
Il faut dire que le décor m'a séduite , toutes ces maisons autour d'un lac, bordées par une forêt.
Alors, ce n'est pas un roman qui va révolutionner le genre thriller, mais il fait bien le job, à savoir : nous faire passer un bon moment.
Challenge Mauvais genres 2020.
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cardabelle
  21 décembre 2020
.
Imaginez-vous suivant l 'héroïne d'un jeu vidéo poursuivie à un train d'enfer par des monstres invisibles mais omniprésents par la voix par exemple ou par des messages ...
Quoiqu'elle fasse , elle est sans cesse rattrapée et menacée de mort après les pires sévices .
Elle et ses deux enfants n'ont jamais plus de répit .
Voilà , c'est à peu près dans cet état d'esprit que l'on suit , hors d'haleine , le rythme effréné du combat d'une mère de famille qui va défendre ses petits avec la rage d'une louve .
Gina a été mariée à un tueur en série , un pervers sanguinaire , un monstre .
Accusée de complicité , elle est innocentée mais se fait désormais rejeter .
La mère et ses enfants doivent désormais se cacher et fuir pour échapper aux menaces des "trolls" .
Harcelée sur internet ou au téléphone , Gina doit sans cesse déménager et changer d'identité .
Elle arrive enfin à vivre dans une maison au bord d'un lac, et si la sérénité du lieu commence un peu à l'apaiser , elle sait qu'elle ne doit jamais baisser la garde ...
Toute rencontre reste une menace . L' équilibre entre prudence et paranoïa reste fragile .

Ce récit cauchemardesque , hallucinant est sans doute souvent trop irréaliste mais le tourbillon de l'histoire est si intense que je m'y suis totalement immergée sans trop de questions .
Cependant , sous les gros traits de cette fiction à sensation , j'ai surtout retenu la critique au vitriol des dérives des réseaux sociaux ainsi que la caricature d'une certaine société bien-pensante : ce récit met bien l'accent sur l'appétence de nuisance .
Ce fut donc un moment de lecture ébouriffant qui fait bien froid dans le dos .




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tutesvuquandtaslu
  08 mars 2021
Je découvre l'autrice avec ce livre et pour une première rencontre, cela s'est plutôt bien passé.
Mesdames, vous avez épousé un homme très sympathique qui vous a apporté une sécurité et un confort financier. Un bon père de famille qui vous a donné deux enfants aimants.
Votre vie est une réussite selon vos critères. Vous êtes mère au foyer et dépendez entièrement de votre seigneur de mari. Vos journées sont tranquilles, chacun ses hobbies, vous avec les enfants, votre mari dans le garage à bricoler.
Ici s'arrête la vie idyllique. Un incident mineur et tout est découvert, votre vie est bouleversée.
Votre mari est un monstre depuis toujours, vous vivez avec lui, vous devez savoir, vous être complice, vous êtes coupable.
Un tueur en série reconnu coupable par le système judiciaire, une épousé innocentée mais reconnue coupable par la justice citoyenne, par la vindicte et la rumeur populaires.
Notre monde moderne a cela de négatif mais tellement révélateur : tout le monde a un avis sur tout et tout le monde tient à le faire savoir.
Internet est l'outil parfait pour cela.
Internet détruit des vies car, ne nous voilons pas la face, les opinions exprimées sont rarement positives.
L'opinion publique peut tout détruire sur son passage.
C'est le cas de Gina et ses enfants. En fuite perpétuelle, en danger permanent, obligés de changer d'identité et de ne plus se sentir chez eux nul part.
L'assassin est en prison mais menace toujours autant les siens à présent que le masque est tombé.
Ce thriller est bien mené. Je me suis facilement attachée aux enfants qui subissent sans rien décider, un peu moins à la mère devenue paranoïaque (parfois à raison) mais dont la vie de femme me sort par les yeux (réveilles-toi fillette, tu n'étais qu'une potiche).
La laideur du monde moderne y est clairement exposée : la facilité des Hommes à juger sans savoir, sans connaître. Et cet effet de meute tellement facilité par Internet et les réseaux sociaux. Instagram en est le parfait exemple.
Une histoire angoissante. Si tout le monde porte un masque, à qui faire confiance ?
L'avez-vous lu ? Qu'en avez-vous pensé ?
