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EAN : 9782070394449
240 pages
Éditeur : Gallimard (23/04/1996)
4.27/5   47 notes
Résumé :
Pendant l'Occupation, Louis Calaferte a onze ans. Il raconte la guerre telle que la voit, telle que la vit un enfant. " Une jeune femme marche dans la rue. Une traction avant noire s'arrète a sa hauteur. Deux hommes en manteaux de cuir marron et en chapeaux sombres bondissent de la traction avant noire. Un homme ceinture la jeune femme et lui bâillonne la bouche d'une main. La jeune femme se débat. Il la jette dans la traction avant noire. Les portières claquent. La... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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blandine5674
  05 décembre 2017
Quel livre ! Quelle originalité ! Comme le titre l'indique c'est la guerre, la seconde mondiale. Dans ce roman, le narrateur est un enfant. Un mélange de rires et larmes, de prose et poésie, de pour et contre, d'un clan et de l'autre. Parce que la vie continue, malgré tout, avec les premiers émois. Mes mots paraissent bien plats face à ceux de Louis Calaferte. Irracontable, inclassable, unique, quoi !
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july57
  28 mai 2016
Attention, avec ce livre, vous allez vous prendre une claque par un gamin de onze ans...
Une écriture incisive, des phrases courtes qui vont à l'essentiel et qui donnent un certain rythme et une puissance à ce récit autobiographique mais qui alterne aussi avec des phrases plus longues pour expliquer les choses en profondeur.
On frappe et on discute ensuite...
Un récit haletant comme une course effrénée à travers l'Occupation.
C'est l'écriture d'un enfant de onze ans qui voit la guerre, qui entend la guerre, qui comprend la guerre, qui ne comprend pas la guerre. Il raconte, avec ses mots, le quotidien de cette période: l'exode, les tickets de rationnement, les "boches", le marché noir, les trahisons, la Gestapo, les Juifs, les combines, les arrestations, les femmes tondues...
Un livre que je conseille vivement pour le sujet, l'écriture, l'auteur.
Une pépite qui ne vous laissera pas indifférent.
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Lucie2003
  22 décembre 2020
J'ai bien aimé. J'ai mis au moins cent pages pour m'habituer au style. Il est très spécial. Parfois l'écriture c'est pleins de petites phrases, d'autres fois c'est une accumulation, une liste de choses séparées par des points. Et puis parfois on a une phrase qui dure sur trois pages. Pas de points. À vous de les mettre. Et puis au début le narrateur est petit. Par exemple il parle de la Russie et des bolcheviques et puis tiens j'ai envie de faire caca. Il faut s'habituer... Mais après je suis rentrée dedans. C'est comme regarder un film, les images te prennent à la gorge. J'ai vu le soldat allemand glisser contre le tronc de l'arbre comme si j'étais là et puis j'ai vu la flaque écarlate à côté de lui et j'ai entendu les coups de feu dans la rue. Il y a énormément de violence. Et puis je me dis que ce n'est pas possible que l'auteur ai réellement vu tout ça. Toutes ces scènes à son âge ! C'est impossible. Et en même temps ça expliquerait pourquoi il n'a rien oublié.
C'est le bordel cette chronique. Est-ce qu'on peut vraiment appeler ça une chronique ? J'ai trop de choses à dire sur ce livre et c'est le bordel dans ma tête. Ce que j'ai retenu c'est qu'on n'est jamais à l'abri d'une guerre. On est toujours persuadé qu'il n'y en aura pas d'autres, que c'est fini. Et pourtant...
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olivierpla
  04 février 2020
Un roman incontournable. Je ne connaissais de Louis Calaferte que son théâtre, mais pas ses récits, ni sa poésie.
Louis Calaferte raconte comment il a vécu cette guerre à l'âge de onze ans, jusqu'à la fin. Ses phrases courtes, répétées décrivent un monde qu'il ne comprend pas en tant qu'enfant, un monde où les adultes, le gros homme de la maison et la petite femme maigre, se lancent des phrases dont il ne connaît pas les sous-entendus, un monde plein de violences et de peurs dont il n'a pas idée et qu'on ne lui explique pas. Ses descriptions des premiers réfugiés, ou plus tard sur les routes de l'exode avec ses mots qui se répètent pour décrire une réalité chaotique et angoissante en compagnie de Maman Guitte. Plus tard, il décrit le marché noir, la manière dont les BOF (Beurre, oeuf, Fromage) s'enrichissent, les trafics avec les allemands. Mais surtout il décrit le lent glissement des gens (terme qu'il emploie souvent) vers la collaboration, avec leur détestation des juifs, des communistes, des anglais, glissement qui reflue avec l'annonce des défaites allemandes, et du coup apparaissent les résistants de la dernière heure et les exactions commises à la Libération. Pourtant on voit apparaître les actes de résistance, les coups de main contre la milice qui torture, la peur qui règne, les dénonciations qui amènent les tractions avant pour prendre des gens et les emmener, les torturer, les tuer ou les déporter car oui on s'en doutait quand même des destinations tandis que les rappels des Déat, Laval, Pétain et autres cardinaux qui ponctuent le récit et qui soulignent la lâcheté de certains et leur compromission.
Un petit aperçu d'une critique sur le roman https://1er-sti2.skyrock.com/1608636608-C-est-la-guerre.html
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lula00
  29 décembre 2018
Livre lu, avec souvent la chair de poule et les larmes aux yeux. L'auteur nous fait partager le destin de la guerre avec ses yeux d'enfant. Récit ou roman authentique, il suscite des images et des sensations que pour ma part je n'ai jamais connu... car la guerre est lointaine. Nous avons la chance de ne jamais l'avoir connue, d'avoir vu la peine des hommes appelés au front et des femmes perdant le sommeil d'inquiétude tandis que les enfants vivent leurs terreurs enfantines dans la solitude.
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critiques presse (1)
LeMonde   09 juin 2017
Un récit carbure, incandescent, sombre et puissant ; il cavale par éclats, par notations crues, alterne les tableaux
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
july57july57   28 mai 2016
Il n'y a autour de moi que vol, mensonge, compromission, passion de l'argent, égoïsme, indifférence, corruption, hypocrisie, prostitution déguisée, violence, lâcheté, bassesse, obséquiosité intéressée.
J'ai treize ans. Quatorze ans. Quinze ans.
J'apprends l'homme.
L'homme est une saloperie.


