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EAN : 9782070394449
240 pages
Éditeur : Gallimard (23/04/1996)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 41 notes)
Résumé :
Pendant l'Occupation, Louis Calaferte a onze ans. Il raconte la guerre telle que la voit, telle que la vit un enfant. " Une jeune femme marche dans la rue. Une traction avant noire s'arrète a sa hauteur. Deux hommes en manteaux de cuir marron et en chapeaux sombres bondissent de la traction avant noire. Un homme ceinture la jeune femme et lui bâillonne la bouche d'une main. La jeune femme se débat. Il la jette dans la traction avant noire. Les portières claquent. La... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
blandine5674
  05 décembre 2017
Quel livre ! Quelle originalité ! Comme le titre l'indique c'est la guerre, la seconde mondiale. Dans ce roman, le narrateur est un enfant. Un mélange de rires et larmes, de prose et poésie, de pour et contre, d'un clan et de l'autre. Parce que la vie continue, malgré tout, avec les premiers émois. Mes mots paraissent bien plats face à ceux de Louis Calaferte. Irracontable, inclassable, unique, quoi !
Commenter  J’apprécie          344
july57
  28 mai 2016
Attention, avec ce livre, vous allez vous prendre une claque par un gamin de onze ans...
Une écriture incisive, des phrases courtes qui vont à l'essentiel et qui donnent un certain rythme et une puissance à ce récit autobiographique mais qui alterne aussi avec des phrases plus longues pour expliquer les choses en profondeur.
On frappe et on discute ensuite...
Un récit haletant comme une course effrénée à travers l'Occupation.
C'est l'écriture d'un enfant de onze ans qui voit la guerre, qui entend la guerre, qui comprend la guerre, qui ne comprend pas la guerre. Il raconte, avec ses mots, le quotidien de cette période: l'exode, les tickets de rationnement, les "boches", le marché noir, les trahisons, la Gestapo, les Juifs, les combines, les arrestations, les femmes tondues...
Un livre que je conseille vivement pour le sujet, l'écriture, l'auteur.
Une pépite qui ne vous laissera pas indifférent.
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olivierpla
  04 février 2020
Un roman incontournable. Je ne connaissais de Louis Calaferte que son théâtre, mais pas ses récits, ni sa poésie.
Louis Calaferte raconte comment il a vécu cette guerre à l'âge de onze ans, jusqu'à la fin. Ses phrases courtes, répétées décrivent un monde qu'il ne comprend pas en tant qu'enfant, un monde où les adultes, le gros homme de la maison et la petite femme maigre, se lancent des phrases dont il ne connaît pas les sous-entendus, un monde plein de violences et de peurs dont il n'a pas idée et qu'on ne lui explique pas. Ses descriptions des premiers réfugiés, ou plus tard sur les routes de l'exode avec ses mots qui se répètent pour décrire une réalité chaotique et angoissante en compagnie de Maman Guitte. Plus tard, il décrit le marché noir, la manière dont les BOF (Beurre, oeuf, Fromage) s'enrichissent, les trafics avec les allemands. Mais surtout il décrit le lent glissement des gens (terme qu'il emploie souvent) vers la collaboration, avec leur détestation des juifs, des communistes, des anglais, glissement qui reflue avec l'annonce des défaites allemandes, et du coup apparaissent les résistants de la dernière heure et les exactions commises à la Libération. Pourtant on voit apparaître les actes de résistance, les coups de main contre la milice qui torture, la peur qui règne, les dénonciations qui amènent les tractions avant pour prendre des gens et les emmener, les torturer, les tuer ou les déporter car oui on s'en doutait quand même des destinations tandis que les rappels des Déat, Laval, Pétain et autres cardinaux qui ponctuent le récit et qui soulignent la lâcheté de certains et leur compromission.
Un petit aperçu d'une critique sur le roman https://1er-sti2.skyrock.com/1608636608-C-est-la-guerre.html
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
lula00
  29 décembre 2018
Livre lu, avec souvent la chair de poule et les larmes aux yeux. L'auteur nous fait partager le destin de la guerre avec ses yeux d'enfant. Récit ou roman authentique, il suscite des images et des sensations que pour ma part je n'ai jamais connu... car la guerre est lointaine. Nous avons la chance de ne jamais l'avoir connue, d'avoir vu la peine des hommes appelés au front et des femmes perdant le sommeil d'inquiétude tandis que les enfants vivent leurs terreurs enfantines dans la solitude.
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Mondidi
  10 février 2018
C'est la seconde guerre mondiale dans le regard d'un enfant.Il a 10 ans l'hors de la mobilisation et 15 à la libération. Et tout est là, l'antisémitisme, l'anticommunisme qui nourrissent toutes les haines et les compromis de l'époque, la violence sournoise et permanente. C'est limpide, réaliste et nécessaire.
Commenter  J’apprécie          50


critiques presse (1)
LeMonde   09 juin 2017
Un récit carbure, incandescent, sombre et puissant ; il cavale par éclats, par notations crues, alterne les tableaux
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
july57july57   28 mai 2016
Il n'y a autour de moi que vol, mensonge, compromission, passion de l'argent, égoïsme, indifférence, corruption, hypocrisie, prostitution déguisée, violence, lâcheté, bassesse, obséquiosité intéressée.
J'ai treize ans. Quatorze ans. Quinze ans.
J'apprends l'homme.
L'homme est une saloperie.


Ils font tous du marché noir.
Les autres ont faim.
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shalineeshalinee   29 avril 2015
Une jeune femme marche dans la rue .

Une traction avant noire s'arrête à sa hauteur.

Deux hommes en manteaux de cuir marron et en chapeaux sombres bondissent de la traction avant noire.

Un homme ceinture la jeune femme et lui bâillonne la bouche d’une main.

La jeune femme se débat.

Il la jette dans la traction avant noire.

Les portières claquent.

La traction avant noire démarre.

Les passants passent.
+ Lire la suite
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blandine5674blandine5674   05 décembre 2017
On l’arrête parce qu’il a été dénoncé. La police française arrête sur dénonciation. La Gestapo arrête sur dénonciation. Les Français se dénoncent entre eux.
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blandine5674blandine5674   03 décembre 2017
Les filles ont des robes d’été que le vent soulève quand elles sont à bicyclette. On voit leur culotte. Bleue. Rose. Blanche. Noire. Je les suis avec mon vélo et ma carriole. Elles le savent.
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Zora-la-RousseZora-la-Rousse   21 juillet 2014
Depuis qu'on sait que les américains arrivent, tout le monde a été résistant. Tout le monde a connu un juif. Un juif qu'on aimait bien. Un juif à qui on a rendu service. Un bon juif.
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Videos de Louis Calaferte (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Louis Calaferte
** Public averti ** Lecture d'un extrait de "La mécanique des femmes" de Louis Calaferte.
>Histoire de l'Europe depuis 1918>Histoire militaire 2de guerre>Résistance (Deuxième guerre mondiale : 1939-1945) (41)
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