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diablotin0
  07 janvier 2021
Ce n'est pas l'originalité de "l'ombre de la menace" qui retient l'attention du lecteur car être traquée par un tueur en série n'est pas une nouveauté dans les thrillers psychologiques. Alors qu'est ce qui fait que ce roman soit apprécié ?  En ce qui me concerne, ce que j'ai particulièrement aimé c'est la façon dont l'auteur nous implique dans l'histoire. Nous devenons Gwen, cette mère de famille qui fuit avec ses 2 enfants afin d'échapper à la folie et aux menaces meurtrières des parents  des victimes de son mari arrêté et se retrouvant dans les couloirs de la mort. Nous nous retrouvons alors nous aussi traqués et méfiants. Tous bruits, toutes interventions inattendues nous font sursauter
Les soupçons s'enchaînent, les rebondissements ne cessent de nous saisir. Ce roman réclame une lecture rapide, on ne peut rester trop longtemps sans être au fait de ce qui va se passer pour Gwen et ses enfants
. Ce livre ferait un scénario de film idéal pour toutes celles et ceux qui aiment les films d'actions qui font peur et sursauter...
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bidule62
  01 novembre 2020
Thriller lu en une AM
Très prenant, histoire qui sort de l'ordinaire, fluide dans l'écriture.... Rien à dire, ce livre fait le job.
Dans le cas présent on découvre l'histoire de Gina mariée pendant 9 ans à un serial killer. L'histoire commence avec la découverte des pratiques dudit mari et son arrestation. Gina est ensuite poursuivie comme complice, innocentée, mais poursuivie par des hordes de trolls plus ou moins menaçants. Mails menaçants, appels au meurtre pour elle et ses enfants....
Le sujet est intéressant.
Juste un petit bémol : la toute fin (les deux derniers paragraphes), un peu "too much" et irréaliste à mon goût.....
Sinon parfait pour comme thriller psychologique pour une AM tristoune.... avec tasse de thé et chat ronronnant !
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
ADAMSYADAMSY   15 mai 2022
- On m'a acquittée, mais ça n'a pas d'importance. Les gens qui me croient coupables refusent de me lâcher. Ils veulent me punir. Ils y sont parvenus. Nous avons passé notre temps à fuir et à changer d'identités.
- On peut les comprendre.
Il s'exprime d'une voix dure, sans concession.
- Ils sont sans doute persuadés de votre culpabilité.
- Mais ce n'est pas le cas !
J'ai mal au fond de moi, dans cette cachette d'où je pensais voir m'épanouir une lueur d'espoir. Elle s'éteint avant même de s'être allumée.
+ Lire la suite
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mimo26mimo26   04 novembre 2019
En temps ordinaire, elle aurait été à la maison puisqu’il était 15 heures,
mais son mari lui avait passé un coup de fil pour lui expliquer qu’il avait une
urgence au bureau et qu’elle devrait aller chercher Brady et Lily à la sortie de l’école. Pas de souci, cela lui laissait le temps de tout terminer à la maison avant de préparer le dîner. Il s’était excusé mille fois de bousculer son emploi du temps. Mel savait se montrer charmant, elle avait décidé de lui exprimer sa reconnaissance en lui préparant son plat préféré : du foie aux oignons, servi avec un pinot noir. Une soirée en famille, qui se terminerait sur le canapé à regarder le nouveau film de super-héros que les enfants réclamaient à cor et à cri, si Mel estimait que c’était adapté pour eux. Lily se pelotonnerait contre Gina, et Brady allongerait les jambes sur les genoux de son père, sa tête sur le bras du canapé. Ces moments en famille étaient ce que préférait Mel. Après ses travaux de menuiserie, tout du moins. Gina espérait qu’il ne passerait pas la soirée dans son atelier.

Une existence normale, confortable à défaut d’être parfaite. Quel couple
connaissait une existence parfaite ? Gina n’en était pas moins heureuse.
Elle s’était absentée une demi-heure à peine, le temps de se rendre à
l’école, de récupérer les enfants et de rentrer. En apercevant les gyrophares à l’entrée de sa rue, elle s’était demandé s’il y avait un incendie. Elle se
souvenait d’avoir pensé égoïstement que cela risquait de la mettre en retard
pour son dîner. Une pensée mesquine qui l’avait agacée.
