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ISBN : 2756418080
Éditeur : Pygmalion-Gérard Watelet (29/03/2017)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 28 notes)
Résumé :
[PEUT ÊTRE LU INDÉPENDAMMENT DES TOMES PRÉCÉDENTS]

Dans les Bas-fonds de Néo-Londonia, Léopoldine se bat depuis des années pour survivre. Lorsque le groupe auquel elle appartient maltraite un enfant, elle décide de se rebeller, quitte à affronter la colère de la Guilde des Voleurs. Dorénavant, elle ne laissera plus rien ni personne lui barrer la route.

Augustin, lui, a toujours mené une existence fastueuse et insouciante, résigné à subi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Ikebukuro
  14 mai 2017
Avant toute chose j'aimerai préciser que même si c'est un tome 2 il peut se lire complètement indépendamment du premier tome qui concerne plus particulièrement des personnages qui vont apparaître de façon secondaire dans ce roman-ci.
Je dois dire que je ne savais pas du tout à quoi m'attendre avec ce roman mais j'adore l'univers Steampunk donc je partais plutôt confiante. J'avais un peu peur d'être dans un roman jeunesse bourré des clichés du genre mais pas du tout, même si l'on retrouve les ingrédients habituels de ce style de roman : action, romance, magie, intrigues et complots. Ce livre fut en réalité une très bonne surprise. J'ai vraiment apprécié le côté sombre de l'histoire et son univers très particulier. L'auteur malmène ses personnages du début à la fin en les confrontant aux horreurs du monde qui les entoure et à leurs propres démons car ces derniers sèment la mort autour d'eux, Léopoldine tue tous ceux qu'elle touche et Augustin saigne des serpents de sang qui dévorent ses ennemis de l'intérieur. Tout un programme !
J'ai beaucoup aimé les deux personnages principaux de cette histoire, particulièrement Léopoldine qui se bat constamment contre les horreurs de son passé et qui se trouvait destinée à une vie de mensonges et de peurs avant de rencontrer Augustin. Obligée de se travestir en garçon pour éviter les dangers qui la guettent, elle se rend compte quand elle rencontre Gabriel, un petit garçon sourd et muet qu'elle décide de prendre sous son aile, combien sa solitude et son isolement sont immenses. Comment aimer ses semblables alors que tout contact avec un être humain vous est interdit, comment s'aimer soi-même surtout, et ne pas crever de solitude ?
Augustin n'a rien à envier à Léo, débauché notoire, vivant dans le faste et le luxe de la cour de Néo-Londonia il lutte contre les cauchemars qui le hantent. Fils de la reine Victoria qui dirige sa vie d'une main de fer, Augustin n'aura de cesse de se libérer du joug de cette mère sans scrupules qui livre son propre fils à la vivisection et n'hésite pas à faire assassiner tous ceux qui viennent contrecarrer ses plans. Une seule solution s'offre à lui pour faire cesser ces horreurs : fuir le plus loin possible de ses bourreaux.
Une histoire sombre et sanglante où les personnages sont confrontés à leurs démons passés et présents, au propre comme au figuré, une histoire dense et complexe où complots et trahisons sont les maitres mots. J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman et la complexité des personnages. L'aspect que j'ai le moins aimé c'est peut-être l'aspect romance de l'histoire car j'ai trouvé que toute cette partie cassait un peu le rythme haletant du reste du récit mais d'un autre côté cela permet au lecteur de se poser et de ralentir entre deux retournements de situation. Un bon récit, intense et prenant qui reprend les codes du genre ! Petit plus appréciable : une playlist au début du livre qui permet de se plonger dans l'ambiance.
Je remercie Babelio et Pygmalion pour m'avoir permis de découvrir Georgia Caldera et son univers si particulier. J'ai maintenant envie de découvrir le premier tome pour retrouver certains de ses personnages.
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Gaoulette
  24 octobre 2017
Georgia Caldera est partie de loin pour m'accrocher à ce tome… Un roman qui commence doucement mais surement. Je le reconnais m'être perdue au début ne reconnaissant plus le cadre Victorian Fantasy.
