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ISBN : 2290070564
Éditeur : J'ai Lu (19/03/2014)

Note moyenne : 4.32/5 (sur 117 notes)
Résumé :
Le voile a été levé sur les étranges rêves de Cornélia, mais elle est plus que jamais en danger. Pourtant, la seule prudence n'est pas ce qui la pousse à rester auprès d'Henri. Progressivement, leurs liens se renforcent, bien que l'ombre du passé plane sur leur relation... Pire encore, pour assurer leur protection contre Avoriel, ils doivent retourner à Reddening House, où Cornélia a été témoin des horreurs que peuvent commettre ses habitants. Déjà angoissée, la jeu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
Vidia
  15 avril 2014
Attention ce billet contient des spoilers sur le roman, vous êtes donc prévenus.
Mon avis ne rendra certainement pas honneur à la talentueuse Georgia et à sa plume absolument incroyable que peu de mots ne peuvent lui rendre justice, je vais donc tenter d'exprimer mon ressentie malgré tout. Avant tout sachez que Les Larmes Rouges est un pur chef-d'oeuvre ! Je vous conseille à toutes de vous ruer dans les magasins et librairies pour vous le procurer.

Quoi dire de plus mise à part que je suis envoûtée par autant de talent ! Et en plus d'être une auteure talentueuse, Georgia est une femme adorable qui prend de son temps pour échanger avec ses lectrices. Elle est pour moi, une source d'inspiration et un exemple, un modèle pour la petite apprenti auteure que je suis ! C'est mon auteure française favoris que je recommande à tout le monde ! Sa plume est travaillée, fluide et imagée, détaillée sans être lourde et suffocante. Au contraire, les mots glissent et s'avalent nous donnant envie d'en apprendre plus sur l'univers de ces vampires et sur Cornélia. Elle prend des chemins où on ne l'attend pas, loin de ce qu'on imagine et c'est encore bien mieux ! Elle n'a pas peur d'oser et d'entrer dans des sujets sensibles, violents, sombres ou même choquants, Georgia y va pour notre plus grand plaisir. Félicitation à cette auteure incroyable ! Merci de m'avoir fait voyager dans son univers et bonne continuation pour la suite. J'ai hâte de découvrir la suite et le dernier tome Les larmes rouges, mais également de lire ses prochaines histoires, qui seront, j'en suis sur, toutes aussi magiques et magnifiques !
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Melisende
  19 juillet 2014
/!\ Attention, risque de spoilers sur le premier tome /!\
J'ai découvert le premier tome de cette trilogie il y a quasiment deux ans maintenant, alors qu'elle existait encore dans sa première édition, au Chat Noir. J'avais alors passé un excellent moment, séduite par l'héroïne fragile, convaincue par le héros charismatique et agréablement surprise par l'univers « gothique » mis en place par Georgia Caldera. En commençant ce deuxième tome - édité chez J'ai lu - je partais sans a priori, seulement un peu inquiète à l'idée de ne pas du tout me souvenir de l'opus précédent et d'être perdue tout au long des 750 pages proposés par ce Déliquescence…
Si j'ai réussi à me repérer sans trop de problème au bout de quelques pages (et grâce à un petit cours de rattrapage proposé par Georgia Caldera sur son site), je dois malheureusement avouer que ma lecture se solde par une petite déception. Je n'ai pas retrouvé le plaisir de la découverte, j'ai ressenti quelques longueurs et j'ai surtout eu beaucoup de mal avec les héros, notamment la demoiselle qui m'a exaspérée plus d'une fois. C'est donc avec un avis en demi-teinte que je suis arrivée au bout du deuxième tiers de cette trilogie.
Dans les premières pages, on retrouve Cornélia et Henri, rabibochés mais inquiets pour leur sécurité, tentant de faire accepter leur départ prochain au père de la jeune fille… qui évidemment refuse violemment cette éventualité. Peu importe, les deux amants n'écoutent pas et fuient vers l'Angleterre pour rejoindre, Reddening House, belle et ancienne demeure renfermant tout un clan de vampires dont Henri est le Prince. Difficilement acceptée par certains d'entre eux, Cornélia parvient tout de même à faire son trou mais c'est sans compter sur sa tendance à s'attirer des ennuis… Elle doit, en parallèle à cette situation difficile, faire face à de nouvelles visions dans lesquelles elle fait la connaissance d'un tout nouveau personnage bien mystérieux.