Elle avait compté trois voitures de police, leurs gyrophares arrosant de
flashs bleu et sang les pavillons de plain-pied. Une ambulance et un camion
de pompiers stationnaient un peu plus loin.
— Maman ? avait demandé Brady, sept ans, depuis la banquette arrière.
Maman, qu’est-ce qui se passe ? C’est notre maison qui brûle ?
Il était tout excité.
(...)
Le visage de l’agent s’était transformé au fur et à mesure de ses
explications, sans qu’elle puisse vraiment se l’expliquer. Son expression ne
lui disait rien de bon.
— Il s’agit de votre maison ?
— Oui.
— Comment vous appelez-vous ?
— Royal. Gina Royal. Monsieur l’agent…
Il avait reculé d’un pas en posant la main sur la crosse de son arme.
— Je vais vous demander de couper le moteur, madame, avait-il déclaré
en adressant un signe à l’un de ses collègues qui l’avait rejoint au pas de
course. Va chercher l’inspecteur ! Vite !
— Monsieur l’agent, avait insisté Gina, les lèvres sèches. Vous ne
comprenez pas…
— Madame, coupez le moteur immédiatement.
La voix de l’agent avait perdu toute aménité. Elle avait mis le levier de
vitesse au point mort et coupé le contact. Dans le silence retrouvé, elle avait
entendu la rumeur sourde des conversations des badauds debout sur le trottoir opposé.
— Laissez vos mains bien en vue sur le volant. Pas de mouvement brusque. Y a-t-il une arme dans le véhicule ?
— Bien sûr que non. Vous voyez bien que je transporte mes enfants !
Elle avait senti monter la colère en elle en constatant qu’il avait toujours la main sur la crosse de son pistolet. Cette histoire est parfaitement ridicule.
Ils doivent me prendre pour quelqu’un d’autre. Je n’ai rien fait de mal !
— Madame, je vous repose la question : avez-vous une arme ?
La brusquerie de son ton l’avait déstabilisée, un vent de panique avait
succédé à sa colère. Elle en était restée muette l’espace d’un instant.
— Non, je ne suis pas armée, avait-elle fini par balbutier.
— Qu’est-ce qui se passe, maman ? lui avait demandé Brady d’une voix
inquiète. Pourquoi il nous en veut, l’agent ?
— Tout va bien, mon chéri. Tout va très bien.
Surtout, ne lâche pas le volant. Ne lâche pas le volant… Elle brûlait du
désir de serrer son fils dans ses bras, sans oser le moindre geste. Elle voyait
bien que Brady ne s’était pas laissé convaincre par ses propos rassurants. Elle n’y croyait pas elle-même.
— Ne bougez pas, les enfants. Ne bougez pas !
Lily regardait fixement l’agent, debout à côté de la voiture.
— Il va nous tirer dessus, maman ? Tu crois qu’il va tirer ?
Ils avaient forcément vu des images de gens abattus par la police, des
innocents victimes de leur maladresse, qui avaient eu le malheur de prononcer les mauvaises paroles, de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.
Elle s’était imaginé la scène… ses enfants mourant sous ses yeux sans qu’elle puisse esquisser un geste. Un éclair, des cris, et puis plus rien.
— Jamais il ne te tirerait dessus, ma chérie, mais ne bouge pas, je t’en
supplie !
Elle s’était retournée vers le policier.
— Monsieur l’agent, s’il vous plaît, vous effrayez mes enfants. Je ne comprends rien à toute cette histoire !
Une femme portant un badge de police autour du cou avait franchi les
barrières et s’était approchée de la portière de Gina, la mine grave.
— Madame Royal ? Gina Royal ?
— Oui, madame.
— Vous êtes la femme de Melvin Royal ?
Mel détestait qu’on l’appelle Melvin, mais comme ce n’était pas le
moment de corriger son interlocutrice, Gina s’était contentée de lui répondre par un hochement de tête.
— Je suis l’inspecteur Salazar. Veuillez descendre du véhicule en laissant
vos mains bien en vue.
— Mes enfants…
— Ils peuvent rester où ils sont. Nous allons les prendre en charge. Je vous demande de descendre.
— Mais enfin, que se passe-t-il ? Cette histoire est insensée. C’est notre
maison, c’est tout de même nous qui sommes les victimes !
