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EAN : 9782070403486
132 pages
Éditeur : Gallimard (05/09/1997)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Hors de toute élaboration intellectuelle, c'est là une tentative de « poétisation » totale.
A cette fin, tous les moyens spontanés du jaillissement intérieur sont unis ci réunis: musique, rythme, sonorités,;violence, obscénité. Ce qui est du Verbe. Ce qui est Le Verbe.

Il ne peut s'y trouver nulle logique conventionnelle, ni points de repère commodes. Le jaillissement provoque le flot et le flot est à subir.

Point, non plus, de d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
nadejda
  03 janvier 2011
Satori désigne dans le bouddhisme zen l'éveil spirituel.
Satori est un cri, le cri d'une poésie violente, éructante, d'un homme qui veut sortir de sa gangue, cri qui va grandissant , une éruption, une catharsis.
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Grapheus
  29 mai 2010
Le tumulte des révoltes, des jouissances, des douleurs. jusqu'à l'apaisement de la mort !
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
GrapheusGrapheus   29 mai 2010
Ô, mes vénales ! Huppes renardes, lippe engrossée, siphonnez-moi ! Des dents ! Des yeux ! Des fronts ! Des nuques ! Des langues coulomelles ! Pas de nuit sans vos vulves muscates. Tel —, je me hampe sur vos sveltes fumiers. Je fouine, foutre, mange, bâfre et broie, ronge. Mes sordides nourrices ! Tous vos corps ! Tous vos corps ! Tous vos membres ! Les orties de la peau ! Vos salives qui bêlent. Vos mousses alcalines. Vulgaires ! Vos abois ! Je vous hume à la chienne. Je vous constate. Vous octroie. Couvrez, harcelez-moi de vos mamelles floches. Dans le sang ! Dans l'onguent ! Ce sirop ! Ce gluten ! Je gobe vos oursins. Bêtes crottées. Boales.J'entorse vos cheveux. Griffures ! L'acide amer sous vos aisselles. Lèche. Lape. Liche. Râpe. Grumeaux. Sorcières ! Crapulez-moi ! Mon Mal est diabolique. Ruses ! La claque des hanches. Aux lèvres charnelantes je tranche des baisers de boue. Saintes souilleuses ! Abrégez-moi ! Vos grandes bouches disloquées de félicité silencieuse sont mes Rosaires à moi. Je roule. Rauque. Courroucé. Je râle dans vos culs pluvieux. Goules !


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nadejdanadejda   03 janvier 2011
Oui, la campagne est blonde. Les bêtes aux pelages propres vivent d'un oeil étonné. Les blés sont en gerbes et en meules. Oui, il y a des maisons ocre-roussies dans le creux des collines ; avec des femmes bien-portantes qui vont et viennent, des esbroufes de volailles et des enfants la morve au nez. Les forêts sont frileuses. Oui, le ciel d'aujourd'hui a sa langueur d'avant la pluie et des gens sont assis sur le pas de leur porte. Oui.
Oui... Oui --- mais cette ombre, ce malaise insidieux qui persiste en moi...
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blanchenoirblanchenoir   28 août 2013
J'entre dans un désordre effervescent assombri par la lune de seigle. Perdu dans l'impasse tavelée de murs en ruine. Les volets décousus battent en grimaçants sur leurs gonds. Au fond du couloir de décombres se dresse l'escalier denticulaire qui avorte le noir.
Qui suis-je ? Quelle folie préparatoire ?
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blanchenoirblanchenoir   28 août 2013
Je leur parle avec des mots poétiques. Ils font un effort pour ne pas me rouer de coups. Je les regarde avec des yeux emprunts de bonté. Ils me rendent des regards de lame. Je leur souris avec sympathie et confiance. Ils crispent leurs bouches minces.
Alors, je m'en vais - et ils me fusillent dans le dos.
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nadejdanadejda   03 janvier 2011
Quelles villes opulentes j'habitais !
Tous les dômes --- et le fracas byzance des cathédrales ! Les yeux naphtés par l'encens cardinal. Ces perspectives de palais en dégradé dans l'alambic sphéroïde sous une vapeur de ciel grenache embouteillé d'oriflammes ! L'empois veloutin de ce silence dans lequel je me mouvais --- membres gélatineux. Outres surchargées de munificences. J'étais mon propre Christ révélé !
Jamais je ne me suis complètement éveillé de cette mort féconde qui précéda ma naissance.
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Vidéo de Louis Calaferte
** Public averti ** Lecture d'un extrait de "La mécanique des femmes" de Louis Calaferte.
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