Si j'ai apprécié tout ce qui tourne autour du monde des vampires, leurs pouvoirs, leur hiérarchie particulière, leurs règles… et de ce fait le nouveau personnage introduit dans ce deuxième tome ; j'ai en revanche eu énormément de mal avec la relation qu'entretiennent Cornélia et Henri.
Tour à tour « définitivement » fâchés ou éperdument amoureux, leur jeu du chat et de la souris, teinté de passion, de sang et de sexe m'a… lassée. Un peu de difficultés amène un peu de piment dans une romance et je ne crache pas dessus mais là, c'est vraiment trop redondant et ça en devient souvent malsain ; l'auteure le dit elle-même (dans les réflexions de son héroïne). Si la relation entre les deux protagonistes n'avait pas été si présente, peut-être aurais-je eu un petit peu moins de mal mais étant donné qu'elle est au centre de l'intrigue, difficile de passer à côté !
En fait, ce qui m'a le plus dérangé dans cette histoire, c'est le comportement de Cornélia. Je n'avais pas approuvé toutes ses réactions dans le premier tome, mais sa fragilité avait su me convaincre. Ici, elle m'a juste exaspérée. Dès qu'il y a une décision à prendre, vous pouvez être sûr qu'elle fera le mauvais choix et qu'elle fera tout capoter. Dès qu'il y a une parole à prononcer, vous pouvez être sûr qu'elle choisira forcément les mots qu'il ne faut pas. Par exemple et c'est le seul que je peux vous donner sans vous spoiler sur certaines révélations importantes du tome, elle quitte son père soudainement et ne lui donne aucune nouvelle pendant des mois, ne lui dit pas où elle est ou même tout simplement si elle va bien… Même si on est en froid avec ses proches, je n'arrive pas à concevoir qu'on puisse leur faire subir une inquiétude pareille (un mot pour rassurer, malgré la colère, c‘est quand même pas dur !) ! Surtout lorsque la famille se résume à une fille unique et à un père veuf. Je l'ai trouvé capricieuse, irréfléchie… bref, complètement immature et insupportable. Et j'ai presqu'envie de dire qu'elle n'a que ce qu'elle mérite à la fin et que les difficultés qui semblent l'attendre dans le prochain tome sont le fruit de la pagaille qu'elle a semé… une vraie gamine qui va devoir faire face aux conséquences de ses actes irréfléchis !
Quant à Henri, c'est un peu mieux… mais c'est quand même pas ça. Certes il incarne la figure du vampire par excellence : sans pitié pour ce(ux) qui n'a(ont) pas d'intérêt, parfois cruel, plein de secrets et très (trop) possessif avec ses « affaires ». Son amour exclusif pour Cornélia pourra sans doute séduire beaucoup de lecteurs, pour ma part, je le trouve malsain et ça ne me fait pas du tout rêver. Certes charismatique, Henri est surtout dominateur, donneur d'ordres et peu communicatif. Vraiment, les bad boys mystérieux qui font la tronche, j'en suis revenue et je n'apprécie pas du tout de les retrouver dans les oeuvres de fiction que je côtoie (à part Darcy, mais Darcy c'est spécial !). Malgré tout, face à l'immaturité de Cornélia, Henri fait preuve d'une patience assez spectaculaire… et il se révèle finalement « moins pire » qu'elle, à mon goût !
La vraie révélation intéressante de ce deuxième tome, à mon avis, c'est le personnage qui apparaît dans les visions de l'héroïne, personnage que l'on apprend à connaître davantage dans la deuxième moitié du livre et qui prend de plus en plus de place et d'importance dans la vie de Cornélia. Cette figure, peu exploitée pour le moment, m'a plu et j'espère en voir plus par la suite.