La peur qu’elle éprouvait en son nom, en celui de ses enfants, la faisait
divaguer, au point d’être la première surprise de s’exprimer de la sorte. On
aurait dit qu’elle perdait les pédales, à la façon de ces malheureux que l’on
voit aux infos et pour lesquels elle éprouvait habituellement un sentiment de pitié mêlée de mépris. En pareil cas, jamais je ne me comporterais de cette façon-là. Combien de fois s’était-elle fait cette réflexion ? Et voilà qu’elle suivait leur exemple. Un sentiment de panique lui envahissait la poitrine, tel un papillon prisonnier derrière une vitre. C’est tout juste si elle parvenait à respirer. Elle se sentait dépassée par les événements, tout était allé trop vite.
— Une victime, vous dites ?
L’inspectrice avait ouvert la portière.
— Descendez.
C’était un ordre à présent. Le premier agent s’était écarté, la main sur la
crosse de son arme. Pourquoi ? Pourquoi la traitait-on comme une vulgaire
criminelle ? Il doit s’agir d’une méprise, d’une erreur idiote ! Elle s’était
accrochée instinctivement à son sac, mais Salazar le lui avait arraché des
mains avant de le tendre à l’agent.
— Les mains sur le capot, madame Royal.
— Pourquoi ? Je ne comprends pas ce…
L’inspectrice ne lui avait pas laissé le temps d’achever sa phrase. Elle
l’avait obligée à pivoter sur elle-même et l’avait poussée contre la voiture.
Gina s’était rattrapée de justesse en s’appuyant contre la tôle brûlante. Elle
avait le vertige. Il s’agissait d’une méprise, une méprise atroce, ils finiraient
par s’excuser et elle s’empresserait de leur pardonner leur brutalité, tout le
monde éclaterait de rire et elle leur proposerait un thé glacé… Il lui restait
peut-être même des cookies au citron, si Mel en avait laissé, lui qui les
adorait…
Elle eut un haut-le-corps en sentant Salazar la palper en des endroits qu’elle n’avait aucune raison d’explorer. Gina avait voulu résister, mais l’inspectrice l’avait repoussée contre le capot.
— N’aggravez pas votre cas, madame Royal ! Vous êtes en état d’arrestation. Vous avez le droit de garder le silence…
— Je suis quoi ? C’est ma maison ! Cette voiture a fait une embardée dans ma maison !
Son fils et sa fille étaient témoins de son humiliation publique, sous le
regard de ses voisins dont certains avaient sorti leur téléphone et prenaient des photos ou des vidéos. Ils s’empresseraient d’envoyer sur le Net ce viol
insupportable de son intimité, les oisifs du monde entier ne manqueraient pas de se moquer d’elle, erreur ou pas. « Les images qui circulent sur Internet ne disparaissent jamais », elle ne cessait de le répéter à Lily.
Salazar continuait de lui réciter ses droits, mais Gina n’était pas en état de
comprendre et elle n’avait pas opposé de résistance lorsque l’inspectrice lui
avait menotté les mains dans le dos.
Le contact du métal froid sur ses poignets moites lui avait donné le vertige. Elle avait senti un voile de transpiration lui couler sur le visage et le long du cou, mais elle était en état de dissociation. Elle assistait à la scène à distance. Ce n’est pas vrai. Rien de ce qui m’arrive n’est réel. Je vais appeler
Mel. Il va tout régler et on en rira ensuite. Comment avait-elle pu passer
d’une vie normale à… à ça en l’espace de quelques minutes ?
Brady s’était mis à hurler, il voulait descendre de voiture, mais l’agent l’en empêchait. De son côté, Lily était trop hébétée et effrayée pour esquisser
un geste. Gina s’était retournée et adressée à eux d’une voix étrangement
posée.
— Brady, Lily. Tout va bien, n’ayez pas peur. Tout ira bien. Faites ce qu’ils vous disent. Je vais bien. C’est une erreur, rien de plus. Tout va bien se
passer.
La main de Salazar lui serrait douloureusement le bras et Gina s’était
tournée vers elle.
— Je vous en prie. Je ne sais pas ce que vous me reprochez, mais je n’ai rien fait ! Je vous en prie, occupez-vous de mes enfants.