La suite de Victorian Fantasy qu'il me tardait de lire. L'histoire vue par Augustin, le prince libertin. Il nous avait bien fait rire avec ses tentatives de dragues sur Andraste. Un comportement de crétin, qui joue avec les femmes, ne supporte pas perdre, ne comprend rien à la politique, est nul dans l'art de la guerre. En quelques mots il n'avait rien pour lui. Et pourtant l'auteur décide de lui consacrer un tome de 816 pages.
Et je tiens à la féliciter pour son retournement de situation et son imagination débordante.
L'histoire commence à la fin du tome 1. Augustin débarque chez Thadeus. 8 mois se sont passés… Comment notre chez prince de Néo Londonia s'est retrouvé dans ce pétrin….
Georgia Caldéra est vraiment un petit génie. J'adore son univers, sa plume, ses histoires fantastiques, sa manière d'utiliser la période victorienne pour manier son histoire. Par rapport au tome précédent, je suis enfin convaincue par la coté steampunk. Beaucoup plus d'animécaniques, de magie, de sorcellerie. La romance de Léopoldine et Augustin est très succincte. On se penche plus sur le côté politique, manipulation, mensonge et trahison. le caractère bien trempé de nos deux héros rajoute du piquant à l'histoire.
Des héros d'ailleurs qui m'ont surpris pour mon plus grand plaisir. Augustin qui partait de loin a convaincu mon petit coeur. Je vous laisse découvrir ce prince charmant bien caché.
L'auteur nous réserve avec de velours et d'acier beaucoup de rebondissements, des surprises de taille, de l'action déchainée, du sang, de la magie, des combats et de l'amour et même de la tension sexuelle (un zest mais bien dosé).
Des personnages bien ficelés, une histoire qui tient la route du début jusqu'à la fin, un roman plus qu'addictif. Une fois passé la première centaine de page pour rentrer dans l'histoire, on ne lâche plus le roman.
Franchement il me tarde qu'une chose la suite. Poursuivre les aventures d'Andraste, Thadeus, Augustin et Lépoldine……
Maribel je lance des paris pour le prochain tome qui n'est pas encore programmé : Je sens une alliance entre ces deux couples. Je sens même une romance entre les bambins. Thadeus serait-il l'héritier logique de Néo Londonia ?
Affaire à suivre. Vivement que Georgia Caldera nous prévoit sa sortie.
PS : J'adore son look !
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Nenvyal
  17 avril 2017
Merci aux éditions Pygmalion de m'avoir permis de donner mon avis ! =D
Le premier tome était d'une douceur et d'une brutalité à la fois. Dans ce second volet, c'est encore plus intense. La tension est présente dès le départ tout en étant sombre et violent.
Je trouve que nous sommes plongés directement dans l'histoire ou replonger d'ailleurs. Hé hé ! ;) J'ai beaucoup aimé ce prologue ! Si on a lu « Dentelle et Nécromancie », on retrouve la tension, il y a l'effet de continuité et aucune rupture (ce que j'aime beaucoup). Si on n'a pas lu « Dentelle et Nécromancie », nous sommes directement dans le bain et dans le thème de ce deuxième opus.
Léopoldine est dans La Guilde des Voleurs mais un jour quand un enfant est brutalisé, elle va tout remettre en cause (enfin plus que d'habitude). du côté d'Augustin, il refuse d'obéir une fois de plus à sa mère devenant un « prince déchu ». Un chemin long, tortueux que nos deux héros vont devoir affronter pour ce quoi ils sont et découvrir dans leur aventure qui ils sont.
Nous rentrons de nouveau dans ce monde où un petit bout de l'histoire se passe en même temps que le tome 1. Ce n'est pas obligatoire de lire le précédent mais je trouve que ça apporte quand même quelque chose. Ça m'a fait sourire mais pas le reste. Voyez-vous, on sait que c'est un monde dur, ignoble et pas très plaisant par moment. L'horreur est beaucoup mise en avant. C'est violent, noir mais totalement génial. Des éléments mystérieux concernant certains serpents me titillent au début. Je ne spoile pas, ce sont les premières pages et en prime y a la couverture. =P
Une nouvelle partie de ce monde nous est dévoilé et ce n'est absolument pas pour me déplaire. On se rend compte qu'il est grand, immense, rempli de mystères et secrets. D'ailleurs à la fin, y a toujours des questions sans réponses pour cet univers !