Si les personnages principaux n'ont pas été à mon goût, j'ai en revanche apprécié d'en apprendre plus sur le passé du Prince. Georgia Caldera construit sa narration de façon intéressante grâce à des flash-back réguliers commençant par des souvenirs récents pour aller de plus en plus loin dans la vie du vampire, jusqu'au jour de sa création ! Plus les pages défilent plus l'histoire du personnage s'étoffe et le lecteur peut alors comprendre son comportement actuel. Je trouve que l'auteure gère assez bien ces sauts dans le temps et le passage d'une temporalité à l'autre, d'un point de vue à l'autre.
Globalement d'ailleurs, malgré quelques longueurs - dues au fond, non à la forme - je trouve la plume de Georgia Caldera très agréable à lire. Elle passe beaucoup de temps « dans la tête » de son héroïne, malgré l'utilisation de la troisième personne du singulier, nous offrant une introspection assez creusée (ce qui n'a malheureusement pas suffi à me la rendre appréciable). Si on accroche à la personnalité de la demoiselle, nul doute que la suivre sur 750 pages est un plaisir !
Dommage que les mystères liés au monde « vampirique » (le personnage des visions de Cornélia, les pouvoirs très variés des protagonistes, la hiérarchie entre eux…) soient un peu noyés par l'histoire d'amour passionnelle et surtout poison que vivent Henri et Cornélia, deux héros qui ne m'ont que peu convaincue ici, surtout la demoiselle qui m'a plus souvent exaspérée que touchée. C'est d'autant plus dommage que l'univers et la plume de Georgia Caldera sont de qualité et me plaisent beaucoup… C'est donc un peu déçue que j'ai refermé Déliquescence. :(

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Skoldasy
  27 juillet 2014
Une nouvelle lecture de terminer. Je dois dire qu'après avoir fini ce tome 2 des « Larmes rouges », je suis une inconditionnelle fan de Georgia Caldera !
Enfin, une auteure qui a compris que les vampires n'étaient pas des oursons en peluches. J'aime rester dans mes classiques, c'est vrai. Mais je n'aime pas l'image qu'on donne du mythe des vampires de nos jours. Cette auteure manie très bien ce que les auteurs américains ont bien compris, notamment la plus célèbre et unique Anne Rice.
Dans « Déliquescence », Georgia nous offre diverses émotions tout en finesse et volupté. D'un côté nous avons l'héroïne, Cornélia. Depuis « Réminiscences », le personnage a de nouveaux pouvoirs qui arrivent à effrayer son compagnon, Henri. Tout d'abord, ces étranges rêves, quand elle est à proximité du vampire, voyant des scènes du passé de ce dernier. Elle en vient à le craindre, depuis qu'elle peut voir la noirceur qu'il cache en lui depuis des siècles.
Dans un second temps, les visions d'un homme enchaîné qui lui demande son aide. Elle ne sait pas comment elle arrive à de telles prouesses, mais elle cherche des réponses en utilisant de plus en plus ses dons. Une chose qui la conduira là où elle ne désirait pas y aller, malgré les avertissements du Prince des vampire.
D'ailleurs, un conflit s'installe sans cesse entre les amants. Que ce soit par l'audace de la jeune femme qui fait tout pour recouvrer une certaine liberté, quitte à défier le terrible vampire. Mais aussi de la part de ce dernier, qui a peur de montrer certaines de ses faiblesses. Il s'abstient de parler de certains sujets, notamment de son passé. Qu'a-t-il bien pu subir pour qu'il soit devenu ainsi ?
La jeune femme utilisera ses visions pour trouver cette réponse, bien évidemment.
Il y a aussi dans ce tome, de nombreux dangers qui lui arrive, certains provoqué par son incapacité à suivre les conseils d'autrui. « La curiosité est un vilain défaut » défini très bien la jeune femme, qui tombe toujours dans des situations dangereuses , voir horrible. Si bien que les derniers chapitres sont une succession d'action qui lui arrive, on retient son souffle avide de connaître la suite des évènements ! Si bien que quand on arrive au bout du roman, on est obligé de crier « non !!! Je veux la suite », car l'histoire se termine en plein suspens. D'ailleurs dans ces chapitres, on retrouve diverses émotions qui sont celles de l'héroïne, mais on se met facilement à sa place. La tristesse, la peur, la colère… L'auteure s'amuse à jouer avec nous et on en redemanderait volontiers !