Ils font tous du marché noir.
Les autres ont faim.
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shalineeshalinee   29 avril 2015
Une jeune femme marche dans la rue .

Une traction avant noire s'arrête à sa hauteur.

Deux hommes en manteaux de cuir marron et en chapeaux sombres bondissent de la traction avant noire.

Un homme ceinture la jeune femme et lui bâillonne la bouche d’une main.

La jeune femme se débat.

Il la jette dans la traction avant noire.

Les portières claquent.

La traction avant noire démarre.

Les passants passent.
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OlivierMaldentOlivierMaldent   25 juillet 2021
Le gros bonhomme avec la casquette, l'uniforme et le baudrier (c'est une ceinture en travers de la poitrine), c'est Hitler. Il est suspendu au poteau sur la place, il se balance doucement, il a les jambes écartées, ils lui ont fait une grosse moustache et une mèche qui dépasse de la casquette, tout le village est autour à rigoler, il y en a qui trouvent qu'on aurait dû lui sortir la zouzette, la zouzette à Adolf, il a un ventre énorme, nous on demande avec quoi c'est rempli, on nous dit de la paille, mais dedans on entend comme si c'était un chat qui miaulait, c'est les plus costauds qui grimpent au poteau avec un couteau entre les dents pour crever la paillasse à Hitler, ceux qui arrivent à la hauteur donnent deux ou trois grands coups de couteau, ça déchire l'uniforme, il y a des bouts de paille qui sortent, ça s'agrandit petit à petit, il s'agit de taper au bon endroit, en bas on rigole, la paille s'envole, tout le monde crie et applaudit, il y avait un cochon de lait dans le ventre d'Hitler, un coup de couteau a tout déchiré, le cochon est tombé, il gueule, il essaie de se sauver, on le rattrape, on le donne au gagnant, il le tient par la queue, tête en bas, le cochon gueule, on a dépendu Hitler, on danse dessus, ça part en morceaux, on n'est pas près d'oublier le cochon d'Hitler.
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blandine5674blandine5674   03 décembre 2017
Les filles ont des robes d’été que le vent soulève quand elles sont à bicyclette. On voit leur culotte. Bleue. Rose. Blanche. Noire. Je les suis avec mon vélo et ma carriole. Elles le savent.
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blandine5674blandine5674   05 décembre 2017
On l’arrête parce qu’il a été dénoncé. La police française arrête sur dénonciation. La Gestapo arrête sur dénonciation. Les Français se dénoncent entre eux.
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Videos de Louis Calaferte (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Louis Calaferte
C'est ainsi que je te voulais (extrait Rag-time suivi de Londoniennes...) Ed. Gallimard
>Histoire de l'Europe depuis 1918>Histoire militaire 2de guerre>Résistance (Deuxième guerre mondiale : 1939-1945) (41)
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