Léopoldine et Augustin nous font découvrir donc un nouveau pan.
Parlons des personnages. Je tombe amoureuse des noms des protagonistes féminins, après Andraste, c'est Léopoldine. J'ADORE !
Léopoldine est une jeune femme avec beaucoup de caractère. C'est une femme fière, qui fuit et se fuit, et fait tout pour survivre. Elle va faire tomber son masque. Elle a peur de ses sentiments, de l'inconnu puisqu'elle est déstabilisée et perdue. Elle va être déconcertée, chieuse et n'a aucun repère depuis le début des aventures. J'insiste sur le gros carafon !
Augustin quant à lui est un jeune homme qui va commencer à s'affirmer et se trouver. Monsieur le prince va se réveiller car il va être un peu secoué. Je l'aimais bien dans le tome 1 et je voulais le découvrir davantage. Chose faite ! C‘est divin. On apprend à le connaître. Ce prince déchu, cet homme fier et coureur de jupon va tomber de haut. Il va rester humble mais en même temps la réalité de la vie va le rattraper mais surtout le forger. Il se doutait mais là il va tout prendre dans la tête. Il va être rongé psychologiquement, être abattu et va montrer d'autres facettes en se dévoilant.
Il y a d'autres personnages qui vont faire un peu bouger les choses mais ils ne sont pas trop dévoilés. Ils restent tout de même secondaires. Ils nous renseignent et renforcent tout de même le récit. Un petit bonjour à Thadeus et Andraste m'a donné un gros sourire !
Ils ne vont pas avoir la vie facile. Un duo assez explosif entre calme et joute verbale. 800 pages ? Est-ce que ça va être long ? Mais avec Georgia Caldera ce n'est jamais long. L'autrice prend le temps de mettre en place son histoire mais surtout la psychologie des protagonistes et leur relation. Pendant plus de la moitié du roman, la relation entre Léopoldine et Augustin se développe. Ils vont apprendre à se connaître et ne vont pas manquer de s'écharper (enfin parfois). Les sentiments, les émotions mais surtout leurs questionnements sont constantes. A côté, des scènes étranges surgissent, elles sont mystérieuses, énigmatiques mais aussi sanguinaires. C'est sombre, violent. le mélange de la psychologie des personnages et de ces scènes étranges nous fait avancer. On apprend à les connaître sans pour autant oublier qu'on ne sait pas tout, qu'on veut savoir ce qu'il se passe et surtout les cachotteries que je n'ai pas vu venir d'ailleurs ! Quelle surprise ! Un jeu du chat et de la souris autour des sentiments de nos deux héros. La relation évolue petit à petit, prend son temps. L'histoire malgré tout passe au second, c'est la romance, ce relationnel qui prime enfin… jusqu'à un certain point. Avant ce point particulier, il y a des passages qui nous font nous interroger sur cette histoire, sur ce qu'il se passe et sur des personnages. Il y a différents points de vue, c'est surtout Augustin et Léopoldine, néanmoins quelques autres personnages arrivent et on se demande qui ils sont. La tête tourne un peu en bourrique. =P Donc, je disais c'est concentré sur les sensations, les troubles, les émotions… de nos deux protagonistes, sur leur évolution et l'aspect psychologique.
Après il y a ce fameux point particulier, un passage où tout bascule et on ne va plus lâcher le livre. Déjà que j'avais du mal à quitter ce monde et ses personnages, à un stade, ce n'était plus possible. Les éléments se dévoilent, des interrogations encore plus fortes arrivent et des enchaînements d'événements se poursuivent. Je ne pouvais plus m'arrêter. Les révélations arrivaient bon train. Cet univers m'enchantait encore plus, une nouvelle partie était dévoilée maille maille. En plus des nouveaux faits, la relation qui débutait est de nouveau en difficulté. Que va-t-il se passer ? Les péripéties se poursuivent. Que dire ?
Ça ne s'arrêtait pas d'un iota, évidemment il y avait des moments calmes pour assimiler mais c'est tellement génial qu'on est obligés de lire pour savoir la suite, pour savoir les rebondissements qui nous surprennent, pour savoir la tournure des événements.