Concernant le personnage d'Henri, ce tome lui est totalement dédié par les « songes » de l'héroïne qui montre des passages de son ancienne vie. Où l'on aperçoit l'effet que la malédiction a eu sur lui, mais surtout ce que le comportement d'Avoriel lui a apporté, dont cette cruauté implacable. le vampire qu'il n'a de cesse de le mettre au défi depuis des siècles, subissant honte et torture de la part du roi sombre. Il y a forcément au-dessus de tout, sa faiblesse à la perte de Cornélia. Celle qui a fait renaître en lui, ses émotions et qui l'a totalement changé dans cette vie présente. Même si effectivement, sa noirceur n'est jamais très loin et qui parfois, le prince a du mal à la contrôler. On voit aussi à quel point, il peut se montrer égoïste, mais l'amour qu'il porte à Cornélia est très touchante. Après ma lecture, j'avoue que j'aime encore plus son personnage. J'ai toujours eu une fascination sans borne pour les personnages torturés.
La romance dans cette saga n'a rien à voir avec ce qu'on peut lire ces dernières années. En effet, c'est une romance certes touchante, très belle. Mais elle se montre très sombre, voir destructrice sur bien des aspects. Entre autre le manque de liberté de Cornélia, la dépendance qu'elle ressent par son absence, comme-ci toutes ses consignes ont été établies pour obtenir exactement cette réaction de la part de la jeune femme. D'ailleurs, l'héroïne se posera plusieurs fois la question. Mais au final, est-ce que tout ceci a de l'importance ? Certes ce n'est pas une romance habituelle, mais le résultat est pareil. La passion, les sentiments et le besoin l'un de l'autre.
La plume de Georgia Caldera est toujours aussi fluide, avec un vocabulaire riche, qui nous plonge vite dans diverses périodes de l'histoire aussi facilement qu'on y serait nés. C'est agréable de voir que la langue française riche, bien écrite et maîtrisé est toujours présente dans notre littérature ! Chaque scène possède des descriptions riches, où les images se matérialisent aisément devant nos yeux. Il n'y a rien à dire à la qualité d'écriture plus qu'exemplaire.
Je vous conseille absolument cette saga si vous appréciez des vampires, des vrais ! Avec en plus une écriture riche, manié à la perfection. Je n'ai qu'une hâte de pouvoir découvrir le troisième et dernier tome de la saga « Quintessence » qui doit sortir début 2015. Je me pencherai également sur sa nouvelle saga « Victorian Fantasy » dont le premier tome « Dentelle et nécromancie » sortira au mois de septembre. Si la qualité d'écriture est pareille, je suis obligée de le lire ! Merci encore Georgia Caldera pour son fabuleux tome, j'ai hâte de découvrir la fin des aventures de Cornélia et Henri.
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melusine1701
  28 août 2014
Une part du mystère a été levée sur Cornélia et ses violentes réminiscences. Maintenant, elle sait qu'elle est une créature hybride et que c'est pour cela qu'Avoriel, le tyrannique roi des vampires, est à sa recherche. Pour plus de sécurité, Henri de Maltombe, dont l'amour pour elle n'a pas faibli, l'emmène à Reddening House, en Angleterre, où l'attend sa petite cour de vampires dissidents qui le soutiennent contre le roi. Difficile pour elle de se faire sa place en tant qu'humaine parmi tous ces vampires, de savoir ce qu'implique réellement d'être présentée comme la compagne du Prince, ou d'affronter la présence de ses anciennes maîtresses. Ou de savoir comment réagir devant tout ce qu'elle découvre sur le fonctionnement de la société vampirique: que sait-elle réellement de celui qu'elle a choisi d'aimer et de suivre? de nouvelles visions commencent alors à l'assaillir, très différentes de ses cauchemars habituels: elle en est sûre, c'est la réalité qu'elle voit, et ce prisonnier mystérieux essaie d'entrer en contact avec elle. Mais comment le dire à Henri, qui reste si méfiant et si laconique quand il s'agit de lui expliquer l'origine de ses étranges pouvoirs?