— Je vous le garantis, lui avait répondu Salazar sur un ton soudain
bienveillant. Gina, je vais vous demander de m’accompagner.
— Mais… vous croyez donc que c’est moi qui suis rentrée dans ma propre maison au volant de ce 4 × 4 ? Je n’ai pas bu une goutte, si c’est ce que…
Elle s’était tue en découvrant un inconnu allongé sur une civière à côté de
l’ambulance, un masque à oxygène sur le visage. Un secouriste était occupé à soigner la plaie qu’il avait au crâne, sous le regard d’un agent.
— C’est lui ? C’est le conducteur ? Il était ivre ?
— Oui, avait répondu Salazar. C’est lui qui a provoqué l’accident,
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iris29iris29   07 janvier 2020
Il me donnait de l'argent, j'avais des cartes de crédit, mais il notait tout avec le plus grand soin, il passait beaucoup de temps à s'intéresser aux factures, à me poser des questions sur nos dépenses. j'avais attribué cette méticulosité à un sens poussé du détail, mais je comprends maintenant qu'il s'agissait d'une forme subtile de manipulation. Il voulait me rendre dépendante en m'empêchant de prendre la moindre décision sans le consulter.
+ Lire la suite
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brinvilliersbrinvilliers   03 novembre 2019
Il laisse sa phrase en suspens, mais j'ai compris. Il ne veut pas la laisser seule. Mes enfants se querellent et se chicanent, mais il ont le sens de la loyauté. Aucun des deux n'a jamais laissé tomber l'autre depuis le jour du Drame. C'est ainsi que j'appelle le jour où tout a basculé : le Drame, en italique avec une majuscule. Une sorte de film d'horreur, un événement extérieur digne d'être oublié. Une fiction éloignée.
+ Lire la suite
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LesChasseusesDeLivresLesChasseusesDeLivres   21 octobre 2020
Le mur écroulé était celui sur lequel Mel accrochait ses outils et Gina avait vu une scie toute tordue gisant au milieu des restes de placo. Il sera furieux, avait-elle pensé l’espace d’un instant fugitif. Je ne sais pas comment il va prendre ça. Mel adorait cet atelier dont il avait fait son sanctuaire.

– J’aimerais que vous m’expliquiez ce qu’elle fait là, avait déclaré Salazar en tendant un doigt.

En relevant la tête, Gina avait aperçu, de l’autre côté du capot du 4×4, une étrange poupée nue accrochée à un piton au milieu du garage. C’est tout juste si cette vision ridicule ne l’avait pas fait sourire. Le mannequin pendait lamentablement à l’extrémité du crochet, une longueur de fil de fer autour du cou, les bras ballants. Un mannequin mal proportionné d’allure blême… Mais pourquoi diable lui avoir peint le visage de ce violet sombre atroce, et pourquoi ces yeux rouges exorbités, cette langue qui dépassait de ces lèvres gonflées…

Elle avait brusquement compris avec horreur.

Ce n’est pas un mannequin.

Alors, à son corps défendant, elle s’était mise à hurler sans pouvoir s’arrêter.
+ Lire la suite
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Vidéo de Rachel Caine
L'ombre de la menace - Rachel Caine #RachelCaine #Thriller #ArchipelSuspense
La vie sans histoire de Gina Royal et de ses deux enfants vole en e?clats quand la police de?couvre la ve?rite? sur son mari Melvin : pendant des anne?es, le garage familial lui a servi de boucherie humaine. Contrainte de s?enfuir et de changer d?identite?, victime de harce?lements et de menaces, elle part s?installer a? Stillhouse Lake, ou? elle espe?re trouver une tranquillite? bien me?rite?e. Mais quand deux nouveaux meurtres surviennent, aux me?thodes semblables a? celles de Melvin Royal, Gina voit ressurgir de vieux de?mons...
*** Ne?e en 1962, Rachel Caine est l?auteure de plus d?une cinquantaine de romans jeunes adultes, dont plusieurs se sont hisse?s sur les listes des bestsellers du New York Times. Elle re?side au Texas avec son mari. L?Ombre de la menace est son premier thriller traduit en franc?ais.
*** Instagram : https://www.instagram.com/editions_archipel/ Facebook : https://www.facebook.com/archipelsuspense Plus d'infos : http://www.editionsarchipel.com/livre/lombre-de-la-menace/
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