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Marie-Lise Marlière (Traducteur)
EAN : 9782070741007
272 pages
Éditeur : Gallimard (24/01/1995)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 26 notes)
Résumé :


Truculent comme Le Petit Arpent du Bon Dieu et La Route au tabac, Jenny toute nue raconte l'histoire d'une femme au grand cœur.

Elle gagne sa vie en louant des chambres meublées. Une de ses locataires, la séduisante Betty Woodruff, mène une existence peu conforme aux bonnes mœurs, ce qui provoque un drame avec le prédicateur Clough.

Jenny connaît de nouveaux ennuis lorsqu'elle loge Nelawana Leigh, que l'on soupçonne d'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
lecassin
  13 avril 2018
Sallysaw, une petite ville de Géorgie, au sud des Etats-Unis…
Une petite ville avec son prédicateur, le frère Clough, ministre du culte de « la Croix déchiquetée », son juge, Milo Rainey, son magnat de l'immobilier, Dade Womack…
Mais Sallysaw, c'est aussi là où s'est retirée Jenny Royster, qui fit dans son jeune temps la joie de tous les hommes alentour, et qui désormais loue des chambres. Ses clients ? , un nain, Veasey (dit Shorty) Goodwillie, Betty Woodruff qui fait commerce de ses charmes (et ils sont grands) après une déception amoureuse, et Lawana Neleigh qui cherche du travail et qu'on accuse d'être une mulâtresse…
Jenny, c'est une forte femme. On aura bien cherché à lui nuire en essayant de lui faire mettre à la porte de sa maison, aussi bien Shorty le contrefait, que Betty pour turpitudes morales ; de plus, le frère Clough a des vues expansionnistes pour son église sur la propriété de Jenny. Mais Betty fera de la résistance. Alors quand la belle Lawana Neleigh lui demandera de l'aide, elle qui cherche un emploi de secrétaire, et un toit, elle n'hésitera pas un seul instant, et résistera encore et toujours à la populace qui exige l'hébergement de Lawana dans le quartier noir de la ville.
Un drame se prépare… Et si les différents protagonistes de cette histoire se rendaient compte, mais un peu tard, que rien ne se serait passé si l'amour avait triomphé en lieu et place des petites (voire grandes) compromissions quotidiennes ?
J'ai découvert Erskine Caldwell avec « Un petit gars de Géorgie » et « La route au tabac », il y a bien longtemps ; viendra « le petit arpent du Bon Dieu » ; et maintenant « Jenny toute nue »… et le plaisir de lecture reste le même : une faconde, une ambiance du sud des Etats-Unis, les petites et les grandes compromissions des hommes, pour le moins bruts de décoffrage, et pour finir, un témoignage des errements de l'époque dans les villes du sud…
On espère que les temps ont changé en se remémorant le « Times they are a-changing » du grand Bob Dylan. Mais est-ce si sûr, que les temps ont changé ?
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marlene50
  17 avril 2020
Jenny a un grand coeur et durant toute sa vie de jeune femme n'a pas hésité à le montrer à nombre de Messieurs pour son plaisir et le leur.
En vieillissant elle s'est offert un petit hôtel où elle loue des chambres : à Betty jeune et jolie qui après une déception amoureuse "s'envoie en l'air" un peu avec n'importe qui , puis un homme de très petite taille qui travaille dans les cirques les mois fastes de l'année.
Elle bichonne tout ce petit monde et aimerait bien qu'un homme prenne enfin soin d'elle pour ses vieux jours.
Arrive chez elle un beau jour une jeune femme à la recherche d'un emploi de secrétaire. Mais Lawana n'a pas la peau assez blanche pour habiter ce quartier blanc où le racisme est de mise.
La naïveté et la gentillesse de Jenny ne font pas oublier la cupidité de certains, la lâcheté et le racisme.
Mais Jenny femme au grand coeur le restera jusqu'au bout malgré les menaces.
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Epictete
  31 décembre 2013
Voici un roman écrit très simplement, mais avec le style et la truculence d'Erskine Caldwell. Au premier abord, il est très agréable à lire.
Cependant il traite de nombreux sujets actuels, même s'il situe son action dans le sud des états unis, à fortiori dans une petite ville "bien-pensante", avec prédicateur et opinion publique très au fait de ce que sont les "bonnes moeurs".
C'est à travers Jenny, qui fait de la résistance, avec courage et sans jamais rien lâcher, même si ça n'est pas simple, que l'on pourra raisonner sur le racisme, la liberté et le fait que cette Amérique de l'époque ressemble un peu (!) à l'Europe d'aujourd'hui.
Quand on a lu ce bouquin, on a envie de ressortir "J'irai cracher sur vos tombes" de Boris Vian.
A mon avis, une bonne manière de découvrir ou faire découvrir une certaine littérature Américaine.