Très attendu après la parution du premier tome il y a deux ans aux éditions du Chat Noir, puis sa réédition chez J'ai Lu, ce deuxième tome avait pas mal de promesses à tenir. La plupart le sont. le talent de Georgia Caldera est de continuer à tisser la noirceur, à trouver de nouvelles scènes, de nouvelles images, toujours plus angoissantes, plus troublantes et à la fois plus raffinées. On découvre, avec les yeux néophytes à la fois fascinés et horrifiés de Cornélia, les pratiques les plus ignobles et les plus soignées: le goût de certains vampires pour le sang des enfants, la manière dont le roi peut communiquer à travers les miroirs qui donnent accès à l'âme, ou encore le traitement que l'on réserve aux Assoiffés, ces vampires devenus incontrôlables. Loin d'être inutilement niais, ou inutilement gore, l'univers des Larmes Rouges sait conjuguer élégance et horreur de manière toujours très originale en évitant tous les clichés auxquels on pourrait s'attendre. Ou presque. Car certaines scènes m'ont parfois semblé céder à la facilité sans autre raison d'être que de relancer la romance, et être un peu artificielle: il fallait que là, Henri et Cornélia aient une dispute ou une réconciliation, il leur fallait un prétexte et parfois, ça se voit.
Si elle apparaît comme une transition, où les choses n'avancent pas énormément, l'intrigue se déroule plutôt bien grâce aux réminiscences de Cornélia qui nous permet de revivre de nombreux épisodes de la vie de Henri, de mieux comprendre son caractère. En parallèle de l'histoire de Cornélia se dessine aussi celle d'Henri, sa vie, sa soumission et sa révolte contre le Roi, qui nous permet de dessiner le portrait de ce personnage si froid et de prendre conscience de son ampleur et de sa puissance. C'est particulièrement intéressant car du coup, on commence à mieux évaluer la puissance du Roi, contre lequel Henri est presque impuissant, Roi qui dont l'apparition est d'autant plus attendue.
L'histoire d'amour passionnelle et mouvementée entre Cornélia et Henri reste au coeur du livre et de l'intrigue. J'ai très souvent été touchée par la tendresse, la patience, l'élégance dont fait preuve Henri devant la naïveté et la fragilité de sa compagne, qui contrastent évidemment avec la grande froideur et cruauté dont il est capable par ailleurs, la fermeté avec laquelle il la traite lorsqu'il s'agit de l'isoler pour mieux la protéger et surtout, la réputation de séducteur qui est la sienne depuis des siècles. Evidemment, je n'ai eu de cesse d'attendre que le loup révèle enfin sa vraie nature et arrête de traiter sa chérie comme une poupée de porcelaine! Et je n'ai pas été déçue! Georgia Caldera a tenu toutes ses promesses en matière de sensualité morbide, d'érotisme sombre. L'occasion là encore de très belles scènes, telle la chambre de verdure créée par Henri pour cacher leurs ébats en pleine nature, ou les nombreux voyages ou tableaux qu'il a pu réaliser à travers les siècles en attendant de la retrouver enfin.
Cependant, c'est cette relation qui a fini par m'agacer un peu: outre le fait qu'Henri et Cornélia ne cessent d'alterner disputes capricieuses et mièvres réconciliations, ils semblent incapables d'avoir une conversation véritable et de se comporter en adultes. Cornélia multiplie les provocations et les mauvais choix alors que bon, elle a quand même uniquement des vampires autour d'elle et elle aurait tout intérêt à faire profil bas. Henri ne cesse de l'infantiliser, la rabaisser, la sous-estimer, lui cacher des choses notamment sur elle-même et de se vexer comme un Prince offensé lorsqu'elle demande un peu de liberté et de sincérité. Aux deux, j'avais souvent envie de mettre des claques, et, si j'avais été ravie de voir une Cornélia redoutable dans le premier tome, mon féminisme a eu bien du mal à la voir remise à sa place de victime à protéger dans cet opus.