Tout le long du roman j'avais la gorge serré. Des passages tellement tristes ou d'autres tout doux. Mes émotions ont fait du yo-yo. L'écriture de Georgia Caldera est fluide comme l'eau dans un courant. C'est une écriture enrichie avec du vocabulaire, qui est émotionnelle, descriptive. Nous imaginons très bien le texte en particulier certaines scènes qui sont très réalistes. Je me croyais dans le roman.

Les personnages seront mis à rude épreuve face aux événements et à eux-mêmes. On est plongés encore plus dans cet univers. Des révélations, des événements et des émotions qui font le yo-yo. Un second volet à la hauteur du premier qui nous happe dès le départ. Une écriture qui nous transporte en nous donnant des scènes réalistes et bien décrites. Un livre qu'on ne veut pas lâcher.
Lien : http://de-fil-en-histoire.bl..
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PauseEarlGrey
  09 mai 2017
La romance Steampunk
Je commence par ça parce que c'est vraiment le truc qui m'a surpris dans ce livre. Une romance. de A à Z. le couple qui se rencontre, s'attire, se déchire avant de déchirer vêtements et draps. Alors qu'à côté de ça, on a des animaux mécaniques, des pouvoirs étranges, une mythologie à en faire pâlir Zeus. Voilà. Je connaissais la romance historique, la romance contemporaine. Maintenant, je connais la romance steampunk. Je dormirai moins bête ce soir.
Pour tout vous dire, ça m'a fait super bizarre au début. Quand on aime un genre et qu'on a pas l'habitude d'y trouver ce genre de scène, ça déstabilise un brin. Mais à force, on finit par s'habituer, et comme le contexte est plus que plaisant, ben ça dévient sympathique. En plus de ça, il faut dire que cette romance est quand même très liée à l'intrigue et n'est donc pas totalement hors-sujet. Bien au contraire. le seul bémol, c'est qu'on le sait bien tard et que j'ai lu quelques pages en me demandant si elles étaient vraiment utile à un livre de 800 pages. Dommage, mais l'essentiel c'est qu'on le sache à un moment donné. Et je dois dire bravo à Georgia Caldera pour m'avoir fait découvrir ce nouveau genre.
Des personnages riches et profonds
Autant vous le dire de suite, je suis totalement fan du prénom de l'héroïne : Léopoldine. C'est rétro tout en ayant un côté assez moderne qui colle parfaitement au genre steampunk ! En plus de ça, c'est une héroïne forte, au caractère de cochon, dont le passé est très chaotique et qui est marquée d'une rune qui lui rend tout contact impossible sous peine de tuer la personne. Tous ? Non, il reste un irréductible village… Ah non pardon, je me trompe de sujet. C'est bien sûr le héro, Augustin, un Prince pas tout à fait comme les autres, le seul qui puisse toucher Léopoldine sans décéder dans d'effroyables souffrances. Oui, c'est eux le couple. Mais je ne vous spoile pas vraiment car autant vous dire qu'il s'en passe des choses entre eux en 800 pages. de quoi écrire un livre ! Mais c'est fait ! (J'ai parfois eu envie de frapper Léopoldine malgré mon amour pour son prénom, parfois Augustin aussi et souvent les deux en même temps…)
Mais bon, j'ai du m'en remettre à Georgia Caldera et prendre mon mal en patience. de nombreuses fois. Trop nombreuses. En fait c'est juste pas humain de faire ça à ses lecteurs.
Je vous rassure, si la romance fait partie de l'histoire, on a aussi une intrigue politico-mythologique foncièrement liée à l'identité d'Augustin pour commencer, mais également de Léopoldine. Pour ça, je ne peux pas vous en dire plus sous peine de trop vous spoiler mais sachez que ça n'a rien de superficiel ni « ajouté » à la romance. le tout s'équilibre parfaitement bien.
Lire ou ne pas lire : de velours et d'acier (Victorian Fantasy #2) de Georgia Caldera ?