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mollymon
  05 septembre 2020
A Sallysaw on ne rigole pas avec la ségrégation raciale. Les Noirs n'y sont tolérés que s'ils restent à leur place dans des emplois subalternes et dans le quartier qui leur est réservé. On est pas très regardant sur la moralité et le respect des lois mais s'il y a bien un sujet sur lequel on ne transige pas, c'est celui de la couleur de la peau. Pas question d'avoir la moindre goutte de sang noir dans les veines pour espérer intégrer la société des Blancs, aussi minables et méprisables soient-ils. La règle de "l'unique goutte de sang" (l'horrible one-drop rule) est scrupuleusement respectée par tous. Sauf par Jenny...
Sur le ton de la tragi-comédie les mésaventures de cette maîtresse femme très (trop?) tolérante racontent une Amérique de racistes hypocrites, vicieux et criminels à l'occasion. Plutôt superficiel, léger à la limite de l'inconsistance, avec beaucoup de dialogues et aucune description, ce roman prend l'allure d'une pièce de théâtre de boulevard pour dénoncer les turpitudes d'hommes qui s'imaginent faire partie d'une race supérieure uniquement grâce à leur couleur de la peau. Cependant son côté burlesque s'accorde mal avec la réalité de la violence du suprémacisme blanc qui dans cette histoire, se réduit à une simple dimension anecdotique. Autant dire qu'avec sa Jenny toute nue, Caldwell ne nous offre malheureusement pas le meilleur de la littérature sudiste, loin s'en faut...
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Maphil
  04 juillet 2012
Vie typique d'une petite ville américaine décrite avec les qualités de conteur de Caldwell, sa sûreté de vison, son choix des situations et son sourire narquois.
A Sallisaw, petite ville américaine de Géorgie, Jenny, femme au grand coeur, courageuse et tenace, gagne sa vie en louant des chambres meublées. Mais elle est en butte à l'envie et au racisme. Persécutée par le pasteur de l'église voisine, par l'opinion publique qui l'accuse d'héberger une femme de moeurs légères ou une mulatresse, Jeeny ne cède pas d'un pouce. Et si son courage finit par la confronter à la violence, il inspire aussi le respect, voire l'admiration. Dénonciation de la médiocrité et de la malveillance d'une petite ville du Sud, mais aussi acte de foi dans le courage et la vertu d'amour.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
lecassinlecassin   13 avril 2018
Je savais que quelque chose allait arriver à la tombée de la nuit. J’en étais si sûr que j’ai eu peur d’essayer de deviner ce que cela serait, parce que je me savais trop lâche pour le prévenir.
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krzysvancokrzysvanco   23 octobre 2018
— Ça ne m’etonnerait pas du tout, Milo, acquieça-t-elle. Dans ma vie. J’ai toujours constaté que les peines et les épreuves se suivent les unes les autres..., comme une file de fourmis voraces en route vers mon sucrier.
— Si le sucre est aussi doux que vous, Jenny, honnêtement je ne peux blâmer les fourmis. Et s’il m’arrive un jour de me laisser prendre au piège du mariage, j’ai le sincère espoir...
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marlene50marlene50   17 avril 2020
Jenny commença le juge en s'exprimant avec calme.
Jenny peu importe que vous croyez qu'elle est ou ce qu'elle vous a dit être, il n'en reste pas moins que, aux yeux de Dade Womack, c'est une mulâtresse qui essaie de se faire passer pour une blanche, voilà ce qui compte ...
- Et je sais qu'en la voyant, le premier venu des blancs de Sallisaw banderait et lui courrait après, et que lui, Dade Womack, ne serait sûrement pas le dernier ! l'interrompit Jenny d'une voix forte.
Pour un peu, j'en cracherais de rage !
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lecassinlecassin   03 avril 2018
Les attentions d'une femme sont une des rares joies dans la vie d'un homme.
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marlene50marlene50   17 avril 2020
- Parfois, j'ai honte de ma propre race, dit-elle enfin, resserrant les bras au-dessus de sa poitrine, puis les soulevant. Il n'y a pas de doute.
Les Blancs peuvent se montrer les plus méprisables de tous.
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Erskine Caldwell à propos de "Les braves gens du tennessee"
Erskine CALDWELL, interviewé par Pierre DUMAYET, parle, en anglais, de son livre "Les braves gens du tennessee" et à travers ce roman, du racisme dans le Sud des Etats-Unis, de la haine des blancs envers les noirs, de la violence. Malentendu entre DUMAYET et CALDWELL à propos d'un cabriolet rouge. Présence d'un traducteur.
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