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Laviniaa
  13 avril 2014
Pour régler quelques petits problèmes dans sa cour et continuer à protéger Cornélia au mieux, Henri décide d'emménager pour un bout de temps à Reddening House. Cornélia n'est pas particulièrement ravie de s'installer dans cet endroit qui lui rappelle de si mauvais souvenirs.. Heureusement les choses avancent et sa relation avec le prince s'officialise. Pourtant, de terrible visions viennent très rapidement semer la pagaille dans son esprit..
J'étais ravie de retrouver cet univers que j'avais tellement adoré dans le premier tome! Ce fut un réel plaisir de me replonger dans cette ambiance malsaine, sombre et presque démoniaque.. malgré quelques petits défauts.
J'ai une mémoire de poisson rouge, sachez-le. J'ai tendance à tout le temps oublier des détails alors quand je commence le deuxième tome d'une saga c'est toujours un peu l'angoisse de voir si je vais me rappeler de tout. J'aime avoir un petit résumé de quelques lignes resituant l'intrigue et les personnages. Rien de tel ici et vu la complexité de l'intrigue générale j'ai vraiment mis quelques chapitres à remettre le doigt sur tout.
Passé ce petit désagrément, autre chose m'a vraiment dérangé.. Cornélia! C'est assez embêtant puisqu'il s'agit du personnage principal. Je sais que beaucoup ont tendance à reprocher à Henri son comportement moyenâgeux, sa jalousie, sa rancoeur.. Et pourtant moi j'arrive à le trouver touchant malgré ça, encore plus après ce tome-ci. Par contre, j'ai ressenti une terrible envie de mettre mon pied aux fesses de Cornélia. A plusieurs reprises. de très nombreuses reprises. J'ai eu du mal à supporter sa façon de se croire plus maligne que tout le monde, sa manière de juger et de réagir sans réfléchir un seul instant. Je peux comprendre son manque de confiance mais de là à agir comme elle le fait.. Non non non! Elle ressemblait bien trop souvent à une enfant pourrie gâtée, ce qui ressemblait auparavant à une naïveté touchante penche plus aujourd'hui vers de la puérilité et c'est dommage. J'ose penser que c'était un mal nécessaire pour la voir évoluer, la voir grandir.
Heureusement l'intrigue suit son cours et s'éclaire petit à petit. Grâce aux visions que la jeune fille subit à présent on en apprend beaucoup sur le passé du prince, sur celui d'Avoriel ainsi que sur les vampires en général. J'ai vraiment adoré rentrer plus en profondeur dans leur passé malgré des scènes sanglantes et qui peuvent presque faire froid dans le dos.. si on est sensible à l'hémoglobine bien sûr. C'est dramatique par moment mais ça explique beaucoup de choses. L'auteure profite même d'un événement historique pour y intégrer ses personnages et j'ai trouvé ça très malin, étonnant mais malin.
Cette fois, d'autres vampires sont également présents. Certains croisés dans le premier tome et qu'on découvre plus intimement ici. D'autres, plus nouveaux, sont très.. intéressants, voire même intrigants. J'ai déjà mes deux préférés: Bertille et Séraphin, bien entendu. La première semble moins superficielle que les autres membres de son espèce. Elle semble plus fragile et est donc très touchante. On ne la rencontre que quelques fois mais j'espère vraiment la voir plus souvent à l'avenir. Quant à Séraphin.. Je ne peux en dire beaucoup sans spoiler, ce que je déteste faire. Je me contenterais de dire que je sens beaucoup de potentiel dans ce personnage, un potentiel que j'espère vraiment voir développer. Lui aussi est unique, à sa manière. J'ai hâte de voir où cette nouvelle vie va l'emmener.
Enfin, tout ceci ne rimerait à rien sans la fabuleuse écriture de Georgia Caldera. Une écriture que j'adore, que j'admire même. Une écriture qui me fait souvent penser aux vieux romans gothiques que j'aime tant! Aux deux on pourrait reprocher une surabondance de descriptions, quelques lenteurs.. Et pourtant moi c'est ce qui me plaît! J'aime ce petit goût d'ancien qui colle tout parfaitement avec cette histoire! Ca change de ce qui est proposé d'habitude et ça fait du bien, tout simplement.