Si vous aimez le steampunk, si vous aimez la romance, je crois qu'il ne faut pas vraiment hésiter à s'emparer de ce livre. Si vous aimez le steampunk, la romance passe même si parfois on se dit « mais que l'amour rend bête » (oui mais au final, c'est pas faux Karadoc!) J'ai été agréablement surprise par l'histoire avec un Néo-Londonia et une Scotia bien construites. Des pouvoirs, de la mythologie et encore des petits questionnements qui persistent (peut-être pour un 3e volet ?) En attendant, j'ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture et peut-être que je me laisserai tenter par le premier tome !
Lien : https://pauseearlgreyblog.wo..
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Colombedelesperance
  14 mai 2017
Pour ceux qui me suivent depuis quelques temps, vous savez que j'ai découvert Georgia Caldera et ses bouquins à tendance addictive il y a environ un an. Depuis, je me plonge régulièrement dans ses histoires, mais c'était la première fois que j'essayais un roman de sa plume dans un autre genre que la romance contemporaine, et le dépaysement a été certain !
Dans de Velours et d'Acier, nous rencontrons Augustin et Léopoldine, qui vivent dans deux sphères différentes d'une même société. Lui est Prince de Néo-Londonia, fils de la Reine Éternelle, et connu pour ses frasques avec les femmes. Elle cache sa véritable identité sous l'apparence d'un homme, et tâche de survivre dans une bande de voleurs plutôt bien organisée. Jusqu'au jour où tout bascule pour Augustin, et où sa route croise celle de Léo, rompant tous les repères de la jeune femme.
Alors il faut savoir que je n'ai pas lu le tome 1 de Victorian Fantasy. Je pense remédier à cela dans l'année, mais comme on m'avait assuré que la suite pouvait se lire sans, je n'ai pas trop hésité !
Lorsque j'ai commencé ce tome 2, j'avoue avoir été déconcertée. Georgia Caldera nous plonge d'emblée dans un univers plutôt obscur, auprès de personnages qui ne vivent décidément pas un conte de fées. C'était relativement oppressant, et quand vous lisez maximum une demi-heure par jour, j'avoue avoir laissé le scepticisme me contaminer. D'autant plus que les débuts d'Augustin sont relativement noirs, inexpliqués et plus que légèrement flippants et sanglants. Parfait pour moi, non ?
Pourtant, j'ai décidé de continuer, parce qu'il y avait ce petit truc qui me faisait dire que d'autres choses pouvaient nous attendre ensuite. Je n'ai pas eu tort ! Si le début a été difficile, pour démêler les ficelles de la compréhension, j'ai vite apprécié les caractères des deux personnages principaux. Augustin aurait tout pour se faire détester, vu son passé et ses habitudes, pourtant, quand on apprend à le connaître et qu'on le voit évoluer, on peut difficilement lui épargner notre sympathie et soutien. Quant à Léopoldine, son caractère bien trempé et son franc-parler font d'elle une femme forte qu'on a tendance à bien apprécier aussi. Même si parfois elle a ses faiblesses et qu'elle peut nous énerver, de fait ! Tous les deux, d'ailleurs, peuvent soulever des agacements certains chez le lecteur. Pour autant, leur duo est… addictif.
Là, nous en arrivons à l'habituel pour Georgia Caldera, si je puis me permettre. Parce que ses romans finissent toujours par choper le lecteur avec la romance qu'ils contiennent, j'ai l'impression ! Celui ou celle qui met le nez dedans se laisse entraîner dans les rouages de ces micmacs amoureux qui sont assez fascinants, même si trop développés encore pour les scènes explicites… (ceci dit, je dois soulever ce point à chaque romance que je dévore, donc…) Les réticences et désirs de chacun, souvent tus, mal interprétés, nous entraînent dans une valse qui n'a pas fini de vous accrocher !
Pour autant, il n'y a pas que la romance. Il y a aussi le côté imaginaire de ce monde et de ces capacités pour le moins déroutantes. Entre Léo et son passé, son don actuel, et tout ce qui se révèle sur Augustin… j'avoue que nous ne sommes pas en reste. C'est parfois tellement poussé que je me suis demandé comment l'auteur pouvait faire pour imaginer tout ça ! (promis, je n'ai même pas pensé à la tisane un peu hallucinogène ! Sinon, clairement, je pourrais dire que j'en bois aussi…)
En plus, pour ceux qui apprécient les univers étoffés, l'intrigue joue aussi sur le plan politique et social. Augustin et Léopoldine sont amenés à accomplir des choses à une échelle plus importante, et le décalage entre leurs positions de classe à la base permet de faire des comparaisons pour le moins intéressantes et utiles ! Oui, j'ai bien apprécié ce point, sans compter que Léopoldine suit ce qu'elle croit être juste, parfois à son propre détriment. Ça fait réfléchir, aussi !