En bref, malgré une héroïne parfois insupportable j'ai tout de même complètement adhéré à ce deuxième tome. La fin nous laisse présager de nouveaux événements tragiques et difficiles à surmonter, j'ai juste trop hâte d'en savoir le dénouement. Il faudra attendre malheureusement, quelle torture! Enfin, Georgia Caldera nous a prévu deux nouvelles sorties cette année, deux livres qui n'ont rien à voir avec les Larmes rouges mais qui nous permettront quand même de patienter un peu et de trouver le temps moins long.

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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
MissReadingMissReading   06 avril 2015
- Tu aurais bien sûr préféré qu'il laisse agoniser l'enfant, l'opportunité d'un tel repas te séduisait davantage que son éventuelle survie, n'est-ce pas ? ironisa Cornélia, se surprenant elle-même de sa propre impertinence.
- Oh, évidemment, concéda Alphaïce en portant la main à son cœur. Mais il ne faut pas que cela te choque. Elle aurait été perdue s'il n'avait rien fait, et ici, on ne tolère pas le gâchis. La sang, quel qu'il soit, nous est bien trop précieux. Mais comment pourrais-tu le comprendre ? Cependant, ma chère, je ne viens pas pour débattre de tels sujets, mais pour te parler. Le prince est enfin de retour parmi nous et notre plus cher désir à tous est de le voir rester. Tous les vampires rêvent qu'une vraie cour se reforme enfin et mon mari probablement plus que les autres. Je lui dois de tout faire pour qu'Henri soit encore présent lorsqu'il rentrera. Nesrine elle-même s'apprête à nous rejoindre pour tenter de la convaincre. Nous avons grand besoin que le prince reprenne les choses en main, même si cela veut dire que nous devons accepter une humaine parmi les membres les plus importants de notre société.
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fantasybooksaddictfantasybooksaddict   23 août 2015
- D'abord il y a eu les lucioles. Elles sont presque toujours là.
- Les lucioles ?
Il lui sourit, l'air autant étonné qu'amusé.
- Oui, enfin je ne sais pas ce que c'est exactement, reprit-elle en rougissant. Ce sont des toutes petites lumières qui volent et s'agitent autour de nous. Elles apparaissent à peu près à chaque fois que tu m'embrasses.
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darknessdarkness   06 janvier 2015
Tu ne peux pas. Tu es obligée de m'aimer... tu es ma compagne. Mienne, pour toujours. Et désormais, tu as autant besoin de mon sang que de ma protection. Je ne te laisserai jamais me quitter, tu m'appartiens. A moi, et à moi seul.
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FelicityFelicity   08 juillet 2014
Elle était comme soûle, plus aucune pensée n'arrivait à se former dans son esprit embrumé. Elle n'était plus qu'extase. Elle n'était plus qu'un corps se mêlant à un autre, celui de l'être aimé. Elle n'était plus qu'une âme s'unissant à une autre... son âme soeur. Car c'était bien ce qu'il était, il ne pouvait en être autrement, et peu importait qu'il en soit prétendument dépourvu.
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Milka2bMilka2b   11 septembre 2015
— Les vampires ne se lavent-ils donc pas ? plaisanta-t-elle, affectant la légèreté, allant même jusqu’à prendre une éponge et la passer sur son bras.— Un époussetage de temps à autre suffit amplement, comme pour les vieux meubles, indiqua-t-il, non sans un certain cynisme.
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Videos de Georgia Caldera (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Georgia Caldera
À l'occasion de la sortie de son nouveau roman "Hors de question" aux éditions Pygmalion, Georgia Caldera vous fait quelques confidences sur la genèse de son livre.
"Hors de question" de Georgia Caldera, le 11 mai 2016 aux éditions Pygmalion
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Georgia Caldera : Site : http://www.georgiacaldera.com/ Blog : http://www.lafilleauxcheveuxbleus.com/ Facebook : https://www.facebook.com/georgia.caldera
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