Concernant le rythme, il est bon, même si le début peut paraître lent à ceux qui ne comprennent pas tout immédiatement (comme moi). Il faut (un tout petit peu) s'accrocher, pour ensuite se laisser emporter dans un roman qui n'a plus de temps mort, sautant d'un point à l'autre, entre la romance, la survie et tous les fils emmêlés à la pelote de laine, une fois le bolide lancé, rien ne peut l'arrêter ! Et la fin semble presque trop rapide après ce long déroulé, c'est vrai. Pour autant, elle me convient et je pense que d'autres songeront comme moi, tout en espérant une suite, parce que certains problèmes sont irrésolus actuellement !
Au niveau des valeurs, si les scènes violentes et sanglantes m'ont rebutée et que l'érotisme me dérange encore, je dois avouer que cette histoire véhicule de belles choses. D'abord, qu'une personne ne se résume pas à son passé, à ce qu'elle a pu faire jusqu'à présent, et qu'elle peut changer si elle le désire vraiment. Ensuite, que l'amour ne se commande pas et que ne pas écouter son coeur est douloureux… et qu'enfin, chacun a un rôle à jouer à différentes échelles dans notre monde. Que ce soit en fiction ou ici, dans la vie réelle, nous avons tous notre poids, notre croix à porter (pardon pour l'image, mais Pâques n'est pas loin !), et si nous l'acceptons, si nous acceptons d'oeuvrer aussi pour les autres, nous pouvons changer le monde en mieux. Ça, c'est grave la classe !
En conclusion, de Velours et d'Acier aura été une chouette lecture pour moi. Si j'ai peiné sur le départ avec des moments noirs, un contexte sombre et des choses que je ne comprenais pas forcément immédiatement, je me suis laissé ensuite embarquer avec facilité. J'avais du mal à lâcher à la fin de mes 30 min imposées pour le Carême ! Georgia Caldera sait encore manipuler les ficelles pour rendre le tout addictif, avec une jolie plume vivante et sensible. de quoi remuer le lecteur ! Entre une romance prenante, un imaginaire surprenant et une intrigue étoffée à plusieurs facettes, il n'y a pas de quoi s'ennuyer !
Ce sera donc un 17/20 pour moi et je vous le recommande !
Lien : http://leden-des-reves.blogs..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
CressCress   10 juillet 2017
Je n'ai que haine et mépris pour ces hommes qui se croient tout permis avec les femmes, s'estimant tellement supérieurs qu'ils pensent être tout à fait libres de les traiter comme du bétail... non, comme de banals objets uniquement dédiés à leur bon plaisir, serait plus proche de la vérité en fin de compte.
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Missnefer13500Missnefer13500   24 octobre 2017
Une souffrance presque agréable dans le fonds,parce qu'elle avait au moins le mérite de le faire se sentir vivant- quand les ténèbres qui l'engloutissaient un peu plus chaque jour passé à la Tour Éternelle lui donnaient la sensation de l'inverse
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ludi33ludi33   18 mai 2017
Évidemment, la fierté n’était pas le privilège des seuls aristocrates. Elle avait même tendance à être plus vive chez les gens du commun, car plus difficile à acquérir et bien plus encore à conserver. Mais l’inconnu s’exprimait avec l’aisance de ceux qui avaient eu la chance de recevoir une éducation poussée. Il possédait également de grands pouvoirs, même s’il n’avait pas l’air d’en avoir vraiment conscience.
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Vidéo de Georgia Caldera
À l'occasion de la sortie de son nouveau roman "Hors de question" aux éditions Pygmalion, Georgia Caldera vous fait quelques confidences sur la genèse de son livre.
"Hors de question" de Georgia Caldera, le 11 mai 2016 aux éditions Pygmalion
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